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Chapitre 3

Je fus réveillée assez tôt par Margot. Mes yeux étaient lourds à cause du peu de sommeil que j'avais eu. Cependant, une fois la seconde de fatigue passée, je sautais de mon lit pleine d'énergie et j'allais me laver le visage. L'eau chaude me réveilla complètement. Margot m'attendait dans ma chambre et fouillait dans ma penderie. Elle me demanda toujours de dos:

"Tu as une préférence pour un vêtement?

-Euh... Eh bien elles sont toutes magnifiques.

-Hum..."

Elle se recula légèrement pour avoir une vue d'ensemble, me lança un regard puis se retourna et sorti une robe bleu claire. Elle se rapprocha de moi, observa la robe une dernière fois puis me la tendit.

"Celle-ci sera merveilleuse sur toi.

-Tu penses?

-Oui! Enfile la!"

C'est ce que je fis. La robe était très légère et était faite d'une matière plus douce qu'un nuage. Je l'adorais. Elle était très confortable et la jupe se levait quand je tournais sans pour autant montrer ma culotte.

Margot siffla quand elle me vit dedans. Soudain elle alla chercher quelque chose dans un tiroir et revint avec un ruban de la même couleur qu'elle attacha au niveau de ma taille. Elle fit un adorable nœuds si parfait que j'eus peur de bouger et de le détruire. Elle recula et admira son œuvre un demi sourire satisfait sur les lèvres.

"Tu es splendide.

-Merci c'est grâce à toi.

-Je n'ai rien fait. Tu embellis plus la robe que l'inverse.

-Tu es trop gentille mais n'exagères pas... dis-je en rougissant.

-Je n'exagères jamais."

Elle prit une brosse et m'assit sur la chaise devant la coiffeuse.

"Je laisse tes cheveux détachés? me demanda-t-elle.

-Oui s'il te plaît."

Elle se contenta donc de me démêler le peu de nœuds que j'avais.

"Tes cheveux sont si lisses... dit-elle rêveuse.

-Oui je n'ai jamais vraiment besoin de les coiffer c'est pratique."

Une fois prête, je toquais à ta porte. Jeanne ouvrit et voyant que c'était Margot et moi, elle nous dit d'entrer et retourna à la coiffeuse où tu étais assise. Tu étais magnifique. Dans ta robe tu ressemblais à un ange tombé du ciel. Jeanne avait vraiment bien fait son choix. Une robe tout aussi légère que la mienne, blanche avec des décors dorés, raide après la taille, ample avant et au niveau de ce dernier une fine ceinture dorée. Quant à tes magnifiques boucles, elles brillaient littéralement et une sorte de serre-tête doré en forme de couronne venait compléter l'ensemble.

"Tu... Wow... réussis-je à dire.

-Merci. Mais tu es beaucoup plus belle que moi. Cette robe te va très bien. Je l'adore! répliquas-tu.

-Ne dis pas de bêtise. Tu ressemble vraiment à un ange là. Bravo Jeanne!"

Cette dernière sourit timidement. Les filles nous expliquèrent de nombreuses choses sur la manière dont nous devions nous comporter en présence de la famille royale et je commençais à stresser. Mais te voir sourire me détendait. Tu étais plus excitée qu'un petit enfant à Noël. Tu avais hâte de voir la famille royale même si tu avais peur de faire une bêtise.

"Je suis trop maladroite... dis-tu.

-Mais non! Pas autant que moi!répliquais-je."

Nous prîmes le petit déjeuner ensemble puis restâmes à discuter dans ta chambre toutes les quatre. Les filles nous interdirent de les aider à descendre les assiettes alors nous restâmes quelques dizaines de minutes que toutes les deux. Une bonne dizaine de minutes avant l'heure du repas, les filles nous accompagnèrent à la salle à manger puis nous laissèrent attendre les autres puisque nous étions en avance. Des voix de jeunes femmes ne tardèrent pas à se faire entendre et les autres prétendantes arrivèrent au compte goûte.

Les trois premières avaient l'aire très gentilles et nous allâmes donc les voir pour faire connaissance. La blonde à lunettes s'appelait Lucie. Elle portait une longue robe verte qui cachait ses pieds et était parsemée de perles. Ses cheveux étaient rassemblés dans un somptueux chignon et elle venait de Suisse. La deuxième était rousse et elle portait une robe rouge sang qui la rendait rebelle et dangereuse ce qui contrastait beaucoup avec sa petite voix agui. Elle s'appelait Vanessa et elle n'arrêtait pas de toucher ses longues boucles. La troisième quant à elle s'appelait Rubis et était elle aussi blonde mais avait les cheveux beaucoup plus courts que les miens. Elle portait une robe rose avec des rubans. Digne d'une robe de princesse.

Nous étions entrain de parler de comment nous étions arrivées là quand d'autres filles firent leur apparition. J'essayais d'approcher une fille aux mèches violettes mais elle était trop timide pour parler. Puis je tentais ma chance auprès d'une fausse blonde qui me regarda dédaigneusement et ne daigna même pas me répondre. Je laissais donc tomber et revenais vers notre petit groupe de cinq. Les filles étaient très mignonnes et nous nous entendions à merveille.

Une autre prétendante arriva et je la vis nous regarder du coin de l'œil. Je lui souris donc et lui fis signe de venir avec nous. Ce qu'elle fit suivie de près par une autre. Elles s'appelaient Audrey et Marie. Audrey était une petite blonde aux yeux gris qui portait une robe beige et Marie qui possédait des cheveux noirs portait une robe bleu foncé.

Trois filles finirent par faire leur arrivée en dernières et nous jaugèrent toutes du regard. Elles portaient des robes très belles qui auraient eu leur place dans un bal mais justement trop belles pour un petit déjeuner à mon goût. De plus, elles avaient d'innombrable bijoux sur elles si bien qu'elles brillaient de mille feux.

L'organisatrice fit son arrivée en dernière et nous complimenta toutes sur nos tenues. Puis elle fit un petit discourt sur notre chance d'être dans la compétition. Sur une dernière phrase d'encouragement, elle ouvrit les portes et nous invita à la suivre dans le calme. Mais mon estomac était loin d'être calme. J'avais l'impression que quelque chose de mal allait se passer de l'autre côté.

Nous sommes entrées dans une grande pièce dans les teintes bleues. Il y avait des fauteuils en cuir gris le long des murs et les rideaux bleus avaient étés tirés laissant la lumière entrer par les grande fenêtres. Je crois que ce qui me plaisait le plus dans ce château était la propreté et le raffinement des lieux.

Nous étions entrées en file indienne et nous avions formé une ligne en face de la famille royale. Oui la famille royale! La vrai! Je ne les avais pas tout de suite remarqués parce que la fille devant moi portait d'immenses talons mais quand j'eus enfin l'occasion de les détailler, mon cœur se serra à la fois de stresse et de surprise. Puisque juste en face de moi, ayant troqué son jean simple pour un costume taillé sur mesure, la chemise déboutonnée tout en haut, les cheveux toujours autant en pagaille: Simon.

Quand il me vit, il écarquilla les yeux de surprise. Il détailla mon visage puis son regard passa sur le reste de mon corps. C'était comme s'il voulait se persuader qu'il ne rêvait pas. Quand ses yeux retrouvèrent les miens, ils étaient devenus froids et distants. J'avais beau le connaître depuis peu, j'étais choquée de le voir dans cet état. Quelque chose n'allait pas... Soudain il détourna son regard toujours aussi froid et se mit à fixer un point au dessus de ma tête. J'avais horriblement mal au cœur et à l'égo. J'étais sous le choc et en colère surtout. Pourquoi est-ce qu'il se comportait comme ça? Qu'est-ce qu'il lui arrivait? Comme j'étais têtu et fière je pris un visage impassible tout en détournant mon regard de Simon. Si monsieur n'était pas content de me voir alors j'allais faire comme si je ne l'avais jamais vu.

A la vue de Simon tu fus tout aussi choquée que moi. Mais tu n'avais pas remarqué son changement d'expression et tu me souriais toute contente. Curieuse tu me demandais si je savais ce qu'il faisait ici mais je n'en avais aucune idée...

L'organisatrice prit la parole et fit un mini discourt sur la famille royale. Cette dernière était constituée de quatre personnes. Le prince Antoine (assez grand, cheveux noirs légèrement bouclés, yeux foncés), de sa mère la Reine Alexandra (je donne que les prénoms parce qu'ils ont dix mille deuxièmes noms titres et noms de famille) (grande, mince, blonde aux yeux bleus, la peau blanche comme le marbre et à première vu froide), son père le Roi Charles (grand, robuste, cheveux noirs, barbe de quelques jours, lunettes) et de Simon. Ce dernier j'appris très vite qu'il était le fameux cousin du prince et qu'il possédait le château. Il avait accepté d'accueillir la sélection dans son château puisque son cousin habitait en Suisse.

L'organisatrice nous expliqua que nous allions rarement voir le roi et la reine et qu'il pouvait arriver qu'Antoine doive s'absenter un ou deux jours pour des affaires importantes. Mais sinon, les cousins allaient rester habiter au château avec nous et le prince était le seul à décider des rendez-vous. Oui il proposait des rendez-vous aux prétendantes pour apprendre à mieux les connaître. Sur ce, la reine et le roi quittèrent la pièce et le prince demanda à la prétendante la plus proche de lui de le suivre.

"Pas de stresse mesdemoiselles. J'aimerais juste faire un peu connaissance avec vous le tant que le repas soit servis."

Ils s'assirent sur deux fauteuils au fond de la pièce et se mirent à discuter. Les autres filles se dispersèrent dans le salon. Des groupes se formèrent. Quelques filles jetaient des regards inquiets voir meurtriés vers la prétendante qui parlait au prince. D'autres s'extasiaient sur ce dernier. Notre petit groupe quant à lui forma un cercle près de la porte d'entrée et nous continuâmes à discuter et à donner nos avis sur les lieux et surtout sur le prince.

Il te plaisait je le savais. Tu ne t'extasiais pas comme les autres filles sur son physique d'apollon mais tu le regardais avec cet air angélique qui te va si bien. Tu souriais avec tant de tendresse que je voulus casser le nez de toutes celles qui osaient regarder ton prince. Tu avais eu un coup de foudre pour lui. Vanessa, Marie, Audrey, Rubis et Lucie avaient toutes les cinq posé leurs candidatures et avaient été retenues. Marie et Audrey parce qu'elles voulaient vivre une histoire d'amour digne d'un compte de fée. Rubis parce qu'elle voulait être une princesse. Vanessa malgré sa timidité avait postulée parce qu'elle voulait aussi vivre une telle aventure. Lucie quant à elle avait déposé sa candidature parce que c'était l'événement auquel elle devait absolument participer. Aucune n'avait l'air vraiment amoureuse du prince. Sauf peut être Vanessa et Marie qui l'appréciaient plus que moi (mais pas plus que toi évidement.). Nous apprîmes que des journalistes et des personnes de la télé allaient venir parfois pour filmer la sélection. Il est vrai que c'était une émission qui allait rapporter des millions de vues. Rubis avait hâte d'être sur les écrans.

J'avais beau essayer de toutes mes forces, je ne pus m'empêcher de jeter un regard discret dans la direction de Simon. Ce dernier me détaillait sans gêne mais un air mauvais avait pris place sur son visage. Un frisson me parcourra la dos. Il était droit et ses muscles étaient tellement contractés que j'eus peur qu'il explose à tout moment. J'hésitais à aller le voir mais j'étais trop fière pour cela.

La prétendante se leva au bout de deux minutes de dialogue avec le prince. Ce dernier en tant que vrai gentleman, se leva en même temps que la jeune femme et attendit debout que celle à qui il venait de parler aille chercher la prochaine prétendante et ne s'assit qu'une fois que cette dernière le fit. Quand vint le tour des trois pestes, elles se déhanchèrent et s'assirent en se courbant de manière pas du tout naturelle et trop séductrice à mon goût. Elles avaient toutes les trois agit de la même sorte: sourire exagéré, contactes physiques exagérés aussi...

Toutes les filles discutèrent avec le prince entre une et trois minutes. Nous nous étions mises à l'autre bout de la salle avec notre groupe, par conséquent nous fûmes parmi les dernières à passer. Enfin, vint le tour d'Audrey. Puis de Marie et enfin de moi. Je voulais te laisser passer avant mais tu déclina mon offre et je me dis que c'était mieux si j'y allais en première. Cela me laissait l'occasion de dire du bien de toi...

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