Mathéo et Andréa
Mathéo et Andréa
Author: MaybeAgoodAuthor
Salut toi !

J'imagine qu'on a tous eu beaucoup de première fois dans nos vies, la première fois que l'on fait du vélo, qu'on fugue ou qu'un fume.

Ben moi, aujourd'hui ça va être la première fois que je vais m'envoyer en l'air !

Et ouais, moi Andréa, je vais le faire avec mon mec... Mon Mathéo !

J'ai étudié la situation sur tous les angles mais aujourd'hui j'en suis sur c'est le bon jour, je ne l'aimerais peut-être jamais autant qu'en cette journée.

Mon cœur, mon âme, mon esprit sont prêt depuis bien longtemps.

Il ne reste plus que ma raison et aujourd'hui elle me dit fonce ! Fait le, fait ce que tu as toujours voulu.

J'ai regardé beaucoup de vidéos YouTube sur le sujet, et ils disent que le plus important c'est de prendre son temps.

Moi je me dis que c'est d'avoir une hygiène parfaite.

  Du coup je suis passée par l'institut de beauté, ça peut paraître superficiel, mais moi ce que je veux c'est qu'il soit fou de moi, qu'il me regarde avec passion, envie. 

   Oui j'ai envie qu'il me fasse ce regard style :

" Bon sang que j'aime cette fille ! "

Oui ce regard qui m'a rendu si dingue de lui...

 Je ne sais pas mais quand je pense à lui, j'ai juste l'impression de me sentir flotter sur un nuage. Je me sens si légère, mon cœur est tant apaisée; et ... Orh ! Je me sens juste toute chose, comme si je le sentais dans ma peau, comme si quoique je fasse, que je dise ou que je pense ne changerait strictement rien au fait, que je sois totalement folle de lui, et que plus le temps passe plus je n'ai qu'une seule envie, c'est de le serrer si fort dans mes bras, que j'en aurais mal aux biceps.

Une chose qui soit sur, le faire avec lui est surement la plus belle décision que je pourrais prendre. C'est le seul homme que j'aime, et je prie pour que lui et moi, ça ne se finisse jamais. Je ne sais pas si je serais capable de vivre sans lui. Plus je parle et plus je me sens stupide ! Mais j'y peux rien... Je suis juste amoureuse.

C'est dans la bonne humeur que j'arrange mon sac pour le week-end. 

 Je prends les trucs indispensables donc mes ensembles préférés, un mélange très classe de dentelle et de soie. 

 Je n'oublie pas d'ajouter des nuisettes trop mignonnes, et deux trois shorts en Jean au cas où. Pas besoin de hauts, je compte bien peaufiner ma collection de sweatshirt, en lui soit disant empruntant des sweats qui ne lui remettraient jamais. 

 Soudain, ma chanson préférée du moment, Kiss me more de Doja Cat passe sur ma playlist Spotify. Il n'y a pas à dire, cette femme, elle sait ce qu'un homme veut... 

 Je me demande si j'aurais autant de confiance en moi pour ma première fois. C'est juste que je n'ai réellement pas l'habitude de ce genre de choses, en un an de relation, mes mains ne sont jamais aller en dessous de sa ceinture.

Quand j'y pense, ça me semble très gênant ...

 Mais toujours d'après YouTube, chaque couple a sa vitesse d'évolution. En gros ce n'est pas grave si il m'a fallu un mois, pour arriver à tenir sa main en publique, sans vérifier si ils avaient des gens qui nous regardaient.

Enfin je crois. Du moins j'espère... Et merde ! maintenant  je stresse !

C'est mon premier mec, ma première fois ! Et toutes les storytime que j'ai vu m'ont dit que la première fois c'est merdique... Oui c'est le cas quand son mec n'est pas un habitué ! Le mien s'envoi en l'air depuis la seconde... Et on est en terminal, donc comment dire à quel point je suis dans la merde !

Je ne connais aucun truc, tout ce que je sais, je l'ai lu dans des cosmopolitans, ou vu dans un Podcast, on ne fait pas plus puceau ! Sérieux, je penses que je devrais regarder encore deux, trois vidéos.

Je soupire, avant d'ouvrir mon ordinateur, et de taper machinalement sur YouTube :

" Comment réussir sa première fois"

C'est là que ma mère ouvre ma porte et qu'affolée je fracasse littéralement l'écran de mon laptop contre le clavier. Sous un ton suspicieux, elle me demande :

- Qu'est ce que tu étais en train de faire ?

- Euh... Je finissais un devoir, tu es entré au moment même où je viens de l'envoyer à mon prof, timing parfait je dirais.

Un rire coupable, vient finir ma phrase.

Ouais, il n'y a pas que dans le sexe appeal que je suis nulle on dirait.

Ma mère plisse des yeux, et au fur et à mesure que sa rétine se réduit, mon sourire coupable lui s'agrandit. Après une bonne minute de silence entre nous, elle soupire, hausse les épaules, avant de me dire :

- Tu rentres quand de chez Tiffany ?

- Je pense que je vais rentrer lundi soir. On risque partir à l'école ensemble.

- Tu m'envois un message quand tu arrives, et tu la salues de ma part d'accord ?

- Oui maman !

- Amuse toi bien, ma chérie.

Mon sourire coupable, se transforme en culpabilité tout court, une fois que la porte de ma chambre est fermée. Ce n'est pas cool de ne pas lui dire la vérité. Mais en même temps, comment suis je censée lui dire : Hey maman ! Tu sais pas la meilleure, en fait je ne vais pas Chez Tiffany, mais chez mon mec que je ne t'ai pas fait rencontré , et la cerise sur le gâteau, j'y vais pour m'envoyer en l'air ! Cool hein !

Je n'ai pas envie qu'elle meurt de crise cardiaque...

C'est un peu dans la déprime, que je finis mon sac, en ajoutant mes affaires de toilettes, et un petit quelque chose que je trouve plutôt mignon... Peut être sexy qui sait ?

Alors que mon regard se perdait au sein de la vue que me procure ma fenêtre sur ma rue.

Je vois Mathéo, qui me fait un signe de la main. Je lui envoie un baiser, avant de porter mon sac au dos, de déballer les escaliers, si rapidement que je manque de rater la dernière marche et pour ne pas me retrouver les fesses contre le parquet, dans la hâte j'agrippe la rambarde et miracle ! Je suis sauvée, du moins mes fesses sont sauvées... 

Ma mère ne manque pas une minute du spectacle, et éclate de rire, à la seconde où nos regards se croisent :

- tu t'en vas ? Me dit-elle alors que je prends la clé de la porte d'entrée.

- Oui !

Mes yeux parcourent le hall d'entrée, et je remarque que sa valise est aussi de sortie. Je lui demande un peu surprise.

- Tu vas voyager ?

- Oui je rejoins ton père, pour l'aider avec le stage de son équipe de basket.

- Je vois, tu rentres quand ?

- Vendredi.

- D'accord.

Ma mère s'approche de moi, me caresse le haut de ma tête avant de me dire :

- Tu peux rester chez Tiffany jusqu'à vendredi si tu veux.

Je lui rends son sourire. Cette fois je me sens vraiment coupable. Je la prends dans mes bras, lui murmure un :

- A vendredi.

 Pensive, je referme la porte derrière moi. Mathéo est au coin de la rue, ma mère ne peut pas le voir du salon, alors j'en profite pour le rejoindre, entre dans sa voiture, comme si je ne venais pas de mentir comme une arracheuse de dents à la seule personne qui sera toujours là pour moi.

Le seul problème quand on est ado, c'est qu'on veut faire des choses d'adultes, sans avoir les responsabilités qui vont avec. 

Mais bon là tout de suite, ce n'est pas le sujet. Le plus important là maintenant, c'est bien ta paume de main, qui glisse le long de ma cuisse, alors que tu mets en route le moteur de la voiture.

Pour te saluer, je te fais une bise sur la joue. Souriant, tu me taquines en murmurant :

- Dis donc, tu es très entreprenante aujourd'hui, tu n'as même pas vérifier la banquette arrière.

Je te donne un coup dans l'épaule en riant, lèves les yeux aux ciels, te répond sur le ton de la bouderie :

- Continue, et ce soir on va juste se mater un film et manger du popcorn sur le canapé.

- Voyons ma belle, tu sais bien qu'importe soit le lieu, si c'est avec toi ... Je suis capable de beaucoup de choses, pas très catholiques, mais si amusantes.

Tu murmures la fin de ta phrase à mon oreille :

- Alors tu imagines bien que ce n'est pas un canapé qui va m'arrêter. 

Je me racles la gorge, quand je te réponds un peu perdue.

- Ah bon ? 

- Ouais, tu ne sais pas à quel point j'ai envie de toi... C'est trop nul que tu ne restes que le week-end, deux jours ce n'est pas assez.

- Ben dans ce cas... Les dieux ont entendus ta prière ! Mes parents ne sont pas là, quand les tiens rentrent de leur week-end tu pourras venir squatter chez moi jusqu'à vendredi !

Un baiser en guise de réponse. Classique.

Par contre la paume de main qui remonte le long de ma cuisse, pour se nicher au niveau de ma culotte en pleine conduite, ça ce n'est pas très habituel.

- Tu as mis de la dentelle, il me semble...

Je soupire, acquiesce en silence, à peine il me touche, que je me sens toute engourdie.

- Sexy...

Murmures-tu alors que nos regards se croisent dans le rétroviseur.

Okey... Non ! C'est trop, je peux littéralement entendre mon cœur battre.

Il faut un nouveau mot pour arriver à décrire ce que je ressens.

Mes mains tremblent, mon cœur bat... Je me sens si mal à l'aise mais en même temps j'ai envie qu'il ne soit nulle part ailleurs, qu'auprès de moi. Je me demande si il ressent la même chose que moi, à cet instant.

Je me demande, si il se sent si engourdi, je me demande si son cœur aussi bat autant que le mien, si il a aussi envie de me sentir plus près, de lui.

Voir carrément collé l'un à l'autre; comme si nos peaux se déstructuraient, en des millions d'atomes et qu'en suite, après une réaction naturelle tout à fait spontanée. Ces atomes qui nous composent s'ambleraient en un seul et unique être, l'on serait alors en fusion et ensemble nous formerions un nouvel élément. On ne serait plus juste Mathéo et juste Andréa, mais bel et bien, une personne, un être unique, issu de la puissance d'un lien indéfectible, celui venant de l'amour que l'on se porte l'un pour l'autre.

On serait... Des âmes sœurs.

Je sors de ma rêverie, quand Mathéo gare sa voiture sur le parking juste en face de chez lui. Il me fait signe de lui donner mon sac , je le fais un peu machinalement, quand on est ensemble il porte tout le temps mon sac.

Mais là, je ne m'attendais pas à ce qu'il ouvre mon sac et qu'il se mette à crier :

- Merde Andréa ! Tu ne fais pas les choses à moitié !

Je suis toute gênée, quand il ne peut pas s'empêcher d'ajouter :

- Le costume de soubrette par contre, je ne sais pas si je pourrais m'empêcher de te l'arracher...

Je place mes paumes de mains, sur mon visage, pour essayer de cacher la rougeur de mes joues, et lui place son bras autour de mes épaules, embrasse mon cou avant de me murmurer:

- Ne t'inquiète pas trop, je rigole. On va y aller doucement, d'accord ?

J'acquiesce, et nous sortons de la voiture.

Mathéo, monte les escaliers, et moi j'en profite pour visiter un peu les lieux. Je suis souvent venu ici, mais son grand frère était toujours là, donc je restais juste sur le canapé... Et Mathéo, lui ces mains n'allaient pas en dessous de mes épaules.

 Mais cette fois, il est parti en vacances avec ces potes, car il vient d'avoir son master, et qu'il a besoin de voir le monde ou une connerie du style. Mathéo dit qu'il a envie de rattraper les cinq années d'abstinence que lui a fallu l'obtention de son diplôme.

   C'est en me promenant, dans la cuisine que je tombes sur une petite commode où se trouvaient les photos de famille de Mathéo.  Il est trop chou avec sa petite voiture...

 Discrètement, je sors mon téléphone, et je me mets à snaper, cet adorable boutchou. j'enregistre la vidéo dans ma galerie, et l'envoie dans notre groupe d'amie. La réaction de Tiffany ne se fait pas attendre, elle envoi un smiley mort de rire, et Dan le meilleur ami de Mathéo en profite pour écrire :

- Mais qu'il est mignon ! Andréa si tu en veux plus regarde dans la bibliothèque de l'entrée, il y'a des photos de lui dans son bain, elles sont dans le troisième album en partant de la droite .

Furtivement, je me dirige vers l'entrée.

Mais mon plan tombe à l'eau, Quand je vois Mathéo adossée contre la bibliothèque, l'album photo entre les mains.

- Alors tu t'amuses bien on dirait ? Me demande t-il alors qu'il met l'album dans un tiroir qu'il ferme à clé.

Je joues aux ingénus quand sur un ton suave, je murmure :

- Je ne vois absolument pas de quoi tu parles.

Il sourit.

- Ouais... c'est ça.

Soudain, il me tire par le bras, et j'ai à peine le temps d'inspirer. Que je me retrouve contre les marches des escaliers, son genoux entre mes cuisses, sa paume de main gauche contre ma hanche et sa main droite plaquer contre les escaliers.

Cette fois, oui, je peux dire que je comprends l'expression mon cœur bat la chamade.

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