Chapitre 1

Une handicapée comme moi ne peut que  se déplacer étant assise.  Sur ce foutu fauteuil , à se trimballer partout comme un bébé. Je déteste ma vie elle est bien trop sombre pour que je sois heureuse même une seconde. Je déteste le monde entier ainsi que ses habitants.

Pour me rendre à l'Université je prends un bain et cela grâce à maman qui me transporta jusqu'aux seuils de la douche. C'est ainsi, je ne peux pas vivre sans que cette pauvre dame me donne des coups de mains. Jamais je n'ai été automne, mon monde, ma vie et mon existante tournent tous autour d'elle. Et j'en ai marre à vraie dire. J'en ai vraiment marre de toujours dépendre d'elle. Elle a elle aussi une vie, du moins elle devrait avoir une car à cause de moi elle ne peut même pas s'occuper d'elle-même, c'est triste pour elle, si j'étais morte pendant l'accident tout cela aurait été simple, elle se serait remariée et vivrait heureuse avec une nouvelle vie.

Après avoir pris mon bain, je suis allée dans ma chambre pour m'habiller. Ça au moins je savais le faire de moi-même. Alors je porte un Jean bleu et un body bleu, accompagné d'une paire de chaussure assez simple. Maquillage ?  Je m'en fiche. Parfum ? Je m'en fiche. Tout cela n'a aucune importance pour moi. Mon style ou ma manière de me tenir n'ont aucunement d'importance pour moi. Que je sois Belle ou pas, que je sois laide ou pas cela n'a aucune importance pour moi. La seule chose qui m'importe c'est la mort, cette mort que j'attends pour juste me libérer du fardeau de l'existence et du terrible sort qui m'est infligé.

Lorsque je suis sorti au salon maman était déjà prête on pouvait partir. C'était ainsi chaque matin car son lieu de travail n'était pas loin de l'Université que je fréquentais. En effet elle est cuisinière dans un hôtel tout près de l'Université de Cocody dans la ville d'Abidjan. C'est d'ailleurs dans cette université que je suis inscrite , j'étudie le droit et je suis en deuxième année de licence. Maman et moi prenons un taxi qui nous déposera devant l'Université et de là bas elle pourra se rendre à son lieu de travail.

Maman : c'est quoi cet accoutrement. Habille toi bien pour une fois.

Moi: orhhh maman c'est pas important.

Maman : jamais de ta vie d'adolescente tu as eu le désire de te rendre belle. Tu fais toujours les choses à moitié. Quand est-ce que tu vas décider de vivre à fond sans te fixer des barrières.

Moi: à quoi cela servirait de se rendre Belle. Qui me regarderait de toute façon ? Qui me vois? Ma putain de vie a de sens pour qui à part toi ? Dis moi maman.

Maman : arrêtes avec tout ça. Ça me rend triste, vraiment triste de voir que ma fille chérie va mal de jour en jour. Chaque matin à mon réveil j'ai peur de constater que tu t'es suicidé c'est quoi ça. Tu te fais du mal, tu me fais du mal. Tu fais du mal à ton défunt père.

Moi: Oui maman j'ai compris je ferai des efforts.

Maman : tu dis toujours la même chose, bon bref allons-y sinon nous serons en retard.

Elle poussa mon siège et nous sommes sorties de la maison. Voilà encore cette partie du monde qui me répugnait le plus et qui me met le plus mal à l'aise. C'est le regard des autres, je déteste vraiment quand à chaque fois je sors et que les gens me regardent et me fixent rien que pour me rappeler que je suis différente et que ma morphologie est différente de la leurs. Au fur et à mesure qu'elle me poussait les autres posaient leurs yeux sur moi jusqu'à ce que j'explose de dépression.

Moi:(criant de plus en plus fort): Toi pourquoi tu me regarde? Et toi aussi ? Vous avez quoi à tous me regarder comme ça? Quais je fais ?

Maman : calme toi ma fille calme toi. Tu n'as pas besoin de te sentir ainsi. Soit pas comme ça stp.

Toute stressée nous avons pris un Taxi pour nous rendre à l'Université. Arrivé sur ces lieux maman et moi nous nous sommes séparées. C'était le moment le plus dure, car à chaque fois qu'on se séparait je me sentais seule face au monde entier. l'Université est un monde aussi tellement cruel, la foule, toujours la foule, je déteste cela. Le simple fait de voir du monde m'inporturne car je sens le regard de tous le monde sur moi.

Étant dans mon fauteuil je prends la route qui me mène à mon Amphi. Sur la route encore le regard , du coup j'eus l'envie de crier et leur demander de me laisser. Je met ma main sur ma tête juste pour essayer de garder mon calme. Mais très rapidement j'ai senti la main de quelqu'un se poser sur mon fauteuil et cette personne se mit à me pousser ce qui m'a beaucoup soulagé sans même que je vois la personne.

-Ça va ? Je t'accompagne tu me permet ?

Alors je me suis retourné pour voir au moins le visage de la personne. Et c'était Oumou une fille du même Amphithéâtre que moi. Cela fait déjà un an qu'elle me court après pour gagner mon amitié. Mais moi ces choses ne sont pas importantes pour moi, je ne veux pas que quelqu'un aie pitié de moi. Car c'est ça la cause selon moi, elle a une très bonne réputation dans tout le campus alors que ferait-elle avec une pauvre handicapée comme moi si ce n'est pas par pitié.

Moi: non merci je peux le faire moi-même

Oumou: non je vais t'aider.

Moi: pourquoi veux-tu m'aider?

Oumou: parce que je veux être ton amie

Moi:pourquoi veux-tu être mon amie ?

Oumou : MDR tu poses toujours autant de questions ?

Moi: je veux juste savoir.

Oumou : je veux être ton amie parce que j'aime ta compagnie et je sais que tu es une personne extraordinaire.

Moi: extraordinaire ? Je comprends maintenant pas besoin de m'expliquer c'est juste parce que je suis différente c'est ça ? En réalité tu me vois juste comme une pauvre handicapée et tu as pitié de moi. Je ne veux pas de cette pitié.

Oumou: je comprends ta réaction mais c'est pas ce que j'ai voulu dire.

Voilà ce que je disais les autres ne ressentent rien d'autre à part la pitié lorsqu'ils me vois. Je ne lui donne même pas l'occasion de parler encore plus et je prends mes mains pour faire glisser les roues de mon fauteuil en avançant rapidement. Elle par contre courait derrière moi juste pour me donner des explications. Je ne voulais plus l'entendre.

Moi: tu me veux quoi au juste?

Oumou:  non rien c'est plus la peine. Au-revoir je voulais juste t'aider moi. Mais hélas

Après tout ça je suis retourné pour suivre les cours. Et lorsque le docteur Luis ( professeur ) parlait il y'a un jeune homme qui n'arrêtait de me fixer. Il me veut quoi au juste cet enfoiré. J'aime pas qu'on me regarde comme cela moi.

Après les cours je me déplaçais dans le campus à l'aide de mon fauteuil quand subitement il vient me parler.

- salut mademoiselle

Moi: oui salut, cela fait un moment que vous m'observé j'aimerais savoir pourquoi ?

- c'est juste que je suis fasciné par votre beauté j'aimerais donc faire amplement connaissance.

Moi: c'est faux foutez moi la paix. Je ne sais pas ce que vous me voulez mais laissez moi vous dire que je ne suis pas ce que vous pensez.

- OK désolé je voulais juste être sympa avec vous.

Je me suis dirigé vers la sortie. Je me demande bien ce qu'ils veulent ces gens là. Voilà Oumou qui me court après et voilà encore ce jeune. Je ne crois pas en l'amitié ni en toute ces choses qui parcourent les conversations des hommes. Selon moi le monde, la vie , l'existence, Dieu, l'amour, l'amitié et j'en passe. Ne sont que des inventions des hommes qui cherchent à créer un monde idéal sans imperfections.

Néanmoins moi ma vie n'est rien d'autre que le contraire de tout cela. À part l'amour que porte maman pour moi, je ne vois pas en quoi d'autre je pourrai croire. Le monde ainsi que le court des choses ne sont rien d'autre que cette force insaisissable qui privilégie des hommes au détriment d'un autre groupe d'humain. Sinon sans ça j'aurai mon père à mes côtés avec bien-sûr mes deux jambes au complet.

Arrivé devant le campus j'ai attendu maman qui est venue me chercher quelques instants après et ensemble nous sommes allée à la maison.

#PDV_EXTERNE

LA VIE N'EST QUE FATALITÉ. Voilà un peu la vision de notre très chère Fatima. En effet Fatima vient d'une famille un peu simple, son père était comptable dans une entreprise de la place. Il gagnait bien sa vie et prenait entièrement soin de Fatima sa seule fille et Kadidja sa femme. Répondant au nom de Traoré Yaya ce père de famille avait pu au bout d'un an s'acheter une voiture 4×4 modèle Prado. À l'époque elle faisait partir des voitures les plus luxueuses et les plus chères. Ayant économisé avec autant d'acharnement Yaya est parvenu à s'offrir ce luxe.

Étant vraiment heureux il fêta cela avec sa petite famille. Étant encore petite Fatima voulait à tout prix monter dans la nouvelle caisse de son papa adoré, celui ( son papa) qu'elle chérissait et aimait plus que tout au monde. Alors ne pouvant rien refuser à l'être qui comptait le plus à ses yeux monsieur Traoré décida de faire un tour avec elle.

Pourtant cela allait être la plus grosse erreur de sa vie. Pendant qu'il roulait et cela malgré qu'il le faisait à allure modéré un camion est venu heurter la nouvelle voiture. Au cours de cet accident Fatima perda les deux choses les plus importantes à ses yeux , son père et l'usage de ses jambes.

Alors consciente qu'il n'existe jusqu'à ce jour aucun traitement. Fatima s'est plongé jusqu'à aujourd'hui dans un trou sombre et noir dans lequel elle s'enfonce chaque jour. Tendant vers le déclin.

#Fatima

Arrivé à la maison il était 19h30. Après avoir prit ma douche j'ai mangé puis je me suis endormi.

Le lendemain était Samedi et je n'avait pas cour, donc je suis resté à la maison à réviser un peu et à faire quelques exercices. Mais au bout d'un moment maman est venue me voir dans ma chambre.

- Allons!

Moi: où maman. Je n'ai pas envie de sortir

- tu vas le faire aujourd'hui même si je dois te soulever. On va faire des courses au supermarché.

Moi : je n'ai vraiment pas envie. En plus il y'a trop de monde à l'extérieur.

Elle insista tellement que je suis obligé de la suivre. On monte alors dans un taxi  communal qui nous dépose devant le supermarché. Et immédiatement nous sommes rentrées.

Maman : vas dans ce couloir et choisis les produits de beauté.

Moi: mais maman je n'en veux pas

Maman : qui t'a dit c'est pour toi?

Moi: c'est pour qui alors ?

Maman: moi.

Quand-même étonnée j'y suis allée à l'aide de mon fauteuil. J'étais intrigué car je ne connais pas trop ce genre de chose. Je me maquille jamais.

Alors je me dirige là où elle m'a guidé et je circule un peu dans les allées jusqu'à ce qu'une chose retient mon attention, c'était un rouge à lèvre. Comme c'était maman qui en voulait je me suis dirigé juste pour le saisir. Pour le mettre dans le panier qui était posé sur mes jambes.

- c'est trop foncé. Vous serrez lumineuse si c'était rose. Mais pas trop foncé.

Quelqu'un venait de s'adresser à moi et c'était une voix d'homme.

Moi: c'est pour ma mère.

D'ailleurs pourquoi je lui répond. Par curiosité je me retourne pour le regarder. Et il me dit

- cela devrait être pour vous.

Moi: ça ne vous regarde pas.

Je pris mes clics et mes clack et je me dirige vers le comptoir. Il s'est arrêté toujours à sa place et me regardait toujours en souriant. Non mais c'est qui ce type?

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