L’amour de ma vie et l’homme de ma vie.
L’amour de ma vie et l’homme de ma vie.
Author: Bree
Chapitre 1.

         Je venais d'arriver chez mamy. Tout avait changé. J'admirais le paysage que je trouvais plus beau qu'avant. Ça faisait longtemps que je n'y avais pas mis les pieds. Alors je me suis avancée doucement vers la porte principale. J'avais à peine franchi le seuil de la porte que mes cousins et cousines se sont jetés sur mon frère et moi. Il y avait une joie immense qui se dégageait et je me suis dit intérieurement 'Ça y est, je vais passer de belles vacances.'

J'ai enlacé ces derniers avec une joie immense : qu'ils avaient grandis!

Subitement,  j'ai vu ma mamy s'approcher et j'ai couru vers elle, question de me jeter dans ses  bras. Le sourire qui était sur son visage était incroyable! J'étais heureuse de la revoir. Elle avait changé oui, elle était devenue plus belle et plus radieuse qu'avant. 

Certains voisins sont entrés par la porte de derrière pour venir nous saluer. Je me sentais vraiment bien. J'étais chez moi...

      

          

    Mon frère et moi sommes allés poser nos bagages dans la chambre avec nos cousins qui étaient à nos trousses. "Vous nous avez gardés quoi?" "Attendez alors qu'on ouvre le sac."

Il y avait des biscuits,  bonbons, chocolats et certains vêtements etc. 

Mamy était devant la porte, elle nous regardait avec plaisir, c'est comme si elle se disait intérieurement "Merci Seigneur,  de m'avoir offert des petits petits-enfants aussi aimables."

J'ai glissé le plus gros biscuit à mamy et mon frère un paquet de bonbons cœurs. Elle méritait le plus gros cadeau. Oh mamy!

       Mes cousins ont commencé à nous raconter certains trucs du quartier,  leur nouvelle vie, ils nous posaient des questions, et nous aussi nous faisions pareil.

— ROSINE : : Vous avez grandi hein. Vous faîtes quelle classe maintenant ?

— On part au CM2.

— NADINE : Waouh comme nous.

— ROSINE : Ayaaa nous quatre  dans la même classe. 

— NOÉ : Si on fréquente ici, on sera sûrement dans la même salle de classe.  Ça sera chaud hein.

— TRÉSOR : Pour vous! Moi je go en 6ème.

— Ikiii l'intello!

— ROSINE: : Je te dis!  Et depuis que le gars a eu le Concours et le CEP on ne respire plus hein.

— TRÉSOR : : Sans? Mince je ne dormais même plus. Quand les gens dormaient, je révisais... Vous n'avez encore rien vu.

    Dans la famille, Trésor et mon frère étaient comme des jumeaux.  Ils avaient la même taille et la même corpulence. Ils se ressemblaient beaucoup.  C'était les deux comédiens de la famille. 

     Ma cousine Nadine et moi étions pareilles. On avait la même taille et presque la même corpulence. Elle était un peu potelée et moi moins.

     L'ambiance était plutôt bonne. Je me sentais bien.

Après avoir causé,  nous sommes sortis pour aller braiser le maïs avec mamy.

Tout le monde était calme. Chacun était concentré sur son maïs. 

Après avoir fini, mamy nous a dit qu'on irait saluer les voisins le lendemain,  j'étais ravie. 

On a prié ensemble à la cuisine et après, nous sommes retournés à l’intérieur de la maison.. 

Mamy est allée dormir,  les autres et moi sommes allés dans la chambre, question de taper les commentaires.

     Il devait être 21h. La chambre était sombre car l'ampoule s'était grillée. La lumière qui était dans la chambre voisine éclairait légèrement la nôtre. On voyait à peine les visages. On reconnaissait chacun par sa voix. 

Nous étions assis sur le lit,  en train de causer.

— TRÉSOR : Demain on ira jouer au foot. 

— NOÉ : Avec qui? 

— ROSINE : Il y a plusieurs personnes dans le quartier. On pourra jouer ensemble. 

— NADINE : Comme Adriel par exemple.  Vous voyez la maison qui est près de la nôtre non?  C'est où il vit!

— Il y a plusieurs maisons qui nous entourent. 

— NADINE : Oui mais je parle de celle qui est en bas.

— Ah oui, c'est presque collé à la nôtre.  

Ils ont commencé à parler de lui, en disant comment c'est un bon garçon,  gentil, toujours prêt à rendre service.

— TRÉSOR : C'est un ami de la famille. Il vient souvent ici et on tape les commentaires,  parfois même jusqu'à 3 ou 4h du matin. 

— ROSINE : On lui a même dit que vous seriez là.  Je suis sûre qu'il va venir vous saluer.

— NOÉ : Ah,  on  l’attend alors!

      On a commencé à planifier nos vacances.  À choisir les activités qu'on allait faire, les endroits qu'on allait visiter, et à choisir même les jours où on irait aux champs semer le maïs,  haricot, les arachides, cueillir les avocats, mangues, etc. Il n'y avait rien de mieux que ça. J'avais tellement hâte. 

       Quelques minutes après,  j'ai vu une silhouette masculine entrer avec un t-shirt blanc et un pantalon kaki qui lui allait bien. En même temps la  chambre était sombre donc je ne voyais pas bien.

— ROSINE : Adriel est là!

Il a dit "Bonsoir" et sa voix a résonné en moi. C’était comme si je le connaissais.

Puis, il s’est assis sur le pouf qui était près de la porte.

— ROSINE : Ça dit quoi? On t’attendait comme ça!

— Donc c'est lui Adriel?

— TRÉSOR : Oui Brenda, c'est lui Adriel.

—  Ahn d'accord!

— ADRIEL : Je suis désolé! J'aurais dû venir vous saluer plutôt mais j'étais en train d'aider ma mère à faire certaines choses.

— NOÉ : Ce n'est pas grave, enchanté de te connaître. 

On a fait les présentations. 

Plus il parlait,  plus je me sentais heureuse et j'ignorais la raison pour laquelle j’étais dans cet état. Je voyais son visage à peine certes, mais je sentais déjà une sorte de connexion wifi qui m'attirait chez lui.

Il avait l'air de bien s'entendre avec les autres et ça me plaisait bien.

— ADRIEL : Bon il faut que je rentre. J'ai à faire.

— ROSINE : Or reste encore un peu nor Adri, tu sais bien que tout le monde t'aime ici. 

— ADRIEL : C’est gentil mais il faut vraiment que j'aide encore ma mère.  Je serai là demain, promis!

— ROSINE : J'ai confiance,  à demain alors...

J'avais envie de lui dire de rester, mais je me suis retenue.

J'avais envie de le suivre, mais je suis restée tranquille. 

On aurait cru qu'il était une partie de moi car quand il est parti, j'ai ressenti un vide. Je suis devenue toute pâle et pensive mais après,  je me suis ressaisie et j'ai continué les commentaires avec les autres.

— NADINE : Hum Brenda,  j'ai vu comment il te regardait et toi aussi. 

— : Ayaaaa! Ne commencez pas hei!?.

— TRÉSOR : En parlant même de ça.  Qui a un copain ou une copine ici?

— ROSINE : Ah,  vous savez déjà que je suis avec Issa depuis deux ans maintenant. 

— Deux ans?

— ROSINE : C'est étonnant ?

— Mince,  c'est l'amour de quoi comment? En plus de cela vous êtes encore petits.

— ROSINE : L'amour n'a pas d'âge! Quand tu vas rencontrer l'amour, toi-même tu verras que deux ans même c'est rien. Tu voudras même passer l'éternité avec lui.

    Moi je n’avais jamais connu ce sentiment. Je n’avais que neuf ans et bientôt dix. Pour moi, c’était uniquement pour les grandes personnes mais quand Rosine a dit ces mots, je ne sais pas pourquoi mais, j’ai pensé à ce fameux Adriel.

— NADINE : Ah moi je suis là hein…

— Pareil pour moi. Je suis là, je n'ai personne. 

Les deux plus jeunes : Junior et Nidèle ne faisaient que rire.

— ROSINE : Couchez- vous vous dormez. Quand les grands parlent, les enfants n'écoutent pas.

— TRÉSOR : Je wanda même hein, jusqu'à ils rient. Bref Il y a une fille la  que j'aime mais elle me tourne depuis en disant que je ne suis pas sérieux,  pourtant elle m'aime hein.

Rosine s'est mise à rire aux éclats avant d'ajouter…

— ROSINE : Il parle de Shakira. Il aime tellement cette fille et c’est réciproque. Je crois qu’elle finira par l’accepter.

— NOÉ : J'espère que je vais trouver ma part avec qui les vacances hein.

— NADINE : Tu en trouveras, c'est sûr! Il y a plusieurs filles ici dans le quartier. Elles sont tellement nombreuses. 

— TRÉSOR : En vrai! Mais c'est seulement Shakira que je veux...

— NADINE : Tu as seulement vu quoi sur la fille la?

— ROSINE : C'est une star non? Tu ne vois pas son prénom ? 'Shakira’...

— TRÉSOR : Aka laisse ça! 

     À les entendre parler, je me suis rendu compte que j'avais raté beaucoup de choses et j'ai même regretté le fait que je ne sois pas venue plus tôt. 

     Après cette discussion,  nous avons entamé la discussion sur les travaux ménagers.  On devait les répartir puisque deux nouvelles personnes étaient arrivées: Mon frère et moi.

C'est Rosine qui avait partagé les travaux vu que la plus grande était dans sa chambre en train de gérer ses affaires. Elle s’appelait Majolie.

Les garçons devaient puiser l'eau,  moi je devais balayer la cour, Rosine devait faire la cuisine, Nadine et Nidèle devaient laver les assiettes. Tout le monde était d'accord.  On a encore prié et nous nous sommes endormis aux environs de 23h.

    C'est à 7h que nous nous sommes réveillés.  Nous sommes allés dans la chambre de mamy lui dire bonjour et tous ensemble,  nous avons prié. Après la prière, nous avons arrangé la chambre. Nous nous sommes brossés avant que chacun ne commence son travail. Les garçons sont allés puiser l'eau comme prévu et on attendait cette eau pour nous doucher. En attendant, chacun a commencé son travail. 

Moi j'ai pris le balais et je suis sortie pour balayer la cour.

     Il avait un peu plu la veille.  Le sol était frais, l'air aussi. J'avais porté un petit collant jaune, avec un haut-robe blanc et rouge qui avait une capuche. J'ai donc porté ça pour couvrir mes oreilles car le vent frais qui passait les rendaient glacées.

Ensuite, je me suis d'abord placée debout pour contempler la nature, le paysage, le soleil. Tout était lumineux, et je rendais grâce à Dieu pour ça.  "Merci pour cette beauté Seigneur." 

Quelques minutes après,  je me suis baissée et j'ai commencé à balayer. La cour était grande!

Je ne faisais que balayer en faisant des pauses.

À un moment donné,  j'ai entendu des pas derrière moi. Ces pas résonnaient de plus en plus.  Je ne savais pas qui c'était alors je me suis retournée pour voir qui c'était et là c’était Adriel. Je l'ai tout de suite reconnu. 

Il était juste en face de moi et mon cœur s'est mis à battre fortement tel un tambour. Il a souri, et moi aussi. Nos regards étaient insistants et perçants ! À l'instant même,  un sentiment est né en moi. Un sentiment que je ne connaissais pas auparavant. Un sentiment fort, tellement grand: c'était indescriptible. J'ai eu l'impression que mes yeux venaient juste de s'ouvrir.  Car depuis ma naissance, je n'avais jamais vu ce sentiment dans les yeux de quelqu'un: Je voyais de l'amour dans ses yeux et je sentais qu'il voyait la même chose dans les miens.

     Une joie immense m'a envahie, c'est comme si je renaissais. C'est comme si c'est en ce moment même que ma vie avait commencé à avoir un sens.

La veille,  je ne l'avais pas bien vu mais je ressentais déjà quelque chose de beau, de magique, d'unique.

Et quand je l'ai bien vu, j'ai eu l'impression de voir l’amour en personne.

Avant, je connaissais l'amour qu'on pouvait ressentir pour ses parents, frères,  amis etc. Mais là c'était différent!

En fait,  c'était le coup de foudre, l'amour au premier regard. J'étais en train de vivre ce que j'avais l'habitude de voir à la télé.  On a passé plus d'une minute à se regarder avant qu'il ne brise le silence.

— ADRIEL : Salut Brenda ça va?(Avec un sourire qui illuminait son visage.)

— Oui,je vais bien merci et toi? (Ma voix tremblait.)

— ADRIEL : Bien merci. 

Il était tellement beau! C'était un garçon brun, qui me dépassait en taille. J'avais l'impression qu'on se connaissait depuis. 

     Après les salutations, il a passé sa main droite sur mes épaules.  Je ne saurais décrire ce que j'ai ressenti. C'était tellement beau! Je tremblais de joie.

Il m'a guidée et on a marché jusqu'à sa maison qui n'était même pas à une minute de la mienne.

— ADRIEL : C'est ici que je vis. Je suis ton voisin. 

— Waouh c'est génial! Je suis ravie de faire ta connaissance. 

— ADRIEL : Moi aussi!

— Bon,  je dois aller finir la cour que j'ai commencée. 

— ADRIEL Pas de soucis,  à plus tard alors.

Il a enlevé sa main, on s'est regardés,  on a souri, et je suis partie.

J'avoue que je pouvais rester là-bas avec lui toute la journée sans problème.  Tellement je me sentais bien quand il était là, près de moi.

 J'ai fini de balayer la cour et je suis allée rejoindre les autres.

     Quelques minutes plus tard, les garçons sont arrivés avec des bidons d'eau.  Chacun a pris sa douche avant de manger ce que Rosine avait préparé: un bon couscous gombo avec du mbouga (poisson sec).

Rosine était une fille travailleuse.  Elle avait 14 ans et demi et elle était déjà comme une femme. Tout le monde l'aimait. Elle mettait toujours de la bonne ambiance où elle passait.

Après avoir mangé,  je suis allée la voir…

— Rosine merci pour le repas, c'était bon. Tu prépares bien hein..

--ROSINE : Va là-bas! Tu flattes qui (en riant).

Je me suis jetée sur elle pour qu'elle me prenne dans ses bras avant d'ajouter…

— Or je suis sérieuse. C'était bon

     Elle et moi sommes allées rincer les assiettes avant de rejoindre les autres au salon.  Tout le monde était là, sauf les garçons. 

Majolie était dans sa chambre et j'en ai profité pour aller la voir.

— C'est Brenda! (en toquant).

Elle a ouvert la porte, je suis entrée et elle l'a aussitôt refermée. 

— Yo, l'intello de la famille,  ça dit quoi?

— MAJOLIE : Aka c'est Trésor et toi les deux intellos.

— Bon nous tous alors, toute la maison,  c'est mieux! Bref tu vas bien Majolie? Pourquoi tu es toujours dans ta chambre?

— MAJOLIE : Laisse seulement grand-mère(c'est comme ça qu'elle m'appelait.) J'ai trop de soucis en ce moment.  Ne t'inquiète pas, ça ira.

— Si et seulement si je pouvais t'aider…

— MAJOLIE : Je sais grand-mère,  mais ça va aller. Sinon tu vas bien?

— Je vais bien, mais je suis un peu triste parce que tu es triste.  

— MAJOLIE : Tu n'as pas changé ? Je savais que tu allais t'inquiéter.  

— C'est normal non?

— MAJOLIE : Oui princesse. Merci beaucoup. 

     Majolie était une fille très belle et intelligente.  Elle était réservée, elle n'aimait pas exposer ses problèmes.  Elle trouvait toujours le moyen de les arranger. Les gens la respectaient beaucoup à cause de son côté un peu froid et strict. Certaines personnes n'avaient même pas le courage de l'approcher car c'était une fille vraiment droite, et elle avait beaucoup de principes. 

Je suis restée pendant un bon moment avec elle, en train de discuter sur des sujets très intéressants comme l'école.  Je lui ai posé des questions sur son niveau scolaire, et elle a répondu avec aisance.

Je suis même allée jusqu'à prendre un de ses cahiers pour lui poser quelques questions, question de voir son niveau.

      Après cela,  je suis retournée au salon pour rester avec les autres. J'ai trouvé Nadine, Junior et Nidèle.

— Où est la grand-mère ?

--JUNIOR : Elle est sortie.

--MOI : Ahn d'accord.  Et Rosine?

--NADI : Elle est dehors, sur la véranda.  Brenda  assieds toi on cause nor? Non, viens on part dans la chambre (en me tirant par le bras).

— Okey! 

     Nadine était ma jumelle de la famille. On s'aimait beaucoup,  malgré qu'on avait souvent des difficultés à s'entendre. Physiquement,  on se ressemblait certes, mais on n'avait pas les mêmes visions des choses. 

Elle était toute mignonne, avec ses joues. Elle était formée comme une guitare et avait un beau sourire. 

Quand on la voyait, on avait l'impression qu'elle était fâchée or ce n'était pas le cas, elle était comme ça!

     Nous sommes allées tapper nos commentaires tranquillement!

— Ma jumelle Nadine!

— Yes ma personne!   Ça fait longtemps hein…

— Je te dis! Mais bon je suis maintenant là.

— NADINE : Sauf que tu vas partir après les vacances.

Quand elle a dit ça,  j'ai revu Adriel dans ma tête et j'ai dit…

— Ah peut-être hein. 

 J’avoue que si elle m’avait dit ça avant ma rencontre avec Adriel, je lui aurais répondu « oui, je vais partir après les vacances » mais là, je n’étais plus sûre de vouloir rentrer.

On a causé de tout et de rien.

Après je suis allée voir Rosine à la véranda. 

Elle était en train de défaire ses cheveux. 

— Tu ne pouvais pas m'appeler pour que je t'aide? 

— ROSINE : Non toi aussi,  tu viens d'arriver. Il faut que je te laisse te reposer d'abord.

— C'est pour toi là-bas ! 

J'ai pris le peigne et j'ai commencé à défaire ses tresses.

— I say hein (Je dis hein) Rosine,  où sont les garçons ?

— ROSINE : Ah tu sais comment les garçons aiment marcher non? Ils sont allés cueillir les goyaves.

— Et pour le foot, on va jouer à quelle heure ?

— ROSINE : Dès qu'ils vont rentrer. 

     Je suis descendue de la véranda et j'ai guetté la cour de la maison d’Adriel pour voir s'il était là car il me manquait déjà. Puis je suis remontée. 

— ROSINE : Tu regardais quoi? Ou qui?

     Je n’ai pas répondu.

     Quelques minutes après,  les garçons sont arrivés et Adriel était là. 

La même flamme brûlante à mille degrés était toujours là. Mes yeux se sont illuminés quand je l'ai vu, et je sentais que c'était réciproque. 

Les garçons sont venus s'asseoir et ont distribué les goyaves. Ceux qui étaient à l'intérieur sont venus nous rejoindre à la véranda.

J'ai pris pour Majolie et je suis allée lui donner.

— MAJOLIE : Merci grand-mère,  tu penses toujours à moi hein.

— Bien sûr!

     On mangeait en causant. Adriel et moi on ne faisait que se regarder. On n'avait pas besoin de parler pour exprimer ce qu'on ressentait. Tout se lisait dans le regard.

Après ça,  on a joué au foot et il est venu me voir…

— ADRIEL : J'ai passé une très belle journée avec vous. Je dois vous laisser maintenant.  Je serai là le soir, vers 20h30 pour regarder une série la avec vous si je n'ai rien à faire. 

— Merci Adriel, je t'attends oh. Je prie pour que le temps passe vite.

— ADRIEL : Moi aussi.  À plus alors.

     Adriel est parti et à l'instant,  j'ai ressenti ce manque, ce vide.

Puis, je suis allée voir mon frère pour qu'on cause un peu. Il était assis au salon et je lui ai demandé qu'on aille à l'extérieur. 

— Tu te plais ici?

— NOÉ : Tellement, et toi?

— Pareil! Hum apparemment vous êtes allés cueillir des goyaves avec Adriel. Je suppose que  vous avez de plus en plus fait connaissance. 

— NOÉ : Oui, il est vraiment gentil.  C'est un garçon cool et on s'entend super bien…

— C'est tout? Continue s'il te plaît. 

Rien que son prénom avait de l'effet sur moi, à plus forte raison lui-même en personne ?

— NOÉ: : Hum vous deux la! Il m'a aussi posé des questions sur toi.

J'ai sursauté en jubilant…

— Vraiment Noé? Il a dit quoi?

— NOÉ : Ah,  il a demandé ton âge,  ta classe bref plusieurs trucs. Et il a dit que tu es très belle. 

J'étais aux anges!

— Waouh ça me touche vraiment. Lui aussi il est beau jusqu'à! 

— NOÉ : Vous deux hum! Calmez vous hein…

— Laisse seulement.  Tu dis ça parce que tu ne peux pas comprendre. 

     Effectivement,  il n'y avait que nous deux pour comprendre ce qui se passait. Il fallait être dans la même situation pour comprendre. 

        Il était déjà 20h30 et j'attendais Adriel avec impatience. La série "La fille du jardinier" venait de commencer.

Tout le monde était assis et prêt à regarder.

Mes cousins et cousines ont commencé à nous raconter la série pour nous mettre à la page. J'avais hâte de voir cette série car à entendre leurs dires, elle était vraiment intéressante.

On a frappé à la porte et je me suis précipitée pour ouvrir et devinez qui c'était ?

Il est venu s'asseoir près de moi.

Bizarrement,  Adriel et l'acteur du film se ressemblaient un peu physiquement. Le comportement était aussi presque pareil.

Oui, je sentais qu'il était amoureux de moi.

Quand l'acteur et l'actrice s'embrassaient, on se regardait et on souriait. 

Après la série,  on a tapé les commentaires comme d'habitude et il est rentré. 

      À suivre...

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