Chapitre 3.

     Il était sur sa moto. Il est descendu et il s'est approché de nous comme si de rien était. 

Nadine tremblait déjà,  elle avait peur du coup elle s'est décalée pour se placer derrière Trésor. 

Personne ne bougeait plus, on était là comme des poteaux.

Une fois devant, il a croisé les bras et il s'est mis à nous regarder sans rien dire.

La peur grimpait encore de plus en plus. 

On a seulement entendu les pleurs de quelqu'un et c'était Nadine.

--TONTON MOYO : Tu pleures quoi? Je ne t'ai même pas encore touchée que tu pleures déjà ?

--NADINE : Wair tonton pardon, on était chez les grands-parents de Noé et Brenda ( en pleurant).

--TONTON MOYO : Est-ce que je t'ai demandé où vous étiez ?

Chacun riait seulement dans son coeur.

--NADINE : Wair tonton pardon… (en se mettant à genoux).

Nous aussi on a suivi le pas. Chacun s'est mis à genoux. On ne voulait pas qu'il nous fouette. Parce que quand il fouettait, hum… À ce qu'il paraît ça faisait très mal! Je le voyais souvent fouetter les autres.

Moi je ne voulais pas qu'il me tappe pour gagner le pari que j'avais fait avec mes cousins. "Tonton Moyo ne va jamais me fouetter, je vais faire tout mon possible pour être droite."

Sauf que cette fois-ci, j'avais fait fort. On faisait quoi dehors à 1h du matin? En plein marché ?

Du coup j'avais peur de perdre le pari.

--TONTON MOYO : Brenda c'est vrai ça ?

-- Oui tonton. En rentrant j'ai cogné mon pieds sur un cailloux. Ce qui a ralenti mes pas. 

--TONTON MOYO : Depuis quand tu mens? (tout furieux).

Rosine  m'a griffée pour me faire comprendre que j'avais mal fait.

--Hein tonton?

--TONTON MOYO : Depuis quand tu mens eh?

     J'avais alors honte hein, Adriel était en train d'assister à la scène et ça me mettait mal à l'aise.

     En effet, tonton Moyo avait un don. Il était capable de regarder une personne et de savoir si elle ment ou si elle dit la vérité.  Du coup c'était presque impossible,  voire même impossible de lui mentir.      

--TONTON MOYO : Je vous ai vus passer ici vers 17h, presque 18h même.  Déjà que c'est une heure tardive et j’ai décidé de vous attendre. Je vous ai vu repasser. L'oncle des Noé vous a mis sur la moto mais vous êtes descendus. vous faîtes quoi ici à 1h? 

--ROSINE : Tonton, avec tout le respect qu'on te doit, on aimerait que par ta bienveillance…

     J'ai voulu exploser de rire. Rosine!  Elle a sorti le français de Molière pour qu'on nous pardonne.

--TONTON MOYO : Eh eh arrête moi ça vite! Que bienveillance… Pourquoi vous n'êtes pas allés là-bas en journée ?

--NADINE : Nous sommes déso…

— TONTON MOYO : Eh levez vous vite! Je vous vois encore dehors à une heure pareille… D'ailleurs,  pendant les deux prochaines semaines qui suivent,  je vais passer à la maison vous guetter de temps en temps. Si par malheur on me dit que vous n'êtes pas là,  hum vous me connaissez non? Issa et Adriel je m'adresse aussi à vous. Je viendrai chez vous vérifier. Brenda je t'ai à l'œil, comme tu commences déjà à mentir...

--ISSA & ADRIEL : D'accord tonton.

--TONTON MOYO : Il n'y a plus de motos. Donc bonne chance pour la marche…

-- Merci tonton.

Il a démarré sa moto et il est parti.

Chacun a d'abord soufflé.  Tout le monde avait transpiré pourtant il faisait froid.

On a seulement entendu comment quelqu'un riait aux éclats et c'était Trésor. 

--TRÉSOR : Hahaha Nadine, tu m'as tué. Tu pleures sans qu'on ne te tape? Ça veut dire que s'il te tapait alors tu allais seulement mourir…

--NADINE : Oui, dîtes moi merci. Je vous ai sauvés. 

Chacun s'est mis à rire…

-- Gars elle a quand même raison hein…

--ROSINE : Haha Brenda ne sait pas mentir. Que tu as cogné ton pieds où ? Hein ma mère ?

     Je me suis engloutie dans les bras d'Adriel parce que j'avais honte.

--ADRIEL : Wair chérie,  tu m'as tué de rire…

— N'oubliez pas aussi Rosine hein, la go a sorti un français,  mon Dieu!

--NOÉ : C'est alors la partie là qui m'a fini haha…

--ISSA : Aka laissez ma femme tranquille…

     Nous sommes rentrés. Issa et Adriel nous ont accompagnés jusqu'à la maison. La porte était fermée.

Rosine a donc toqué à la fenêtre de Majolie pour qu'elle ouvre la porte.

Elle a ouvert la fenêtre avec une petite torche pour voir qui c'était. 

Elle nous a vus et elle a refermé la fenêtre. 

Nous sommes restés là à attendre qu'elle ouvre la porte mais rien.

Nadine est donc allée frapper en disant "Tsitsoh mba Majo" qui signifie "Pardon nor Majo".

Elle est allée se placer devant la porte en espérant que Majolie ouvre.

On a seulement entendu comment la porte était en train de s'ouvrir. Dès que Nadine est entrée,  Majolie a refermé la porte. 

Tout le monde est resté perplexe.

--TRÉSOR : Je dis hein, c'est encore quel système ça ?

--ISSA : Haha merde alors! Votre récé (grande sœur) ci c'est une ndon-gah hein (une fille qui ne blague pas, une fille dure).

--ADRIEL : Ce qui est sûre c'est qu'ils ne vont pas dormir dehors. 

--NOÉ : Ah la véranda est là non?  Si on dort sur ça, on va mourir?

--ROSINE : Regarde moi alors l'autre…

     Pendant qu'ils étaient en train de trouver un moyen pour ouvrir la porte, Adriel et moi nous nous sommes éclipsés pour parler un peu.  On avait besoin de ça, après ce qui s'était passé au marché. 

Nous sommes allés derrière la maison et nous nous sommes assis sur des tabourets.

--ADRIEL : Quelle dure journée ! J'espère que tu n'es pas fatiguée?

— Pas du tout et toi? 

--ADRIEL : Non. Tu m'as tué aujourd'hui hein…

--Haha, oublie ça! Tu n’as  pas sommeil ?

--ADRIEL : Même si le sommeil me prend, je ne vais pas dormir. Je préfère rester avec toi que de dormir. 

-- Même quand je dors je pense à toi.

--ADRIEL : Moi aussi.

-- Tes parents ne vont pas te gronder?

--ADRIEL ; Si! Mais que faire ? Je préfère être avec toi et subir les conséquences après...

     Il a posé ses deux mains sur mes joues,  et il  a approché mon visage vers le sien…

--ADRIEL : Brenda je t'aime, ne l'oublie jamais. Sache que tu es tout pour moi et que je serai toujours là pour toi. Tu as changé ma vie Brenda. Grâce à toi je vis, je commence à croire que je suis né pour t'aimer et que tu es née pour apaiser mon coeur. (Il avait les larmes aux yeux.)

     Mes larmes se sont mises à couler.

— Moi aussi je t'aime Adriel. Je t'aime d'un amour indescriptible.  Tu es ma joie, ma paix.  Avec toi je me sens bien, avec toi je revis, avec toi je suis dans un autre monde, je t'aime au plus profond de mon cœur. 

--ADRIEL : Tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de t'avoir. Lève la tête vers le ciel et essaie de compter les étoiles qu’il y a.

     Après avoir levé la tête…

— Euh c'est trop beaucoup.  Impossible de les compter… Ça dépasse même des milliards.

--ADRIEL : Exactement ! Multiplie l'amour que tu ressens pour moi par le nombre de ces étoiles,  et tu sauras combien de fois je t'aime.

--Haha tu es fou. Moi je t'aime à l'infini. 

--ADRIEL : Oui je suis fou de toi. Un souci Madame ?

--MOI : Haha non.

     Il m'a fait un bisou tendre et doux sur le front avant de me prendre dans ses bras…

     Subitement,  les autres sont venus.

--ROSINE : On se bat à ouvrir la porte pendant qu'ils s'amourachent hein…

--ISSA : Laisse Adriel comme ça. C'est la première fois que je le vois aussi amoureux!

--TRÉSOR : Bientôt la fin des vacances Adriel. Ta go va partir et je vais voir comment tu vas faire.

--ROSINE : Avec l'allure ci? Je ne la vois pas en train de parler laisser son Adriel hein….

--Ça va alors! Allons-y!

--NOÉ : Où ? La porte est toujours fermée.

--MOI : Donc Nadine est entrée et elle nous a oubliés hein?

--TRÉSOR : C'est aujourd'hui que tu la connais ? Ça ne m'étonne même pas.

--En tout cas, je n'ai pas moi de problème hein… Je n'ai pas sommeil. 

Nous sommes restés là, à taper les commentaires. 

     C'est vrai que les vacances étaient presque finies. Il ne reste plus qu'un mois et deux semaines. Alors j'ai réfléchi sur les dires de Trésor. Faire quelques heures seulement sans voir Adriel était pour moi comme une torture. À plus forte raison 9 mois? J'étais très pensive quand j'ai entendu quelqu'un ouvrir la porte de derrière : c'était Nidèle.

--ROSINE : Dieu a entendu ma prière.  Merci Nidèle, tu nous a sauvés. 

     Nidèle n'avait même pas notre temps.  Elle avait tellement sommeil qu'elle marchait en somnolant et elle s'est dirigée vers les toilettes…

Nous l'avons attendue, on ne voulait pas la laisser dehors toute seule.

Entre temps,  on a dit au-revoir à Issa et à Adriel. 

--ADRIEL : Dors bien, repose toi. Je t'aime.

--Moi aussi je t'aime, dors bien.

     Je lui ai fait un bisou sur la joue et il est parti avec son ami Issa…

     On a commencé à réfléchir à sur que qu'on devait dire à mamy car on avait mal fait. Rester dehors jusqu'à cette heure? Mamy  nous avait demandé de rentrer avant 23h mais là…

Quand Nidèle est revenue, Rosine l'a interpellée.

--ROSI : Nidèle,  la grand-mère dort déjà ?

--NIDÈLE : Non..

--TRÉSOR : Ahiiii, elle est où ? Si elle est au salon c'est qu'hein...

--Bye, je pars moi déjà m'excuser…

--NIDÈLE : Mamy n'est pas là,  elle est à la nuit de prière. 

--ROSINE : Ahnnn, mais on va quand même lui demander pardon. Ce qu'on a fait n'est pas bien.

--Je suis d'accord avec toi.

     Nous sommes entrés et chacun est allé se coucher. 

Moi je n'avais pas sommeil et je m'ennuyais.  Alors je suis restée là, à penser à Adriel qui me manquait déjà. Je sentais que je lui manquais aussi. Je suis ressortie et je suis allée me placer devant sa fenêtre. 

Elle était ouverte et il avait un cahier en main,  en train d'écrire.

--Hey, tu ne dors pas?

--ADRIEL : Non, je savais que tu allais venir…

--L'amour est fou je t'assure…

     Il est sorti et il est venu me rejoindre…

--ADRIEL : La grand-mère dort déjà ?

--Non, elle est à la nuit de prière. Et tes parents?

--ADRIEL : Pareil. C'est sûr qu'ils sont allés ensemble. 

--Ahnn. Et tu as fait comment pour ouvrir la porte?

--ADRIEL : Il y a un endroit où on garde la deuxième clé au cas où...

--Je t'ai vu avec un cahier mince, tu étudies pendant les vacances ?

--ADRIEL : Haha non…

--Tu faisais quoi alors?

--ADRIEL : Tu veux vraiment savoir ?

--Oui…

--ADRIEL : Le  cahier que tu as vu, je l'ai acheté spécialement pour nous. C'est dans ce cahier que je raconte notre histoire. 

--Tu vas me faire pleurer Adriel…

--ADRIEL : Touche mon visage, mes larmes coulent déjà.  Je pleure de joie quand je suis avec toi alors si tu veux pleurer,  vas-y,  fais le!

     Il m'a enlacée avant de me faire une bise sur le front…

     Nous avons causé pendant plus de 30 minutes, assis sur la véranda. Je me suis endormie dans ses bras. Le sommeil était tellement doux et paisible...

Il est resté là, à me contempler avant de me porter pour aller me mettre au lit. J'ai senti un bisou sur mon front et il est parti…

     Je me suis réveillée aux environs de 7h, pas parce que je n'avais pas sommeil non, mais parce qu'on m'avait réveillée. J'ai sursauté et j'ai vu Majolie.

--MAJOLIE : Lève toi vite, imbéciles. Tu as deux secondes…

--Bonjour Majolie!

--MAJOLIE : Tu dis bonjour à qui? Où étais-tu hier?

--Mais en sortant je t'ai dit que je partais chez mes grands-parents de l'autre côté non?

--MAJOLIE : Et puis quoi? Tu as vu l'heure à laquelle vous êtes rentrés ?

--MOI : Si je dormais alors là-bas tu allais faire comment? C'est de mon droit d'aller là-bas ou pas?

     Je voulais encore parler, mais la gifle que j'ai reçue m'a bloquée.  "Bammmmm". Je suis restée immobile pendant un moment avant de reprendre tous mes sens.

     Rosine qui était au salon a entendu les bruits et elle est venue en courant "Ekier c'est qui qu'on gifle comme ça?

J'avais arrêté la joue giflée avec ma main droite et mon visage était tout pâle. 

Majolie était placée devant la porte, les bras croisés. 

--ROSINE : Ma mère qui t'a giflée?

--MAJOLIE : Tu as trouvé qui d'autre ici?

--ROSINE : Je ne t'ai pas parlé Madame. Brenda, qui t'a fait ça ?

     J'étais alors perdue hein. Si je prononçais le nom de Majolie elle allait me faire ça dur…

Si je ne disais rien, Rosine allait se fâcher car elle n'aimait pas me voir triste et ça allait faire comme si je n'avais pas confiance en elle.

Mais bon, j'ai fait mon choix…

--C'est Majolie  qui m'a giflée! (en cachant mes deux joues pour ne pas recevoir une autre gifle).

     Les deux ont commencé à parler en patois. 

--ROSINE : Ah Koo pah wouh? (C'est quoi avec toi)?

--MAJOLIE : Ô ni nfahlé lhra? (Tu veux pleurer)?

     Les disputes ont commencé. Elles se sont mises à se crier dessus.

Rosine avait eu  raison d'agir ainsi car à ce qu'il paraît,  j'étais la seule que Majolie avait frappée. Elle n'avait rien fait aux autres. 

--ROSINE : Tu ne m'as rien fait,  tu n'as rien fait aux autres.  Tu as laissé Nadine entrer et tu as laissé Brenda dehors pourtant c'était elle la plus petite d'entre nous. Mieux tu faisais entrer les deux…

--MAJOLIE : Ton problème est où là ? Je fais ce que je veux! Je sais pourquoi je la traite ainsi, j'ai mes raisons. 

     Quand elle a dit ça, ça m'a fait un choc. "Je sais pourquoi je la traite ainsi et j'ai mes raisons"... Hum.

--ROSINE : Je m'en fous de tes raisons. Laisse l'enfant tranquille.  Elle ne t'a rien fait. Tu es jalouse parce qu'elle me préfère à toi?

--MAJOLIE : Jalouse de quoi? Il y a plusieurs enfants  dans cette maison je terappelle…

     Moi j'observais la scène, toute paniquée. 

--Wair ça va alors!

--MAJOLIE : Tu as vu ce que tu as causé non? Continue toujours. 

--Je t'ai même fait quoi? Donc parmi tous ceux qui sont rentrés tard je suis la seule que tu as vue? Quand je suis arrivée ici tu étais gentille, tout allait bien, mais maintenant…

     Elle a voulu me donner une autre gifle mais Rosine a bloqué…

--ROSINE : Majolie je te jure que si tu la touches tu vas voir. Si tu as des soucis , règles les. Ne déverses pas ta colère sur l'enfant.  Si on te demande maintenant pourquoi est-ce que tu agis comme ça tu vas dire quoi?

     J'ai trouvé cette question très pertinente et moi aussi j'attendais la réponse…

Majolie est restée silencieuse pendant un bon moment…

     Elle m'a lancé un regard bizarre.

--MAJOLIE : Bref, faîtes comme vous voulez. Si mamy rentre, dîtes lui que je suis sortie…

     Les autres étaient dans la cour de derrière en train de jouer…

Rosine est restée avec moi pour me consoler...

Je me suis levée et je suis allée balayer la cour de devant car c'était mon travail. 

J'ai pris ma douche et j'ai rejoint Rosine au salon.

     Ilétait 8h30 quand mamy est arrivée. 

Nous avons sauté sur elle…

--MAMY : Eh bonjour mes enfants,  vous avez bien dormi ?

--NOUS : Orh mba mhah (Oui maman.)

--MAMY : Okey suivez moi, je vous ai gardé les beignets. 

Tout le monde était content…

Après avoir fini, Rosine et moi avons demandé à lui parler dans sa chambre. 

--MAMY : Oui les enfants,  venez alors.

Nous sommes allées et nous lui avons raconté tout ce qui s'est passé la veille. Elle était un peu déçue mais elle a quand même trouvé qu'on était sincères...

--MAMY : Vous avez été sincères et c'est bien. Ne faites plus la même bêtise d'accord ? Si on vous agressait, qu'est-ce que j'allais dire?

     J'ai commencé à pleurer tellement je regrettais…

--MAMY : Ne pleure pas ma fille. Tu es pardonnée et je sais que tu ne feras plus la même bêtise. Allez appeler les autres, on va prier.

           PRIÈRE 

CHANT : Nous sommes déjà là,  Seigneur nous sommes déjà là,  Saint-Esprit nous sommes déjà là.  Pour t'adorer, pour te louer, Seigneur nous sommes déjà là,  Emmanuel nous sommes déjà là.

Chacun a donné un sujet de prière ensuite, mamy a prié pour clôturer avant de nous raconter sa nuit de prière. 

--MAMY : C'était puissant les enfants.  Dieu s'est encore manifesté. On a prié sur un une femme qui marchait avec les béquilles et devinez quoi?

--Elle a jeté ses béquilles ?

--MAMY : Exactement !

Tout le monde a commencé à rendre grâce au Seigneur…

--MAMY : On ira ensemble prochainement…

--D'accord mamy. Mais on pourra dormir non?

--MAMY : Bien sûr,  vu que vous êtes encore petits! Mais Rosine et Majolie non!

     On s'est moqué de Rosine.

--Bonne chance à Majolie et toi.

     Après cela, mamy s'est endormie, après une longue nuit de prière sans fermer les yeux. 

Du coup les autres sont sortis et sont allés jouer dans la cour pour ne pas la déranger avec les bruits…

Moi je me suis couchée près d'elle pour réfléchir un peu. 

Quelques minutes après, je me suis d dirigée vers la fenêtre pour fermer et là j'ai vu Adriel. 

La fenêtre de sa chambre était en face de celle de mamy…

Il a formé le coeur avec ses doigts en souriant. 

Ensuite, il m'a montré ses 5 doigts comme pour dire qu'il sera là dans 5 minutes. 

J'ai fermé la fenêtre et je suis allée au salon l'attendre.

      Entre temps,  les autres sont venus me rejoindre. 

--TRÉSOR : Tonton Moyo est passé sur la moto…

--Heureusement que j'étais à l'intérieur. 

--NADINE : Je ne pense pas qu'il va nous punir. On jouait dans la cour non? Est-ce qu'on était ailleurs ?

--ROSINE : Voilà!, ça me revient… Nadine, on a vu ton coeur yes, merci!

--On sort tous ensemble et on rentre tard.  Majolie te fait entrer et tu nous abandonnes dehors?

--NADINE : Elle m'a dit de ne pas ouvrir…

— Tu t'entends parler? Pourquoi elle t'a fait entrer toi et pas nous? Et tu es allée te coucher sans même te soucier de nous.

--NADINE : Aka laissez moi. Si j'ouvrais et qu'elle me tapait alors?

--TRÉSOR : Je dis hein? Donc tu as sauvé ta peau seulement c'est ça ?

--ROSINE : En tout cas, je ne suis plus avec elle. Marchez ensemble prochainement, mais sans moi.

--NOÉ : Tu es exactement comme Judas qui a trahi Jésus. 

--Tu as mal fait Nadine.

     Elle piaffé (stuip, tchruu) et elle est allée s'asseoir sur la véranda avec Nidèle qui était sa personne du kongossa/commérage. 

     Nous étions vraiment en colère, du coup nous avons décidé de ne plus marcher avec elle pendant un bon moment. 

     Adriel est venu quelques temps après. 

Nadine l'a bloqué au niveau de la véranda avec un sourire aux lèvres…

--NADINE : Bonjour Adriiiiii.

     Elle n'a pas dit "Adriel" mais elle a dit "Adriiiii" 

Mon cœur a fait "boum* Je me suis dit "Donc elle lui a même donné un surnom hein?" 

--ADRIEL : Comment tu vas?

--NADINE : Bien et toi?

--ADRIEL : Bien. Mais ce que tu as fait m'a énervé.  C'est quel comportement ça Nadine?

--NADINE : Ne me dis pas que toi aussi tu vas t'y mettre?

--ADRIEL : Pourquoi pas? Si Nidèle ne sortait pas pour aller aux toilettes c'est qu'e les autres allaient dormir dormir. 

--NADINE : Stuip ça va alors…

     Je me suis sentie gênée, j'étais jalouse. 

Je l'aimais tellement au point ou je ne voulais pas qu'il parle avec autre fille. Qu'elle soit ma cousine, ma sœur,  son amie  je ne  voulais pas. Surtout en dehors de ma présence. Mais bon, au fond de moi j'étais rassurée. 

"Elles sont amies avec lui, je ne vais pas les empêcher de parler ensemble. Il les a connues avant moi et puis, elles savent que je suis avec lui et qu'il m'aime à la folie tout comme moi aussi je l’aime donc, je n'ai aucune raison de m'inquiéter."

     Adriel est venu nous rejoindre et il a remarqué ma mine. Il a d'abord salué tout le monde avant de me prendre à part, derrière la maison. 

--ADRIEL : Je sais pourquoi tu es fâchée,  calme toi.

--Ah bon? Je ne t'ai pourtant rien dit.

--ADRIEL : Mais je te connais Brendiiii. Sache que c'est toi que j'aime et personne d'autre. Et elle n'est pas la seule à m'appeler "Adriiii". Même tes autres cousines m'appellent souvent comme ça, même ma mère.

--Humm. "Adriii" sonne un peu comme "chériiii" et je n'aime pas ça.  Si c'est pour ta mère ça va, mais pour les autres non, je je suis pas d'accord. 

--ADRIEL : Haha d'accord,  je vais arranger ça. 

           Une semaine est passée et il restait 1 mois et une semaine de vacances. La tension était devenue bizarre à la maison. 

Majolie et Rosine ne se parlaient plus,  Nadine et Nidèle étaient toujours dans leur coin en train de mal parler de Rosine, Trésor,  Noé et moi. Le petit Junior était là,  tranquille.

On avait décidé d'arrêter le désordre. Plus de sorties nocturnes etc…

Mamy a donc remarqué cette tension et elle nous a réunis un soir pour tout arranger. 

Chacun a libéré son cœur et la joie est revenue.

     Le lendemain, le fameux Luc-Rich est rentré des vacances. 

J'étais en train de visionner quand j'ai entendu des bruits chez Adriel.  "Yo Luc ça dit quoi? Yes,  le gars a encore grandi."

Je suis aussi sortie pour aller le voir…

De loin, j'ai remarqué toutes les têtes qui étaient là  : Rosine, Nadine, Trésor,  Noé,  Adriel, sauf pour une personne.  J'ai donc supposé que c'était lui.

Il était grand de taille, mannequin et noir.

Je me suis approchée et nos regards se sont croisés...

              À suivre...

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