La puissance de l'amour
La puissance de l'amour
Author: King Nath
Au lycée, la rencontre

 Ce n’est pas grave de tomber. Ce qui est important c’est la vitesse à laquelle tu te relèves. Si tu te relèves plus de fois que tu tombes, tu passeras au travers. Ce qui se passe n’est pas ce qui compte, mais la façon dont nous réagissons et nous le représentons qui compte. Si vous ne courez pas après ce que vous voulez, vous ne l’aurez jamais, si vous ne demandez pas, la réponse sera toujours non ! Si vous ne faites pas un pas en avant, la réponse sera toujours non !

     Tout a commencé en classe de Terminale quand David fit la connaissance de la Magnifique Manuela connue sous le surnom de Nanou.

DAVID : Yo, sérieux si je quitte ce lycée sans sortir avec Nanou, je ne sais pas si je vais m’en sortir. Sérieux (s’adressant à Roddy son ami)

RODDY : Père je vais t’avouer un truc, il y’a des choses pour lesquelles même mon cerveau refuse de penser. Parce que c’est quasi impossible. Man tu ndem ? Nanou la go de la 1ère C la ? Reste tranquille!

DAVID : Pourquoi tu dis ça ? Elle n’est pas top ?

RODDY : Au contraire man, toi tu n’es pas top pour elle. Minceuuh, une go que même Matobayé (Surnom du proviseur) a dragué ? Sans compter Mignoncité,Man no lap et les autres ? Père tu n’as pas son level calme toi. Tu peux échouer ton Bac parce que tu penses à une chose impossible. Concentres toi man et fais ton école.

DAVID : Gars la fille là m’a fait quelque chose je te jure je n’arrive pas à l'oublier. Tu as dit draguer, Mais pas sortir avec Elle. Je peux essayer et ça marche

RODDY : Man tu know que dans les affaires de Nga(femme) tu n’as pas mon level. Ecoute ce que je te dis et calme-toi. Regarde là man. Elle est extrêmement belle. Chocó grave. Chaque matin son chauffeur la dépose dans une Chevrolet, père elle est d’une autre dimension. Arrête de rêver. Tu es mon pot. Je ne veux pas te ndem(mentir).

DAVID: Qui ne risque rien n’a rien!

RODDY : Tu es là, même buy le beignet Banane de 200f te dépasse, c’est le style de Go(Fille) si que toi tu veux hein, bon pied la route. Mais saches que les genres de filles comme elle sont très arrogantes. Elles peuvent te souiller grave et tu vas regretter. Si tu veux on peut draguer une autre go pour toi, mais elle là, je te déconseille fortement.

DAVID : Tu as une go(copine), moi Non ! Et quand je vois une fille pour qui mon cœur bat, tu me décourages ?

RODDY : Je ne t’ai jamais découragé sur un choix que tu veux faire, mais les histoires du cœur man, ce ne sont pas les poup poup... Laisse la fille là.

DAVID : Comme je venais de te le dire qui ne risque rien n’a rien. Je vais essayer avant que ça va me dépasser, onong!

RODDY : Eh ah, le gros cœur of ça ! Molah ! Molah ! Molah ! Humm ok. C’est comme tu veux, Mais je t’ai prévenu.

Roddy et David étaient de très bons amis depuis la classe du CE2 à l’école primaire. Ils marchaient toujours ensemble et se soutenaient l’un et l’autre. Tous les deux très braves à l’école. Roddy était très expérimenté dans les affaires de relation de copinage, car lui-même était un sujet d’expérience. Il sortait avec Stéira depuis deux ans. Une fille bio et canonne. Mais David n’avait pas de copine. Son seul objectif dans la vie était son école. Mais est arrivé un jour où il tomba sur le charme incontournable de jolie Nanou. Une fille très propre. D’une beauté incomparable. Son sourire pouvait entraîner un conducteur de camion dans le ravin. Toujours posé, Nanou était un sujet de jalousie car plusieurs filles l’enviaient. Elle sortait d’une famille très riche. Le fait qu’elle se faisait déposer chaque matin par son chauffeur laissait croire à tous qu’elle était une fille d’un autre monde. D’une autre catégorie de personne.

David l’admirait. Il n’avait jamais eu de l’attirance envers une fille comme Nanou. Nul ne sait la cause de cet amour subite, même pas moi qui vous raconte son histoire. Après les conseils de Roddy, David est resté stricte sur sa décision. Sa volonté de sortir avec Nanou primait sur tous ce que pouvait penser les uns et les autres.

Nous sommes en Mars, la semaine des examens blancs venait juste de se terminer. On n’attendait plus que la 5ème séquence et la 6ème pour commencer le stage bloqué. David voulait attendre la fin de l’année pour parler de ce qu’il ressent à Nanou. Mais plus il attendait cette fin d’année, plus cet amour grandissait et le perturbait dans ses études. Il n’arrivait plus à se concentrer, il n’arrivait plus à mémoriser les formules mathématiques, physiques. Cette fille l’avait mangé le cerveau. Nanou ! Ce Mardi Matin il s’est décidé  d'aller voir Nanou. Même s’il perdait son temps, il voulait au moins essayer. Car il vaut mieux se débarrasser de ce qu’on a au cœur en disant cela à la personne concernée, que de garder ce sentiment en nous qui pourra nous changer à jamais.

Après le cours de Langue, le cours qui se déroulait avant la pause de Mardi, David s’est décidé d’aller dans la salle de Nanou. Il est arrivé à la fenêtre de sa salle, la 1ère C, la jolie Nanou était là, assise lisant un bouquin, surement très intéressante car elle souriait à chaque fois. Il voulait entrer, il avait peur. Il voulait rentrer, il fallait qu’il essaye. Pendant qu’il titubait, son ami Keïno qui était à sa 4ème année en première C est sorti de la salle.

KEINO : Yo Molah sa di quoi ?

DAVID : Mon frère ça peut aller

KEINO : Depuis je te Ya tourner en rond ici tu cible quel go ici ? (riant)

DAVID : Celle qui lit là

KEINO : Tu es malade, dis-moi que tu blagues

DAVID : Sérieux c’est elle. Mais je ne sais comment le faire

KEINO : Didon go loin, une fille du genre toi tu vas ou ?

DAVID : Merci de m’encourager mais je vais tenter ma chance avant que ça va ndem

Keino s’est moqué de David mais lui il ne gérait pas cela. Il a arrêté son cœur en main et est entré dans la salle. Comme d’habitude les élèves étaient chacun sur un cahier. Les scientifiques c’est leur nature. Toujours en pleine bûche. Il est allé jusqu’où Nanou était assise puis il l’a salué

NANOU : Salut

DAVID : Comment tu vas ? Je peux m’assoir ?

NANOU : Bien sûr c’est un banc fait pour s’assoir (souriant et se reculant)

DAVID: « MELANIE » de King Nath, jolie bouquin que tu lis (souriant)

NANOU : Oh oui comment as-tu su ?

DAVID : C’est mon auteur celui-là, et la lecture est ma passion je lis constamment les œuvres question de m’enrichir et de savoir comment se porte la société. C’est mon passe-temps favori

NANOU : Waouh, on a cette chose là en commun. J’aime lire

DAVID : Bref, moi c’est David, je suis en Terminal D juste au fond du couloir là, et je suis venue juste pour papoter avec toi. J’espère très profondément que cela ne te dérange pas

NANOU : Oh non, on ne sait jamais ce qu’on peut en tirer d’une causerie. Moi c’est Manuela et tout le monde m’appelle Nanou. (Souriant)

DAVID : Waouh très jolie Prénom, j’avais promis à moi-même que si un jour j’ai une fille elle s’appellera Manuela. Je ne sais comment, mais ce nom est très particulier pour moi.

NANOU : Merci pour la moquerie (souriant et déposant son bouquin)

DAVID : Non c’est sérieux je peux te le jurer Nanou. Manuela c’est le nom de la fille d’un ingénieur espagnol. Elle aussi est devenue une mathématicienne, et j’ai de l’admiration pour son parcours. Voilà pourquoi.

NANOU : Ah oui je comprends, Merci quand même.

David était très étonné, la conversation avec Nanou était très fluide. Il espérait comme ses amis lui disaient un simple monologue, une conversation unilatérale, avec une absence de dialogue. Mais c’était le contraire. Nanou était plutôt cool et très abordable. David qui était très frustré au début commença peu à peu à reprendre ses sens

NANOU : Pourquoi depuis que tu parles tu n’as même pas tourné la face vers moi, tu regardes à gauche, devant et derrière mais moi non. Tu fuis mon regard ?

DAVID : Non pas ça, c’est juste que… Je ne fuis pas ton regard.

NANOU : Bah ok si tu le dis

Il eut un moment de calme entre eux. David ne savait plus quoi dire. Et elle attendait que David parle. Après au moins 2 mn de silence, Nanou lui demande :

NANOU : David c’est ça ? Tu t’en sors en quelle matière ?

DAVID : je ne sais pas trop. Disons que si tu demandes pour que je t’aide je verrai si je peux.

NANOU : Ok j’ai quelques petits problèmes en science, en littérature et surtout en anglais. Le reste je me bats

DAVID : Ok je pense que je peux t’apporter mon aide dans ces cas.

NANOU : Merci merci.

DAVID : Ok de rien. Bon sans te mentir Manuela si je suis venu jusqu’ici c’est pour te dire une chose dont j’ai longtemps gardé secret dans mon cœur. Mais je n’arrive plus à le garder car cela est devenu une arme qui me terrorise chaque jour. J’ai vu un ainé, il m’a dit que le seul moyen sera de t’en parler. Alors je suis là et je te supplie de m’écouter

NANOU : Wooh j’espère que ce n’est pas un truc dangereux David, ça fait peur vraiment.

DAVID : Non ce n’est pas un truc de moche

NANOU : Ok je t’écoute

DAVID : Nanou… (Se retournant vers elle)

Il était sur le point de lui affirmer tout ce qu’il avait au cœur lorsque Jet Lee (surnom du prof de maths) est entré. C’était déjà la fin de la pause, David était obligé de sortir. Mais il avait promis revenir demain.

Il est rentré dans sa salle, lui aussi devait avoir un cours de physique. Mais son professeur était encore lent à venir. C’est alors que s’assaillant, Roddy lui dit :

RODDY : Asséeee mon pot a changé

DAVID : Euill man il y’a quoi ?

RODDY : J’ai peur de toi David

DAVID : Comment ça, j’ai fait quoi type ?

RODDY : je t’ai vu avec Nanou, c’est comme si vous vous connaissiez avant man, merde

: Gars laisse je t’ai dit que qui ne risque rien n’a rien. Onong je ne savais pas qu’elle était cool comme ça, père je causais avec elle comme si je la connaissais avent

RODDY : je t’ai cherché ici je ne t’ai pas vu avant de me rappeler que tu avais dit que tu avais dit que tu devais aller voir Nanou. Je suis passé là je t’ai vu en train de look un bouquin avec elle. Père tu as le cœur.

DAVID : Man jet Lee m’a do un truc. Merdeeeuhh !!!

RODDY : Quoi type ?

DAVID : j’étais sur le point de lui djoss que je la ya, l’idiot entre alors que la pause n’étais même pas encore fini. L’affaire-là ma tchop

RODDY : haha… ekeihh abon ?

DAVID : Gars laisse. Mais bon je lui ai donné rendez-vous demain. Elle est trop cool je crois que demain je n’aurai plus de frayeur à lui parler

RODDY : gars tu as fait un grand pas en avant. Je ne dois plus te conseiller, je te laisse faire type. Surement c’est ta chance comme ça. Voilà même watt (prof de physique) qui came. Bon man je te laisse je go sur mon banc.

David venait selon lui de faire le plus grand pas de sa vie. Causer avec Nanou, la go la plus classe du lycée. Il n’arrivait pas à croire que cette fille ait accepté causer avec lui. Non seulement causer, mais être si cool. Il n’était plus luimême. Même pendant le cours de physique, à peine il se concentrait. Il voulait sortir rejoindre Nanou bien qu’elle soit en cours, mais c’était impossible.

Il était 15h30 quand les cours sont finis. David qui d’habitude rentrait avant qu’on n’ait même remarqué son absence est resté ce jour devant sa salle dans l’espoir de revoir Nanou passer et lui dire au revoir si possible. Mais il n’avait pas de chance ce jour. Nanou était rentré bien avant lui. Il est rentré il n’avait pas de choix.

La maison était sèche, aucun bruit, il est entré chez lui sa mère venait de rentré du marché. C’était une bayam-sellam. Elle achetait du haricot, du maïs et les fruits et les revendait. Orphelin de père et ainé d’une famille de 5 enfants, David avait l’habitude de rentrer chaque soir de l’école, aller au marché coudre quelques sacs d’arachide pour avoir entre 1000f et 1500f chaque soir. Puis il les répartissait entre ses cadets pour qu’ils puissent au moins manger le lendemain.

C’est ainsi qu’il s’est changé, il a pris ses cordes et aiguille puis est allé au camp arachide pour essayer de se battre. Il aimait sa famille il adorait sa mère qui se battait aussi mains et pieds pour la survie de ses enfants. Il semble Nanou avait donné à David un certain enthousiasme. Il travaillait plus dure qu’avant et est rentré ce soir vers 20h avec 2000f en poche. Il s’est lavé et a mangé le couscous légume que sa chère maman venait de préparer.

SA MERE : Mon fils pourquoi tu as bonne mine aujourd’hui comme ça ?

DAVID : Mama laisse… parfois il faut ça SA MERE : Tu as bien travaillé ?

DAVID : Euh oui par rapport aux autres jours et toi maman, le marché sa donne ?

SA MERE : ah Le Grand (son surnom à la maison) je ne sais même pas comment je vais faire le marché est devenu dure comme il n’est pas permit. Le prix du haricot a chuté jusqu’à et tu sais que nous sommes en saison pluvieuse donc le haricot ne sort pas trop. Je ne sais pas comment je vais faire.

DAVID : Ma’a ça va aller, ok ? Un jour ces moments de tristesse vont se transformer en moment d’allégresse.

SA MERE : Sans toi mon fils pour me réconforter comme ça je serai où ? Werhh pa’a David tu es parti si tôt pourquoi (pleurant) regarde tes enfants, regarde la misère où nous sommes…

DAVID : Maman ne pleure plus ça va aller, voilà pourquoi on bosse dur à l’école. Je ne vais jamais te laisser seule. (Prenant sa mère dans ses bras)

SA MERE : Tout ça pourquoi Georges (nom du père de David) tout ça pourquoi ? Je t’avais bien dit de faire attention à tes amis là, voilà ils t’ont tué. On va devenir quoi sans toi (pleurant)

Ce soir-là ce n’était pas facile pour David. Il était l’ainé de la maison, et jouait le rôle du père en même temps. Son père était décédé il y’avait déjà 4 ans de cela suite à une fusillade. Depuis ce jour la situation de la famille allait de mal en pire. Mais les enfants avaient reçu une bonne éducation de base. Personne ne se rebellait ou n’avait commencé la vie de tétutesse comme beaucoup d’enfants qui perdent leur père jeune. Ils étaient au contraire, très obéissants, ils avaientaccepté la vie telle qu’elle s’était présenté. Avec la nourriture ou sans nourriture ils aimaient toujours rester dans la paix et confiant à un avenir meilleur.

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