7

Au cœur du ranch...

Dallan s'approcha du corps inerte de cet individu et le retourna pour avoir un aperçu de son visage. Terrifié, l'inconnu mit les mains en évidence lorsqu'il vit l'arme braquée sur lui.

- Ne me tirez pas dessus, balbutia-t-il en affichant un regard horrifié.

- Que faisais-tu dans ma maison ? Le questionna-t-il.

Le gamin se redressa lentement et tenta de se lever. Dallan l'attrapa par le col de son chemisier tout en le fusillant du regard. Le gamin frémit et baissa furtivement les yeux.

- Tu parles ou j'appelle la police, le menaça-t-il sur un ton sévère.

- Non pas la police, supplia-t-il d'une voix morne. Je vais parler, mais pas pitié, baisser votre arme.

Dallan relâcha le col de son chemisier et promena lentement son regard sur lui. Il était assez maigre et portait des vêtements vieux. La botte qui emprisonnait son pied droit était trouée au niveau de la pointe. Il avait une peau crasseuse et son chapeau dont la couleur délavée recouvrait ses cheveux qui avaient besoin d'entretien. Ce gamin le fit presque pitié qu'il n'hésita pas à baisser son arme. Mais il n'était surtout pas disposé à se ramollir. Il était entré quand même chez lui par effraction et avait volé son cheval.

Heureusement pour lui, il l'avait attrapé à temps.

- Qu'est-ce que tu comptais faire avec ce cheval. Le vendre peut-être ? Personne ne te l'aurait acheté. Ils penseront sûrement que tu l'as volé.

- Non ce n'était pas mon intention.

- Ah oui ? Cingla-t-il en donnant un violent coup sur son torse manquant de le faire échouer au sol. Quelle était donc ton intention ? Sale voleur.

- Un homme m'a donné Cinquante dollars pour que je mette du feu à votre ranch, avoua-t-il.

Tétanisé par ce qu'il venait d'entendre, il demeura interdit. Tandis que ses traits se crispaient il reprit brusquement le col du chemisier du gamin et le plaquait contre le bois de la maison.

- Qu'est-ce que tu dis ? Grogna-t-il en se retenant d'abattre son poing qu'il avait déjà formé, sur le visage du gamin qui devenait soudainement pâle.

D'une main tremblante, il retira de sa poche les cinquante dollars qu'il tendit à Dallan. Il darda sur ces billets un regard rempli d'animosité. Cette misérable somme pour réduire en cendre tout ce qu'il s'était donné du mal à construire pendant plusieurs années, songea-t-il avec irritation.

- Je vous en prie, n'appelez pas la police. Si j'ai accepté cet argent, c'était pour me payer de quoi nourrir mes frères.

Dallan le tenait toujours par le col et le fixait de ses grands yeux sombres.

- Il... il fallait que je m'assure que vous soyez dans la maison avant que je mette le feu, reprit-il d'une voix qu'il se voulait désolée.

Dallan le relâcha finalement pour contrôler la rage qui bouillonnait en lui. Il ne pouvait pas encaisser l'idée d'être brulé vif si les choses se passaient autrement. S'il ne s'était pas rendu au commissariat il serait surement carbonisé à l'heure qu'il est. Cette pensée l'horrifiait au plus haut point.

- Qui est ce misérable qui t'a donné cet ordre, tonna-t-il sévèrement.

- Je ne le connais pas vraiment. Il m'a aperçu dans la rue entrain de quémander et il s'est approché de moi. Il m'a ensuite emmené chez lui pour me faire part de...

Il s'arrêta pendant un moment et se mire à sangloter. Il avait terriblement honte. Il était prêt à commettre un meurtre pour une misérable somme. Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire d'autre. Il n'avait pas eu le choix. Depuis la mort de leurs parents, il s'était occupé tout seul de ses frères. Étant d'une famille très pauvre, les circonstances l'obligeaient à trainer toute la journée dans la rue pour quémander puisque leurs parents ne leur ont rien laissé. Il n'avait jamais réussi à réunir cinquante dollars et lorsque cet homme lui avait proposé cette somme en échange d'un service qu'il devrait lui rendre il avait

immédiatement sauté sur l'occasion sans vraiment réfléchir aux conséquences. Tout ce qu'il voulait, c'était que ses frères mangent à leur faim. En comptant ses billets il avait pensé à la bonne bouffe qu'il allait enfin acheter pour ses frères.

- Arrêtes de couiner et parle, s'énerva Dallan.

Il était tout rouge de colère et manquait d'exploser. Remarquant qu'il l'effrayait autant il dût se calmer. Il passa rageusement ses mains dans sa chevelure attendant qu'il se décide enfin à continuer.

- Il m'a promis me donner plus d'argent une fois...

- C'est bon ferme là, Je ne veux plus rien entendre, marmonna-t-il.

Il était dépassé et ne voulait rien entendre davantage. Qui Pouvait bien vouloir sa mort ? Il n'avait jamais eu de problème avec personne et s'était si bien comporté avec tous les citoyens de comanche flats.

- Bien sûr ! Le ravisseur. Pourquoi n'ai-je pas pensé plutôt. Il n'y a que lui qui peut bien vouloir ma mort, maugréa-t-il avec un rictus de colère.

Il enfonça rapidement sa main dans l'une des poches de son pantalon et ressortir une feuille blanche qu'il déplia. Il braqua la feuille blanche sur laquelle était représenté le portrait-robot du ravisseur sur le visage livide et larmoyant du gamin.

- C'est bien cet homme qui t'a donné cet argent ? Demanda-t-il espérant tout de même que ça soit lui.

Le gamin fixa minutieusement le portrait-robot et hocha vivement la tête.

- Oui, c'est bien lui.

Il replia la feuille et la remit dans sa poche. Ensuite, il poussa le gamin vers son pickup.

- Tu vas me conduire chez lui.

Il l'engouffra à l'intérieur de sa voiture et s'apprêtait à prendre le volant quand il vit une voiture de police venir vers son ranch. Le gamin paniqua et tenta de s'enfuir, mais Dallan le défendit de faire quoique ce soit.

- N'y tente même pas, le prévint-il en pointant sur lui un doigt d'avertissement.

- Pitié, ne les laisser pas m'emmener, supplia-t-il.

Dallan ferma la portière et s'assurait qu'elle était bloquée avant de rejoindre le commissaire qui était déjà sorti de sa bagnole.

- Qui est ce gamin dans votre voiture ?

- Aviez-vous trouvé une piste ? S'empressa-t-il de demander préférant ignorer sa question.

- Oui. Je tenais à vous informer. Un homme aurait aperçu le ravisseur dans une boutique de quincaillerie.

- Qu'est-ce qu'il pouvait bien faire là-bas, s'enquit-il en plissant le front.

- C'est ce qu'on saura bientôt.

- Bientôt, répéta-t-il en fronçant les sourcils. J'en étais sûr que ça allait être une perte du temps en faisant appel à vous.

- Garcia ! J'espérais au moins que vous vous réjouirez en entendant cette nouvelle. Nous sommes sur le point de coffrer ce type.

- Si vous me permettez, j'ai des choses à faire, dit-il en pivotant.

Le commissaire le regardait s'éloigner et exhala un soupir face à son attitude. Et dire qu'il avait fait tout ce chemin ne serait-ce que pour atténuer son inquiétude.

***

- Creuse plus vite ! Je n'ai pas toute la journée.

Du coin de l'œil, Cunégonde toisa son ravisseur tout en se maudissant de lui avoir fait confiance dès le premier jour. Le visage larmoyant, elle creusa paresseusement tandis qu'une vague de panique la submergeait. Elle creusait sa propre tombe, seigneur ! Sa propre tombe. Elle savait que tôt ou tard qu'elle finirait pas quitter ce monde puisque c'était une éventualité au quelle personne ne pouvait y échapper, mais jamais elle n'aurait pu imaginer quitter ce monde de cette façon. Une balle dans la tête, lui avait-il, dit lorsqu'il lui avait donné la pelle. Ensuite, il la couvrirait avec le sachet plastique noir qu'il avait soigneusement plié et déposé sur la chaise. Et pour finir, il la jettera dans ce trou comme un animal. Comme elle aimerait profiter du fait qu'elle soit dans les bois pour prendre ses jambes à son cou, mais il ne la quittait pas d'une minute. Et cela l'irritait. Elle ne voulait pas mourir de cette façon. Elle était encore jeune et avait tout l'avenir devant elle. Si seulement elle avait pu se sevrer de sa dépendance elle n'en serait pas là, songea-t-elle avec frustration. Essoufflée, elle cessa sa manœuvre pour reprendre son souffle.

- T'ai-je dit de prendre une pause ? Brailla-t-il en la foudroyant du regard.

- Auriez-vous au moins l'amabilité de m'accorder ne serait-ce qu'une petite minute le temps de m'y faire à cette sinistre éventualité ? Vociféra-t-elle en lâchant brusquement la pelle au sol. Je n'en peux plus, ajouta-t-elle en s'affaissant sur le sol froid.

Elle se cala contre un arbre et se recroquevilla sur elle-même.

- Vous savez, vous n'êtes pas obligé de le faire, elle parla d'une voix mêlée de peur et de nostalgie.

Elle leva la tête pour voir sa réaction. Il avait toujours les yeux froids braqués sur elle. Elle n'aurait donc aucune chance à l'attendrir ? Comment ne pouvait-il pas ressentir de la pitié pour elle ? Ne pouvant pas supporter la froideur de son regard, elle leva les yeux au ciel.

- Vous pouvez changer d'avis et me laisser m'en aller. Je ne porterai pas plainte, reprit-elle.

Même si la probabilité qu'il la relâche était minime, elle se permettait quand même d'avoir espoir. Elle entendit un ricanement mettant à néant le peu d'espoir qu'elle avait. Il s'approcha d'elle avec son flingue en main. Ça y est ! Il allait la tuer, songea-t-elle avec la boule au ventre. Elle ferma les yeux, serra ses jambes contre elle. Tandis que le rythme cardiaque de son cœur s'accélérait elle fit une prière silencieuse. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien faire d'autre dans une situation pareille ? Plusieurs secondes s'étaient écoulées et elle se rendit compte qu'elle était toujours en vie. Elle ouvrit un œil et remarqua qu'il était toujours là avec le flingue braqué sur elle.

- J'aimerais bien te garder pour moi. Tu es si belle et ton sale caractère a le don de m'exciter, fit-il d'une voix onctueuse en passant ses doigts dans sa chevelure. J'ai toujours eu un faible pour les rousses et tu aurais été une très bonne compagne, tu sais ?

Durant ces mois, il s'était forcé à contrôler ses pulsions pour ne pas franchir la limite que son boss l'avait imposé. Et maintenant qu'il n'avait plus besoin d'elle pourquoi ne pas en profiter pour assouvir son désir.

La dangereuse lueur qui planait dans les pupilles de son ravisseur la fit frémir de peur. Par le regard qu'il lui jetait, elle comprit qu'il avait une idée derrière la tête. Elle en fut horrifiée qu'elle se mit à trembler. Il ne manquait plus que ça ; qu'il la regarde de façon perverse la répugnait. Elle aurait préféré qu'il lui mette une balle en même temps, car elle ne supporterait pas qu'il la touche. Alors qu'il descendit sa main baladeuse sur sa joue tuméfiée ses yeux se brouillaient de larme. Il caressa ses lèvres de son pouce et se pinçait la lèvre inférieure comme pour montrer

qu'il la désirait. Son acte rebutant lui donnait envie de vomir.

- Arrêter, couina-t-elle.

Le sourire cynique qui planait sur les lèvres de son ravisseur l'épouvantait. Il pouffa et arrêta son geste pour le plus grand bonheur de Cunégonde.

- Mais les ordres sont les ordres, trancha-t-il en pivotant. Maintenant creuse.

Dallan gara son pickup devant une maison presque inhabitable. Cette maison qui risquait de s'écrouler à tout moment était envahie par une végétation très dense. Elle était dépourvue de fenêtre et Dallan pouvait voir l'intérieur. Il l'inspecta longuement sans bouger de sa caisse et jura entre ses dents. C'était donc dans ce taudis qu'il retenait Cunégonde. Alors qu'il s'empara de son fusil, il réalisa qu'il faisait une folie. Etait-ce prudent de sa part de se jeter dans la gueule du loup avec un fusil polydermique ? Ce serait un acte suicidaire puisque contrairement à lui, ce ravisseur possédait une vraie arme avec de vraie balle. Tant pis, il allait se débrouiller avec. Cunégonde avait besoin de lui et il n'allait pas se permettre de ne pas lever le doigt pour la tirer des griffes de ce misérable. Il avait cette fois-ci l'opportunité de sauver une vie.

- Vous allez entrer ? Demanda le gamin.

- Bien sûr. Qui d'autre va le faire ? Toi peut-être ? Cet homme à séquestrer une femme et je me dois de la sauver. Toi, tu restes ici et tu ne bouges pas.

Sans plus attendre, il sortit du pickup et s'approcha d'un pas lent vers la maison abandonnée. Il grimpa les trois marches et constatait que la porte d'entrée était légèrement ouverte. Il l'ouvrit délicatement et promena son regard dans la pièce. Des restes de repas ainsi que plusieurs bouteilles d'alcool vides trônaient sur la table basse usée. D'un pas très discret, il longeait un couloir tout en prenant ses gardes. Il actionna le poignet d'une porte et une mine parut sur ses lèvres quand il ne vit personne. Se pourrait-il qu'il l'ait emmené ailleurs ? Se demanda-t-il. Au comble à la fureur, il referma la porte d'un bruit sec et pivota pour prendre le couloir opposé. Celui-ci menait directement vers la cuisine. Il fut aussitôt gagné par l'anxiété lorsqu'il vit un tissu imbibé de sang sur le vieux comptoir. Lorsqu'il s'approcha de plus près il constata avec horreur que ce bout de tissu provenait de la robe que portait Cunégonde. Son cœur se mit à battre violemment. Soudain, il entendit un coup de feu provenant des bois. Il s'approcha de la petite fenêtre et fixa longuement la forêt.

- J'espère que ce n'est pas ce à quoi je pense, marmonna-t-il avec appréhension.

Il sortit rapidement de la maison et la contourna pour regagner la forêt. Toujours armée de son fusil, il marchait dans les bois. Alors qu'il avançait résolument il entendit soudainement quelqu'un crié. Il reconnut aussitôt la voix de Cunégonde. Il s'alarma et courut dans la direction où provenait ce cri.

Le ravisseur plaqua sa main sur la bouche de Cunégonde pour étouffer ses cris. Cunégonde la retira de force et enfonça ses dents dans le revers de sa main. Il émit un cri de douleur et massa sa main ensanglantée. Cunégonde profitait du fait qu'il porta son attention sur sa main pour prendre la fuite. Avant même qu'elle ne fasse un pas il s'empara du bas de sa robe et la plaqua au sol. Il s'écrasa sur elle et déchira d'un bruit sec le haut de sa robe. Il contempla sa poitrine menue avec avidité. Les yeux brouillés de larme Cunégonde essaya désespérément de se dégager.

- Arrête de t'agiter. Bon sang ! Je vais te donner du plaisir avant que je ne t'envoie dans l'au-delà. Tu verras, tu vas aimer.

Cunégonde écarquilla les yeux lorsqu'il remonta sa main sous sa robe. Malgré la torture qu'elle ressentait elle parvint quand même à hurler un '' À l'aide ''.

- Tais-toi ! Personne ne peut t'entendre, aboya-t-il.

Fatiguée de lutter, elle ferma ses yeux et une larme roula sur sa joue. Pourquoi se donner du mal pour se libérer ? Il finirait par l'avoir et lui mettre une balle dans la tête. À contre cœur, elle resta immobile et gardait toujours les yeux fermés.

- Voilà j'aime quand tu te...

Cunégonde ne sentit plus le poids de son corps sur le sien. Elle ouvrit les yeux et découvrit Dallan qui lui assénait des coups aussi violents. Cunégonde ne savait plus si elle devrait sauter de joie ou pleurer tellement elle était sous le choc. Elle se leva du sol et s'adossa contre un arbre pour reprendre sa respiration. Dallan continuait à assommer son kidnappeur comme un forcené.

- T'en prendre à une femme sans défense, aboya-t-il en abattant son poing dans sa figure. Quel misérable!

Il le traîna au sol et le projetait contre un arbre. Il l'attrapa ensuite par le col de son chemisier et le souleva.

- Ça, c'est pour avoir envoyé ce gamin pour mettre du feu dans mon ranch, brailla-t-il en le donnant un coup dans le bas de son ventre.

Il le jetait au sol et ramassa une grosse pierre avec laquelle il le fracassa la tête. Cunégonde poussa un cri horrifié lorsqu'elle aperçut son crâne. Dallan se releva après s'être assuré qu'il était mort. Cunégonde se jeta sur lui et l'étreignit fortement. Elle était tellement soulagée de le voir. Elle s'effondra désespérément sur lui tandis qu'il la pressait contre son corps. Le contact de sa poitrine dénudée le fit frémir. Il aurait voulu se desserrer d'elle pour mettre fin à l'étrange feu qui courrait dans ses veines, mais elle s'était accrochée à lui au point où il avait du mal à respirer.

- Oh j'ai cru que vous étiez mort. Je suis si heureuse que vous n'ayez rien. Vous aviez pris des risques pour moi Dallan. Ça je ne l'oublierai jamais.

- Vous me devez un repas, je vous rappelle.

- Ne me dites pas que vous aviez pris tout ce risque juste pour Ça, fit-elle choquée.

- Je m'arrange toujours pour que les gens honorent leurs promesses, dit-il en la forçant à se desserrer de lui.

Il promena un regard inquiet sur elle tandis que sa mâchoire se crispa. Il retira son chemisier et la couvrit avec.

- Ne vous inquiétez pas pour moi, murmurait-elle lorsqu'elle lut de la culpabilité dans son regard. Il n'a pas eu le temps de tenter quoi que ce soit.

- C'est ma faute Señorita. Je n'ai pas su vous protéger, fit-il en prenant un air désolé.

- J'étais tout près quand ce fumier vous a frappé. Avec le coup que vous aviez reçu il était carrément impossible que vous tentiez quoi que ce soit pour me sauver. Vous étiez inconscient.

- Bien sûr, mais j'aurais dû être vigilant. J'aurai dû me douter qu'il reviendrait. Il n'avait pas été satisfait de ma réponse lorsqu'il m'avait demandé si je vous avais vu dans les parages cette nuit-là.

- Jamais je n'ai eu aussi peur de ma vie Dallan, soupira-t-elle en posant délicatement sa tête sur son torse. Je suis bien contente qu'il soit mort. Je n'ai plus rien à craindre.

- Partons maintenant, déclara-t-il en la fixant de ses grands yeux bleus.

Il passa son bras autour de son cou et l'aida à marcher jusqu'à sa voiture. Lorsque Cunégonde aperçut le garçon qui était à l'intérieur de la voiture, elle lui jeta un regard curieux.

- C'est une longue histoire Señorita.

Il la fit asseoir délicatement sur le siège arrière et contourna la voiture pour reprendre son siège.

- Estime-toi heureux que je n'envisage pas de te mettre dans la main de la police, fit-il à l'endroit du gamin.

Celui-ci baissa furtivement la tête.

- La police ? S'inquiéta Cunégonde. Pourquoi la police ?

- Je vous raconterai tout après, promit-il.

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