Les ténèbres
Les ténèbres
Author: Winnie
Chapitre 1

« Après que vous aurez souffert un peu de temps, le Dieu de toute grâce, lui qui, dans le Christ Jésus, vous a appelés à sa gloire éternelle, vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables » 1 Pierre 5, 10.

C’est en ces termes que le pasteur commença son culte. Elle l’écoutait les yeux fixés sur sa bible.

Elle était toujours au troisième rang. Vêtue d’une robe en tissu africain qui cachait son énorme ventre.

Ventre dans lequel se trouvait un bout de chou qui allait bientôt voir le jour.

Il est dix heures dans la ville de Yaoundé centre du Cameroun. Naomie, une jeune femme et étudiante de vingt ans écoute la parole comme tous les dimanches dans son église.

Après avoir vécue une vie de déceptions et de souffrance, elle s’est tournée vers le tout puissant. Elle est enceinte de huit mois et est hébergée par son oncle. Un homme très riche et influent.

Le pasteur, prêche la parole. Les fidèles l’écoutent attentivement. Aujourd’hui elle se sent prête à confesser.

Après le culte, la queue est longue. Tout le monde veut rencontrer le pasteur. A côté d’elle, une dame âgée, avec une canne et son pieds gauche bandée. Cette dame semble souffrir et avoir mal. C’est au tour de Naomie de rencontrer le pasteur pour exposer son problème.

Elle regarde cette dame âgée avec pitié et se dit que son problème doit être plus grand que le sien. La salle se vide il ne reste plus que les choristes, cette vieille dame attendue par ses enfants à l’extérieur et Naomie.

Pasteur : ma fille approchez

Elle regarde à côté d’elle. Fixe cette dame avec pitié et décide de lui parler.

Naomie : maman je vais attendre. Passez avant moi

La dame se précipite vers le pasteur en remerciant celle-ci. Naomie regarde en direction du pasteur qui est touché par son geste.

Elle s’éloigne pour laisser la dame exposer son problème. Elle écoute le pasteur prier en imposant les mains sur la jambe de cette dame.

Pasteur : n’aie pas peur, crois seulement. La prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le relèvera. Ta fille ici présente demande un miracle dans sa vie. Toi, qui es le plus grand médecin agit e jour de son opération afin que tout se passe bien.

Naomie se rendit donc compte que la femme allait être opérée. Cette dame rencontrait des difficultés à marcher mais qu’est-ce qui est impossible au plus haut ? Rien.

Quand le pasteur avait fini avec cette dame il demanda à Naomie de s’approcher. Elle avait peur car elle n’avait jamais rencontré un homme de Dieu d’elle-même. Elle avait beaucoup à exposer et avait besoin d’une oreille attentive.

Pasteur : ma fille c’est quoi cette tête ? 

Naomie : je ne sais par où commencer 

Pasteur : par le début

Naomie : l’histoire est tellement longue

Pasteur : j’ai tout le temps. Notre père nous fait grâce

Naomie : merci pasteur

Pasteur : je t’écoute ma fille !

Naomie : je suis Naomie jeune fille de vingt ans. Je vis avec mon oncle. À la suite d’un accident tragique j’ai perdu mes parents. Mon père avait fait une hémorragie cérébrale par suite d’un accident de la route. Ma mère, ne pouvant pas accepter son retour s’est donné la mort en consommant un poison

Pasteur : oh Seigneur, en étant attristé.

Naomie : j’étais alors en classe de terminale. J’étais devenue la risée de mon quartier car ma mère s’était suicidée. Aujourd’hui je porte encore le fardeau de cette souffrance

Pasteur : il n’y a point de honte pour un enfant de Dieu

Naomie : merci pasteur. Mes parents ne m’ont rien laissé car ils se battaient à leur niveau. Heureusement que mon oncle m’a pris en charge. En effet, le frère de ma mère aujourd’hui décédée est très riche

Pasteur : Dieu soit loué

Naomie : hélas, avec lui ce n’est pas de tout repos. De son vivant, ma mère refusait tout ce qui pouvait venir de lui. Je n’ai compris la raison qu’aujourd’hui

Pasteur : quelle est-elle ? 

Naomie : l’origine de son argent est louche. Je ne peux dès lors le juger. Il m’a accepté et même quand j’ai porté cette grossesse il a fermé les yeux dessus

Pasteur : quant au père de l’enfant, ça se passe bien ? 

Naomie : quand j’ai obtenu mon baccalauréat, j’étais abattue par suite de la perte de mes parents. Quand je suis allé à l’université j’ai fait la rencontre d’un homme charmant en rentrant chez moi. Il a su toucher où personne n’avait accès. Il savait me consoler et était toujours présent. Dans cette confiance aveuglée je lui avais offert ma virginité

Pasteur : j’ose imaginer la suite

Naomie : oui j’avais attrapé des douleurs abdominales. Je ne voyais plus mes règles et j’étais tout le temps fatigué. J’avais cherché à joindre mon copain et il m’avait clairement dit qu’il n’était pas prêt à être père. Il m’a raillé de sa vie

Pasteur : c’est vraiment triste

Naomie : je l’ai appelé mais il m’avait bloqué partout. J’avais commencé à ne plus aller en cours. Mon oncle était de plus en plus désagréable avec moi. Surtout quand j’ai commencé à venir dans cette église

Pasteur : Dieu est grand ma fille

Naomie : pasteur j’ai fait un rêve et c’est pourquoi j’ai décidé de vous voir. J’accouche bientôt et je crains le pire

Pasteur : tout ira pour le mieux on vous mettra en prière

Naomie : merci pasteur

Il avait commencé une prière avec elle. Après la prière elle était rentrée.

A son retour, elle chantait des cantiques. A son arrivée à la maison son oncle n’était pas là. Elle avait fini des tâches ménagères et avait même cuisiné.

Après quelques instants, elle entendit des voix. Une femme rigolait. Elle se précipita donc vers la salle pour voir de qui il s’agissait.

Naomie : oh bonsoir tonton Charles

Il était avec une jeune femme. Son habillement était de taille. Je me demandais comment elle pouvait sortir comme ça. Elle portait un débardeur qui s’arrêtait au niveau de son ventre. On voyait son nombril qui était enfoncé. Le débardeur s’arrêtait juste en dessous du milieu de ses seins. En dessous, elle avait une jupe qui collait. Ça se voyait qu’elle portait un string. La jupe collait tellement qu’on voyait toutes ses formes.

Avec ses talons vraiment hauts.

Charles : bonsoir Naomie

Dame : elle ne me salue pas ? 

Charles : oh la jeunesse. Montons d’abord on a mieux à faire

Ils étaient partis dans sa chambre. J’avais l’habitude de voir des femmes chez lui. Mon oncle était friqué ce n’était pas n’importe qui. Aujourd’hui elle est brune, demain ça sera une noire, une rouge, une sans fesses ou un avec gros sein.

Il touchait à tout. Mon oncle n’avait pas de limites. Dans sa maison c’était un défilé de femmes. Je n’ai jamais vu le même visage de suite chez lui.

Quand ils avaient fini leur petite affaire, il l’avait raccompagné en lui laissant une grosse somme.

Le soir, mon oncle avait tenu à avoir une discussion claire avec moi.

Naomie : tonton tu as voulu qu’on parle ensemble ce soir

Charles : oui Naomie. Je ne suis pas content de ton comportement

Naomie : mais, qu’ai-je fait tonton ? 

Charles : tu oses me manquer de respect dans ma propre maison

Naomie : tonton j’ai fait quoi ? 

Charles : tu les sais très bien. Tu pars dans cette église pour me critiquer n’est-ce pas ? 

Naomie : je n’ai pas fait ça tonton

Charles : l’origine de mon argent c’est quoi ? Ta mère ne voulait rien de moi de son vivant c’est quoi ? 

J’étais d’abord sous le choc. Il avait ressorti les mots exacts de ce que je disais au pasteur. Comment avait-il fait pour le savoir ? Il n’y avait que le pasteur et moi et ce n’est pas moi qui ai dit cela à mon oncle.

Mais je ne pouvais pas croire que le pasteur lui-même pouvait faire cela. C’était un homme qui luttait pour la justice divine. Il ne pouvait pas être de mèche avec mon oncle. D’ailleurs ils ne se connaissaient même pas.

Charles : tu ne parles plus ? 

Naomie : tonton, je ne sais pas de quoi tu parles

Charles : si tes pieds osent encore frôler le seuil de cette église tu seras à la porte de chez moi. Tu vas te débrouiller pour l’éducation de ton fils

Naomie : mon fils ? 

Charles : oui

Comment mon oncle savait-il que j’attendais un garçon. Le jour de mon échographie j’étais toute seule. Il n’avait aucun contact avec le gynécologue. Il se chargeait juste de payer les factures.

Charles : tu sais pourquoi tu es encore chez moi ? Tout simplement parceque ta mère a été une petite sœur exemplaire

Naomie : tonton je ne vais plus te désobéir

Charles : tu as intérêt

Il avait fini de parler et était parti dans sa chambre. Je n’avais plus la possibilité d’aller aux enseignements bibliques et aux prières. C’était plus fort que moi.

Je l’avais désobéi un vendredi de prière. Une fois sur le lieu, un frère c’était approché de moi et il m’avait dit qu’une tempête approche. Je ne comprenais rien à cela.

Naomie avait fixé ce frère qui avait demandé une prière intense pour elle. Le groupe de prière avait décidé de jeuner pour elle.

Enceinte, et bientôt à terme, elle ne pouvait pas faire ce jeun intense.

Naomie était rentré chez son oncle. Il savait très bien où elle se trouvait mais il ne lui avait rien dit.

Quelques heures après des hommes étaient venus à la maison. Naomie trouvait ces hommes étranges. Au milieu d’eux il y avait une femme. Elle portait une grande robe blanche.

Ces hommes étaient tous vêtus en veste noire. Il était exactement vingt trois heures. Elle ne trouvait pas le sommeil et elle avait entendu des voix. Elle était alors sortie de ma chambre pour voir et avait vte fait chemin retour vers sa chambre.

Ils semblaient faire une réunion. C’est la dame qui était chef d’orchestre de cette réunion. Les hommes présents ainsi que l’oncle de Naomie s’inclinaient quand elle prenait la parole.

Naomie avait très peur et avait commencé à prier. Quand sa prière était intense, la porte s’ouvrit. Un vent s’empara de sa chambre et son oncle était juste devant.

Charles : tu m’as encore désobéi à partir d’aujourd’hui les portes resterons fermées tu ne pourras plus sortir jusqu’à ton accouchement

Naomie : ton ne fait pas ça s’il te plaît

Elle parlait en vain. Son oncle n’était pas sur le point de changer d’avis. Il avait fermé sa porte de chambre et était parti autour de la table avec ses invités.

Dieu seul sait de quoi ils pouvaient bien parler. Le fait que son entre comme ça dans sa pièce à coucher l’avait trouvé qu’elle avait arrêté de prier. Est-ce que c’était son but ? 

En tout cas, ils avaient l’air heureux. Un évènement semblait se préparer. De quel évènement s’agissait-il ? 

Naomie, écoutait à travers la porte de sa chambre. Mais, elle ne pouvait rien capter. Comment allait-elle faire ? Elle avait songé à s’enfuir mais ça allait être une mission impossible.

Elle s’était couchée et elle avait ressenti des douleurs étranges.

Naomie : hum le bébé là veut déjà sortir ? Mon fils ce n’est pas encore le moment hein

Peu importe la position qu’elle prenait elle avait mal. A deux heures, elle avait donc appelé son oncle car ses douleurs ne s’arrêtaient pas.

Naomie : ton je ne comprends pas j’ai très mal il veut sortir on dirai

Charles : tout va bien. C’est normal il ne va pas sortir maintenant on n’a pas encore terminé le processus

Naomie : quel processus tonton ? 

Charles : dort tranquille. Les choses suivent leur chemin normal

Naomie avait le cœur qui battait mille à l’heure. Elle se posait alors beaucoup de questions.

Naomie : Seigneur je ne sais pas ce qui se manigance. Tu m’as révélé beaucoup dans mon dernier rêve. Si je dois partir accepte moi dans ton royaume. Ne m’abandonne pas entre les mains de l’ennemi. Je ne peux me tourner vers personne à part toi

Après cette prière elle s’était endormie. Dans la nuit, elle avait du mal à rester endormie. Elle se levait tout le temps. Il était quatre heures du matin quand elle se leva pour aller aux toilettes.

Elle croisa son oncle qui était au salon avec une bougie.

Naomie : tonton pourquoi tu n’allumes pas la lumière ? 

La personne n’avait pas répondu. La personne était d’ailleurs statique. Mais, il n’était que deux dans la maison. Elle n’avait pas de raison de s’inquiéter.

Il faisait noir dans le salon Elle voyait la personne de dos. Elle n’avait pas allumé et était partie jusqu’aux toilettes dans le noir. Une fois aux toilettes, elle s’était assise après avoir levé la lunette. Elle avait pissé. 

Quand elle avait fini, elle a pris du papier hygiénique pour s’essuyer comme d’habitude. En s’essuyant, elle avait remarqué qu’un liquide sortait toujours d’elle. Elle se leva et regarda donc. 

Elle avait à l’instant été envahie par un sentiment de peur. Du sang coulait sans cesse. Elle avait crié et avait fermé les yeux très forts.

Elle avait fait une petite prière avait tiré la chasse d’eau et était repartie dans sa chambre.

Elle passa de nouveau par le couloir et son oncle ne bougeait toujours pas. Elle tenta encore de l’appeler

Naomie : mais tonton ? 

Tout d’un coup un vent souffla dans la salle alors que les portes étaient fermées. Elle avait été effrayée et la bougie ne brillait plus, elle s’était éteinte.

Elle avait alors pris son courage à deux mains pour voir ce que son oncle faisait debout avec une bougie allumée dans les mains.

Notons qu’elle pouvait apercevoir les formes de son oncle et le voir debout car il y avait la lumière extérieure qui tapait par la fenêtre. Mis cette sombre lumière n’était pas suffisante pour se déplacer avec aisance.

Elle alluma et poussa un soupir. Il n’y avait personne. Son oncle n’était pas debout avec une bougie.

Mais, quelque chose la troublait, il n’y avait pas la bougie non plus. Elle était tellement troublée et elle se disait que c’était le stress de l’accouchement à venir.

Elle retourna dans son lit mais en partant elle avait eu l’impression de voir quelqu’un passer.

Naomie : Seigneur il y a quoi ? 

Elle se coucha en paix et avait trouvé son sommeil. Le lendemain, elle se réveilla tranquillement.

Quand elle priait, elle entendit la télévision. Le son était tellement fort qu’elle se sentit troublée et était partie pour arrêter la télévision.

Là encore, rien n’allait se dérouler comme elle le pensait.

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