Chapitre 5

  

  

  Quelle cruauté. Abuser du fils de sa nièce. A croire qu’on ne vit que pour effectuer ses propres objectifs et oublier l’impact de nos autres sur la vie des autres.

  A la place de ce petit être innocent qu’aurez-vous fait.

  

  ** Charles **

  C’est enfin fait. Aujourd’hui tu pleures mais grâce à cet acte tu seras le plus heureux du monde. Le maître suprême. Rien ni personne ne pourra te dépasser. Ton esprit et âme sont désormais une véritable armure.

  Personne ne pourra te toucher. Tu marcheras comme le veux Lucifer. Tu seras le plus grand et tu détourneras tellement d’âmes. Bienvenu parmi nous mon roi.

  

  Quand son oncle avait fini de sodomiser ce petit garçon, il s’était mis à genoux à ces pieds. Un souffle fort entra dans la pièce où il se trouvait.

  

  Charles : maître je sais que tu es là

  

  Charles tremblait face à ce petit garçon qui ne savait rien de ce qui se passait. Il continuait à pleurer. Du haut de ses sept ans, il pouvait quand même savoir que ce que son papa avait fait n’était en aucun cas bien.

  Charles était à genoux et le petit Mickael ne pouvait bouger. Il était comme paralysé. Quelques minutes après, Charles monta dans sa chambre pour se doucher.

  Cela étant, il était sorti pour continuer ses aventures. Mickael était honteux. Pendant des jours, il était triste. Plus les semaines passaient, plus sa relation avec Charles se dégradait.

  De l’autre côté de la ville, grandissait une jeune fille avec ses parents. Elle avait deux sœurs ainées.

  Mélania était la dernière de ses parents. On peut dire que rien n’était gagné avec cette petite file de six ans au fort caractère.

  

  Samy : papa et maman rentrent bientôt je vous préviens il faut essuyer ce que vous avez versé là

  

  Samy était l’ainée des trois sœurs. Elle avait douze ans et était déjà une fille très responsable

  

  Mélania : tu ne peux pas essuyer toi-même ? 

  

  Samy : oh père tu parles à qui comme ça ? 

  

  Mélania : quinus le petit frère de t’anus

  

  Samy : je vais ta taper hein

  

  Mélanie : avec quelle force ? 

  

  Samy : il faut me respecter tu es ma petite sœur 

  

  Mélania : hum mieux je ne te réponds pas avec tes pieds de chiques là

  

  Mélania était très irrespectueuse. Son père disait souvent que s’il avait les moyens il devait faire un test de paternité. Il était prêt à mettre sa main au feu que cette dernière n’était pas lui. On pouvait déjà voir son orgueil et son arrogance à son jeune âge. Et dire qu’elle n’avait que six ans. Le plus impressionnant dans tout cela était qu’elle avait une intelligence sans pareil auprès de ses deux sœurs.

  

  Samy : va essuyer ça

  

  Mélania avait pris un chiffon et avait tout essuyé.

  

  Mélanie : donc moi j’essuie tout et Laurie ne fait rien hein. Je vois ton gros cœur noir

  

  Samy : Laurie va aussi essuyer avec elle

  

  Mélania : il était temps

  

  Samy : l’enfant si hein chapeau

  

  Quelques minutes après, leurs parents étaient rentrés.

  

  Mélania : papa, mama, en criant

  

  Papa : ça va mes enfants ? 

  

  Mélania : oui papa, en sautant dans ses bras.

  

  Samy : oui papa ça va. Sauf Mélania et sa bouche là

  

  Papa : tu sais que c’est ta petite sœur 

  

  Samy : oui papa

  

  Mama : Laurie va déposer les arachides là dans la bassine noire à la cuisine

  

  Mélania : je veux alors maman

  

  Mama : je t’ai déjà dit quoi ? 

  

  Mélania : de ne plus demander

  

  Mama : et tu viens de faire quoi ? 

  

  Mélania : maman je veux seulement petit comme ta taille

  

  Ses parents avaient éclaté de rire. Souvent, à cet âge les enfants bavardent beaucoup et disent ce qu’ils pensent. Mais, apparemment ils avaient minimisé le cas de la petite Mélania.

  

  Mama : pourquoi petit comme ma taille ? 

  

  Mélania : maman je ne veux pas dire ou tu vas me gronder

  

  Mama : parles alors

  

  Mélania : parceque tu es courte comme deux pommes à genoux

  

  Papa : qui t’apprends tout ça ? 

  

  Mélania : à l’école nor c’est Jean

  

  Papa : hum il faut apprendre à contrôler ça hein. On ne dit pas ça à maman et à personne d’ailleurs

  

  Mélania : j’ai bien dit que je ne voulais pas dire

  

  Papa : excuse-toi

  

  Mélania : pardon maman

  

  Mama : ce n’est rien mon bébé

  

  Leurs parents étaient partis dans la chambre. Ils discutaient et ils parlaient du comportement de leur fille.

  

  Papa : hum Mélania parle beaucoup pour son âge hein

  

  Mama : c’est l’école Jean

  

  Papa : elle va changer d’école l’année prochaine

  

  Mama : oui c’es mieux. C’est comme ça que ça commence souvent

  

  Papa : on doit couper ça maintenant

  

  Mama : je suis totalement d’accord avec toi

  

  Le cas de leur fille inquiétait énormément.

  

  Les semaines passaient et Mickael était de plus en plus distant.

  

  Charles : tu as fait tes devoirs ? 

  

  Mickael : oui papa

  

  Charles : d’accord je vais sortir tu restes calme hein

  

  Mickael : oui

  

  Il était exactement dix-huit heures. Quand Charles était parti Mickael était sorti quelques minutes.

  

  Il regardait les passant. Soudainemnt, deux passants s’étaient arrêtés.

  

  Passant 1 : hé regarde c’est ici que Naomie habitait apparemment

  

  Passant 2 : quel Naomie ? 

  

  Passant 1 : qui était venu à l’église un temps là

  

  Passant 2 : hum tu as la mémoire hein depuis qu’elle a disparu de la surface de la terre celle-là

  

  Passant 1 : apparemment elle avait un cas compliqué hein gars

  

  Passant 2 : tu vas où ? 

  

  Passant 1 : demander au petit garçon là si il la connait

  

  Passant 2 : je viens avec toi 

  

  Passant 1 : allons !

  

  Ils étaient partis vers Mickael.

  

  Passants : bonsoir mon petit

  

  Mickael : bonsoir. Si vous cherchez mon père, il n’est pas là

  

  Passant 1 : non on cherche Nao….

  

  Il n’avait même pas fini sa phrase que Charles avait apparu. Les passants s’étaient retournés vers la voiture derrière. Charles avait garé sa voiture et était descendu.

  

  Charles : bonsoir

  

  Passants : bonsoir

  

  Charles : Mickael va à l’intérieur 

  

  Mickael : d’accord papa

  

  Passants : oh désolé

  

  Charles : que voulez-vous ? 

  

  Passant 1 : connaissez-vous une Naomie ? 

  

  Charles : oui

  

  Passant : on voulait savoir si on peut la voir

  

  Charles : pourquoi ? 

  

  Passant 1 : en passant par là on s’est dit pourquoi pas. Ça fait sept ans qu’on ne la plus vu

  

  Charles : pendant sept ans ? 

  

  Passant 1 : oui c’est absurde

  

  Charles : elle était ménagère ici

  

  Passant 2 : elle n’est plus ici hein

  

  Charles : non elle est repartie dans sa famille à Bafoussam après son accouchement

  

  Passant : ahn on comprend mieux. Merci et désolé de vous avoir dérangé

  

  Les deux amis étaient partis. Charles s’était bien sorti d’affaire. Quand il ne les apercevait plus il était reparti pour ses aventures nocturnes. Il avait spécialement apparu pour que Mickael ne se pose pas de questions sur une certaine Naomie.

  

  ** Charles **

  Chrétiens de malades. Bientôt vous serez tous à nous. On sera l’empire le plus grand de cette terre.

  Il avait commencé à conduire. Sur le chemin, il avait profité pour draguer une femme. Il choisissait bien ses proies. La femme avait d’abord les mèches jusqu’aux gesses. Ses talons étaient de taille. Les faux ongles qui pouvaient même toucher le sol. Les passants se demandaient comment elle faisait sa toilettes intimes. Ses faux cils alors hein, rendaient ses yeux rouges comme la tomate.

  Bien habillée mais elle ressemblait à une femme qui avait d’abord bien faim.

  

  Il s’approcha d’elle avec sa grosse bagnole. Il s’arrêta juste à côté d’elle. Il sifflota

  

  Charles : waouh ! pourquoi une femme aussi belle marche dans la poussière ? 

  

  Femme : oh je ne trouve pas de taxi, en machant son chewing-gum et en manipulant son téléphone hors de prix.

  

  Charles : je peux faire votre taxi

  

  Elle souriait.

  

  Femme : hum vous me draguez là

  

  Charles : je peux toujours essayer

  

  Femme : quand vous me regardez là hum. Ne croyez pas que votre voiture m’impressionne

  

  Charles : ah je peux vous donner plus

  

  Femme : regardez bien dans mes yeux

  

  Il regarda et il avait vu du feu.

  

  Femme : vous voulez toujours me prendre ? 

  

  Charles : tu es en mission ? 

  

  Femme : comme toi. Moi je dois séduire des hommes leur vider de leur sperme et tu connais la suite pour eux

  

  Charles : ah d’accord collègue

  

  Femme : eh oui au service du mal. D’ailleurs je vois une bonne proie en face là

  

  Charles : bonne soirée beauté

  

  Femme : merci. Amuse-toi !

  

  Charles : au fait tu fais ça pourquoi ? 

  

  Femme : oh je n’ai pas le temps pour les questions. Je dois agir

  

  Comme on le dit souvent le diable rode il ne s’arrête pas. Elle était partie pour ses missions diaboliques Charles était intrigué mais avait continué son chemin en quête d’âmes faibles ou fatiguées.

  

  Ce soir-là, il avait fait fort. La reine mère ne pouvait que le féliciter. Il continua sa vie de la sorte. Le pauvre Mickael n’était livré qu’à lui-même.

  

  Des années se sont écoulées mais à leur grande surprise, Mickael n’était toujours pas en action dans leur cercle. Ce dernier avait grandi avec la haine envers Charles. Il le détestait plus que tout au monde.

  

  Charles : tu étais où ? 

  

  Mickael : ça te regarde ? 

  

  Charles se leva de son canapé en cuir. Mickael n’était pas à l’école. Ce dernier avait déjà onze ans.

  

  Charles : à ce que je sache tu es mon enfant. Alors quand je te pose une question j’ordonne une réponse

  

  Mickael : ce n’est pas aujourd’hui que ce que  je fais va t’intéresser

  

  Charles : toute cette semaine, tu n’est pas allé en cours et pourquoi ? Je t’inscris à l’école pour que tu fréquentes et pas pour sécher les cours Mickael, en criant.

  

  Mickael : crier ne servira à rien pauvre pervers

  

  Charles l’avait alors frappé.

  

  Mickael : même si tu me tue, je ne ferai plus jamais ce que tu veux

  

  Charles : tant que je ne te dis pas de monter dans ta chambre tu restes là

  

  Mickael : sinon quoi ? 

  

  Charles : excuse-toi vite. Ou, tu vas regretter ta misérable vie petit

  

  Mickael : je ne m’excuse pas

  

  Charles avait alors enlevé sa ceinture. Il l’avait correctement bastonné. A un moment, l’esprit du jeune garçon était rempli de haine. Il avait donc souhaité la mort de Charles au fond de lui. Tout d’un coup, ce dernier s’écroula devant lui.

  Malgré ses larmes, il ne comprenait rien. Il regrettait alors d’avoir souhaité cela. Quelqu’un frappa à la porte. La reine mère avait atterrit chez lui en urgence.

  Elle avait couru vers Charles demandant à Mickael de les laisser.

  

  Mickael : mais qui êtes-vous ? Avec les larmes aux yeux

  

  Reine mère : une amie à papa il m’a dit de passer

  

  Mickael : papa est tombé

  

  Reine mère : comment ça ? 

  

  Mickael : il me tapait et il est tombé

  

  Ils se précipitèrent vers le salon

  

  Reine mère : va te reposer dans ta chambre je gère ça

  

  Quand Mickael était monté dans sa chambre, elle avait mordu Charles dans le cou afin de lui transmettre des énergies. Ses yeux s’étaient ouverts d’un coup

  Il avait repris ses esprits. Elle était arrivée à temps le pire pouvait arriver pour lui.

  

  Reine mère : c’est la dernière fois que tu le mets en colère Charles. La dernière fois.

  

  Elle était repartie. Charles se leva et se coucha dans le canapé. Mickael était descendu quelques minutes après car il avait entendu Charles tousser.

  Bizarrement, Mickael ne présenta aucunes excuses à ce dernier. Lui il se disait que c’est Dieu qui avait agit car Charles le bastonnait sans s’arrêter.

  Il fixa Charles dans les yeux. Charles baissa les yeux car dans son regard il ne voyait que de la haine.

  

  Mickael était sorti. Charles n’avait même plus eu le courage de lui demander où il allait. Son cœur pouvait s’arrêter comme ça comme les blagues.

  

  De son côté, Mélania faisait des ravages.

  

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