Chapitre 7

  

  On ne pouvait imaginer la suite de l’histoire entre Melania et Mickael. Il s’agissait surement d’un plan du diable. Mélania, une jeune fille aux grandes ambitions et prête à tout pour obtenir ce qu’elle veut. Dotée d’une intelligence sans pareil, elle n’avait pas froid aux yeux.

  D’autre part, Mickael enfant du mal sans le savoir. Il portait en lui des pouvoirs qui pouvaient bouleverser la vie de plusieurs personnes.

  

  Mélania : dis-moi Mickael, tu ne fréquentes pas alors ? 

  

  Mickael : j’ai abandonné l’école très jeune

  

  Mélania : très jeune que tu as d’abord quel âge ? 

  

  Mickael : quinze ans et toi ? 

  

  Mélania : quatorze

  

  Mickael : iki ma petite sœur 

  

  Mélania : mec, ne prends pas confiance comme ça. Respecte la fille devant toi

  

  Mickael : O.K. !

  

  Mélania : j’ai dit quoi ? 

  

  Mickael : désolé j’ai zappé

  

  Mélania : tu es vraiment un mafieux ? 

  

  Mickael : je suis dans le domaine depuis fort longtemps

  

  Mélania : tu n’as pas de parents ? 

  

  Mickael : non

  

  Mélania : ma question a l’air de t’embêter

  

  Mickael : rien ne peut m’embêter

  

  Mélania : tes parents sont donc où ? 

  

  Mickael : je n’ai jamais connu ma mère quant à mon père, il est mort à mes sept ans

  

  Mélania : oh je suis désolé. Mais pour ta mère c’est chelou

  

  Mickael : elle m’a abandonné

  

  Mélania : c’est faux

  

  Mickael : puisque je te le dis

  

  Mélania : et moi je te dis que c’est faux

  

  Mickael : pourquoi es-tu aussi  sûre de toi ? 

  

  Mélania : je vois que tu es troublé et ta mère encore plus

  

  Mickael : tu es une sorcière ? 

  

  Mélania : le sorcier ici c’est toi

  

  Mickael : tu es vraiment étrange comme fille

  

  Mélania : je rigole, ne fais pas cette tête

  

  Mickael : tu m’as vraiment fait peur

  

  Mélania : tu sais quoi, aucune chose n’arrive pour rien

  

  Mickael : alors, je suis un dealer pourquoi ? 

  

  Mélania : parceque tu as choisi ce chemin

  

  Mickael : et pourquoi je l’ai choisi ? 

  

  Mélania : à cause de quelque chose qui te perturbe surement. Je suis intello mais je n’ai pas réponse à tout hein

  

  Mickael : putain tu te la pètes. Tu es sympathique. Personne ne discuterai avec un dealer

  

  Mélania : normal, chacun préserve sa vie. Les dealers sont dangereux

  

  Mickael : et toi, tu ne préserves pas la tienne ? 

  

  Mélania : j’accepte juste chacun comme il est

  

  Mickael : tu as une drôle de façon de voir les choses

  

  Mélania : peut être parceque je suis bizarre de base

  

  Mickael : ou simplement incroyable. Tu es sûre d’avoir quatorze ans ? 

  

  Mélania : va demander à ma mère. Bon je dois te laisser

  

  Mickael : dommage. A une prochaine alors

  

  Mélanie : aha !

  

  Elle n’avait rien rajouté à cette discussion. On avait confirmation, cette jeune fille n’avait peur de rien.

  

  De son côté, Naomie avait reçu une nouvelle infirmière. Elle était enfermée dans cette clinique depuis plusieurs années.

  Sa nouvelle infirmière arrivait dans la clinique. Elle était nouvelle dans l’équipe et c’est le psychiatre qui s’était chargé des présentations.

  

  Psychiatre : bonjour 

  

  Infirmière : bonjour

  

  Psychiatre : alors, vous avez la forme ? 

  

  Infirmière : oui de toute façon avons-nous le choix

  

  Ils rigolèrent.

  

  Psychiatre : vous allez principalement vous occuper de Naomie

  

  Infirmière : à ce que j’ai compris, son cas est compliqué

  

  Psychiatre : j’ai l’impression que la science a été dépassée

  

  Infirmière : la science ne peut pas toujours gagner Monsieur

  

  Psychiatre : rien ne dépasse la science

  

  Infirmière : vous connaissez le surnaturel ? 

  

  Psychiatre : vous croyez à toutes ses futilités ? 

  

  Infirmière : il ne s’agit pas ici de futilité. Croyez-vous au mal et au bien ? 

  

  Psychiatre : bien sur

  

  Infirmière : alors vous n’êtes pas loin du chemin 

  

  Psychiatre : si je donne à manger à quelqu’un dans la rue c’est du bien en revanche si je tue quelqu’un c’est mal. Il ne faut pas forcément croire à toutes vos choses mystiques

  

  Infirmière : ah, c’est aussi vrai

  

  Psychiatre : ne tardons pas. Vous devez la voir. Là, elle est calme

  

  Infirmière : j’appréhende toujours ce moment

  

  Psychiatre : eh oui chaque patient à son caractère

  

  Infirmière : je vous l’accorde encore

  

  Le psychiatre était entré dans la chambre de Naomie. Elle était assise sur son lit. Elle le fixa et ne disait rien. Cependant, quand l’infirmière était entré , elle commença à crier. Le psychiatre avait fait signe à l’infirmière de sortir.

  Elle exécuta sans riposter. Quand cette dernière était à l’extérieur de la chambre, Naomie se calma de nouveau.

  Le psychiatre avait donc rejoint l’infirmière.

  

  Psychiatre : ça ne va pas être facile

  

  Infirmière : pas du tout

  

  Psychiatre : il y a quelque chose d’étrange que je dois rajouter dans mon rapport

  

  Infirmière : je ne vois pas ce que vous voulez dire

  

  Psychiatre : elle a pour habitude de crier par crise. Quand elle aperçoit de nouveaux visages, elle crie en les fixant dans les yeux. Elle devient statique mais crie

  

  Infirmière : oui c’est normal non

  

  Psychiatre : c’est la première fois en quinze ans qu’elle crie en cachant son visage et en se retournant dans tous les sens

  

  Infirmière : ah !

  

  Psychiatre : on va étudier cela sur votre première semaine ici

  

  Infirmière : d’accord boss

  

  Psychiatre : on revient pour son repas. Vous pouvez en profiter pour visiter les lieux

  

  Infirmière : les murs de la terreur

  

  Psychiatre : oh on fait ce qu’on peut

  

  L’infirmière était sortie et cherchait à donner son aide aux autres. Ils étaient revenus pour le repas de Naomie. Comme le matin, c’est d »abord le psychiatre qui était entré puis l’infirmière. Naomie avait eu la même réaction.

  Le lendemain, ils avaient répété le même processus et elle avait réagi pareil. Les jours d’après c’était la même chose. Le psychiatre avait profité pour faire entrer des infirmières qua Naomie ne connaissait pas afin de voir ses réactions. Elle réagissait autrement face à sa nouvelle infirmière. Le psychiatre avait été dans l’obligation de changer d’infirmière.

  

  Psychiatre : je pense que vous ne pourrez pas s’occuper d’elle

  

  Infirmière : laissez-moi une chance

  

  Psychiatre : elle crie après vous sans cesse. Vous avez vu qu’avec les autres elle ne réagit pas comme ça

  

  Infirmière : oui. Laissez-moi deux jours

  

  Psychiatre : bon vous avez encore la chance d’essayer mais je ne crois pas à grand-chose

  

  Infirmière : vous ne serez pas déçu

  

  L’infirmière était rentrée chez elle et se dirigea vers son église. Elle avait donc expliqué tout, de A à Z.

  

  Infirmière : c’est comme je vous ai expliqué là

  

  Pasteur : j’avoue que c’est vraiment bizarre les réactions de cette pauvre femme

  

  Infirmière : c’est ce que j’ai essayé de faire comprendre au Psychiatre

  

  Pasteur : ma fille, j’ai du sel béni

  

  Infirmière : elle me fait vraiment de la peine

  

  Pasteur : ma fille il faut juste prier pour elle

  

  Infirmière : d’accord

  

  Il avait donné du sel béni à cette jeune fidèle. Ils avaient prié. Elle était rentrée et le lendemain, elle décida d’entrer dans la chambre de Naomie sans le psychiatre.

  Elle était entrée et Naomie commença à crier. Elle s’approcha d’elle et lui versa du sel béni en priant dans son cœur.

  Quelques temps après, Naomie arrêta ses cris. L’infirmière avait donc la certitude que le cas de Naomie n’était pas simple.

  Naomie s’habituait à l’infirmière et sa situation mentale changeait petit à petit.

  Les prières de cette infirmière semblaient apaiser le cœur de Naomie. Bien qu’elle ne semblât toujours pas consciente de tout.

  Le psychiatre était choqué. Naomie ne s’était jamais aussi bien porté.

  

  Psychiatre : je dois avouer que depuis que vous êtes là elle va mieux

  

  Infirmière : eh oui. J’ai dit que je n’allais pas vous décevoir

  

  Psychiatre : il faut que j’informe son oncle de ses progrès

  

  Infirmière : mais, vous m’avez dit qu’elle ne supporte pas le voir

  

  Psychiatre : oui, mais depuis que vous êtes là elle réagi autrement

  

  Infirmière : ah d’accord. On verra sa réaction. Je dois l’amener manger

  

  Psychiatre : d’accord. Continuez ainsi

  

  Le psychiatre avait convoqué Charles l’oncle de Naomie. Il n’avait pas tardé à venir. Il pensait surement que le psychiatre allait lui annoncer une mauvaise nouvelle. Il n’attendait que ça. Qu’on lui annonce l’état dépressif de sa nièce dans l’aggravation extrême. Ou qu’elle avait mis fin à ses jours.

  Mais, il devait être très déçu.

  

  Psychiatre : bonjour Monsieur Charles

  

  Charles : bonjour Monsieur

  

  Psychiatre : vous vous doutez de la raison de mon appel 

  

  Charles : rassurez-moi

  

  Psychiatre : vous pouvez être rassuré

  

  Le cœur de Charles battait alors mille à l’heure. Il ne savait pas ce que le psychiatre allait dire, mais il savait déjà que cette nouvelle n’allait pas être en sa faveur.

  Il n’avait qu’une hâte, que ce dernier crache le morceau.

  

  Charles : dites-moi donc. Qu’l y a-t-il ? Avec un rire nerveux. Il transpirait même déjà

  

  Psychiatre : l’avenir nous promet de belles choses. Je ne pouvais pas rester sans vous informer cela

  

  Charles : jusqu’ici j’ai du mal à vous suivre. Ma nièce est guérie ? 

  

  Psychiatre : il ne s’agit pas de ça. Mais les résultats sont positifs. Elle commence un peu à parler, elle réussi à garder son calme. Elle ne crie même plus quand elle voit des visages qu’elle ne connait pas ou dont elle ne se souvient plus

  

  Charles : ah !

  

  Psychiatre : ça n’a pas l’air de vous plaire

  

  Charles : oh si, je suis vraiment ravi. Mais, quelles est l’origine de cela ? 

  

  Psychiatre : nous avons le personnel qu’il nous faut

  

  Charles : comment ça ? 

  

  Psychiatre : secret professionnel. Mais, si elle continue comme ça il sera possible pour elle de rentrer et dans ce cas, on ne lui administrera que des cachets

  

  Charles était dépassé. Il devait à tout prix découvrir qui était derrière tout cela. Il avait prévu ôter la vie à celui ou celle qui avait osé fourrer son nez dans ses affaires.

  Tous ses plans pouvaient tomber à l’eau du jour au lendemain. Et, il était hors de question que tout cela échoue tant que Mickael n’avait pas encore établi le plan du siècle.

  

  Charles ! en tout cas, on l’attend les bras grands ouverts

  

  Psychiatre : ce n’est pas pour maintenant. Mais on ne sait pas de quoi demain sera fait

  

  Charles : vous êtes des spécialistes. Tout est entre vos mains

  

  Psychiatre : c’est la raison pour laquelle je voulais vous voir. Vous voulez la voir ? 

  

  Charles : oui. Je ne peux pas venir sans lui faire un petit coucou

  

  Charles était parti dans la chambre de sa nièce avec le psychiatre mais Naomie dormait. On ne pouvait donc savoir comment elle allait réagir. En sortant, il avait croisé son infirmière et le psychiatre s’était chargé des présentations.

  

  Mickael faisait la route tous les jours avec Mélania à sa sortie des cours. Ils s’entendaient très bien et elle le considérait même comme un ami. Il ne lui faisait pas de mal et elle ne le jugeait pas. Pendant des semaines, il y avait de l’harmonie dans leur amitié.

  Ils avaient fait connaissance et se connaissaient même déjà comme s’ils étaient amis depuis.

  Mickael n’avait rien raconté de son passé à Mélania. Il avait décidé de garder cela pour lui.

  De son côté, Charles et son équipe ne savaient plus quoi faire. Eux même ne pouvaient s’approcher de Mickael. Il était plus fort qu’eux tous. Ils avaient l’impression que leur plan tombait à l’eau.

  Il avait mis en place différentes stratégies mais elles étaient vouées à l’échec total. Il n’y avait rien à faire. Ils avaient alors opté pour la patience. Ce diable qui sommeillait en Mickael allait se réveiller un jour.

  

  

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