Chapitre 11

  

  

  Le psychiatre était beaucoup occupé de la journée. Il chargea donc la tâche d’informer l’oncle Charles à Adèle l’infirmière en charge de Naomie.

  

  Psychiatre : oui euh Adèle j’ai une mission pour vous

  

  Infirmière : je vous écoute

  

  Psychiatre : j’ai appelé l’oncle de Naomie

  

  Infirmière : oui, monsieur Charles

  

  Psychiatre : exactement. Tu sais que c’est la seule famille qui lui reste

  

  Infirmière : oui c’est tellement triste. La pauvre qui chercher ses parents sans cesse

  

  Psychiatre : oui. A priori, elle a un fils aussi. Mais, son oncle ne m’a plus parlé de lui depuis. Bon, on a beaucoup d’information à rassembler afin de savoir comment les annoncer à Naomie

  

  Infirmière : c’est pourquoi son oncle sera là

  

  Psychiatre : pas seulement. Il est indispensable que son oncle soit au courant de son état de santé

  

  Infirmière : oui, il doit se faire énormément de souci

  

  Psychiatre : c’est ça. Je ne suis pas là cet après-midi. Je suis convoqué dans un autre centre

  

  Infirmière : mais, pourquoi avoir appelé son oncle ? 

  

  Psychiatre : je n’étais pas au courant de cet appel au centre. Mais, c’est urgent je suis attendu sur les lieux

  

  Infirmière : d’accord monsieur

  

  Psychiatre : je te charge donc d’annoncer l’état de santé de Naomie à son oncle. Son carnet est là je vous laisse cette fiche

  

  Infirmière : ah d’accord

  

  Psychiatre : bon, merci

  

  Infirmière : de rien monsieur

  

  Elle était sortie de son bureau et alla vers Naomie. Celle-ci posait toujours une tonne de questions

  

  Naomie : je rentre quand ? 

  

  Infirmière : bientôt

  

  Naomie : c’est loin alors

  

  Infirmière : ou proche

  

  Naomie : d’accord je reste patiente

  

  Infirmière : on fait quoi ? 

  

  Naomie : ce que tu veux

  

  Infirmière : on va faire un jeu de société

  

  Naomie : je ne sais pas jouer

  

  Infirmière : viens avec moi

  

  Naomie l’avait suivi. Elles étaient dans la salle où on allait pour jouer, se documenter

  Adèle avait ouvert un jeu qu’on appelle Ludo.

  

  Infirmière : ça te dit quelque chose ? 

  

  Naomie : pas du tout

  

  Infirmière : je vais t’expliquer les règles

  

  Adèle avait choisi ce jeu car elle pouvait savoir comment Naomie fonctionnait mentalement. Car, dans ce jeu il fallait mettre en place de la stratégie et surtout savoir compter. Elle lui avait donc expliqué les règles et Naomie n’avait pas eu du mal à se lancer dans le jeu.

  

  Infirmière : hum tu joues vraiment bien hein tu bouffes tous mes pions

  

  Naomie : ah oui, c’est ma stratégie je divise tes pions et je règne 

  

  Elles avaient continué la partie et Naomie avait gagné. Quelques temps après, l’oncle Charles était arrivé. Il était arrivé plus tôt que prévu

  

  Charles : bonjour

  

  Infirmière : bonjour. Le psychiatre est absent actuellement pour donner suite à une réunion d’urgence

  

  Charles : ohh je voulais le voir

  

  Infirmière : oh oui il m’a chargé de tout vous annoncer

  

  Charles : annoncer ? 

  

  Tout d’un coup, le téléphone de Charles sonna.

  

  Charles : excusez-moi je dois à tout prix répondre

  

  Il s’éloigna pour répondre à l’appel. Il était donc de dos quand Naomie arriva. Celle-ci l’avait aperçu de dos puis l’avait regardé de côté et elle l’avait reconnu. Elle avait donc couru vers sa chambre. So infirmière était étonnée de cette réaction.

  

  Charles : oui je ne peux pas durer j’ai une réunion d’urgence. J’ai vu ma nièce passer là

  

  Infirmière : je voulais vous parler d’elle

  

  Charles : il y a quoi de nouveau ? 

  

  Infirmière : elle a de sacrées pertes de mémoires mais elle va mieux que d’habitude

  

  Charles : si je comprends bien ça n’évolue pas

  

  Infirmière : si. Je suis certaine que ça ira très bien 

  

  Charles : j’espère

  

  Charles faisait comme s’il ne connaissait pas cette infirmière alors qu’il cherchait à la tuer. Elle ne savait pas réellement qui était face à elle mais vu la réaction de sa patiente elle n’était pas vraiment entré dans les détails de son état de santé.

  

  Charles : bon merci. Je ne peux pas tarder je suis désolé

  

  Infirmière : ce n’est pas grave

  

  Charles : à une prochaine fois madame

  

  Infirmière : aurevoir

  

  Une fois son dos tourné, l’infirmière avait couru dans la chambre de Naomie.

  

  Infirmière : ça ne va pas ? 

  

  Naomie : il ne doit plus venir ici, en tremblant.

  

  Infirmière : il y a un problème ? 

  

  Naomie : il est méchant

  

  Infirmière : Naomie ça ira

  

  Naomie : il est méchant

  

  Infirmière : mais pourquoi ? 

  

  Naomie : je ne sais pas mais je sais quand même qu’il est méchant

  

  Naomie pouvait reconnaître les visages. Mais il y avait toujours cette perte de mémoire de ce qui est lointain.

  

  Infirmière : il ne viendra plus

  

  Naomie : d’accord

  

  Naomie avait mal au crane. L’infirmière lui avait donné un cachet et elle s’était endormie après.

  Adèle se posait des questions et avait pensé à lier cela à ce qu’il lui arrivait. Elle se souvenait de ce que son pasteur lui avait dit.

  Depuis qu’elle est entré dans la vie de Naomie et que son état de santé s’améliorait, des perturbations apparaissaient dans sa vie. Ce qui s’était passé à l’église et chez elle dans la nuit étaient sans doute liés.

  Elle décida donc de prendre toutes les dispositions nécessaires pour le bien-être de Naomie. Adèle était en quelques sortes son ange gardien. Elle s’était donné cela pour mission et ne comptait pas lâcher l’affaire d’aussitôt.

  

  Dès qu’elle devait rentrer, le psychiatre arriva.

  

  Infirmière : vous arrivez au bon moment. J’ai terminé ma journée

  

  Psychiatre : d’accord. Monsieur Charles est bien passé

  

  Infirmière : oui. Il était pressé mais j’ai pu lui donner les informations nécessaires

  

  Psychiatre : très bien. Vous avez mérité ce repos passez un excellent weekend

  

  Infirmière : merci, à vous de même

  

  Adèle avait pris le chemin de chez elle en chantant des louanges comme d’habitude. Elle ne remarqua rien d’extraordinaire. Sur le chemin, elle avait fait les courses car le soir elle devait accueillir son pasteurs et d’autres fidèles.

  Elle avait acheté du plantain, du poisson de la tomate et plusieurs aromates.

  Elle avait cuisiné et avait attendu ces derniers. Il n’y avait toujours rien de spécial jusqu’à l’arrivée de ses invités. Ils avaient fait une prière et avait mangé.

  A minuit, il commençait à avoir quelques manifestations.

  

  Pasteur : c’est étrange il n’y a rien depuis

  

  Un des fidèles disait que les esprits avaient surement disparu. Mais le pasteur avait expliqué que c’était juste pour faire diversion.

  Ils étaient assis en cercle dans le salon.

  Tout d’un coup, la lumière s’arrêta

  

  Adèle on a coupé le courant

  

  Pasteur : encore j’avais une semaine sans courant

  

  Adèle : c’est bizarre, les voisins on la lumière

  

  Pasteur : le compteur a donc sauté

  

  Ils avaient tout vérifié et il n’y avait aucune panne.

  Ils prirent tous place et Adèle alluma une bougie. Ils étaient tous assis et fixaient la bougie. Adèle avait aperçu une ombre derrière le pasteur. Elle paniqua un peu.

  

  Pasteur : il y a quoi ? 

  

  Adèle : derrière vous pasto

  

  Les deux autres fidèles avaient donc regardé derrière lui et avaient eux aussi aperçu l’ombre d’une personne qui semblait être debout.

  

  La bougie s’arrêta, les vitres se cassèrent d’un coup et Adèle criait car elle se faisait étrangler.

  Ils commencèrent des prières intenses dans le noir. Pendant plusieurs minutes. La lumière s’alluma quelques instants après. Adèle était au sol et ne réagissait plus. Ils avaient alors vérifié son pouls et son cœur, elle était toujours en vie

  

  Pasteur : gloire à Dieu

  

  Ils avaient prié toute la nuit. C’était un vendredi hors du commun. Adèle avait du mal à parler

  

  Adèle : je crois, crois… je crois savoir… de qui il s’agit

  

  Pasteur : on va te donner de l’eau

  

  On lui avait donc donné un verre d’eau qu’elle n’avala goutte par goutte car elle avait mal.

  

  Pasteur : ne force pas

  

  Adèle : c’est son oncle

  

  Pasteur : l’oncle de qui ? 

  

  Adèle : ma patiente Naomie

  

  Pasteur : sacrilège

  

  Ils avaient fait asseoir Adèle et avaient veillé toute la nuit. Il n’y avait plus eu de manifestations démoniaques.

  

  De son côté, Mickael continuait son amitié avec Mélania. Il avait commencé à lire les anciens cours de celle-ci. Il était heureux car ils avaient fait la paix.

  

  ** Charles **

  Je ne peux pas m’avouer vaincu. C’est chose impossible. Personne ne peut me défier comme ça. Mais, pourquoi veulent-ils résister ? Je dois mettre un autre plan en place. Ca ne peut pas se passer comme ça

  

  Mickael avait invité Mélania où il restait.

  

  Mélania : hum tu restes ici avec combien de personnes ? 

  

  Mickael : trois de mes amis dont notre chef

  

  Mélania : le chef bandit. Il n’y a que trois chambres 

  

  Mickael : le chef bandit a une chambre j’ai une chambre et mes deux amis en ont une

  

  Mélania : ahn d’accord. Tu es le boss

  

  Mickael : en quelques sortes

  

  Elle avait commencé à lui expliquer certains cours.

  

  Mélania : pourquoi tu me regardes comme ça ? 

  

  Mickael : tu es belle

  

  Mélania : et toi bête

  

  Mickael : pourquoi dis-tu cela ? 

  

  Mélania : tu viens de rater l’équation

  

  Mickael : ahn attends

  

  Il avait pris la gomme et avait effacé. Il avait recommencé

  

  Mélania : finalement tu n’es pas bête

  

  Mickael : et toi tu n’es pas belle

  

  Mélania : c’est faux

  

  Mickael : oui. Il s’approcha alors d’elle

  

  Mélania : tu fais quoi comme ça ? 

  

  Mickael : désoé

  

  Mélania : tu as cru que nous sommes dans les films

  

  Mickael : je sais que tu m’aimes

  

  Mélania : on est trop jeunes

  

  Mickael : l’amour n’a pas d’âge

  

  Mélania : je n’ai jamais embrassé de garçon

  

  Mickael : donc tu t’agites comme ça alors que tu es une sainte

  

  Mélania : embrasse d’abord. C’est juste l’expérience hein

  

  Il l’embrassa et elle avait fermé les yeux. Deux adolescents ensembles ça ne peut tourner qu’ai vinaigre.

  

  Mélania : hum !

  

  Mickael : tu as aimé ? 

  

  Mélania : c’est pas mal

  

  Elle l’embrassa à son tour et ce n’était plus que ça.

  

  Mickael : hum tu es sûre ? 

  

  Mélania : elle avait pris sa main et l’avait glissé en bas

  

  Mickael : tu regardes les films X ? 

  

  Mélania : tout le monde fait ça. Mon amie m’a dit qu’avec le doigt c’est bien

  

  Il commença donc à le faire. Ils s’avançaient de plus en plus et ils ne pouvaient plus se contrôler. Ils avaient alors pris la direction de sa chambre.

  On ne savait pas ce qui allait se passer mais on pouvait bien se douter.

  

  

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