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CHAPITRE 92 : Julien jaloux

last update Veröffentlichungsdatum: 19.05.2026 23:53:17
Je trouvai un studio de danse dans le 10e arrondissement.

C’était petit, mal éclairé, mais le loyer était modeste. Le propriétaire, un ancien danseur nommé Victor, accepta de me louer les heures creuses – les matins, surtout, quand les gens travaillaient.

– Tu es sûre de vouloir te lancer ? demanda-t-il. C’est dur, le métier.

– Je sais. J’ai déjà donné des cours, avant.

– Avant quoi ?

– Avant ma vie d’avant.

Il ne posa pas de questions. Il avait l’habitude des histoires brisées.

Je commençai ave
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  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 93 : Les vacances forcées

    – Ce n’est pas pour nous. C’est pour moi.– Alors c’est encore plus important. Je ne veux pas être un obstacle à ton bonheur.– Tu n’es pas un obstacle. Tu es mon bonheur.– Même quand je suis jaloux ?– Surtout quand tu es jaloux. Ça me rappelle que tu tiens à moi.– Je tiens à toi, Léa. Plus que tout.– Alors arrête de voir des dangers partout. Et viens m’aider à préparer le dîner.Il sourit. Un sourire fatigué, mais sincère.– D’accord.Il me suivit dans la cuisine.Nous préparâmes le dîner en silence, nos mains se frôlant. Il ne parla plus des élèves, des hommes, des regards. Mais je sentais sa jalousie, tapie sous la surface.Je ne savais pas si c’était bon signe ou mauvais.Mais je savais que je l’aimais. Et que je continuerais à danser.Pour moi. Pour lui. Pour nous.***La jalousie de Julien ne s’était pas apaisée. Elle avait grandi, en silence, comme une mauvaise herbe. Chaque soir, il me posait les mêmes questions : « Qui était là ? », « Tu as dansé avec Marc ? », « Il t’a t

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 92 : Julien jaloux

    Je trouvai un studio de danse dans le 10e arrondissement.C’était petit, mal éclairé, mais le loyer était modeste. Le propriétaire, un ancien danseur nommé Victor, accepta de me louer les heures creuses – les matins, surtout, quand les gens travaillaient.– Tu es sûre de vouloir te lancer ? demanda-t-il. C’est dur, le métier.– Je sais. J’ai déjà donné des cours, avant.– Avant quoi ?– Avant ma vie d’avant.Il ne posa pas de questions. Il avait l’habitude des histoires brisées.Je commençai avec trois élèves. Des femmes, surtout, des quadragénaires qui voulaient se remettre en forme, ou retrouver une activité. Je leur apprenais les bases – les positions, les pas, la grâce. Mes jambes me faisaient mal, mes pieds saignaient. Mais je souriais.– Vous êtes douée, dit l’une d’elles, après le cours.– Merci. J’ai beaucoup pratiqué.– Vous étiez danseuse professionnelle ?– Presque.– Pourquoi vous avez arrêté ?– La vie. Les hommes. Les mensonges.Elle ne comprit pas. Mais elle hocha la têt

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 91 : La perte de contrats

    Les conséquences ne se firent pas attendre.Dès le lendemain de la conférence, les associés de Julien commencèrent à l’appeler. L’un après l’autre, ils annulaient des contrats, des partenariats, des accords conclus depuis des années. Les raisons étaient toujours les mêmes : « Notre image de marque », « La confiance des actionnaires », « Nous ne pouvons pas être associés à ce scandale. »– Combien ? demandai-je à Julien, un soir, alors qu’il raccrochait après une énième conversation.– Huit millions. Pour l’instant.– Huit millions ?– Ce n’est rien. J’en perdrai d’autres.– Tu fais comme si de rien n’était.– Parce que ce n’est rien, Léa. L’argent va et vient. Toi, tu restes.– Tu ne peux pas dire ça. C’est ton héritage. C’est l’entreprise de ton grand-père.– Mon grand-père est fier de nous. Il me l’a dit. Il préfère un petit-fils heureux avec une femme qu’il aime plutôt qu’un PDG richissime et seul.– Tu es sûr ?– Il me l’a dit. De sa bouche.Il se versa un verre d’eau, but une gor

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 90 : Les réactions

    Julien s’approcha du micro.Il ne tremblait pas. Il avait les épaules droites, le regard calme. Il prit ma main, la serra.– Léa a tout dit, commença-t-il. Ou presque.– Moi, j’ai menti. Dès le premier jour. Je me suis fait passer pour un gigolo. J’ai signé un contrat. J’ai accepté son argent. Je l’ai manipulée.– Pourquoi ? demanda un journaliste.– Parce que j’avais peur. Peur d’être seul. Peur de décevoir mon grand-père. Peur de l’aimer.– Et maintenant ?– Maintenant, je n’ai plus peur. Parce que je l’aime. Et parce qu’elle m’aime. Pas pour mon argent, pas pour mon nom. Pour moi.– Vous avez dit, à la fin de l’interview, « c’est moi le gigolo de son cœur ». C’était une phrase ?– C’était une promesse. Je serai toujours son gigolo. Pas payé, pas contraint, pas obligé. Parce que je veux passer ma vie à la rendre heureuse.Il se tourna vers moi.– Je t’aime, Léa Bennett. Je t’aimerai jusqu’à mon dernier souffle.– Je t’aime aussi, Julien Belmont.Il m’embrassa. Devant les caméras, de

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 89 : Je prends la parole

    La conférence de presse eut lieu trois jours plus tard.Julien l’avait organisée dans une salle de l’hôtel George V. Les journalistes étaient nombreux – plus de cent, venus de tous les pays. Les caméras, les micros, les flashs. On aurait dit un procès, pas une déclaration d’amour.– Tu es prête ? demanda Julien dans les coulisses.– Non.– Moi non plus.– Alors on y va ?– On y va.Il me prit la main. Nous entrâmes dans la salle.Les flashs crépitèrent. Les questions fusèrent. Julien leva la main, demanda le silence.– Merci d’être venus, dit-il. Nous avons quelque chose à vous dire. Quelque chose d’important.– C’est une déclaration de mariage ? lança un journaliste.– Pas encore. D’abord, un aveu.Le silence se fit, plus profond.– Léa et moi, nous ne nous sommes pas rencontrés dans un café. Nous ne sommes pas tombés amoureux dès le premier regard. Au début, c’était un contrat. Je l’avais engagée. Pour le gala. Pour faire croire à mon grand-père que j’étais heureux.Les chuchotement

  • Cœur Sous Contrat   CHAPITRE 88 : Le vrai contrat

    Le nouveau contrat était différent.Il n’avait pas été rédigé par un avocat, ni tapé à l’ordinateur. Julien l’avait écrit à la main, sur une feuille de papier blanc, posée sur la table de la cuisine. Les mots étaient simples, presque enfantins.« Je, Julien Belmont, promets d’aimer, respecter et protéger Léa Bennett, sans condition, sans limite, sans date de fin. »« Je, Léa Bennett, promets d’aimer, respecter et protéger Julien Belmont, sans condition, sans limite, sans date de fin. »« Nous promettons de nous parler, de nous pardonner, de nous soutenir. De ne jamais utiliser le mot "contrat" à moins qu’il ne s’agisse de nos impôts. »« Signé à Paris, le 15 novembre. »Je lus la feuille trois fois, les yeux embués.– Il n’y a pas de clause de rupture, dis-je.– Non.– Pas de durée.– Non.– Pas de règles sur les émotions.– Non. Les émotions, c’est tout ce qu’on a.– Tu es sûr de vouloir faire ça ?– Je n’ai jamais été aussi sûr de rien.Il me tendit le stylo.– À toi.Je signai. Mon

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