登入Le lendemain, le soleil était déjà haut lorsque la maison Kabila s’anima de nouveau.Comme chaque matin, Samuel fut le premier à rompre le silence.— Est-ce qu’il reste des beignets ?Mme Kabila leva les yeux de la cuisine.— Tu viens à peine de te réveiller.— Justement.C’est le meilleur moment pour penser aux beignets.— Tu penses aux beignets à toutes les heures.— C’est faux.Samuel réfléchit quelques secondes.— Je pense aussi au poulet.Toute la maison éclata de rire.L’ambiance légère fit du bien à Ethan.Pendant quelques instants, il oublia le poids qui pesait sur sa poitrine.Il échangea quelques plaisanteries avec Samuel, aida M. Kabila à déplacer une table dans le jardin, puis revint prendre son café.Grace l’observait discrètement.Depuis son arrivée, elle retrouvait peu à peu l’homme qu’elle avait connu.Il riait davantage.Participait à tout.Il semblait… présent.Et cela la rendait heureuse.Sans qu’elle sache pourquoi, elle attribuait ce changement au fait d’être ento
Le lendemain, la maison s’éveilla plus tôt que d’habitude.Mme Kabila préparait déjà le petit-déjeuner tandis que la sœur d’Ethan consultait son planning.Elle fronça les sourcils.— Aujourd’hui, c’est une grosse journée.Samuel soupira déjà.— Tu dis ça tous les jours.— Parce que tous les jours sont de grosses journées.Il attrapa un morceau de pain.— Je confirme… surtout pour moi.Grace descendit les escaliers, un large sourire aux lèvres.Elle semblait particulièrement heureuse.— J’ai rendez-vous à la boutique de robes à onze heures.La sœur d’Ethan referma son carnet.— Parfait. Il faut qu’on parte dans une demi-heure.Puis elle regarda Lisa.— Tu viens avec nous, évidemment.Grace posa immédiatement une main sur le bras de Lisa.— Tu n’as pas le droit de refuser.Lisa sourit.— Je n’en avais pas l’intention.— Tu es la seule dont je fais vraiment confiance au goût.Ces mots lui serrèrent le cœur.Elle répondit malgré tout avec douceur.— Alors j’essaierai d’être à la hauteur.
Le lendemain, la maison s’éveilla plus tôt que d’habitude.Mme Kabila préparait déjà le petit-déjeuner tandis que la sœur d’Ethan consultait son planning.Elle fronça les sourcils.— Aujourd’hui, c’est une grosse journée.Samuel soupira déjà.— Tu dis ça tous les jours.— Parce que tous les jours sont de grosses journées.Il attrapa un morceau de pain.— Je confirme… surtout pour moi.Grace descendit les escaliers, un large sourire aux lèvres.Elle semblait particulièrement heureuse.— J’ai rendez-vous à la boutique de robes à onze heures.La sœur d’Ethan referma son carnet.— Parfait. Il faut qu’on parte dans une demi-heure.Puis elle regarda Lisa.— Tu viens avec nous, évidemment.Grace posa immédiatement une main sur le bras de Lisa.— Tu n’as pas le droit de refuser.Lisa sourit.— Je n’en avais pas l’intention.— Tu es la seule dont je fais vraiment confiance au goût.Ces mots lui serrèrent le cœur.Elle répondit malgré tout avec douceur.— Alors j’essaierai d’être à la hauteur.
Les jours passaient.Et, contre toute attente, Ethan et Lisa respectèrent la décision qu’ils avaient prise dans la voiture.Les courses étaient désormais de vraies courses.Ils partaient.Achetaient ce qu’on leur avait demandé.Puis revenaient aussitôt.Plus de détours.Plus de cafés improvisés.Plus de belvédère.Plus de parc.Ils avaient voulu reprendre le contrôle.Du moins… ils essayaient.— Vous êtes rapides aujourd’hui !remarqua un matin Mme Kabila en les voyant revenir avec les compositions florales.Samuel prit un air soupçonneux.— Je vous surveille.Ethan haussa un sourcil.— Depuis quand ?— Depuis que vous me cachez des pâtisseries.Lisa éclata de rire.— Tu n’abandonneras jamais cette histoire ?— Jamais.Tout le monde rit avec lui.Personne ne remarqua le discret soupir de soulagement qu’échangèrent Ethan et Lisa.Les apparences étaient sauves.Mais le prix à payer devenait de plus en plus lourd.Ils ne se retrouvaient presque plus seuls.Ils évitaient même de rester cô
En rentrant à la maison des Kabila, Ethan gara la voiture sous le manguier qui ombrageait la cour.Il coupa le moteur.Aucun des deux ne descendit immédiatement.Les faire-part reposaient sur la banquette arrière.Les rubans étaient soigneusement rangés dans un sac.Tout était en ordre.Sauf eux.Lisa regarda droit devant elle.— On ne peut plus continuer comme ça.Ethan sentit son cœur se serrer.— Tu veux qu’on arrête de se voir ?Elle secoua rapidement la tête.— Non…Sa voix trembla légèrement.— C’est justement le problème.Je n’en ai pas envie.Elle inspira profondément.— Mais si on continue à disparaître pendant une heure à chaque course, quelqu’un finira par trouver ça étrange.Ethan hocha lentement la tête.Elle avait raison.Ils étaient devenus imprudents.Leur bonheur leur faisait oublier le temps.Et un secret ne survivait jamais longtemps à l’insouciance.— À partir d’aujourd’hui…dit-il.— On fait vraiment les courses.Et on rentre.Lisa esquissa un sourire triste.— Tu
Les vacances de Lisa semblaient filer à une vitesse injuste.Chaque matin, quelqu’un trouvait une nouvelle tâche à accomplir.Chaque après-midi apportait une nouvelle course.Et, presque systématiquement, Ethan et Lisa se retrouvaient désignés.Cela était devenu si naturel que plus personne n’y prêtait attention.— Il manque les rubans pour les centres de table.— Ethan, Lisa, vous pouvez y aller ?— Bien sûr.— Ah, et passez aussi récupérer les faire-part chez l’imprimeur.— D’accord.— Et si vous voyez une bonne pâtisserie…Samuel leva immédiatement la tête.— Prenez quelque chose pour moi !— Pour toi uniquement ?demanda Ethan.— Non…Samuel prit un air très sérieux.— Pour tout le monde.Mais surtout pour moi.Toute la maison éclata de rire.Grace observait la scène avec un sourire.Elle se tourna vers la sœur d’Ethan.— Ils travaillent vraiment bien ensemble.— Depuis toujours.répondit celle-ci.— Je crois même que, si Ethan oubliait sa propre tête quelque part, Lisa serait cap
Lisa ouvrit les yeux avant même que son réveil ne sonne.Pendant quelques secondes, elle resta immobile dans l’obscurité pâle de sa chambre, observant les contours familiers du plafond. Tout semblait identique à la veille.Et pourtant, tout avait changé.Aujourd’hui, elle partait.Cette pensée trav
Le vent faisait doucement bouger les feuilles des arbres.Au loin, un chien aboya brièvement.Puis le silence revint.Lisa regardait Ethan.Et pour la première fois depuis longtemps, elle avait peur de ce qu’il allait dire.Parce qu’une partie d’elle le savait déjà.— Lisa…Sa voix était plus grave
Le verre d’eau était froid entre ses doigts.Pourtant, Ethan avait l’impression que tout son corps était brûlant.Il traversa le couloir lentement.Beaucoup plus lentement qu’il ne l’aurait dû.Comme si chaque pas lui laissait encore la possibilité de faire demi-tour.Comme si une partie de lui sav
Les jours suivants furent étranges.Trop rapides.Trop courts.Comme si le temps leur échappait.Plus le départ de Lisa approchait, plus la maison semblait vivre dans une contradiction permanente.Tout le monde était heureux pour elle.Et triste de la voir partir.Sa mère passait ses journées à vér







