Je savais que Louis avait un secret.Parce que j'avais vu, dans la corbeille de son bureau, un flacon du même médicament que celui que je prenais.C'était un antalgique très puissant, réservé aux patients atteints de cancers en phase terminale.Ce jour-là, ma mère m'a demandé d'apporter des fruits dans le bureau.Louis n'était pas là, il était parti à l'hôpital.J'ai posé l'assiette et, au moment de partir, j'ai aperçu dans la corbeille ce flacon blanc familier.Je l'ai ramassé pour y jeter un coup d'œil.C'était un flacon de compléments nutritionnels, mais à l'intérieur il y avait des comprimés de morphine.J'avais utilisé cette astuce moi aussi.Je cachais mes médicaments vitaux dans un simple flacon de vitamines, me trompant moi-même et trompant les autres.Alors, ce beau-père si distant, cet homme que Zoé appelait un monstre sans cœur, endurait lui aussi en silence un supplice digne de l'enfer.J'ai remis le flacon à sa place, comme si de rien n'était.Le soir, Louis es
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