Ophélia Le temps s'arrête. Ce n'est pas une métaphore. Ce n'est pas une figure de style. Ce n'est pas une exagération poétique pour décrire un moment intense. C'est une réalité physique. Une constatation que mon cerveau enregistre avec une précision clinique, avec une froideur presque effrayante, même pendant que le reste de moi – mon cœur, mon âme, mon ventre où notre enfant aurait dû grandir – est submergé par quelque chose de bien plus grand, bien plus ancien, bien plus primitif que la pensée. Le temps s'arrête. Je le vois. Je le sens. Je le touche. Les mages sont figés dans leurs robes, leurs capuchons immobiles, leurs mains levées dans un geste d'incantation interrompue. La mage principale a la bouche ouverte, un mot à moitié prononcé suspendu entre ses lèvres – un "attention" peut-être, ou "miracle", ou "danger". Je ne saurai jamais. La poussière d'étoile qui flottait dans l'air, soulevée par le mouvement des robes, est suspendue. Chaque particule scintillante est à son
閱讀更多