MasukLes sirènes hurlaient. Les ambulanciers s’affairaient. Les journalistes s’entassaient déjà derrière les rubans de sécurité, capturant chaque seconde de ce chaos sanglant.Le corps sans vie de Sonia Vidal, recouvert d’un drap blanc, fut emporté par la Croix-Rouge, pendant que Paul et Bruno étaient installés d’urgence dans deux ambulances distinctes, tous deux entre la vie et la mort.Soudain, une voiture noire s’engouffra dans la parcelle. C’était Arturo, accompagné d’Elsa, sa femme. Dès qu’il vit les civières, la panique s'empara de lui.Il courut, mais s'arrêta net en voyant le corps inerte de sa mère sous le drap. Son cœur sembla lâcher d’un coup, ses jambes tremblaient. Il n’avait pas encore entendu toute la vérité, mais l’image suffisait.— Non… non… pas maman… c’est pas vrai… hurla-t-il, la voix brisée.Elsa, bouleversée, l’enlaça fermement, tentant de contenir son chagrin.Quelques heures plus tôt, ils étaient paisiblement
La balle reçue par le commissaire Jimmy s’était logée dans son bras droit, traversant la chair avec violence. Sous la douleur, il roula instinctivement derrière sa voiture pour se mettre à couvert, les dents serrées, le souffle court.Il dégaîna son arme avec difficulté, mais détermination. Sa main tremblait légèrement, pourtant son regard restait alerte. Il voulait vivre.Il devait vivre.À travers l’ombre, il aperçut une voiture noire sans plaques s’arrêter en crissant sur le bitume. Une femme en sortit, suivie de trois hommes armés jusqu’aux dents, massifs, menaçants.L’un d’eux hurla :— Jimmy ! Sors de là comme un homme, t’es foutu de toute façon !Le commissaire reconnut aussitôt cette voix rauque, familière… Michel. Son propre coéquipier.— Espèce de traître… grogna Jimmy entre ses dents. Je le savais.— Hé ouais, vieux. C’est la rue qui parle. Avec un salaire de misère, comment tu veux que je
_"Je n’aurais jamais pu le supporter…" — c’est sur cette phrase que nous nous étions arrêtés. Reprenons !_— Je n’aurais jamais supporté de te perdre, Elsa, murmura Arturo, les yeux humides. Tu es mon souffle, ma lumière, mon essentiel… Je t’aime plus que ma propre vie.Il la serrait fort contre lui, comme s’il avait peur qu’elle disparaisse à nouveau. — Promets-moi… promets-moi de ne jamais me quitter, quoi qu’il arrive.— Je suis là, mon amour… et je ne vais nulle part, répondit Elsa, la voix tremblante mais douce, blottie contre son torse.Un hurlement de sirène résonna au loin, se rapprochant rapidement. Quelques minutes plus tard, une voiture de police s’arrêta en crissant. Le commissaire Jimmy en descendit, accompagné de deux officiers.— Arturo, raconte-moi ce qui s’est passé, dit Jimmy d’un ton grave.Arturo hocha la tête et reprit tout ce qu’Elsa lui avait confié. Il parlait vite, avec colère, mais sans rien omettre. Qu
— Anh... bébé... gémit-elle doucement, le souffle court. — Mon amour, on est encore en pleine route... Garde toutes ces envies pour moi quand on sera arrivés, dit Bruno d'une voix à la fois amusée et troublée. — D'accord... répondit Keylan en boudant, les bras croisés, un air faussement vexé sur le visage. Bruno éclata de rire en la regardant du coin de l’œil, attendri par sa moue enfantine. Sans attendre, il accéléra légèrement et se dirigea vers l’hôtel le plus proche. À peine garé, il régla la chambre pour quelques heures auprès de la réceptionniste. — Passez un bon séjour, leur lança-t-elle avec un sourire entendu. — Merci, répondirent-ils à l’unisson. Escortés jusqu’à la porte par un employé, Bruno lui glissa un généreux pourboire. Dès que la porte fut refermée derrière eux, Keylan se jeta littéralement sur lui, l’embrassant à pleine bouche. Bruno referma la porte d’un coup de pied, pris par surprise mais amusé.
En vérité, j’avais tout entendu… Cette conversation entre Michel et cette mystérieuse femme n’avait rien d’innocent. Depuis quelque temps, je ne faisais plus confiance à mon adjoint. Il était devenu… louche. Trop d'opulence pour un simple agent de l'État. De belles voitures, des vêtements de luxe, et surtout… une villa flambant neuve. Tout cela avec notre misérable salaire de policiers ? Impossible. Être flic, c’est accepter de vivre dans la précarité. Nous ne roulons jamais sur l’or, et encore moins sur le luxe. Mais lui ? Il brillait comme un politicien corrompu.C’est là que j’ai commencé à enquêter sur lui. Et ce que j’ai découvert m’a profondément dégoûté.Michel touchait des pots-de-vin… Des politiciens, des criminels… et pire, il faisait disparaître les preuves, maquillait les scènes de crime, étouffait les affaires en échange de billets sales. Mais pas cette fois. Pas dans cette affaire. Cette mystérieuse femme, elle f
— Allô ! Bébé, tu es où ?— À la maison, mon cœur. Je suis en train de finir de préparer, répondit Keylan d'une voix douce.— Tu penses finir à quelle heure, mon amour ? J’aimerais tellement qu’on passe un moment juste tous les deux…Tu me manques, tu n’as pas idée. Je suis sous pression au boulot, je me sens vidée.Tu sais que t’es mon antidépresseur naturel ? Mon anti-stress en chair et en os.Keylan sourit, touchée par tant d’amour. — Bébé, j’ai presque terminé. Si tu veux, viens me chercher.— Dis juste un mot, et j’arrive comme un doudou prêt à te dorloter.— Ohhh, mais que t’arrive-t-il, mon cœur ? dit-elle en riant doucement. — C’est simple : tu me manques. J’ai besoin de te sentir près de moi.— Alors viens, je t’attends, répondit-elle tendrement.Bruno raccrocha, le cœur léger, un sourire accroché aux lèvres. Il rangea rapidement ses affaires.— Monsieur, où allez-vous ? demanda Sydney, la secrétai
" À l’extérieur"Arturo, choqué par ce qu’il venait d’entendre, fronça les sourcils. — Ola, là, je dois intervenir. Bruno est en train de déraper.Il ouvrit brusquement la porte. — J’espère que je ne dérange rien ? dit-il d’un ton sec, ses yeux se posant directement
— Mais non, je vais très bien !— Non, non… Il y a un souci. Depuis quand mon fils voit passer une aussi belle femme sans lâcher un seul compliment ? Tu ne serais pas tombé sur la tête, par hasard ?Elle le fixa intensément. — Et d’ailleurs, je suis sûre que tu n’as même p
Sonia lui lança un sourire énigmatique :— Prends la carte. Appelle-moi. On ira discuter ailleurs… au calme. Toi et moi.Et sans un mot de plus, elle entra dans l’ascenseur, laissant Lise figée, la carte entre les doigts, le cœur battant à cent à l’heure.— Discutons de nos
__ Attend...attend... Tout en continuant de s'embrasser __ quoi qu'as tu dit elle avec un visage rougie par l'excitation __ si je le veux mais pas comme ça keylan et pas dans un tel lieu __ j'ai toujours cru que c'était ça qui t'intéresse et qui fai







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