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Prisonnière du secret

Penulis: marag
last update Tanggal publikasi: 2026-07-28 17:05:52

Assise devant le jeune roi qui la fusillade du regard, Tirane baissait les yeux de temps à autre afin d'échapper aux foudres de cet homme en colère. 

Matuka pansait les blessures du roi, iI avait été blessé à la main dans la bagarre avec la troupe d'homme. 

Tirane était stupéfaite de constater qu'il ne ressentait absolument aucun mal lorsque l'alcool pénétrait ses chaires, il était étonnement paisible et continuait de la fusiller du regard. 

« Puis-je vous demandez ce qui s'est passé votre altesse. » demanda Matuka alors qu'il soignait le jeune roi. 

Votre altesse, ainsi il s'agissait du roi, s'étrangla Tirane, elle comprenait à présent la raison de ces accoutrements peu conventionnel et son air immensément virile. 

« Demandez à cette idiote en face de moi, elle est la raison de tout ce drame. » s'exclama Rafan le visage déformé par la colère. 

« Votre altesse êtes-vous en colère. » s'inquiéta Matuka. 

« Bien sûr que je le suis chamane, cette jeune étrangère devrait rentrer chez elle dans son pays dès aujourd'hui, et regardez elle est toujours là, elle ne cesse de créer des problèmes cette idiote. » 

Matuka regardait son roi d'un œil intrigué, le roi Rafan n'avait jamais agi de cette façon à l'égard de quiconque, et encore moins à l'égard des étrangers, il semblait trop en colère plus qu'il ne le devrait. 

« Calmez-vous mon roi, ce problème ne saurai être résolu, horuv la renverra chez elle dès que possible. » essaya Matuka de rassurer le roi. 

Rafan s’interposa.

« Il est hors de question Matuka, elle n’ira nulle part, elle restera ici et habitera les cachots telle sera sa punition. »

Matuka fut en désaccord. 

« Mais mon roi. » Essaya de s’opposer Matuka.

« Ma décision est prise Matuka compte tenu du fait qu'elle sache désormais notre secret si bien gardé et bien elle restera notre prisonnière, je ne voudrais pas qu'elle ait la possibilité de dire à tout le monde entier la vérité sur nous et prendre le risque que l'on nous traite tels des animaux. » 

Tirane releva le regard vers le roi.

« Je ne dirai jamais rien à personne. » intervint Tirane.

« Qu’est-ce que vous ne direz pas. » demanda Matuka. 

Tirane porta son regard sur Matuka.

« Je les ai vu, ils ce sont tous transformé en loup devant mes yeux. » 

« N’avez-vous pas eu peur. » demanda Matuka surpris de la réaction de la jeune femme. 

Tirane esquissa un sourire.

« Non je n'ai pas eu peur, il m'a sauvé la vie et je lui suis très reconnaissante. » 

« Ouais c'est ça ! » fit le roi en la toisant la jeune femme du regard. « Garde mettez un matelas dans l’un des cachots pour notre cher invité. » 

« Bien votre altesse » fit les gardes en s'exécutant sous l'œil désapprobateur de Matuka.

Malgré le fait qu'elle devait à présent habiter dans une prison, Tirane se sentait reconnaissante vis à vis du roi, de la laisser vivre dans ce royaume, c'était déjà beaucoup. 

« Merci votre altesse de me laisser rester. » remercia Tirane 

Rafan toisa la jeune femme du regard.

« Je ne le fait évidemment pas pour vos beaux yeux, vous détenez notre secret et alors je vous détiens à mon tour. »

« Dans tous les cas merci, merci infiniment. » remercia Tirane avant de s'éclipser. 

Dès le départ de la jeune femme, Matuka s'adressa à son roi. 

« Que vous arrive-t-il roi Rafan. » a demandé Matuka. 

« Il ne m'arrive rien Matuka absolument rien. » a répondu le jeune homme. 

Matuka regarda le jeune roi d’un œil suspicieux.

« Vous agissez de façon étrange depuis votre rencontre avec la jeune étrangère, y'a-t-il quelque chose de particulier ? Que s'est-il passé ? »

« Non chamane rien ne s'est produit rassurez-vous. » 

« Et pourtant vos agissements démontrent le contraire si quelque chose vous préoccupes et bien vous pouvez le partager avec moi. »

Rafan détourna le regard du chamane.

« Il n'y a rien de tel Matuka ne vous en faites pas dit le jeune roi en remontant sa manche, je vais bien à présent, permettez-moi de rejoindre mes appartements. » 

« Oui bien sur votre altesse. » acquiesça Matuka 

Dans les couloirs du vaste château Tirane avançait à la suite des gardes qui lui ouvrait le chemin vers les cachots, lorsqu'ils firent arriver un matelas fut installé dans la pièce pour elle, le garde sortit, après que la jeune femme lut remercier en refermant les grilles du cachot derrière lui, la faisant prisonnière. 

Tirane regarda le lit installé à même le sol, expira profondément tout en se sentant heureuse, c'était un si grand privilège pour elle de pouvoir dormir sur un matelas. 

Chez son oncle, elle n'eut pas la chance d'un si grand privilège, dormant contre le sol froid, elle se rappelait de ses nuits blanches passé à cause du froid glacial qui plaignait dans la pièce vide qui lui servait de chambre.

« C’est beau ici et c'est un grand privilège d'être ici, tu as des draps un lit c'est vraiment trop, tu vas te plaire ici. » monologua la jeune femme.

Tirane s'allongea contre le lit et se recouvrit du drap dont l'odeur délicieuse lui titillait les narines. 

« Ça sent vraiment bon vraiment. » s'exclama la jeune femme. 

« Vous sentez-vous bien dans ces conditions mon enfant. » a lancé la voix de Matuka derrière elle. 

Tirane se tourna et lui fit face tout en prenant place assise. 

« C’est vous monsieur oui je m'y sens bien, c'est déjà un réel privilège d'avoir un lit et des couvertures propres je ne peux que vous remercier pour tout ça. » a répondu la jeune femme au chamane 

Matuka fut surpris de la réponse de la jeune femme, comment pouvait-elle se sentir bien en étant emprisonné de la sorte. 

« Vous m'en voyez rassurer bien que je pense que cet endroit n'est pas approprié pour vous, vous avez encore de graves blessures, elles pourraient s'infecter. » 

« Ne vous en faites pas, je pense que tout ira bien, le roi a fait ce qu'il fallait. » a rétorqué la jeune femme.

« Vous semblez rassurer d'être ainsi enfermé puis-je vous demander pourquoi ? » Demanda le chamane.

Le chamane avait vu juste, elle était heureuse d'être là, mais elle n'aurait pu imaginer que son visage et son expression le laissait transparaître. 

« Pour être tout à fait honnête avec vous, je le suis, ici mon cœur est en paix, et ça peu importe l'endroit où je vivrais je sais que ce sera meilleur que l'endroit d'où je viens. » 

Matuka écoutait la jeune femme, sa voix laissait transparaître de la douleur, et ses dires laissaient penser qu'elle avait souffert, les blessures sur le corps de la jeune femme confirmait tout autant les mauvais traitements qu'elle avait pu subir, Matuka la trouva pitoyable, il voulut en savoir plus sur elle mais pas aujourd'hui, c'était encore trop tôt. 

« Bien ! je pense que je vais prendre congé de vous, je vous souhaite de passer une bonne nuit, malgré le lieu. » 

« Avant que vous ne partiez j'aimerai vous posez une question si vous me le permettez. » intervint la jeune femme. 

« Oui bien sur mon enfant dites-moi. » répondit Matuka. 

« Ce soir quand le roi m'a sauvé, il avait l'aspect d'un loup, et les hommes qui m'ont attaqué pareillement, je suis curieuse de savoir, est-ce toute la population de ce pays qui est ainsi. » a demandé la jeune femme.

Matuka s'attendait à cette question de la part de la jeune femme, il sourit un peu et il lui répondit. 

« Oui en effet, nous sommes un peuple de loup. » Avoua Matuka.

Tirane hocha la tête.

« Vous l'êtes aussi ? » le questionna la jeune femme. 

Matuka esquissa un sourire.

« Non je ne le suis pas, je suis un sorcier si je puis le dire ainsi. » informa le chamane. 

« C’est complètement incroyable. » s'exclama la jeune femme. 

« Et pourtant c'est bien la vérité, allez-vous coucher mon enfant, nous aurons tout le temps de nous parler et vous aurez tout le temps de découvrir notre peuple et nos secrets. » 

« Oui vous avez sans doute raison. » a-t-elle répondu bouleversée. « Bonne nuit chamane. »

« Matuka mon nom est Matuka, passez une bonne nuit jeune étrangère. » fit l'homme en s'éclipsant pour de bon.

Malgré toutes les révélations au cours de cette soirée, Tirane ne se sentait étrangement pas en danger, tout au contraire, son cœur lui disait qu'elle était parfaitement où elle devrait être. Elle reprit place allongée et remonta le drap sur son corps de squelette et ferma les yeux pour une vraie nuit de sommeil. 

Alors que le soleil se levait sur le grand château dans les bois, le soleil pénétrait de part et d'autre des grilles du cachot réveillant la jeune femme de son sommeil. 

Pour la toute première fois depuis des années, Tirane sentit qu'elle avait passé une véritable nuit de sommeil, sans crainte qu'un coup de pied ne vienne la heurter dans son sommeil, sans craindre d'attendre les bavardages incessants de son oncle, rien à dire, elle se sentait bien. 

Un bruit se fit entendre contre les grilles du cachot, l'un des gardes vint ouvrir la porte de sa loge encore fermée et s'adressa à elle. 

« Sa majesté le roi Rafan vous ordonne de le rejoindre de ce pas. » L’a informé le garde. 

« Bonjour garde c'est entendu ! je vous suis. » fit la jeune femme prête à le suivre. 

Elle suivit le garde et il la conduisit au roi. 

« Votre altesse, la jeune étrangère est en votre présence. » 

« Merci ontan. » a répondu le roi à l'intention du garde. 

Rafan dévisagea la jeune étrangère toujours aussi salle que la veille, portant les mêmes vêtements déchirés qui laissait entrevoir sa poitrine, au contact de ses yeux d'avec la poitrine de la jeune femme, il redira ses yeux en se maudissant intérieurement d'avoir laissé ses yeux s'égarer. 

« Vous puez énormément et cela je peux le sentir malgré le fait que nous soyons éloignés l'un de l'autre. » lança le roi dans le but de déstabiliser la jeune femme. « Heureusement pour vous ici nous sommes hospitaliers, alors vous allez suivre le garde il vous conduira aux servantes qui vous montreront où vous doucher. » ordonna indirectement le jeune roi. 

« C’est entendu je vous remercie sa majesté. » 

-je ne le fais pas pour vous mais bien pour m'assurer que mon palais sente aussi bon que d'accoutumer vous comprenez n'est-ce pas

-je vous comprend tout à fait, et je vous remercie fit la jeune femme impassible 

Rafan ne répondit rien, mais s'énerva d'avantage, toutes ses attaques semblait passer crème auprès de la jeune étrangère.

-Bien ! Vous pouvez vous retirer fit-il à l'égard de la jeune Tirane 

Tirane ne prenait pas les mots du jeune roi à cœur car après tout, il n'avait pas menti sur le fait qu'elle puait énormément. 

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