DamonLe vent hurle à travers la vallée sombre, soulevant des volutes de poussière et de cendre. La nuit est lourde, saturée de l’odeur du sang et de la sueur. Les corps des loups tombés sont alignés dans la clairière, leurs visages figés dans une expression de douleur et de surprise.Je me tiens devant eux, le cœur battant à un rythme sourd, mes poings serrés le long de mon corps. Derrière moi, Luca et quelques autres loups encore debout forment un cercle silencieux.Je sens la présence d'Alina avant même qu’elle n’approche. Son odeur—mélange de rose et de loup—m’enveloppe comme une caresse apaisante. Elle pose une main sur mon bras.— Damon… murmure-t-elle.Je ferme les yeux un instant, absorbant la chaleur de son contact. Puis je me tourne vers elle.Ses yeux brillent dans l’obscurité, deux lacs d’or qui me transpercent. Son visage est pâle, fatigué, mais sa force est là, dans la manière dont elle se tient droite malgré la douleur.— Ils étaient prêts à mourir pour toi, dit-elle do
AlinaLe soleil commence à percer l'horizon, teignant le ciel d'un mélange de rouge et d'orange. Je suis assise au bord de la falaise, le vent jouant avec mes cheveux. Damon est debout derrière moi, le regard fixé sur la vallée en contrebas. Son corps est tendu, chaque muscle figé dans une posture de contrôle absolu.Depuis la nuit dernière, il n’a pas dormi. Moi non plus. Les paroles de son père résonnent encore dans l'air, comme un poison insidieux.— Damon…Il ne répond pas, mais je le sens réagir à ma voix. Je me lève lentement et m'approche de lui. Il a le regard sombre, fixé sur la ligne d’horizon.— Ton père…— Je ne veux pas en parler.Sa voix est dure, mais je perçois la douleur sous-jacente. Je pose une main sur son bras, sentant la tension qui court sous sa peau.— Tu n’es pas obligé de faire ce qu’il attend de toi, murmuré-je.Il tourne enfin la tête vers moi. Ses yeux brillent d'un éclat doré, sa colère et sa confusion se reflétant dans ce regard intense.— Je suis déjà l
DamonLa nuit est tombée depuis longtemps lorsque je me tiens au centre du cercle. La lueur de la pleine lune éclaire la clairière d'une lumière crue, froide. La meute est rassemblée autour de moi, formant un cercle parfait. Le silence est oppressant, chaque souffle résonne dans l'air lourd de tension.Je sens le regard de mon père peser sur moi. Il est debout sur une estrade improvisée, les bras croisés, le visage fermé. À ses côtés, les anciens de la meute surveillent chaque mouvement. Le rituel de sang est un acte archaïque, un test d’honneur et de force que peu d'Alpha ont dû subir au cours des dernières décennies.Alina est là, à l’orée du cercle. Elle me regarde avec une intensité déchirante. Ses yeux sont pleins de crainte, mais aussi d'une foi inébranlable en moi.Luca se tient à mes côtés, les traits crispés.— Damon… sois prudent.Je ne réponds pas. Je sens déjà le grondement du pouvoir dans mes veines. Mon loup est prêt à se battre, prêt à tuer s'il le faut.Un mouvement at
AlinaJe suis restée éveillée toute la nuit, le cœur encore secoué par ce que j'ai vu. La pleine lune est désormais cachée derrière les nuages, mais l'écho du combat entre Damon et Caleb vibre encore dans mes veines. Les hurlements de la meute, le choc des griffes et des crocs… Tout résonne dans ma tête.Damon est allongé sur le lit, torse nu, une large cicatrice rouge barrant son épaule. Il dort enfin, son souffle profond et lent. Je suis assise près de lui, le regard fixé sur son visage. Même dans son sommeil, sa mâchoire reste crispée, comme s’il se préparait à une nouvelle bataille.Je tends la main, mes doigts effleurant doucement sa joue. Il frémit sous mon contact, ses sourcils se fronçant légèrement.— Damon… murmuré-je.Il ouvre lentement les yeux. Ses prunelles dorées me transpercent, brûlantes d’une intensité sauvage.— Alina ?Je caresse son visage, le pouce glissant sur sa mâchoire.— Tu vas bien ?Il esquisse un sourire fatigué.— J’ai connu pire.— Ce que tu as fait hie
DamonJ’entre dans la grande salle du conseil, le regard sombre, mes épaules tendues par la tension qui règne dans l’air. Les anciens sont déjà installés autour de la longue table en chêne sombre. Mon père est assis à la place centrale, le dos droit, le regard perçant fixé sur moi.— Damon, commence-t-il d’une voix froide. Nous avons un problème.Je fais lentement le tour de la table, m’arrêtant face à lui.— Caleb a disparu, je suis au courant.Mon père esquisse un sourire glacial.— Et tu penses savoir pourquoi ?— Tu l’as laissé partir.Un murmure parcourt la salle. Les anciens échangent des regards tendus. Mon père croise les mains sur la table.— Caleb est un traître. Je n’aurais jamais laissé un traître partir vivant.Je serre les dents, le sang battant dans mes tempes.— Alors qui l’a aidé à s’échapper ?Le regard de mon père devient tranchant comme une lame.— Peut-être quelqu'un à l’intérieur de la meute. Quelqu’un qui aurait intérêt à le voir libre.Un grognement monte dans
AlinaLa nuit est tombée depuis plusieurs heures, mais je n’arrive pas à dormir. Le combat de Damon contre son père tourne en boucle dans mon esprit. Je le revois, le souffle court, les muscles tendus, les yeux flamboyants d’une lueur dorée, dominant son père sans le tuer. Il aurait pu le faire. Il aurait eu toutes les raisons de le faire. Mais Damon est différent. Il est fort sans être cruel.Je suis allongée dans le lit de Damon, enroulée dans les draps qui portent encore son odeur. Mon cœur tambourine dans ma poitrine alors que j’entends la porte s’ouvrir doucement.— Tu ne dors pas ?Je me redresse légèrement lorsque Damon entre dans la chambre. Il est torse nu, une fine coupure longeant son épaule, mais son regard est alerte, vif. Même après une telle épreuve, il dégage toujours cette aura indomptable.— Non, murmuré-je. J’attendais que tu rentres.Il s'approche lentement du lit, s’asseyant sur le bord.— J'avais besoin de prendre l'air.— Je comprends.J’effleure sa main du bout
DamonLe jour commence à poindre lorsque j'ouvre les yeux. La lumière de l’aube filtre à travers les rideaux, caressant doucement la peau nue d’Alina endormie contre moi. Son souffle est calme, son visage détendu. Une mèche de ses cheveux blonds retombe sur son front. J’effleure cette mèche du bout des doigts, un sourire naissant sur mes lèvres.Elle est magnifique. Tellement fragile en apparence, mais plus forte que quiconque que j’aie jamais connu.Je me redresse doucement sans la réveiller et sors du lit. Mon corps proteste légèrement — les blessures de la veille ne sont pas complètement guéries — mais la régénération d’un Alpha est rapide. Je me dirige vers la fenêtre, mes yeux scrutant l’horizon boisé. Le vent porte l’odeur humide de la forêt, mais aussi une autre fragrance plus sombre, plus lourde.Le danger n’est pas passé. Caleb est toujours là, quelque part. Il attend son heure.— Tu es inquiet ?Je me retourne. Alina est assise dans le lit, le drap glissant le long de ses ép
AlinaLa nuit est tombée. Une brise glaciale s'infiltre entre les arbres, faisant frémir les feuilles mortes sous mes pieds nus. Le cercle de pierre au centre de la clairière est éclairé par la lueur blafarde de la pleine lune, projetant des ombres fantomatiques sur le sol.Je me tiens là, seule, le cœur battant dans ma poitrine. Damon est à quelques mètres de moi, le visage fermé, les poings crispés le long de son corps. Son regard doré brille d'une lueur dangereuse alors qu'il observe le cercle de combat.— Tu n'es pas obligée de faire ça, dit-il pour la centième fois.Je lui adresse un sourire tendre, mais déterminé.— Si je veux être reconnue comme ton égale, je dois me battre. Ils doivent voir que je suis digne de toi… de la meute.Il serre les dents, un grondement sourd s’élevant de sa gorge.— Si l’un d’eux te blesse…— Je survivrai, murmuré-je.Il s'approche, son souffle chaud effleurant ma peau alors que son front vient se poser contre le mien. Ses mains glissent lentement le
AlinaLe vent nocturne s’engouffre dans la forêt, fouettant les feuilles et faisant danser les ombres entre les arbres. Le silence est pesant, entrecoupé seulement par le bruit de nos respirations et le craquement des branches sous nos pas.Je marche aux côtés de Damon, son corps massif tendu, chaque muscle prêt à réagir à la moindre menace. Sous sa forme de loup, il est magnifique et terrifiant. Sa fourrure noire luit sous la lumière blafarde de la lune, et ses yeux brillent d’une lueur dorée intense. Il ne parle pas, mais je sens le lien entre nous vibrer, une pulsation silencieuse d’instinct et de confiance.Je suis sous ma forme humaine. Mes doigts sont crispés sur le manche du poignard attaché à ma cuisse. Lucien est derrière nous, avec Gareth et le reste du clan, chacun en position d’attaque.— Il est proche, murmure Damon dans mon esprit à travers le lien mental.Je ferme les yeux un instant, m’ouvrant aux vibrations de la nature environnante. Mon cœur bat fort dans ma poitrine
Alina— Préparez-vous, ordonne-t-il à Lucien et Gareth. La guerre ne fait que commencer.Je reste à ses côtés, ma main dans la sienne. Prête à affronter l’enfer avec lui.DamonLa nuit est lourde, saturée de l’odeur du sang et de la peur. La clairière est silencieuse à présent, mais le goût amer de la défaite flotte encore dans l’air. Adrian s’est échappé. Encore. Et cette fois, il nous a laissé un avertissement très clair : il sait ce qu’Alina est vraiment.Je me tiens au bord du camp, les mains sur les hanches, le souffle court. Ma chemise est en lambeaux, mes côtes me lancent après le coup qu’il m’a porté, mais ce n’est rien comparé à la rage qui brûle dans mes veines.Lucien s’approche de moi, son visage marqué par la fatigue et les coups. Son épaule saigne encore, une morsure profonde laissée par l’un des sbires d’Adrian.— Il faut faire quelque chose, grogne-t-il. On ne peut pas rester ici à attendre qu'il revienne.— Tu crois que je ne le sais pas ? répliqué-je sèchement.Lucie
AlinaLe camp est plongé dans un silence pesant. La lune, pleine et éclatante, éclaire la clairière d’une lumière blafarde. L’air est lourd, saturé de cette tension animale qui précède toujours une attaque. Les ombres dansent entre les arbres, et chaque bruissement de feuilles semble annoncer l’arrivée d’un danger invisible.Je suis adossée à un tronc d’arbre, observant Damon et Lucien en pleine discussion. Damon a le dos droit, la mâchoire serrée. Son torse nu est marqué de griffures et de bleus, mais il se tient avec cette autorité naturelle qui fait de lui un alpha redoutable.— Ils ne vont pas tarder à revenir, grogne Lucien.— Je le sais, répond Damon d'une voix sombre.Je m'approche d'eux, mes bottes crissant légèrement sur la mousse humide. Damon relève la tête dès que je suis à portée, son regard doré s’adoucissant légèrement à ma vue.— Tu devrais te reposer, souffle-t-il.Je croise les bras.— Tu penses vraiment que je vais rester en arrière pendant que vous vous battez ?Lu
AlinaLe camp est plongé dans une tension palpable. Les flammes du feu de camp projettent des ombres tremblantes sur les visages tendus des guerriers. Lucien, Gareth et Nolan sont assis autour du feu, leurs blessures fraîchement pansées. Gareth a une large entaille sur le torse, et Nolan porte un bandage autour de son bras droit, mais leur regard reste dur, implacable.Damon se tient à l’écart, adossé à un arbre, le torse nu couvert de plaies à demi refermées. Son souffle est court, son visage fermé. Pourtant, il ne semble pas souffrir — ou du moins, il fait tout pour le cacher.Je m’approche de lui, un linge humide dans la main.— Assieds-toi, ordonné-je doucement.Il lève son regard doré vers moi, une étincelle farouche dans ses pupilles.— Ce n’est rien, dit-il d’une voix rauque.— Damon…Je m’agenouille devant lui, posant une main sur son torse nu. Son cœur bat fort sous ma paume. Il est tendu, sur le qui-vive, comme un prédateur prêt à bondir.— Ce n’est pas rien, insisté-je. Lai
AlinaDamon est devant moi, une silhouette sombre et imposante. Il marche d’un pas fluide, ses muscles tendus sous sa chemise noire. Sa respiration est calme, maîtrisée, mais je sens la rage qui gronde sous sa peau.— Tu n’es pas obligée de venir, dit-il sans se retourner.— Ne me dis pas ça, Damon, répliqué-je, la voix tranchante. Tu sais très bien que je ne resterai pas en arrière.Il s’arrête brusquement et se tourne vers moi. Ses yeux d’or scintillent dans l’obscurité, perçants, pénétrants.— Si Adrian te touche…— Il ne me touchera pas, coupé-je en avançant vers lui. Je ne suis pas une victime.Son regard devient plus sombre, un éclat sauvage dans ses pupilles dilatées.— Je ne pourrais pas le supporter, murmure-t-il.Je pose ma main sur sa joue, mes doigts glissant sur sa peau rugueuse.— Alors ne le laisse pas gagner.Il se penche, son souffle chaud effleurant ma peau. Ses lèvres frôlent ma tempe, et un frisson me parcourt.— Toujours si courageuse…— Toujours aussi têtu, répli
DamonLa salle de réunion de la meute est plongée dans une atmosphère lourde. Les guerriers sont rassemblés autour de la table en bois massif, leurs visages tendus et leurs épaules raides. La lumière des torches projette des ombres mouvantes sur les murs de pierre, renforçant le poids du moment.Lucien est assis à ma droite, le regard sombre. Alina est debout près de la porte, les bras croisés, son expression de marbre cachant à peine la tension qui raidit son corps. Je ressens son agitation dans chaque fibre de mon être, ce lien invisible qui nous unit vibrante sous ma peau.— Il a attaqué ouvertement, répète Lucien en désignant la dague ensanglantée posée sur la table. Il veut que nous réagissions.— Et c’est exactement ce qu’on va faire, répliqué-je d’une voix glaciale.Alina lève les yeux vers moi, son regard brûlant d’une détermination farouche.— Si Adrian pense qu’il peut nous faire peur, il se trompe.Je serre les poings, mes griffes frôlant la surface de la table.— Ce n’est
AlinaJe ferme les yeux, savourant la chaleur de sa main contre ma peau.— Tu vas rester avec moi ? demandé-je.Il sourit doucement, son regard s’adoucissant.— Toujours.Je m’abandonne complètement contre lui, son odeur boisée m’apaisant instantanément.— Je t’aime, murmure-t-il une dernière fois avant que le sommeil ne me prenne.La lumière froide de l'aube filtre à travers les rideaux, projetant des ombres mouvantes sur le sol de pierre. Mon corps est encore engourdi, une chaleur diffuse irradiant de ma peau là où Damon m’a touchée. Il est toujours là, endormi à mes côtés, son bras possessif enroulé autour de ma taille.Je me redresse légèrement, observant son visage assoupi. Son front est lisse, ses sourcils détendus, et ses cils épais projettent une ombre sur ses joues. Il a l’air si paisible — si vulnérable — que mon cœur se serre. Damon n'est jamais vulnérable. Il est le guerrier, le protecteur, celui qui encaisse la douleur pour moi, pour la meute. Mais là, dans l’intimité de
AlinaLa chambre est plongée dans une semi-obscurité, seulement éclairée par la lueur dansante du feu dans l’âtre. Mon souffle est encore saccadé, le goût du sang amer dans ma bouche. Mes mains tremblent légèrement alors que je retire ma tunique ensanglantée, découvrant les ecchymoses qui marbrent ma peau.— Laisse-moi faire.La voix de Damon, grave et rauque, me fait frissonner. Il s'approche lentement, son regard doré brillant dans l'ombre. Il est torse nu, le tracé sombre de ses tatouages serpentant le long de sa peau. Il s’arrête juste devant moi, si proche que je peux sentir la chaleur de son souffle sur ma nuque.— Je peux le faire seule, murmuré-je.— Je sais. Mais tu n'as pas à le faire. Plus jamais.Ses mains effleurent doucement mes épaules, et je me tends malgré moi. Le souvenir du combat contre Kael est encore vif dans mon esprit : le sang, la douleur, la sensation de suffoquer sous sa poigne. Damon le sent. Il glisse ses doigts sous mon menton, m’obligeant à le regarder d
AlinaLe sable craque sous mes pieds alors que Kael s’approche, un sourire carnassier accroché à ses lèvres. Ses yeux sombres brillent d’une lueur malveillante, me rappelant à chaque seconde le danger qu’il incarne. Damon reste en retrait, adossé contre un pilier de pierre, les bras croisés, son expression impassible.— Alors, petite louve, murmure Kael d’un ton moqueur. Tu crois pouvoir m’affronter ?Je resserre mes doigts autour du manche de la dague. Mon cœur bat à tout rompre dans ma poitrine, mais je refuse de laisser la peur me paralyser. Je ne suis plus la louve faible que j’étais autrefois. Damon m’a appris à me battre, à canaliser ma rage.— Arrête de parler et attaque, grondé-je.Kael ricane.— Oh, je vais attaquer. Mais seulement quand tu seras prête à souffrir.Il se fond dans l’ombre, disparaissant presque complètement. Mon instinct hurle un avertissement une seconde avant qu’il ne surgisse derrière moi. J’esquive de justesse son coup de griffe, roulant au sol avant de me