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Chapitre 9

Penulis: Éléa Venot
« Bien sûr, c'est tout à fait possible ! »

Antoine a rapidement noté la commande, puis s'est empressé de tout organiser.

« Madame Vernier, on livre aussi tout ça directement à l'entrepôt ? »

« Oui. »

Au total, la commande tournait autour de 40 000 euros. Les fruits tropicaux auraient dû entraîner des frais de transport supplémentaires, mais Antoine les lui a généreusement offerts.

Maëva a versé un acompte, puis elle a quitté le verger.

Au moment d'acheter les jeunes arbres fruitiers, une idée lui était venue d'un coup. Le Verger des Pêchers était cerné de montagnes, bien caché, bien exposé au soleil. L'endroit parfait pour cultiver quelque chose.

Son instinct de survie avait réveillé chez elle un réflexe profondément ancré : cultiver, faire pousser, récolter.

Une fois décidée, elle n'a pas traîné.

En quittant le verger, elle s'est rendue sur un marché de producteurs. Elle s'est dirigée en priorité vers les maraîchers qui vendaient leur propre production. Après avoir négocié les prix, elle leur a acheté l'intégralité de leur récolte du jour. Pour la remercier, plusieurs d'entre eux lui ont même offert quelques sachets de graines potagères.

Pour les pommes de terre, elle a carrément pris 2 tonnes.

Maëva vouait un amour absolu aux pommes de terre. Dans un monde qui en serait privé, elle aurait sans doute perdu la raison sur-le-champ.

La pomme de terre, c'était l'aliment universel. Purée, gratin dauphinois, frites, pommes de terre sautées, galettes croustillantes, chips, pommes duchesse… on pouvait tout en tirer.

Bref, tout était possible.

Sur le marché, elle a aussi trouvé un petit éleveur qui proposait des poussins et des canetons. Ils étaient vifs, bien portants. Elle lui a donc acheté tout ce qu'il avait apporté.

À ses pieds, une oie était attachée. En voyant Maëva dépenser sans sourciller, l'homme l'a aussitôt interpellée.

« Madame, si ça vous intéresse, vous pouvez aussi prendre l'oie. Je vous la fais à bon prix ! »

Maëva s'est arrêtée, intriguée. Elle venait à peine de s'accroupir pour vérifier l'état de l'animal que l'oie a brusquement déployé ses grandes ailes et s'est jetée sur elle avec une hargne féroce.

Sans ses pattes attachées, elle lui aurait vraiment sauté dessus.

Maëva a sursauté.

« Ouh là… Elle a du caractère, celle-là. »

Un peu gêné, le vendeur a donné une claque à l'oie.

« Cette oie, c'est la terreur du village. Mais vous voyez bien qu'elle est en pleine forme. Puisque vous m'avez déjà vidé tout le stand, je peux vous la laisser à bon prix. Comme ça, je rentrerai plus tôt. »

« D'accord. »

Maëva a payé sans discuter.

« Je la prends. »

Elle a encore fait un grand tour du marché. En passant devant les étals de poissonnerie, elle a acheté d'un seul coup tous les produits frais disponibles sur les étals de poissonnerie.

Carpes, gardons, brochets, truites… et jusqu'aux crevettes fraîches et aux crabes. Tant que c'était vivant ou frais, elle ne laissait rien derrière elle.

Cette sortie lui a encore coûté un peu plus de 30 000 euros. Des camions entiers de légumes et de fruits ont pris la route de l'entrepôt les uns après les autres. Les produits instantanés qu'elle avait commandés deux jours plus tôt venaient justement d'arriver, eux aussi. Maëva est passée à l'entrepôt pour tout faire disparaître dans son espace, puis elle a pris le temps d'aller rencontrer l'assistant du propriétaire du Verger des Pêchers.

Une fois le contrat signé et le loyer payé, le Verger des Pêchers pouvait pratiquement être considéré comme le sien.

Ravie, elle a rangé le contrat et les clés de la villa dans son sac. À ce stade, elle avait pratiquement achevé tous ses préparatifs pour l'Apocalypse.

Restait le plus important : les armes.

À force de s'acharner à vider son compte, la jauge de l'insigne « Flambeur » indiquait qu'il ne lui restait plus qu'environ 20 % à compléter. Les portes et fenêtres renforcées commandées sur mesure, ainsi que les matériaux de rénovation, n'avaient pas encore été réglés en totalité.

Dès qu'elle paierait le solde, elle pourrait récupérer la récompense !

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