ログインRosalieLa nuit est tombée sur la chambre comme un voile de velours noir, épais et lourd, et je suis étendue sur le lit, nue, les bras le long du corps, les jambes légèrement écartées, le collier de cuir autour du cou, l'anneau d'acier reposant contre ma gorge comme une promesse de possession. La lumière des bougies danse sur les murs, projette des ombres mouvantes, dessine des formes douces qui semblent me sourire, qui semblent me dire que ce soir est différent, que ce soir n'est pas comme les autres, que ce soir je ne serai pas partagée, que ce soir je ne serai pas donnée, que ce soir je ne serai pas prêtée, que ce soir je serai à lui, seulement à lui, uniquement à lui, éternellement à lui.Alessandro est debout au pied du lit. Il me regarde. Ses yeux sombres sont doux. Tendres. Amoureux. Possessifs. Mais doux. Plus doux que d'habitude. Plus tendres que d'habitude. Plus amoureux que d'habitude. Plus possessifs que d'habitude. Il me regarde. Il me voit.
RosalieLe soir tombe sur la chambre comme une promesse, comme une caresse, comme une délivrance, une promesse que je n'ose pas croire, une caresse que je n'ose pas accepter, une délivrance que je n'ose pas espérer. La lumière des bougies danse sur les murs, projette des ombres douces et lentes, dessine des formes apaisées qui semblent me sourire, qui semblent me dire que ce soir est différent, que ce soir n'est pas comme les autres, que ce soir je ne serai pas partagée, que ce soir je ne serai pas donnée, que ce soir je ne serai pas prêtée, que ce soir je serai à lui, seulement à lui, uniquement à lui, éternellement à lui. Je suis assise au pied du lit, les genoux ramenés contre ma poitrine, les bras autour des jambes, le collier de cuir autour du cou, l'anneau d'acier reposant contre ma gorge comme une promesse de possession, comme une marque de propriété, comme un symbole de tout ce que je suis devenue. Je tremble. Je tremble de peur. Je tremble d'appréhension. Je trembl
RosalieLe lendemain matin, la lumière du soleil entre dans la chambre comme une caresse, douce et dorée, une lumière qui se pose sur mes paupières avec une délicatesse que je ne lui connaissais pas, une lumière qui me tire du sommeil comme on tire un enfant de son lit, avec douceur, avec patience, avec amour. Je flotte encore dans cet entre-deux, dans cette brume où les souvenirs de la nuit n'ont pas encore repris leur place, où les marques sur mon corps ne me font pas encore souffrir, où je ne suis pas encore Rosalie la brisée, Rosalie la possédée, Rosalie la chose. Je suis juste un corps chaud, un corps lourd, un corps qui a oublié pendant quelques heures ce qu'il est devenu.Et puis je sens quelque chose. Quelque chose qui n'était pas là les autres matins. Quelque chose de chaud. De solide. De puissant. Quelque chose qui m'entoure. Des bras. Des bras autour de moi. Des bras qui me tiennent. Des bras qui me serrent. Des bras qui me possèdent. Je sens une poitrine contre mon dos. Je
RosalieLe lendemain soir, la salle à manger est illuminée comme pour une fête. Les chandeliers en argent projettent des ombres dansantes. La table en acajou est dressée. Les verres en cristal brillent. Les couverts en argent scintillent. Alessandro est assis au bout de la table, dans son fauteuil en cuir noir. Je suis assise à côté de lui. Sur une chaise. Comme une personne. Comme une femme. Comme une égale. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas cette place. Je ne comprends pas ce privilège. Je ne comprends pas cette promotion. Mais je l'accepte. Malgré moi. Contre moi. En moi. Je l'accepte. Parce que c'est tout ce que j'ai. Parce que c'est tout ce que je suis. Parce que c'est tout ce que je peux. Parce que c'est tout.— Ce soir, dit Alessandro, et sa voix est calme, posée, comme s'il parlait d'une formalité, d'une étape inévitable, d'une chose qui doit être faite, d'un destin qui doit être accompli. Ce soir, tu vas avoir un inconnu. Un seul. Un homme masqué. Un homme que tu ne ve
RosalieLa nuit est tombée sur la chambre comme un voile de velours noir, épais et lourd, et je suis étendue sur le lit, nue, les bras le long du corps, les jambes légèrement écartées, le collier de cuir autour du cou, l'anneau d'acier reposant contre ma gorge comme une promesse de possession. La lumière des bougies danse sur les murs, projette des ombres mouvantes, dessine des formes grotesques qui semblent me regarder, me juger, me condamner. J'attends. J'attends ce qui va venir. J'attends ce qu'il va faire. J'attends ce qu'il va dire. J'attends ce qu'il va me faire. J'attends. J'attends. J'attends.La porte s'ouvre. Alessandro entre. Il est seul. Pas d'inconnu. Pas de masque. Pas d'autre. Lui. Seulement lui. Uniquement lui. Éternellement lui. Pour toujours. Pour l'éternité. Pour le reste de ma vie. Pour l'éternité des éternités. Il s'approche du lit. Il me regarde. Ses yeux sombres sont doux. Tendres. Amoureux. Possessifs. Jaloux. Dangereux. Il me regarde. Il me voit. Il me voit pl
Il se penche. Il attrape l'homme. Il le relève. Il le frappe. Du poing. Du pied. Du genou. Du coude. De tout. Il le frappe. Encore. Encore. Encore. L'homme crie. L'homme gémit. L'homme saigne. L'homme pleure. L'homme supplie. L'homme implore. L'homme prie. L'homme désespère. L'homme crie. L'homme crie. L'homme crie. Alessandro le frappe. Encore. Encore. Encore. Il le frappe. Il le brise. Il le consume. Il le détruit. Il le possède. Il le marque. Il le tue. Il le tue. Il le tue.L'homme s'effondre. Il ne bouge plus. Il ne crie plus. Il ne gémit plus. Il ne saigne plus. Il ne pleure plus. Il ne supplie plus. Il n'implore plus. Il ne prie plus. Il ne désespère plus. Il ne crie plus. Il ne bouge plus. Il est mort. Il est mort. Il est mort.Alessandro se redresse. Il me regarde. Ses yeux sombres sont rouges. Rouges de rage. Rouges de jalousie. Rouges de haine. Rouges de possession. Rouges de jalousie. Rouges de haine. Rouges de possession. Rouges de tout. Rouges. Rouges. Rouges. Il me rega







