POINT DE VUE D’AMELIA Le soulagement n’est pas venu doucement. Il m’a percutée de plein fouet. Une seconde plus tôt, l’entrepôt était une cage — l’acier, les ombres, le poids de la certitude d’Elliot écrasant ma poitrine au point de m’empêcher de respirer. La seconde d’après, il était envahi par le bruit, la lumière et l’autorité. Les sirènes hurlaient. Des bottes martelaient le béton. Des voix criaient des ordres qui tranchaient la peur comme des lames. La police. La vraie police. Pas les hommes d’Elliot. Pas un autre bluff. Pas un autre mensonge enveloppé d’arrogance calme. De vrais agents, armes levées, regards perçants, avançant vite, avec maîtrise, imparables. Pendant un instant, je suis restée figée, incapable d’accepter que le cauchemar ait changé de forme. Mon cœur battait encore à toute allure, comme si la mort était à quelques secondes. Mes mains tremblaient. Mes jambes étaient si faibles que j’avais l’impression qu’elles céderaient si je lâchais le mur que je serra
Last Updated : 2025-12-23 Read more