CHAPITRE 51 – MA VIEPOINT DE VUE DE LUCALe jour de l’opération était différent des jours précédents.Tous les visages étaient prudents. Pas vraiment inquiets, mais prudents. Une prudence qui signifiait que l’inquiétude était présente, mais canalisée en quelque chose de plus utile. Maman s’était levée avant le soleil. Je le savais, car j’étais éveillé moi aussi, allongé immobile pour qu’elle ne s’en aperçoive pas, écoutant le bruit discret de ses mouvements dans la maison.Lui aussi était éveillé. J’entendais leurs voix dans la cuisine, basses et posées. Pas de dispute. Juste une conversation, comme ils avaient commencé à le faire : non plus en tournant autour des choses, mais en les traversant. Toujours prudents, mais sincères. J’avais remarqué le changement. C’était arrivé progressivement, comme les saisons, et un jour, on lève les yeux et la lumière est différente, et on comprend que quelque chose a changé pendant qu’on était absorbé par autre chose.À l’hôpital, il se tenait à cô
Read more