ÈveLe lendemain, il ne vient pas. Ni lui, ni Vito. Un autre homme m'apporte le plateau matinal, un type au visage fermé qui pose la nourriture par terre et ressort sans un mot. La journée s'étire, interminable. Je compte les rayons de soleil qui filtrent par la fenêtre haute, je regarde la poussière danser dans la lumière, je tourne en rond dans ma cage comme un animal.La colère est revenue. Une colère froide, lucide. Cette nuit, j'ai pleuré comme une enfant, émue par la détresse d'un père. Mais le jour ramène la raison avec sa lumière crue. Je suis dans une cellule. J'ai été arrachée à ma vie, à ma maison, à ma liberté. Et lui, Salvatore Romano, il vient me parler de sa fille avec des yeux de chien battu, comme si ça suffisait à tout effacer.Non. Ça ne suffit pas.Quand la porte s'ouvre en fin d'après-midi, je suis prête. C'est lui. Il entre, et je vois tout de suite que quelque chose a changé. Son regard est plus dur, plus pressé. Il a attendu, et l'attente l'a usé.-Isabella a e
Last Updated : 2026-02-22 Read more