ログインTitre : Le Prix du Miracle Lorsqu’un puissant mafieux, Salvatore Romano, apprend que sa fille unique, Isabella, est atteinte d’un cancer incurable, il sombre dans le désespoir. Tous les médecins ont échoué, et le temps lui est compté. Mais un jour, un vieil informateur lui souffle une rumeur étrange : quelque part dans une petite ville reculée, une jeune femme posséderait un don de guérison. Cette jeune femme, Ève, mène une vie simple et discrète, inconsciente de l’ampleur de ses capacités. On dit qu’elle peut guérir par simple contact, mais ne contrôle pas ce pouvoir, qui semble se déclencher dans certaines circonstances émotionnelles. Aveuglé par la peur de perdre sa fille, Salvatore fait enlever Ève et la séquestre dans l'une de ses propriétés isolées, espérant forcer le miracle. Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Ève, farouche et indomptable, résiste à l’enfermement. Et plus le temps passe, plus Salvatore découvre en elle une force intérieure et une lumière qu’il n’avait jamais vue chez personne. Peu à peu, la relation entre le mafieux et sa captive évolue. Ce qui avait commencé dans la violence et la contrainte se transforme en un affrontement moral, puis en un étrange lien fait de douleur, de pardon, et d’humanité. Ève, malgré sa colère et ses blessures, finit par ressentir la détresse sincère de Salvatore. Touchée par l'amour du père, elle décide d'essayer de sauver Isabella. Mais utiliser son pouvoir a un coût. Chaque guérison la consume un peu plus. Et cette fois, guérir Isabella pourrait bien la tuer.
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Le bruit de la pluie contre les vitres du bureau est la seule chose qui réussit encore à percer le brouillard de mon esprit. Je suis assis dans mon fauteuil en cuir, celui que j'ai fait venir exprès de Naples, et je regarde les gouttes couler sur la baie vitrée comme des larmes gelées. Dehors, la ville s'étend à mes pieds, New York endormie sous l'orage, mais je ne vois rien. Je ne vois qu'elle.
Isabella.
Son prénom résonne dans ma tête comme un glas. Seize ans. Ma petite fille. Mes doigts serrent si fort les accoudoirs du fauteuil que le cuir grince sous la pression. Les médecins ont défilé dans sa chambre d'hôpital comme des ombres, tous avec la même voix grave, le même regard fuyant. Cancer. Incurable. Trois mois, peut-être six si on tente les traitements.
J'ai proposé de l'argent. Beaucoup d'argent. Assez pour acheter l'hôpital, le quartier, la ville entière. Mais l'argent ne peut rien contre ça, m'ont-ils dit. Pour la première fois de ma vie, le pouvoir que j'ai construit patiemment, brique par brique, dans le sang et la négociation, ne sert à rien. Je suis impuissant. Moi, Salvatore Romano, que les cinq familles respectent et craignent, je ne peux pas sauver ma propre fille.
Un bruit de pas dans le couloir. Je ne me retourne pas. Je reconnais le pas hésitant de Vito, mon vieux bras droit.
-Patron, dit-il d'une voix rauque. J'ai trouvé quelque chose. Une histoire... une histoire étrange.
Je tourne lentement la tête vers lui. Vito n'est pas du genre à perdre son temps avec des rumeurs. Il a passé trente ans à mes côtés, il sait ce qui mérite d'être rapporté. Pourtant, ce soir, il a l'air presque gêné, comme s'il allait me raconter un conte de fées.
-Parle, Vito. Je n'ai pas le cœur aux devinettes.
Il s'approche, pose une main sur le dossier d'une chaise sans s'asseoir. Il connaît le protocole. Il attend que je l'y invite.
-C'est un informateur, un type qui traîne du côté de la Petite Italie. Il jure ses grands dieux que c'est vrai. Il dit qu'il y a une fille, quelque part dans le Vermont, dans un bled perdu. Une fille qui... qui guérit les gens.
Je sens un rictus amer déformer mes lèvres.
-Tu me parles d'une sorcière, Vito ? Tu crois que j'ai besoin de contes pour enfants en ce moment ?
-Non, patron, je vous jure, écoutez-moi. Le type, son cousin avait un cancer, dévoré de partout. Plus d'espoir, les médecins l'avaient renvoyé chez lui pour mourir. Il est allé voir cette fille. Et maintenant, il est vivant. Il travaille, il boit, il rit. Les médecins ne comprennent pas, ils parlent de rémission spontanée, mais le cousin, lui, il sait. Il dit qu'elle l'a touché. Rien qu'une seconde, et il a senti une chaleur, comme si la vie revenait.
Mon cœur, ce vieux muscle que je croyais mort depuis longtemps, fait un bond dans ma poitrine. C'est absurde. C'est ridicule. Je suis un homme rationnel, un homme qui a survécu en ne croyant qu'en ce qu'il voit, qu'en ce qu'il peut toucher. Et pourtant...
-Où est-elle ? ma voix est plus rauque que je ne l'aurais voulu.
-Je ne sais pas encore exactement. Mais je peux trouver. Si vous voulez que je...
-Trouve. Tout de suite. Mobilise tous nos hommes s'il le faut. Je veux son nom, son adresse, je veux tout savoir sur elle d'ici demain matin.
Vito hoche la tête et sort sans un mot. Il me connaît assez pour savoir que l'ordre est donné, qu'il n'y a pas à discuter.
Je me lève et marche vers la fenêtre. La pluie a redoublé, elle fouette la vitre avec violence. Je colle mon front contre la surface froide. Isabella. Je te jure, piccola mia, je te jure que je vais te sauver. Même si je dois mettre le feu au monde entier. Même si je dois traîner cette fille ici par les cheveux. Rien ne m'arrêtera. Rien.
Elle ferme les yeux. Elle s'endort. Son visage est apaisé, serein, presque heureux.Je retire mes mains. La fatigue me frappe. Moins fort que la dernière fois. Mais assez pour que mes jambes tremblent, que ma tête tourne, que mon cœur batte trop vite.Salvatore me rattrape. Il me tient. Ses bras sont forts, chauds, rassurants.· Assieds-toi, dit-il. Repose-toi.· Je vais bien.· Tu ne vas pas bien. Tu es pâle. Tu trembles.· C'est normal. J'ai donné un peu de ma lumière.· Tu as dit que tu ne donnerais pas tout.· J'ai donné juste assez. Pas trop. Je ne vais pas mourir. Pas aujourd'hui.Il m'aide à m'asseoir sur la chaise près du lit. Il s'assoit à côté de moi. Il prend ma main. Il la serre.· Merci, dit-il. Merci d'être venue. Merci de ne pas avoir hésité.
ÈveLe téléphone sonne au milieu de la nuit.Je suis dans ma chambre, allongée sur le lit, à moitié endormie. Les jours qui ont suivi la guérison ont été calmes. Trop calmes. Une accalmie avant la tempête. Je le sentais. Je le savais. Mais je ne pouvais pas prévoir quand ni comment.Le téléphone sonne. Je décroche.· Ève, c'est Salvatore. Sa voix est étranglée, paniquée. Viens. Tout de suite. Isabella... elle a fait une crise. Les médecins ne comprennent pas. Ils disent que la maladie est partie, mais quelque chose ne va pas. Elle a de la fièvre. Elle ne répond plus. Viens, je t'en supplie.Je ne réfléchis pas. Je me lève. Je m'habille. Je sors de ma chambre. Silvia est déjà dans le couloir, un manteau sur les épaules, les clés de la vo
Je reste silencieuse. Je ne sais pas quoi dire. Je ne sais pas quoi penser. Salvatore qui change. Salvatore qui n'est plus celui qu'il était. Est-ce que c'est vrai ? Est-ce que je l'ai vraiment changé ?· Avant, dit Vito, si quelqu'un avait fait ce que vous avez fait, il serait mort. Pas de procès, pas de discussion, pas de pitié. Juste une balle dans la tête et on n'en parle plus. · Ce que j'ai fait ? je demande, perplexe. J'ai sauvé sa fille ! · Vous avez désobéi. Vous avez agi sans son accord. Vous avez pris un risque. Vous avez failli mourir. Et si vous étiez morte, Isabella serait peut-être morte aussi. Parce que vous étiez son seul espoir. · Mais je ne suis pas morte. · Vous auriez pu. Et ça, c'est inacceptable pour lui. Pas parce que vous êtes un outil. Parce que vous êtes vous. Parce que vous comptez. Parce que vous êtes devenue importante.Je sens mes yeux s'embuer. Des larmes. Encore. Je pleure tout le temps, ces derniers tem
Je devrais partir. Je devrais retourner dans ma chambre, dormir, oublier. Mais je ne peux pas. Mes jambes ne répondent pas. Mon corps ne répond pas. Je suis cloué là, sur ce lit, à côté d'elle, à la regarder.Sa bouche est entrouverte. Ses lèvres sont sèches, un peu craquelées. J'ai envie de les toucher. J'ai envie de les embrasser. J'ai envie de sentir sa peau, sa chaleur, sa vie.Je recule ma main. Je me lève. Je fais deux pas en arrière.· Non, dis-je tout haut. Non. Pas ça. Pas maintenant. Pas elle.Je sors de la chambre. Je marche dans le couloir. Les gardes s'écartent. Ils me regardent. Ils voient mon visage, mes yeux, mes mains qui tremblent. Ils ne disent rien. Ils ne demandent rien. Ils ont peur.Moi aussi, j'ai peur.Peur d'aimer.Peur d'être aimé.Peur de ce qui va arriver.
Je reste seule avec la photo. Je la regarde longtemps. Cette petite fille blonde, ces mains pleines de pissenlits, ce sourire qui ne demande rien, qui ne sait pas qu'elle est en train de mourir.Et si je pouvais vraiment l'aider ?La question arrive sans que je l'aie c
Le soleil passe par la fenêtre, traverse la chambre, nous enveloppe de sa lumière orangée. Il dore ses cheveux, éclaire ses épaules, dessine des ombres sur le parquet. On pourrait croire à une scène de paix, de douceur, de quelque chos
ÈveLes jours passent. Je les compte, au début. Cinq, six, sept. Puis j'arrête. À quoi bon compter les jours quand ils se ressemblent tous, quand aucun ne mène nulle part, quand le temps n'a plus de sens ?La routine s'installe. Elle e
Un silence. Je l'imagine, de l'autre côté du fil, en train de réfléchir, de peser les mots, de choisir ceux qui ne me mettront pas en colère.— Monsieur Romano, je ne sais pas de quel traitement vous parlez, mais je dois vous rappeler q






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