Deux jours passèrent avant qu’Elara ne se décide à parler. Elle restait la plupart du temps enfermée dans la chambre d’amis, n’en sortant que pour prendre ses repas, qu’elle avalait en silence, les yeux baissés, comme si elle craignait de déranger. Les enfants, intrigués par cette présence inconnue, lui jetaient des regards curieux, mais je leur avais simplement dit que c’était une amie qui avait besoin d’aide. John, lui, l’ignorait ostensiblement, fidèle à sa promesse de ne pas intervenir mais refusant toute forme de compromis.Le troisième soir, je frappai doucement à sa porte. Elle était assise sur le bord du lit, les mains croisées sur ses genoux, le regard perdu dans le vague. Une petite enveloppe de papier kraft était posée à côté d’elle, usée aux coins, comme si elle l’avait manipulée des centaines de fois.– Isabella, murmura-t-elle en me voyant entrer. Je voulais te parler. Vraiment.Je m’assis sur la chaise en face d’elle, sans rien dire, attendant qu’elle se lance.– Je ne
Last Updated : 2026-05-09 Read more