Chapitre 1ApollineJe gare ma voiture dans l’allée, le cœur léger, presque insouciant. La maison est silencieuse, trop silencieuse pour un jeudi soir où Léonel m’avait promis de m’attendre. J’entre, mes talons claquent sur le marbre, et je pose mon sac sur la console de l’entrée. Une odeur de parfum flotte dans l’air, un parfum floral que je ne reconnais pas, mais je me dis que je suis paranoïaque, que l’amour rend parfois idiot, aveugle, confiant.Je monte les marches une à une, le bois craque sous mes pieds, et plus je m’approche de notre chambre, plus mon souffle se fait court. La porte est entrouverte. Je la pousse doucement, sans bruit, comme si mon corps savait déjà que le moindre geste pouvait me briser. Et là, je les vois. Léonel, mon mari, l’homme à qui j’ai tout donné, enlacé avec une autre femme. Ses mains sur sa taille. Sa bouche sur son cou. Un rire étouffé, complice.Je reste figée. Le temps s’arrête. Mon cœur, lui, explose en silence.— Léonel… je murmure, la voix déjà
Última atualização : 2026-08-31 Ler mais