L'alliance du destin
L'alliance du destin
Author: Zato Yorou Yilagnima Xavier
L'âme sœur

Chapitre I

 La lave de sueur coulait tout au long de ces jeunes corps. Corps d’une grande souplesse qui répondait à l’ivresse de la vingtième année à peu près. Sur les têtes emballées d’un foulard cendre, était posée une montagne de bois de chauffe. Des bras gardant la margelle de la bassine et les autres vacillant dans tous les sens selon l’ambiance de la conservation qui s’animait entre Azoumi, Arikè et Abba, trois jeunes filles en mode africaine portaient sur leurs têtes des bois de chauffe pour la ville où elles faisaient leurs commences de bois. En dépit du lourd poids qui tordait leurs cous, elles se réjouissaient dans leurs éclats de rire comme ceux des nuits nuptiales. On ne savait pas exactement sur quoi elles papotaient depuis leur départ dès l’aube de la campagne pour la ville. Elles trouvaient quand même quelques choses pour ne pas taire leur bouche de jeune fille. Mais en tout pour tout, Azoumi était celle qui parlait le moins. Elle se constatait juste à sourire quand il le faut et à parler quand il le fallait. Mignonne jusqu’à la dernière partie de son atomique, Azoumi est une fille de teint claire, ayant des yeux marrons qui reflètent comme l’éclaire d’une étoile. Poitrine ceinte par un pagne, le regard du monde pouvait se poser délibérément sur ce ventre plat ayant un creux pour l’ombrine. À sa hanche, des perles brillantes claquaient au rythme de sa démarche ensorcelante. Un même pagne de même nature ceint à la poitrine, enveloppait ces cuisses sans doute douces comme un velours. Ce pagne s’arrête tout juste au-dessus des genoux qui détenaient toujours la marque de l’Afrique. Elle était en réalité la grande marque de L’Afrique. Arikè et Abba avaient les mêmes ressources corporelles qui influençaient le monde masculin. Elles étaient aussi mignonnes comme leur camarade. Aujourd’hui était le jour du marché de la grande ville. Il fallait qu’elles y se rendent pour la vente de leur bois et faire les achats. Après deux heures d’une marche farouche et animée dans un commérage rituel, elles atteignent le marché, lasses par la longue distance. Une fois-là, deux femmes viennent pour décharger les filles. Azoumi n’ayant pas eu d’aide pour décharger sa marchandise, restait debout, espérant que la décharge des autres finisse afin qu’elle ait satisfaction. Pendant que les autres se tordaient à déposer leur charge, Azoumi vit subitement dans le champ de sa vision un jeune homme qui avait ses mains levées vers la bassine. Azoumi avait compris l’intention du jeune homme et se décide de se laisser aider. Le jeune le fit tout en criant :

- Mes ancêtres, bon Dieu, tu veux te tuer avec ta charge ?

 Le jeune déposa avec peine la bassine tout en criant la grande lourdeur de la charge. Azoumi laissa son joli sourire qu’elle avait suite aux mots du jeune homme. En voulant retirer sa main, le doigt de ce dernier heurta un fagot qui laissa dans la peau une épine comme cadeau. Cela lui fit pousser un cri de douleur.

- Aï il m’a eu ton bois.

- Hô doucement. Attends je vais t’aider à l’enlever disait tendrement Azoumi avec sa douce et belle voix.

 Elle retire l’épine du doigt du jeune homme tout en essayant le sang qui émanait de la blessure. 

- Voilà c’est bon maintenant acheva Azoumi.

- Mais veux-tu tordre ton cou ? Ne rend pas célibataire un homme qui devrait en réalité croiser ton destin afin qu’il soit heureux. 

- Merci pour l’aide dit timidement Azoumi tout en feignant ne point entendre les dernières kyrielles du jeune homme.

- Je t’en prie.

- Perrrrrccccéééééé bon de Dieu tu n’as pas encore fini ton fantasme ? Je veux rentrer cria une voix de l’autre côté.

- J’arrive maman. Il faut que j’aille et gare à toi si un jour, je te vois te tuer avec ta charge. À bientôt.

- Au revoir dit Azoumi toute souriante.

 Le jeune homme partit rejoindre sa mère qui s’empressait de partir. Azoumi avait ce don de sourire angélique qu’elle expose sans répit à chaque fois même dans les situations les plus acerbes. Elle retourne son foulard et croise ses mains sur sa poitrine. Elle se rappelle de ses amies qu’elle avait laissées il y a quelque temps rien pour cause que son esprit était emporté par la présence du jeune homme. Quand ses yeux croisaient le regard moqueur de ses amies, elle cria :

- Quoi ?

- Tu as fini de marivauder avec ton prince charmant ? Demanda malicieusement Abba.

- J’espère que tu es devenu folle et que tu radotes ? Demanda Azoumi

- Et pourtant cela n’atteint pas à la naissance des écumes de colère dit Arikè.

 Ses amies s’éclataient dans un fou rire qui fait aussi rire Azoumi. Le trio s’était connu depuis l’enfant, jouant dans le sable jusqu’à au seuil de la vivifiante jeunesse de leur vie. Elles partageaient leur quotidien ensemble et l’on avait l’habitude de les appeler des jumelles au village. Aujourd’hui étant le jour marché et comme d’habitude, elles savaient qu’un devoir les appelait, elles ne se furent pas priées deux fois pour qu’elles prennent le chemin de la ville. En moins de deux heures, elles réussirent à ventre leur marchandise à bon prit et s’engouffrent au cœur du marché pour les achats. Elles passèrent toute une demie journée à se promener ici et là, exposant les yeux sur toutes les étagères avec la plus grande envie de ramasser tout ce qui brillait. La femme est un être très sensible à la beauté, elle s’en difficilement indemne quand ses yeux se posent sur toute chose qui amplifiera sa clarté. Après être amusés comme toujours, elles reprirent le chemin du retour dans un débat ayant pour titre : Azoumi et le prince charmant. Arikè et Abbase moquait de Azoumi sous tous les angles possibles afin de l’influencer. Ayant une bonne sérénité en son sein et son sourire qui laisse difficilement entrevoir la sauveur humeur, Azoumi s’entremêlait dans les commérages de ses copines. Une fois à la maison, chacune d’elle s’en allait dans sa maison. Azoumi alla et courut pour s’agenouiller auprès de son père qui s’était affalé dans son fauteuil fait en bambou.

- Bonsoir père.

- Tu es bien revenue du marché ?

- Oui père.

 Azoumi se lève et va chez sa mère en faisant les mêmes actions. Toute jeune fille en ce village honorait ses parents comme des dieux. Bref la tradition connaissait et battait son plein en cette période du vingt-unième siècle. Après avoir exposé l’achat qu’elle avait fait, elle remit la somme restant à sa mère. Celle-ci attache solidement la somme au bout de son pagne. Azoumi alla prendre son bain dans une douche faite en terre cuite de l’autre côté de la maison. Elle revient fraiche et se lance dans le ménage. C’est en ces actions monotones que se résumait la vie de Azoumi pendant les vacances. Après le diner, elle sortait comme toutes les filles de son âge à profiter de la belle clarté de la lune à la grande place publique du village. Pendant ces moments de détente, toutes les filles dévoilaient leur talent en danse. Et quand le tambour vrombissait sous les doigts sculptés du batteur, elles laissent au rythme du son la candeur de leurs corps influencés par le sang de la jeunesse. Là, elles s’envolaient loin de la réalité de la vie, elles partaient ainsi au fin fond de la vie traditionnelle exprimer leur réjouissance d’appartenir des archives qui détiennent les reliques d’un passé lointain. Et ce soir, différents des autres soirs, Azoumi dansa comme elle ne l’avait jamais fait, son corps étrillait avec douceur contre le doux vent et le sable fin. Quand le tambour s’arrêta subitement à un grand geste de Azoumi qui s’agenouilla simultanément, des torrents d’applaudissement retentissaient l’écho. Azoumi sortit du cercle de danse avec des pleurs abondants tout en courant vers un arbre et s’assit. Arikè et Abba la rejoignent ahuris par son comportement alors qu’elle venait de battre le record de la danse de ce soir. Les pleurs de Azoumi étaient-elle des pleurs de joie ? On ne saurait le dire. 

- Azoumi pourquoi pleures-tu demanda Arikè.

- Tu as merveilleusement bien dansé ce soir. Pourquoi ces lamentations alors demanda aussi Abba.

- Mes sœurs, il est des vérités qu’on ne peut comprendre que si l’on n’est point victime de ces vérités. 

- Nous sommes là pour compatir à ta douleur dit Arikè en la prenant dans ses bras.

- Je ne minimise pas vos différentes aides que vous ne cessez de m’apporter chères sœurs. Mais en ce moment précis, je courbe ma nuque et subitement cette peine qui m’assaille car mon destin me montre un chemin à suivre et les réalités de la tradition me montrent un autre. Rien n’est de pire embarrassant que l’opération d’un choix entre deux propositions qui marquent et marqueront soit négativement soit positivement notre vie. Ainsi, un mauvais choix qu’on ne devrait pas faire nous rendra vulnérables pour toujours. Mais le bon nous donnera un large sourire plein de bonheur et d’extase qu’on ne regrettera pas. 

- Pourquoi es-tu énigmatique Azoumi demanda perplexe Arikè.

- Je le suis parce que ce qui se passe au fin fond de moi est énigmatique. Je ne sais plus où j’en suis. Excusez-moi les filles, je veux être seule.

 Azoumi se lève et part dans un silence pathétique, les mains croisées à sa poitrine jusqu’à une montagne sur laquelle elle se laisse choir. Elle sirota le délectable silence de la nuit et de son vent merveilleux. Azoumi soupire et se sentit vivre, vivre sans la montre peine qui viendra neutraliser ce bonheur que lui offrait le cosmos. Elle laisse ses pensées au génie du vent invisible qui ondoyait son esprit. Au zénith de sa détente, elle ne voyait que le bonheur lui sourire et l’amadouait. Là, outre les situations malveillantes qui l’entourent, elle était libre.

 De l’autre côté de la ville, Percé venait de se jette au lit. Après avoir passé comme toujours un bon moment avec sa famille, il alla s’enfermer dans sa chambre. Il avait l’habitude de se jeter sur les documents pour acquérir de nouvelles connaissances mais hélas, cette fois-ci, il trouva confortable le lit que les documents. Un retour dans un passé récent, dans ce passé où pour la première fois, il avait vu une créature du sempiternel avec toutes les merveilles emblématiques qui composaient son essence. Il revit la douceur des mains de cette déesse qui cajolait la sienne. Et le visage envoutant l’apparut dans un firmament étoilant. Le beau sourire qui étanchait les peines des hommes, lui s’offrait dans son imagination et fantasme. Il soupire et lança en fin de compte :

- Bon Dieu, qui est-elle ?

 Percé ne put répondre à cette question et se contentait de vivre pour l’instant les fruits de son imagination qui lui offrait en film les événements récents dont il a été acteur. Il s’évadait dans les délices de l’imagination qui permettait de rêver comme l’on veut. Pendant que les pensées imaginaires fulminaient son âme, de l’autre les pensées taraudaient une fille.

 Azoumi venait de franchir le seuil de la clôture de sa maison. Quand on parle de clôture, il n’y a rien de semblable comme les clôtures modernes. Cette clôture était faite de maisons construite en telle sorte qu’elles y laissent un passage pour l’entrée dans la concession. De loin, Azoumi pouvait voir la lueur des lampes à pétrole qui éclaireraient les visages de certaines personnes en dehors de ses parents. Elle s’approche et pouvait entendre les murmures :

- Nous souhaitons que tout se passe dans la paix dit une voix.

- Je n’en disconviens pas car il faut cela même pour ma fille. L’âge avance et il faut prévoir un avenir meilleur disait le père de Azoumi.

- Je demande votre clémence chers hommes, vous qui gardez la saveur de nos us durant des années, j’implore votre sagesse à avoir l’avis de ma fille avant toute décision disait la mère de Azoumi en baisant la tête.

- Femme avez-vous oublié que l’avis des jeunes gens ne rime pas avec les décisions de nos coutumes ? D’ailleurs on ne négocie pas avec la tradition. Soit c’est elle soit c’est autre chose disait un vieux barbu.

- Dans moins de deux lunes, la famille fera les premières grâces. Préparez-vous à les recevoir avec cordialité. Et essai de conseiller les pensées de ta femme Mouttou car elle commence par perdre le nord des traditions.

 L’assemblée se dissout à ces propos qui ont vexé l’âme de Azoumi, malingre au verdict qui vient d’être tranché, elle n’avait que ses pelures pour compatir à sa douleur. Les paroles qu’elle venait de ouï sontle piment de sa vie. Elle court et s’engouffra dans sa chambre où elle suffoqua d’amertume. Que faire face aux jugements de la tradition. L’obéissance à ses normes est bénédiction, bonheur, paix, tout de bon. Mais Azoumi ne se voyait pas encore apte à répondre de cette mission d’égérie que veulent l’imposer cette assemblée. D’ailleurs aucun coin de son cœur n’avait pas encore été éclairé par l’aube des sentiments. Elle avait lu cette écrivaine sénégalaise du nom évocateur de Mariama Bâ qui disait que le mariage n’est point une contrainte mais un choix que chaque conjoint fait... Dehors, la concession était plongée dans un mutisme de l’obscurité. Sur la natte, la mère de Azoumi était assise, la main à la tempe telle une jeune veuve.

- Appelle-moi ta fille ordonna Mouttou à sa femme.

 La mère de Azoumi obéit sans se faire prier deux fois. Ici, quel qu’en soit le consentement d’une femme, elle est appelée à l’obédience aux normes de son mari. C’est dans cette obéissance qu’elle alla retrouver sa fille qui, ayant entendu les pas de sa mère, s’était vite essuyée le visage pour échapper au questionnaire de sa génitrice. Cette dernière lui fit part que son père souhaitait lui parler. Elle s’empressa d’y aller et se mit à genoux en face de son père en disant :

- Père vous m’avez demandée.

- Oui ma fille. La colonie d’homme qui vient de quitter notre demeure est venue de la part du roi.

- Mais père sous votre indulgence, ma curiosité n’a pas soif de leur arrivée.

- Je le sais ma fille mais néanmoins, elle devrait être assoiffée car leur arrivée te concerne. C’est justement pour cela que je t’appelle. Ils sont venus de la part du roi. Au fait, le prince a jeté son dévolu sur ton charme et il demande ta main. Dans moins de deux mois, les procédures commenceront. C’est un honneur pour moi qu’un prince décide d’apporter une attention particulière à ma progéniture. Voilà ce que je voulais te faire part.

- Père votre clémence peut-elle m’offrit ses fruits de sagesse à ma bouche ?

- Elle t’écoute ma fille.

- Les normes nous enseignent que l’obédience à la tradition est tout le bonheur de l’univers. Mais ne serait-ce pas une honte que la cour royale décide dejeter son dévolu sur une pauvre fille comme moi ? 

- Le monde évolue ma fille et l’homme est convenu de mouvoir à son rythme.

- Ce changement du monde n’a-t-il pas pour ambition de donner le choix aux filles dans les grandes décisions comme celle qui fait écho sur moi ?

- Pour l’instant, les réformes n’ont point atteint ce seuil. Sois sûre ma fille que nous ne pouvons faire autrement.

- Mon âme peine à vivre père. Je suis libre comme le vent mais je suis la plus grande esclave de l’univers. Père pourquoi moi ? Il y a tant de fille plus Belle que moi. Je ne suis pas digne du trône, je suis loin de porter le joug que vous êtes sur le point de me faire porter disait Azoumi en allant dans sa chambre avec les pleurs. 

 Sa nuit fut le deuil du silence. Les yeux grandement ouverts dans un vide, le sommeil ne vint point. Elle broyait le noir et les larmes en une rivière, coulaient sans relâche. Elle déverse ses peines ayant pour émanation cette décision délirante qui emprisonne sa jeunesse et la viole précocement. Non ! Azoumi se voyait loin de cette campagne, elle se voyait elle, murie d’idée pensante, gouverner sa vie sans déboires. Mais le sort en a décidé autrement. La hardiesse l’avait enivrée de fuir cette campagne afin d’échapper à la sentence du prince. Mais fuir sera synonyme de l’arrêt de mort de ses parents. Ces parents étaient la seule famille qui lui restait. Elle n’était donc pas prête à mettre la guillotine à leur cour. Que faire alors ? Se soumettre à la volonté du prince en dépit de son cœur aride de sentiment ? Autant de questions fulminaient l’âme de Azoumi.

 Le soleil venait de lever. Il brandissait ses éclairs sur la terre gouvernée par les hommes. Ce matin, Percée venait de se lever dans une mauvaise humeur comme s’il avait connu l’amertume d’une nuit comme celle de Azoumi. Il alla rejoindre sa famille à table pour voir si cette humeur pouvait se dissiper d’elle-même. Mais ce fut peine perdu et vaine entreprise car, au lieu d’apaisement, elle connaissait une croissance incommensurable. Tous les regards qu’il connaissait depuis son tendre enfance lui sont étrangers et lui sont très déplaisants. Il essayait de se contrôler mais il ne put garder son sang-froid après avoir ouï les paroles habilement considérées comme blagues de sa sœur Rabi qui avait dit :

- Mais l’homme mythologique ne veut-il pas avaler quelques choses ce matin.

- Toi aussi fille mythologique cria Percé.

- Hooo mais ce n’est pas la troisième guerre mondiale lança Diane.

- Personne ne t’a sonnée fille délirante.

- Mais à quoi tu joues aujourd’hui. Tu te crois dans une mythologie ici ? Demanda avec un ton sévère Corine.

- Non je me crois dans un conte de fée où tu pavanes ici et là comme si c’est toi la créatrice de l’univers.

- Mais Percé pourquoi parles-tu ainsi à tes sœurs ? 

- Mais maman…

- Point de mais qui existe Percé. Tu dois présenter des…

- N’y compte même pas maman. D’ailleurs je ne sais pas ce qui me retient encore dans cette maison.

- Percé reviens ici immédiatement cria sa mère.

- Laisse le y aller. On ne se réveille pas toujours sur un bon pied dit avec sagesse le fondé de la famille.

 Percé partit tout en claquant la porte dernière avec une immense colère. La famille resta ébahie à la réaction de Percé. Cette mauvaise humeur était de trop aujourd’hui et ils ne comprenaient pas d’où elle émanait. Percé s’engouffra dans sa voiture et démarra en trombe. En effet, Percé était le benjamin de la famille. Il était le seul garçon de la famille. Depuis la naissance successive des trois filles, il était celui qui avait enfin plus donné le sourire à ses géniteurs. La famille était riche, immensément riche si bien qu’il ne manquait de rien. Corine était la plus âgée des filles et s’en suit Diane puis Rabi. Elles se dépassaient chacune de trois ans. Corine embrassait ses vingt-sept ans et se baignait dans ses fiançailles, Diane avait vingt-quatre et Rabi en avait vingt-un. Ce fut alors le tour de Percé que le couple avait décidé d’aller au galop pour tenter d’avoir un garçon qu’ils ont tant cherché. Percé avait ses dix-neuf ans et était déjà en deuxième année d’étude en administration. Tellement intelligent, il n’avait jamais connu d’échec durant tout son cursus scolaire. Il brillait tel un génie si bien qu’on le faisait sauter de classe. Dans la famille, la place qu’occupait Percé était importante. Ce matin, après avoir quitté son domicile, il alla se réfugier dans son école. Cette dernière le consolait apparemment. 

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