登入— Mathieu était mon ami !— Peut-être que ton régent t’a demandé de me berner ?— Non je t’assure ! Tu peux avoir confiance en moi, je ne suis pas comme ça !— Tu n’es pas un…Je m’interromps, car un garçon que je ne connais pas s’approche. Il est au téléphone et nous croise sans nous regarder. Dès qu’il s’éloigne, je reprends à voix basse :— Tu n’es pas un loup !— Si malheureusement, en revanche je ne suis pas comme eux. Je résiste à son appel et il n’arrive pas à contrôler totalement mon esprit. Je fais juste semblant pour qu’il me fiche la paix !— Clara le sait ?— Non, ne lui dis pas un mot !— Tu ne pourras pas lui cacher la vérité encore longtemps, tu dois lui parler !— Laisse-moi me sortir de là tout seul, après je verrai !— Attends, je peux sûrement t’aider si tu me donnes l’identité de ton régent et la liste de ta meute !Il ne répond pas, me fait un clin d’œil en voyant Clara s’approcher et part la rejoindre. Si elle savait que Mathieu était l’assassin de Thomas, elle n
— Ne crois pas ça ! dit Léo. Pendant que tu parlais avec lui, nous avons fouillé sa voiture, il n’avait pas l’intention de nous remettre le grimoire, nous ne l’avons pas trouvé !— Que veux-tu dire ?— Qu’il allait te… Il tape sur le volant et le klaxon retentit. Si Paul ne l’avait pas fait, je l’aurais tué moi-même, Elé. Il était mauvais. Il savait te manipuler. Nous ne pouvions plus rien pour lui !— Quand les autres loups de sa meute vont s’apercevoir de sa disparition, ça va être un carnage ? m’exclamé-je.— Sais-tu où il logeait ?— Dans un appartement en colocation avec un type que je ne connais pas, dans une petite ruelle, juste derrière la gare. Et comment on va y entrer ?Rémi me montre le trousseau de clés qu’il a récupéré dans la voiture de Mathieu. Nous nous rendons directement chez lui, lorsque nous arrivons, son colocataire est là.Tom se propose de monter et de se faire passer pour un de ses copains, afin de fouiller sa chambre, mais Léo l’en empêche ; pensant que c’est
— Bonsoir Élé ! Ils t’ont sacrifiée contre ce vieux bouquin miteux ? lance-t-il d’un air désinvolte.— Si ce « bouquin » ne t’intéresse pas, pourquoi l’as-tu volé, alors ? demandé-je.— Parce qu’il me l’a demandé !— Qui « il » ?— Il se fait appeler le régent ! Mais comme je te l’ai dit, je ne le connaissais pas !— Comment peux-tu obéir à quelqu’un que tu ne connais pas ? Je te croyais plus malin !— Je n’ai pas eu le choix, et il m’a promis de passer l’éternité avec toi, et ça, ça me branche bien !— L’éternité ? Tu rêves ? Je suis qu’une simple humaine !— Pas pour longtemps !— Comment ça ?— Il a trouvé un moyen !Le danger approche, l’étau se resserre. Si je n’agis pas maintenant, je n’en aurais plus le courage. La main dans la poche, je saisis l’arme. Je perçois la présence de Paul, prêt à intervenir avec la carabine. D’ailleurs il n’est pas seul, les autres sont ici aussi ; peut-être même que Mathieu les a remarqués. Bon sang mon frère est là, je lui avais interdit de venir !
Lorsque nous rentrons chez Cathy, ma mère et elle sont attablées. Paul est debout près de la fenêtre et fume une cigarette. Maman s’inquiétait, elle nous a vus prendre un taxi et nous interroge :— Où étiez-vous passés ?— Nous sommes allés dire au revoir à Thaïs et Léanne !— Ça m’étonnerait, je viens d’avoir leur mère au téléphone ! Trouve mieux comme excuse !— Ma parole, t’es pas flic ?— Assez ! crie-t-elle en tapant sur la table.Sa tasse de café se renverse, elle se lève pour attraper une éponge et essuie le liquide. J’aperçois autour de son poignet, un nouveau bracelet qu’elle n’avait pas, avec un trèfle à quatre feuilles sur le fermoir.— Je vous ai vus prendre un taxi ! Alors j’attends ? reprend-elle.— Nous sommes allés acheter quelques souvenirs ! répond Tom.— Vous ne pouviez pas prévenir ? C’est dingue ça !Puis elle se tourne vers moi :— Et toi, évite de me répondre si tu ne veux pas être privée de sortie à notre retour !— Excuse-moi !— File ! dit-elle, en me montran
Au moment de nous séparer d’eux, je remarque qu’un garçon me fixe et nous suit à notre sortie de la discothèque. Je ne veux pas inquiéter Léo et Tom, mais je connais ce visage ! Ce garçon se trouvait là pour le rituel quand Mathieu m’a enlevée, je m’en souviens très bien. Cependant j’ai peur de me tromper en voyant le mal partout, je ne veux pas provoquer d’altercation. Je me dis que c’est impossible, que nous sommes à Paris, pourtant il se rapproche de plus en plus, jusqu’à m’interpeller !— Eh ! En promenade ! lance-t-il.— On se connaît ? riposte Léo, sur la défensive.— Nous ? Non ! Mais demande à ta copine !— Tu le connais ? s’étonne Léo.— Non ! dis-je, plus du tout sûre.— Réfléchis bien nous nous sommes déjà rencontrés !Puis il se rapproche de moi l’air menaçant.— Laisse-la tranquille ! intervient Léo.— Je ne t’ai pas adressé la parole toi ! dit-il en bousculant Léo.— Elle est avec moi ! Alors tu dégages !— Si je veux ! Tu es qui toi pour me parler comme ça ?— Oh du cal
— Oui ! Chez les animaux, les vrais oui, c’est exact ! Mais pas chez les lycanthropes. Il en existe deux catégories : les alphas sont ceux qui ont été contaminés par la morsure d’un autre loup-garou. Ils deviennent des êtres mi-hommes mi-animaux, avec toutefois un instinct animal dominant. Ils sont dangereux et imprévisibles ! Alors que les bêtas, ce qui semble être votre cas jeune homme ! dit-il en s’adressant à Léo, sont des êtres issus d’une union entre un lycanthrope et un humain, ils possèdent donc l’intelligence en plus. Il s’agit bien entendu d’une lignée. Ils vivent parmi nous depuis des centaines d’années ! Vous comprenez, il y a une énorme différence…Il marque un temps d’arrêt, comme pour s’assurer que nous avons bien tous assimilé, ignorant sans doute que nous le savons déjà. Puis il reprend.— Par contre, concernant votre problème, je constate qu’il n’y a pas vraiment de chef de meute. J’ai pu observer qu’ils ont une façon anarchique de se nourrir et de procéder.— C’est
Après les cours, nous rejoignons Paul en salle informatique. Il a décidé de publier un article expliquant les conditions de mon enlèvement, car tout le lycée en parle et chacun y va de son commentaire. Je subis une mini-interview, je m’en serais bien pass&
J’avais 42 °C de température ! Ensuite, la souffrance s’est calmée progressivement, mon sommeil était entrecoupé par des sortes de transes dans lesquelles je me voyais transformer en animal monstrueux semant la terreur un peu partout.— Pourq
Sur le point de me faire une révélation, il baisse la tête, visiblement très mal à l’aise. On dirait que notre avenir en dépend.— Je dois vérifier quelque chose !Je n’ai pas le temps de demander quoi, il s’a
J’entends prononcer mon prénom et sens une main frôler mon visage alors j’entrouvre les yeux difficilement. Mes paupières sont lourdes et ma vue encore floue. Puis peu à peu, je sors de cette torpeur en apercevant le visage de Léo au-dessus de moi. Je dois rêver ! Il me faut quelques minutes pour c