LOGINJ’avais 42 °C de température ! Ensuite, la souffrance s’est calmée progressivement, mon sommeil était entrecoupé par des sortes de transes dans lesquelles je me voyais transformer en animal monstrueux semant la terreur un peu partout.— Pourquoi tu ne m’as rien dit ?— Ça aurait changé quoi ? Le lendemain, j’ai voulu me lever, pris de vertiges j’ai appelé mon grand-père à l’aide. Il n’a pas paru très surpris et m’a expliqué que tous les hommes de ma famille avaient vécu ce moment-là. J’avais contracté un virus particulier. Il m’a apporté une tisane composée d’un mélange de plusieurs plantes médicinales et de quelques gouttes de Viandox. C’était très amer et fort à la fois.— Du viandox ? Qu’est-ce que c’est que ce truc
Sur le point de me faire une révélation, il baisse la tête, visiblement très mal à l’aise. On dirait que notre avenir en dépend.— Je dois vérifier quelque chose !Je n’ai pas le temps de demander quoi, il s’approche lentement et me dépose un baiser sur les lèvres. Comme j’attendais ce geste depuis longtemps, je l’attire contre moi et nous recommençons. Il s’allonge, je ne maîtrise pas mes émotions. Nos caresses se précisent, mais il se redresse brusquement en se raclant la gorge et ajoute :— Nous allons peut-être attendre un peu, tu ne penses pas ?Aveuglée par le plaisir de le retrouver, je n’avais pas prêté attention au reflet doré de ses pupilles. J’ai refusé de voir la vérité en face. Maintenant je comprends mieux son hésitation, sa fébri
J’entends prononcer mon prénom et sens une main frôler mon visage alors j’entrouvre les yeux difficilement. Mes paupières sont lourdes et ma vue encore floue. Puis peu à peu, je sors de cette torpeur en apercevant le visage de Léo au-dessus de moi. Je dois rêver ! Il me faut quelques minutes pour comprendre que c’est bien réel.— Tu es en sécurité ! ça va ? me demande-t-il doucement.Je ne comprends rien, je le regarde, hébétée, que fait-il là ? Rémi et Paul sont là aussi. Je suis allongée sur le siège arrière de la voiture. Nous sommes au milieu des bois. Il fait nuit, je remarque la pleine lune entre la cime des arbres et mon poignet me brûle. Je porte un bandage qui a suinté et des traces de griffure sur l’avant-bras.— Mais que m’est-il arrivé ? Qu’est-ce que c’est que ce truc ?— Ne l’enlève pas ! Paul t’a soignée ! m’indique Léo.— Mais j’ai tellement mal !— C’est normal ! Tu as été mordue ! Ils ont essayé de te transformer ! Bois ça ! Et il me tend une fiole.Je regarde Léo et
La douleur irradie mon crâne et me rappelle ce qui s’est passé. Je n’ai aucune notion du temps écoulé. Je n’y vois rien, car ils m’ont bandé les yeux. Je perçois des présences, cette sensation familière m’évoque la vieille grange. Là où j’ai retrouvé le corps des deux victimes, là où il s’en débarrasse ! C’est le premier endroit où mes amis me chercheront, je m’accroche à cette idée ! Mais le froid me saisit et je grelotte. Je suis allongée sur un matelas sans aucun indice me permettant de me repérer. J’ai les mains attachées derrière le dos et une corde me blesse les chevilles. J’appelle à l’aide, ma voix se perd dans le silence ! La panique s’empare de moi.Soudain, j’entends des bruits de pas, une porte se déverrouille, quelqu’un s’approche.— N’aie pas peur, je vais te détacher ! me dit Mathieu que je reconnais même dans le noir. Je t’enlève ton bandeau mais je te préviens : ne tente pas de nous échapper, sinon… Je ne voudrais pas abîmer ton joli minois ! Tu étais trop curieuse !
Il m'empoigne le bras et m’entraîne avec lui. Impossible de résister à sa force.Il me pousse à l'intérieur de son véhicule et démarre sur les chapeaux de roues. Nous sortons de la ville. J’ai intérêt à coopérer si je veux revoir ma famille. Une vague de panique me submerge : une faiblesse de trop qui peut altérer mes pouvoirs.Je prends sur moi et contrôle ma main toute tremblante. Ma peur s’estompe et je baisse ma garde quand nous arrivons devant un lac. Un lieu à la fois magnifique et romantique, je ne le croyais plus capable de sentiments humains ! Ce paysage me laisse entrevoir une autre partie de sa personnalité, que je ne soupçonnais pas. Il coupe le moteur. L’espoir me revient.
L’enlèvementCe matin c’est le grand jour ! Je me prépare à mettre en application mon plan pour coincer Mathieu. Mes pouvoirs et un collier censé me protéger contre le mal ne m’empêcheront pas de me dégonfler si je ne prends pas sur moi. Si je suis les conseils de Paul à la lettre, je me dis qu’il n’y a pas de raison que je meure aujourd’hui.J’attends Mathieu, dissimulée derrière un bosquet, pendant une vingtaine de minutes. Je manque à plusieurs reprises, de décamper. Je l’aperçois, mon cœur s’emballe, mes jambes sont en coton mais je rassemble mon courage pour l’affronter. Je sors de ma cachette, en m’arrangeant pour qu’il pense que notre rencontre est un h
Léo et moiDepuis que nous sommes ensemble, ma mère accepte que Léo m’emmène au lycée, tous les matins. Justement, quelqu’un sonne à la porte, ce doit être lui ! Mon cœur bat la chamade ! Être une sorcière demande de la concentration, mais une sorcière amoureuse, nécessite une parfaite maîtrise; ma
À ce moment, Matthew jette un regard à Tom, tout en évitant le mien. La conversation a laissé un froid, chacun reste sur ses positions, et moi, je refuse de croire que des loups se promènent par ici. Je croyais qu’en mourant, mon grand-père s’
Encouragée par ces signes, je persévère jusqu’à ce qu’une petite sphère rayonnante se développe telle une boule de cristal. Stupéfaite, j’écarte mes mains, la boule tombe au sol et se désagrège en crépi
À ce moment, Matthew jette un regard à Tom, tout en évitant le mien. La conversation a laissé un froid, chacun reste sur ses positions, et moi, je refuse de croire que des loups se promènent par ici. Je croyais qu’en mourant, mon grand-père s’







