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Chapitre 473

Penulis: Léo
last update Tanggal publikasi: 2026-11-05 16:33:30

— Elle est à l’envers.

— Non.

— Regarde l’image.

Le garçon baissa les yeux vers son tee-shirt. Le dessin était dans son dos. Il resta un moment silencieux, puis regarda son frère.

— C’est pour les gens derrière.

Chantelle, qui refermait les sacs d’école, se mordit l’intérieur de la joue. Clarisse eut moins de retenue.

— L’argument se tient.

— Le vêtement aussi se tiendra mieux à l’endroit, répondit Chantelle. Viens ici.

À cinq ans, les jumeaux avaient pris l’habitude de discuter les co
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  • Cent nuits au bandeau noir   Chapitre 483

    Le nom était sorti des fragments sans qu’on l’ait cherché : Marius. Nathan l’avait rapproché d’un café, d’horaires irréguliers, d’un homme qui ne se montrait jamais deux fois au même endroit. C’est Théronie qui l’interrompit.— Je le connais.Clarisse releva la tête. Stéphane aussi.— Vous le connaissez ?— Ça remonte. Je m’occupe de lui.— Nous venons avec vous, dit Stéphane.— Non.Il attendit une explication. Elle remonta son col, prit son manteau et désigna deux des hommes de Nathan.— Eux monteront avec moi. Toi, tu restes ici. Je ne vais pas installer une réunion devant sa porte.Stéphane voulut insister. Clarisse le retint par la manche. La porte se referma sur le pas ferme de la vieille femme, et personne ne comprit, sur le moment, ce qu’elle allait faire de cette connaissance-là.Marius habitait un deux-pièces au troisième étage, au-dessus d’une teinturerie. Théronie frappa trois fois, sans se cacher. Une voix demanda qui c’était. Elle ne répondit pas. La serrure tourna quand

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    Ils reprirent l’examen après le déjeuner, avec les mêmes règles que le matin. Clarisse n’avait pas changé de place ; Nathan s’était assis près de la fenêtre avec son carnet. Stéphane avait préparé une liste de vérifications possibles, mais il la laissa de côté. D’abord, ils devaient comprendre ce que les éléments disponibles disaient réellement. La communication entre Mégane et Rhonda se présentait comme un appel enregistré dans les données accessibles, sans transcription complète. Certains fragments étaient lisibles ; d’autres manquaient. Clarisse prit des notes au fur et à mesure, s’arrêtant dès qu’un passage lui semblait trop lacunaire pour être interprété. — Il est question de dose, dit-elle. Puis d’un renforcement, ou d’une seconde… Elle consulta de nouveau la ligne. — Le mot qui suit est « vermine ». Mais je ne peux pas garantir qu’on ait toute la phrase. Stéphane s’appuya contre le dossier de sa chaise. — Ça peut vouloir dire qu’elles envisagent une deuxième intervention

  • Cent nuits au bandeau noir   Chapitre 481

    Le lendemain matin, Clarisse posa la chemise au centre de la table et attendit que tout le monde soit là avant de l’ouvrir. La nuit avait laissé des traces sur leurs visages. Chantelle avait appelé les jumeaux tard, après que l’un d’eux eut insisté pour lui raconter une histoire de chien perdu ; Stéphane s’était réveillé plusieurs fois ; Théronie n’avait presque pas dormi. Nathan arriva avec du café, puis resta debout près de la porte, comme s’il ne voulait pas s’installer avant de connaître la nature de ce qu’ils allaient regarder. — On examine uniquement les éléments copiés hier, dit Clarisse. Pas d’autres espaces, pas de recherche improvisée. Et si quelque chose nous paraît parlant, ça ne le rend pas vrai pour autant. — Tu peux nous dire si les accès fonctionnent ? demanda Chantelle. — Certains fonctionnent. Pour les autres, je préfère ne pas insister. Si son téléphone lui réclame une confirmation au milieu du petit déjeuner, notre journée va devenir compliquée. Elle déplia le

  • Cent nuits au bandeau noir   Chapitre 480

    Théronie défit son chignon et le refit plus bas. Clarisse attendait près de la porte de la chambre. Sur le lit, une tunique claire, des chaussures souples et une paire de lunettes dans leur étui semblaient annoncer une journée de travail ordinaire. — Tu peux encore me dire non, dit-elle. Théronie fixa une dernière mèche. — Je sais. — Je préfère l’entendre avant qu’on parte. La femme se retourna vers elle. — Et toi ? Clarisse resta silencieuse une seconde. — Je n’ai pas oublié ce qui m’est arrivé la dernière fois que j’ai cru pouvoir tout régler derrière un écran. Elle ne parlait pas de compétence. Théronie l’avait compris. — Nous rentrons ensemble, dit-elle. Dans le séjour, Chantelle avait préparé du café qu’aucune ne termina. Elle voulut dire quelque chose à Théronie, puis lui prit simplement les mains. — Si tu la vois de trop près… — Je pars. — Même si tu n’as rien fait. — Surtout si je n’ai rien fait. Nathan les conduisit dans le quartier. Il s’arrêta avant la rue

  • Cent nuits au bandeau noir   Chapitre 479

    Le mardi, Mégane entra au spa à onze heures vingt. Théronie était assise à la terrasse d’une boulangerie voisine, devant un café devenu froid. Elle regarda la porte se refermer, puis nota l’heure sur le ticket qu’elle avait gardé. Elle n’attendit pas plus d’une heure. Lorsque la pluie commença, elle rentra avec le souvenir d’un sac clair, d’un manteau ouvert et d’une femme à qui l’on tenait les portes. — Elle est ressortie ? demanda Chantelle. — Pas pendant que j’étais là. — Tu n’as pas attendu ? Théronie retira ses chaussures humides. — Si je dois passer ma semaine à boire du café froid sous la pluie, vous m’enterrez vendredi. Chantelle eut un mouvement vers elle, surprise par le mot. Théronie le remarqua et sa voix s’adoucit. — Je suis rentrée parce que je ne voyais plus rien et que je gelais. J’y retournerai. Elle posa le ticket près du carnet. Clarisse s’approcha avec une serviette. Elle ne fit pas réciter à Théronie chaque détail : l’heure, le lieu, ce qu’elle avait r

  • Cent nuits au bandeau noir   Chapitre 478

    La clé accrocha dans la serrure. Clarisse la retira, regarda le petit mot de son amie, puis recommença en soulevant légèrement la porte. — Il fallait préciser que la poignée faisait partie de l’épreuve, murmura Stéphane. — Tu peux aussi attendre sur le palier. La serrure céda enfin. Ils entrèrent l’un après l’autre, encombrés par les sacs, dans un logement dont les fenêtres donnaient sur une cour étroite. Le magasin de retouches occupait le rez-de-chaussée. On entendait, à travers le plancher, le ronronnement d’une machine. Une odeur de savon froid et de bois enfermé flottait dans les pièces. Chantelle posa son sac près du canapé. — Elle vit ici ? — Non, répondit Clarisse. Elle le garde pour sa famille quand ils viennent. Nous pouvons rester quelques jours. Elle ouvrit les volets du séjour. La lumière révéla une table un peu de travers, deux chaises solides et une troisième qui ne leur inspira pas la même confiance. Nathan la prit avec prudence. — Celle-ci, c’est pour pers

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