LOGINLe chiffre continuait de descendre.00:00:59.Puis :00:00:58.Personne ne bougeait.J'avais l'impression que le moindre mouvement pouvait déclencher quelque chose d'irréversible.Je regardai Adrian.Il paraissait étrangement calme. Trop calme.Mais je connaissais mon mari. Je voyais la tension dans sa mâchoire, ses doigts légèrement crispés. Il avait peur.Pas pour lui.Pour nous.— Adrian…Il tourna doucement la tête vers moi.— Ne t'inquiète pas.Je secouai la tête.— Tu me mens.Un petit sourire passa sur ses lèvres.— Oui.Cette simple réponse me fit monter les larmes aux yeux.— Je ne veux pas te perdre.Il s'approcha et posa délicatement sa main contre ma joue.Sa paume était chaude.— Tu ne me perdras pas.Derrière lui, Alexandre fixait toujours le panneau de contrôle.Soudain, il baissa les yeux vers son poignet.Sa marque brillait beaucoup plus fort que celle d'Adrian.— C'est moi.Tout le monde se retourna vers lui.Adrian fronça les sourcils.— Quoi ?Alexandre leva son br
« Héritier éliminé à 00:00. » La voix froide du système traversa la pièce. Je me figeai. Pendant une seconde, je crus avoir mal entendu. Puis mon cœur se mit à battre si fort que j’en eus presque mal à la poitrine. — Non… Sans même réfléchir, je plaquai une main contre mon ventre. Adrian se plaça devant moi aussitôt, comme si son corps pouvait suffire à nous protéger tous les deux. — Personne ne touchera à ma femme. Personne ne touchera à mon enfant. Sa voix était basse, mais je sentais la colère derrière chaque mot. Alexandre s’approcha de lui. Les deux frères portaient toujours cette même marque au poignet. Elle semblait presque vivante sous la lumière blafarde de la salle. — Alors il faut faire quelque chose, dit-il. Thomas, lui, n’écoutait déjà plus personne. Penché sur le panneau de contrôle, il faisait défiler les données à toute vitesse. — Attendez ! Ses doigts frappaient les touches avec nervosité. — Ce n’est pas une minuterie d’exécution physique. Damien tour
« Choix définitif requis. » Les mêmes mots restaient affichés sur tous les écrans. Je n'arrivais plus à détacher mes yeux de cette phrase. Mon ventre se contracta brusquement et je posai instinctivement une main dessus. Adrian le remarqua. Il passa aussitôt une main dans mon dos. — Respire. J'essayai de suivre son conseil. Une inspiration. Puis une autre. Mais mon regard revenait toujours au nom qui brillait sur l'écran. MATHIS RENAUD. Mon demi-frère. Le sixième héritier. Je tournai lentement la tête vers Gabriel. Il n'avait pas bougé. Il fixait le nom comme s'il espérait qu'il disparaisse. — Mathis… Damien rangea tranquillement son téléphone dans sa poche. — Il t'attend. Gabriel releva brusquement les yeux. — Pourquoi ? — Parce qu'il veut rencontrer son père. Gabriel déglutit. Pendant quelques secondes, aucun mot ne sortit de sa bouche. — Il sait qui je suis ? — Il connaît toute son histoire. Gabriel fronça légèrement les sourcils. — Depuis quand ? Damie
Personne ne bougea. La voix venait du couloir. Elle était calme. Presque douce. Et pourtant, en voyant Élise devenir soudainement pâle et peiner à reprendre son souffle, je compris que l'homme qui se trouvait derrière cette porte n'était pas quelqu'un qu'il fallait prendre à la légère. Élise recula jusqu'à sentir le mur contre son dos. Ses lèvres tremblaient. — Il… Il n'aurait jamais dû me retrouver… Nathan s'approcha aussitôt d'elle. — Élise, regarde-moi. Elle leva lentement les yeux vers lui. — Il sait où nous sommes. Nathan resta silencieux une seconde avant de répondre : — Oui. Élise déglutit difficilement. — Alors il va venir le chercher. À peine avait-elle terminé sa phrase qu'Adrian se plaça devant moi. Alexandre sortit son arme. Gabriel fit exactement la même chose. Thomas, lui, se précipita vers les écrans et les éteignit les uns après les autres. Mais il était déjà trop tard. Avant que le dernier écran ne devienne noir, une image apparut. Un homme. Il
Personne ne parlait.La phrase était toujours affichée sur l'écran.« Le sixième héritier est déjà né. »Je fixais Nathan.Il avait reculé de plusieurs pas. Son visage, d'habitude si calme, était devenu complètement fermé.Adrian fut le premier à briser le silence.— Nathan...Nathan ne répondit pas.Alexandre s'avança vers lui.— Tu savais.Nathan baissa les yeux.— Oui.Un lourd silence retomba dans la pièce.Je sentis mon cœur accélérer.— Depuis quand ?Nathan releva lentement la tête et me regarda.— Depuis le jour de ta naissance.Je restai figée.— Ma naissance ?Il hocha doucement la tête.— Oui.Thomas s'approcha.— Alors explique-nous.Nathan jeta un coup d'œil à l'écran avant de répondre.— Victor m'avait confié une mission.Adrian fronça les sourcils.— Laquelle ?Nathan prit une profonde inspiration.— Protéger le sixième héritier.Alexandre croisa les bras.— Mais tu viens de nous dire qu'il est déjà né.— Il l'était.— Où ?Nathan ne répondit pas.Adrian serra les poing
Je n'arrivais plus à bouger.Ce nom résonnait encore dans ma tête.Victor.Derrière cette porte, quelqu'un venait de prononcer le nom de l'homme que tout le monde croyait mort.Adrian fixait la porte sans cligner des yeux. Il semblait attendre qu'elle s'ouvre toute seule, comme si son esprit refusait encore d'accepter ce qu'il venait d'entendre.— Papa...Sa voix se brisa sur le dernier mot.Antoine recula.— Ne l'écoute pas.Adrian se retourna brusquement.— Pourquoi ?— Parce que ce n'est pas Victor.Un silence glacial nous enveloppa.Adrian serra les poings.— Tu viens de nous dire qu'il était mort.— Il l'est.— Alors pourquoi sa voix vient-elle de cette porte ?Antoine resta muet.Alexandre leva son arme et la pointa directement sur lui.— Cette fois, tu vas parler.Antoine regarda le canon sans bouger.— Si vous ouvrez cette porte, vous allez libérer quelque chose que vous ne pourrez plus arrêter.Alexandre eut un rire bref, sans aucune joie.— Tu nous as déjà sorti cette histoi







