แชร์

Chapitre 4 : Le premier piège

ผู้เขียน: La clé du succès
last update วันที่เผยแพร่: 2026-07-12 13:53:54

Le lendemain matin, Naëlle arriva devant Delcourt Industries avec quinze minutes d'avance.

Elle prit quelques secondes pour observer l'immense bâtiment avant d'entrer. Son tailleur, acheté la veille, lui semblait encore étrange. Elle tira discrètement sur les manches de sa veste. Ce genre de tenue n'était pas fait pour elle. Elle se sentait bien plus à l'aise dans une combinaison de mécanicienne, les mains couvertes de graisse plutôt que dans des vêtements aussi élégants.

Dès qu'elle franchit les portes du hall, une femme d'une cinquantaine d'années s'avança vers elle avec un sourire poli.

— Bonjour, Mademoiselle Moreau. Je suis Sophie Leroy, l'assistante du directeur général. Veuillez me suivre, s'il vous plaît.

Naëlle hocha simplement la tête et marcha à ses côtés.

Tout au long du couloir, elle sentit des regards se poser sur elle. Les conversations s'interrompaient à son passage avant de reprendre à voix basse.

— C'est elle...

— L'héritière...

— Elle ne tiendra pas longtemps.

Naëlle continua d'avancer sans tourner la tête. Elle faisait comme si elle n'avait rien entendu, même si chaque murmure lui parvenait clairement.

Sophie s'arrêta finalement devant une petite porte, au fond d'un couloir beaucoup plus calme.

— Voici votre bureau.

Naëlle entra et balaya la pièce du regard.

Un vieux bureau marqué par le temps.

Un ordinateur qui semblait sortir d'une autre époque.

Une chaise légèrement bancale.

Rien à voir avec les bureaux modernes et lumineux qu'elle avait aperçus en arrivant.

Pourtant, un léger sourire apparut sur son visage.

— Ce n'est pas très luxueux, mais ça me convient parfaitement.

Sophie la regarda avec surprise.

La plupart des nouveaux employés auraient protesté. Certains auraient même exigé un meilleur bureau.

Pas Naëlle.

Quelques minutes plus tard, la porte s'ouvrit brusquement.

Adrian entra sans prendre la peine de frapper.

Son costume sombre était parfaitement ajusté. Son visage restait fermé, presque glacial.

Sans dire un mot, il déposa un énorme dossier sur le bureau dans un bruit sourd.

— Puisque vous pensez avoir votre place ici, voici votre première mission.

Naëlle ouvrit le dossier.

Ses yeux s'agrandirent.

Des centaines de pages.

Des contrats.

Des tableaux financiers.

Des rapports techniques.

Elle releva lentement la tête.

— Tout ça ?

— Plus de cinq cents pages, répondit Adrian d'un ton froid. Vous devez tout analyser et me remettre un rapport détaillé avant dix-sept heures.

Naëlle resta un instant silencieuse.

— Aujourd'hui ?

— Vous avez très bien entendu.

Il croisa les bras, sans la quitter des yeux.

— Si vous échouez dès votre premier jour, cela prouvera que vous n'avez rien à faire dans cette entreprise.

Il se dirigea vers la porte.

Juste avant de sortir, il lança d'une voix détachée, sans même la regarder :

— Bonne chance... Vous allez en avoir besoin.

La porte se referma derrière lui.

Le silence envahit la pièce.

Naëlle observa la pile de documents devant elle.

N'importe qui aurait abandonné avant même de commencer.

Mais une voix résonna dans son esprit.

Les derniers mots de sa mère.

Ton père ne t'a jamais abandonnée...

Elle inspira profondément et serra les poings.

— Moi non plus... je ne partirai pas.

Elle s'installa devant son ordinateur et commença à travailler.

Les heures passèrent sans qu'elle ne s'en rende compte.

Chaque document était lu avec attention.

Lorsqu'un terme financier lui était inconnu, elle prenait le temps d'en chercher la signification.

Quand un chiffre lui semblait étrange, elle le notait soigneusement.

Elle ne voulait rien laisser au hasard.

Vers seize heures, alors que ses yeux commençaient à fatiguer, quelque chose attira soudain son attention.

Une facture.

Elle fronça les sourcils.

Quelques pages plus loin, la même facture réapparut.

Même montant.

Même date.

Même fournisseur.

— C'est bizarre...

Elle reprit toute la série de documents.

Cette fois, elle vérifia chaque détail avec encore plus d'attention.

Quelques minutes plus tard, elle découvrit une deuxième anomalie.

Puis une troisième.

Son cœur accéléra.

Ces erreurs ne pouvaient pas être le fruit du hasard.

Quelqu'un modifiait discrètement les comptes de l'entreprise en gonflant certaines dépenses.

À dix-sept heures précises, la porte s'ouvrit.

Adrian entra, convaincu de la trouver dépassée par la tâche.

Au lieu de cela, Naëlle lui tendit calmement un dossier parfaitement organisé.

— J'ai terminé.

Il haussa un sourcil.

C'était impossible.

Il ouvrit le rapport et parcourut rapidement les premières pages.

Son assurance commença à disparaître.

Il continua sa lecture.

Puis il arriva à la dernière feuille.

Toutes les anomalies financières y étaient répertoriées avec précision, accompagnées de notes claires et d'explications détaillées.

Pour la première fois depuis leur rencontre...

Le puissant milliardaire resta sans voix.

Mais derrière la grande vitre du bureau, un homme observait discrètement la scène.

Gabriel Vasseur.

En découvrant ces irrégularités, Naëlle venait sans le savoir de mettre la main sur un secret que personne n'aurait jamais dû découvrir...

อ่านหนังสือเล่มนี้ต่อได้ฟรี
สแกนรหัสเพื่อดาวน์โหลดแอป

บทล่าสุด

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 197: Le secret de Naïa

    Naëlle relut la phrase inscrite au bas du document. Une fois. Puis encore une fois, comme si les mots pouvaient changer si elle les regardait assez longtemps. « Si Élise découvre un jour la vérité, ne lui révélez jamais qui était sa mère. » Elle sentit sa gorge se serrer. Elle avait grandi aux côtés d'Élise. Elles avaient partagé tant de choses : les repas en famille, les disputes pour des broutilles, les confidences murmurées tard dans la nuit et ces moments où l'une avait dû consoler l'autre. Même lorsqu'elles n'étaient pas d'accord, Naëlle n'avait jamais imaginé que sa sœur adoptive puisse avoir un passé aussi mystérieux. Elle releva lentement la tête vers Gabriel. — Tu connais la mère d'Élise ? Il ne répondit pas tout de suite. Naëlle fronça les sourcils. — Gabriel, je te parle ! Il passa une main sur son visage avant de se décider à répondre. — Je ne sais pas qui est sa mère biologique. En revanche, je connais la personne qui a fait disparaître son dossier. N

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 196 : Le secret derrière la disparition

    — L'homme qui t'a fait disparaître n'était pas Antoine Delcourt. C'était ton propre père.Les mots d'Henri résonnèrent dans la pièce.Mathis ne bougea pas. Il avait entendu la phrase, pourtant son esprit refusait de l'accepter. Ses poignets étaient toujours attachés, la corde lui entamait la peau, mais il n'y prêtait presque plus attention.Son regard restait fixé sur Gabriel.Cet homme avait passé des années à chercher des réponses. Il venait de risquer sa vie pour le retrouver. Et maintenant, il prétendait avoir ignoré jusqu'à son existence.Mathis avait besoin de comprendre. Même si la vérité devait lui faire encore plus mal.— Dis quelque chose, murmura-t-il.Gabriel avait le visage défait. Il semblait chercher les mots justes, mais aucun ne venait.— Mathis, je te jure que je n'ai jamais voulu te faire de mal.— Ce n'est pas ce que je t'ai demandé !Sa voix éclata dans la pièce. Il sentit sa gorge se serrer et dut reprendre son souffle avant de continuer.— Est-ce que tu savais q

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 195: La signature du père

    Mathis resta figé devant la page, incapable d'en détacher les yeux. Il connaissait cette écriture. Il l'avait vue sur les documents que Damien signait lorsqu'il était enfant, sur les cartes d'anniversaire qu'il conservait encore dans un tiroir et même sur son premier contrat de travail, reçu à l'âge de dix-huit ans. Il reconnaissait jusqu'à la manière dont le nom était souligné. Gabriel Renaud. — Non, murmura-t-il. Samuel Delcourt s'accroupit devant lui. — Tu reconnais sa signature ? — Je reconnais celle de Gabriel. Mais ça ne prouve rien. — Tu as raison. Une signature peut être falsifiée. Sauf que celle-ci a été authentifiée trois fois par des experts. Elle figure sur le document qui autorise ton transfert de la clinique Sainte-Hélène vers la famille Renaud. Mathis releva brusquement la tête. — Transféré ? J'étais un bébé ! — Tu étais surtout un problème dont plusieurs personnes voulaient se débarrasser. Samuel tourna la page. Une deuxième signature appara

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 194: La signature du père

    Mathis resta les yeux rivés sur la page. Il avait beau essayer de se convaincre qu'il se trompait, il n'arrivait pas à détacher son regard de cette signature.Il connaissait cette écriture.Il l'avait vue des centaines de fois en grandissant. Sur les documents que Damien signait, sur les cartes d'anniversaire qu'il conservait encore dans un tiroir, et même sur son premier contrat de travail, lorsqu'il avait eu dix-huit ans.Il aurait reconnu cette façon de tracer les lettres entre mille. Même le trait sous le nom était le même.Gabriel Renaud.— Non, souffla-t-il.Samuel Delcourt s'accroupit devant lui pour se mettre à sa hauteur.— Tu reconnais sa signature ?Mathis releva les yeux vers lui.— Je reconnais celle de Gabriel. Ça ne veut pas dire que le document est vrai.— C'est exact. Une signature peut être imitée. Sauf que celle-ci a été examinée et authentifiée trois fois par des experts. Elle apparaît sur l'acte qui autorise ton transfert de la clinique Sainte-Hélène vers la famil

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 193: Le mensonge dans l'enveloppe

    — Adrian, écoute-moi bien. Quelqu'un est entré dans notre chambre.La voix de Naëlle tremblait au bout du fil.Adrian s'éloigna d'Isabelle et des documents qui recouvraient la table de la clinique. À l'autre bout de la pièce, Alexandre leva les yeux vers lui, remarquant immédiatement son changement d'expression.— Où es-tu exactement ?— Dans notre chambre. J'ai essayé d'appeler Thomas, mais il est avec Gabriel. Adrian… l'échographie que j'ai trouvée n'est pas celle de notre bébé.Il ferma les yeux un bref instant.Lorsqu'il les rouvrit, son visage s'était durci.— Ne touche plus à rien. J'arrive.— Attends, il y a autre chose.Il entendit le froissement d'une feuille, puis le silence de Naëlle. Elle devait être en train de relire le message inscrit au dos de la photographie.— Quelqu'un a écrit que notre premier enfant n'a jamais été le nôtre.Adrian se raidit.À quelques pas de lui, Alexandre avait entendu chaque mot.— Qu'est-ce qu'elle raconte ? demanda-t-il.Adrian lui fit signe

  • L'héritière que le milliardaire détestait    Chapitre 192 : Le fils que personne n'a reconnu

    — Ce n'est pas celui que j'ai retrouvé.Je fixai Gabriel, incapable de comprendre ce qu'il venait de dire.— Tu veux dire que Mathis n'est pas ton fils ?Il secoua aussitôt la tête, puis passa une main sur son visage. Il avait l'air aussi perdu que moi.— Je ne sais plus quoi croire.Il reprit son téléphone et agrandit la photographie qu'Adrian venait de lui envoyer.Les trois noms apparurent de nouveau sur l'écran.Adrian Delcourt.Alexandre Delcourt.Mathis Renaud.Juste en dessous, une mention avait été ajoutée : Vérification de filiation en attente.Thomas se pencha pour examiner l'image.— Ces documents ne prouvent rien pour le moment. Nous devons retrouver les registres originaux avant de tirer des conclusions.Je me tournai vers lui.— Et si les résultats des tests ADN avaient été falsifiés eux aussi ?Il réfléchit quelques secondes avant de répondre.— Dans ce cas, il faudra retrouver les échantillons utilisés lors des premières analyses. On peut modifier un acte de naissance,

บทอื่นๆ
สำรวจและอ่านนวนิยายดีๆ ได้ฟรี
เข้าถึงนวนิยายดีๆ จำนวนมากได้ฟรีบนแอป GoodNovel ดาวน์โหลดหนังสือที่คุณชอบและอ่านได้ทุกที่ทุกเวลา
อ่านหนังสือฟรีบนแอป
สแกนรหัสเพื่ออ่านบนแอป
DMCA.com Protection Status