LOGINDaniel Kenneth était heureux d’aider une personne dans le besoin.
Mais parfois, il en faisait un peu trop.Lorsqu’il fit une offre jugée extravagante à sa collègue et à sa fille, Thérèsa Lum n’hésita pas à le reprendre.
— « Daniel, cette maison est à toi, dit-elle»
— « Oui, oui, je sais, t’inquiète pas, répondit-il en relâchant doucement ses épaules»
Un silence s’installa dans la chambre.
Les deux collègues se regardèrent sans dire un mot.Puis, rompant la tension, Daniel effleura le manteau de Thérèsa.
— Laisse-moi prendre ça, dit-il. Toi, tu vas te coucher. Demain, on parlera de cette histoire de propriétaire.
Il fit glisser le manteau de ses épaules avec une douceur surprenante.
Thérèsa, étonnée, le laissa faire.— « Voilà, souffla Daniel en rangeant le vêtement »
Elle le suivit du regard tandis qu’il marchait jusqu’au dressing, ouvrait une porte vide et suspendait soigneusement le manteau sur un cintre.
Jamais Kingsley Wilson n’avait eu un geste aussi attentionné.
Il n’était définitivement pas un homme attentif... ni même intéressé, pensa-t-elle.
Quand Daniel se retourna, Thérèsa baissa aussitôt les yeux vers ses jambes, distraite.
Il s’approcha d’elle, puis lui fit signe d’aller rejoindre sa fille déjà endormie.
Fatiguée, Thérèsa se laissa faire. Daniel savait — en bon médecin — qu’elle avait besoin de repos.
Il l’aida à s’asseoir sur le lit, puis, sans rien dire, s’agenouilla pour lui ôter ses escarpins.
— « Non, tu n’es pas obligé… Je peux le faire moi-même, murmura-t-elle en posant sa main sur la sienne »
Ce contact fit naître une étrange sensation entre eux.
Quelque chose d’inconnu, mais doux.Thérèsa retira rapidement sa main et la posa sur ses genoux.
Daniel, lui, continua tranquillement, comme si de rien n’était.
Deux minutes plus tard, les talons étaient rangés.— « Tu mérites que quelqu’un prenne soin de toi, Thérèsa, dit-il calmement »
— « Je peux très bien m’occuper de moi, Daniel ! »
— «Je sais… mais laisse-moi faire, juste pour ce soir»
— «Juste pour aujourd’hui, d’accord ! Ce n’est pas comme si Kingsley m’avait coupé les mains ! Il a brisé mon cœur, mais pas mes membres, ajouta-t-elle d’un ton boudeur»
Daniel esquissa un sourire avant de s’approcher à nouveau.
Il posa ses mains sur les jambes de Thérèsa et, d’un geste doux mais assuré, la fit basculer dans le lit.— « Qu’est-ce que tu fais ? demanda-t-elle, surprise »
Il ne répondit pas.
Il étendit ses jambes, puis posa ses mains sur ses épaules pour l’allonger complètement.— « Tu dois te reposer maintenant, murmura-t-il »
Leurs regards se croisèrent.
Ils étaient si proches que Thérèsa sentit la chaleur de son souffle sur sa peau.Elle détourna la tête, gênée par ce regard tendre qu’aucun homme ne lui avait offert depuis longtemps.
— « Désolée, souffla-t-elle. Je ne suis pas habituée à ce qu’on prenne soin de moi »
— « C’est peut-être parce que tu n’as pas encore rencontré la personne qui aimerait le faire, répondit-il doucement.
Thérèsa reste figée.
Qu’avait-il voulu dire par là ?Daniel, voyant son trouble, se retira du lit et couvrit la mère et la fille d’un drap blanc.
— « Tant que vous serez ici, Thérèsa, je m’occuperai de toi et de Vénus. Vous le méritez »
Il évita de croiser son regard et reporta toute son attention sur la fillette endormie.
Thérèsa suivit son regard, puis observa le visage fragile de sa fille.
Même dans son sommeil, Vénus semblait souffrir.
Un léger tremblement agitait son petit corps.— « Vénus… murmura-t-elle en posant une main sur son front »
Daniel s’approcha aussitôt, inquiet mais calme.
— « Ne t’inquiète pas, Thérèsa. Elle va bien, dit-il en posant sa propre main sur le front de la fillette »
En sentant ce contact masculin, Vénus esquissa un sourire. Dans son demi-sommeil, elle crut que c’était son père revenu à la maison, comme elle l’avait tant souhaité.
— « Regarde, Daniel… elle tremble, s’alarma Thérèsa. Tu crois qu’elle a attrapé la fièvre ? »
—« Oui, répondit-il doucement. Elle est un peu chaude»
Il s’apprêtait à aller chercher un médicament, mais avant qu’il ne retire sa main, Vénus murmura d’une voix faible :
— «S’il te plaît, Papa… reste avec moi»
Le silence tomba dans la pièce.
Daniel et Thérèsa échangèrent un regard chargé d’émotion. Et encore, la petite voix de Vénus résonna, tremblante, implorante :— « Papa… s’il te plaît… reste…»
Après le départ de Thérèsa, Kingsley a installé ses deux enfants à table. Tous les yeux étaient sur lui. Tout le monde était curieux de savoir quelle décision prendra t'il. Sous la table, Cynthia Bissous a pincé Lana pour qu'elle fasse quelque chose. Cynthia a peur de perdre Kingsley ...Après l'évaluation de toute les richesses du playboy milliardaire, Cynthia avait trouvé son nid parfait. Même si mettre la vie de son fils en jeu était important et risqué, elle savait que c'était une opportunité pour elle, de rester dans la famille Wilson et garder sa place.Elle refusait de partager Kingsley Wilson avec cette autre femme.— Je vous avais dis depuis un moment que ma sœur reviendra. Voilà, aujourd'hui, elle est ici. J'avais eu raison.Tante Esther a regardé Lana, elle l'a toisée et a murmuré un mot :— Hypocrite !!!Lana a regardé la femme. Elle a serré ses poings sous la table. Elle jura de la jeter hors de ce manoir une fois que Cynthia sera mariée à Kingsley. Parce qu' à vrai d
— Thérèsa !!! La voix de Rosalie était tremblante et secouée par le choc, de voir sa belle-fille, souffler, bruyamment, comme une personne qui venait de se battre contre dix moutons.Lentement, Kingsley a tourné vers la personne de Thérèsa. Ils se sont regardés dans les yeux et l'atmosphère du manoir changea radicalement l' asphérique.Tout est calme. Silencieux comme à la tombe. Des cœurs qui battent, vites.Des regards d'étonnement ...Celles qui mangeaient arrêtèrent immédiatement.Thérèsa porte encore des talons. Elle était toujours habillée comme elle soit sortie de la maison ce matin. Kingsley ne pouvait pas ignorer sa beauté dans cette incroyable ténue de dame. Pendant ce temps, Vénus pris peur à cause du regroupement de ses parents. Ils sont comme le feu et le maïs. Le vent et les arbres.Le chien et le chat.Leur croisement a toujours de l'impact pas très positif dans le goût de la fillette.Vénus s'est cachée derrière son Papa.Lorsque Thérèsa a vu le geste de sa fille,
— Oh... Tu es nerveux parce que c'est la vérité. A pointé Patrick.— Non pas du tout. Je veux dire : Thérèsa a dû enseigner à sa fille d'utiliser cette main là. C'était juste pour que toi et les autres pensent qu'elle est de moi. — Kingsley ....— Mais c'est faux. Tu en ai conscient . Je n'ai jamais fait l'amour à cette femme.— L'on ne s'est jamais croisé quelque part, Patrick !! Je vais devenir dingue à force de vous expliquez à tous, la même chose encore et encore.Patrick a soufflé. Ensuite, il a demandé :— Bon, si tu le dis : Comment expliques- tu que cette enfant se sent aussi rattachée à toi, Kingsley ! Allez ! Mec, ouvre les yeux.— Vénus est adorable. Elle se sent attachée à tout le monde d'accord ! Il n'ya pas d'exception avec moi.Patrick a plié un sourcil. Kingsley l'a remarqué. Il s'est corrigé vers le manoir Wilson :— Bon, disons qu'elle le fait parce que Thérèsa lui a fait croire que je suis son papa. Toi et moi savons que c'est pas vrai. A-t-il terminé en marchant d
Dans la soirée de l'après midi, Kingsley Wilson arrive chez lui. Il est accompagné de Patrick, son meilleur ami.— Comment tu gères les affaires dernièrement ? A demandé Patrick.— Tu veux parler de Thérèsa et Vénus ??? Va droit au but. A répondu Kingsley étant assis dans sa voiture.— Oui, a répondu Patrick. J'aimerais savoir comment tu te sens après son départ. Vous- étiez marié après tout !Kingsley a réfléchi. Il ne sait exactement pas comment il se sent. Était-il heureux sans Thérèsa ? Peut-être oui. Mais, il ne pouvait pas ignorer à quel point Vénus manquait à sa famille. Même si sa mère riait, depuis des jours, elle n'a pas cessé de lui dire à quel point l'adorable fillette lui manquait.— Patrick, à vrai dire, je ne sais pas. A répondu sincèrement Kingsley.— Comment ça, tu ne sais pas ? Patrick a donné un léger tape sur l'épaule de son ami. — Uh ... Hum...— Aller Kingsley ... Pourquoi cahes- tu t'es sentiments ! Allez, je le vois. Avoue le, elle te manque. Juste un peu ..
Des heures plus tard...Assise derrière son bureau de travail Thérèsa n'a pas cessé de penser à sa fille.Elle ne mérite pas d'être aussi triste !Depuis le retour de cet homme, Vénus a souri difficilement.Pendant qu'elle a la tête ailleurs, Daniel Kenneth et Isabella Boum l'observaient par la fenêtre.— Elle va mal ! A commencé Isabella. Qu'est-ce qui s'est passé ???Daniel prit la route de son bureau qui se trouvait près de celui du Dr Boum. En marchant calmement, il lui a tout raconté.— Tu penses pouvoir tenir le coup ???Isabella Boum a demandé. Elle connaît les sentiments de Daniel. Voir Thérèsa souffrir l'affection tristement.— Je ferai tout pour elles tu le sais. A répondu Daniel en prenant place derrière son bureau.Isabella Boum a passé quelques minutes à chatter avec son collègue sur l'affaire, Vénus et Thérèsa Lum. Après ça, elle a retourné dans son bureau à elle.Pendant ce temps, la journée a continué normalement jusqu'à ce que Thérèsa reçoit l'appel de la directrice d
— « Comment oses-tu vouloir rompre avec moi de cette façon, Thérèsa Lum ! hurla Kingsley Wilson.»Cette femme pour qui il n’avait jamais réellement éprouvé de sentiments, et pourtant, il devenait étrangement possessif dès l’instant où elle parlait de s’éloigner. Comme si l’idée de la perdre éveillait en lui une fierté blessée, une domination qu’il refusait de voir lui échapper.Il la serra brutalement contre sa poitrine, sous les yeux de tout l’établissement.Chaque parent s’immobilisa. Le silence s’abattit comme un rideau sur la cour.Thérèsa plongea son regard dans le sien. Pourquoi semblait-il souffrir à l’idée de la laisser partir ?Elle ne signifiait pourtant rien pour lui…Il ne l’avait jamais aimée. Alors que cherchait-il exactement ? Que voulait-il prouver ? À qui tentait-il d’imposer l’illusion qu’il était encore le centre de son monde ?Thérèsa remua nerveusement les épaules.— «Lâche-moi, Kingsley… Tout le monde nous regarde. Ne viens pas exposer notre honte devant cet étab







