Cinq ans pour te hair

Cinq ans pour te hair

last updateTerakhir Diperbarui : 2026-04-29
Oleh:  Les écrits d'une Mariam Baru saja diperbarui
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Cinq ans pour te hair Après avoir été vendue pour rembourser les dettes de son père, **Ludovica Sarri** tombe face à l’homme qu’elle espérait ne jamais revoir : **Drago Valenti**. Cinq ans plus tôt, après une nuit qu’ils n’ont jamais oubliée, elle l’avait humilié publiquement avant de disparaître sans laisser de trace. Aujourd’hui, Drago veut sa vengeance. Dans sa villa isolée sur les falaises d’Amalfi, Ludovica devient la prisonnière d’un homme froid, dangereux… et obsédé par elle depuis cinq longues années.

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Bab 1

Chapitre 1

Chapitre 1 : La brume d'Amalfi

Ludovica

Je ne pleurerai pas.

La phrase tourne en boucle dans ma tête comme une prière païenne, une incantation désespérée que je répète depuis que les portes blindées du fourgon se sont refermées sur moi dans ce parking souterrain de Naples où tout s'est joué il y a quelques heures à peine. Mon père n'a même pas eu le courage de venir jusqu'au véhicule. Il est resté debout contre le mur de béton, silhouette voûtée, vieillie prématurément par des années de mauvais choix et de nuits passées à hanter les casinos clandestins de la région, et il m'a regardée partir avec des yeux de chien battu qui n'inspiraient plus aucune pitié. Plus aucune. J'ai épuisé toute ma compassion pour lui il y a longtemps, quand j'ai compris que les dettes qu'il accumulait n'étaient pas des accidents de parcours mais la manifestation d'une faiblesse structurelle, d'un vice profondément enraciné dans son âme, d'une incapacité congénitale à résister à l'appel du jeu et à ses promesses mensongères. Et maintenant, cette faiblesse a un prix, et ce prix, c'est moi.

Le fourgon vibre et tangue sur les routes sinueuses de la côte amalfitaine, ces lacets interminables qui surplombent la mer et que je connais par cœur pour les avoir empruntés tant de fois avec ma mère quand j'étais enfant. Nous allions à Ravello, à Positano, à Amalfi, main dans la main, éblouies par la beauté du paysage, par les citronniers en fleurs, par les façades colorées qui cascadaient vers la mer. C'était avant la maladie, avant les traitements épuisants, avant l'agonie lente qui a grignoté ma mère jour après jour jusqu'à ne laisser qu'un corps frêle et des yeux immenses qui me suppliaient de vivre, de m'en sortir, de ne pas me laisser engloutir par ce destin médiocre qui guettait les femmes de notre famille depuis des générations. J'avais promis. J'avais quinze ans, les mains crispées sur les siennes, et j'avais promis que je serais forte, que je poursuivrais mes rêves, que je deviendrais peintre comme elle l'avait été avant que l'arthrite ne lui vole ses doigts et que le cancer ne lui vole tout le reste. Quinze ans, l'âge où l'on croit encore que les promesses peuvent changer le cours du destin, l'âge où l'on ignore que la réalité est une machine à broyer les serments les plus sacrés.

Les hommes qui m'encadrent ne parlent pas. Ils n'ont pas prononcé un mot depuis que nous avons quitté Naples, et leur silence est plus terrifiant que toutes les menaces que Drago Valenti aurait pu leur ordonner de proférer. Ce sont des professionnels, je le devine à leur posture, à leur regard vide, à la manière dont leurs doigts restent constamment à quelques centimètres de leurs holsters sans jamais les toucher vraiment. Des machines à obéir, formatées pour exécuter sans discuter, sans s'interroger, sans éprouver. Je me demande fugitivement quel genre d'homme peut s'entourer de créatures aussi déshumanisées, et la réponse s'impose d'elle-même : un homme qui a lui-même cessé d'être humain depuis longtemps. Drago Valenti, le prince des ténèbres de la finance italienne, le fantôme que tout le monde craint et que personne ne connaît vraiment, l'homme que j'ai eu le malheur de croiser une nuit avant de commettre l'erreur fatale qui allait sceller mon destin.

Le fourgon ralentit, et je sens mon estomac se contracter tandis que le véhicule quitte la route principale pour s'engager sur un chemin privé dont les graviers crissent sous les pneus avec un bruit de déglutition minérale. Je ne vois rien par les hublots teintés, juste des formes indistinctes, des masses végétales qui défilent dans la grisaille du petit matin, et cette brume épaisse qui monte de la mer comme un suaire blanc jeté sur la côte pour dissimuler les crimes qui s'y préparent. La brume d'Amalfi. Je me souviens que ma mère en parlait comme d'un phénomène magique, une respiration de la mer qui venait caresser la terre et effacer les frontières entre le ciel et l'eau. Elle y voyait de la poésie, ma mère. Elle voyait de la poésie partout, même dans la maladie qui la rongeait, même dans la pauvreté qui nous guettait, même dans la déchéance de mon père qu'elle aimait encore malgré tout, malgré les dettes, malgré les mensonges, malgré les nuits solitaires à attendre un homme qui ne rentrerait qu'à l'aube, les poches vides et les yeux pleins de honte.

— On arrive.

La voix est neutre, dénuée d'intonation, et pourtant ces deux syllabes me percutent avec la violence d'un coup de poing. On arrive. On arrive chez Drago Valenti. On arrive dans la villa où va se jouer le reste de ma vie, ou ce qu'il en restera quand il aura fini de me détruire comme il l'a promis. Parce que Drago Valenti n'est pas un homme qui pardonne. Je le sais. Je le sais depuis cette fameuse nuit de gala où je l'ai regardé dans les yeux en prononçant les mots qui allaient faire de lui la risée de toute l'élite napolitaine, et où j'ai vu son âme se fissurer derrière ses prunelles noires avant de se reconstruire instantanément en une armure de haine qui ne s'est jamais fendillée depuis.

Le fourgon s'immobilise dans un crissement définitif. Le moteur se tait. Le silence qui suit est abyssal, uniquement troublé par le souffle lent des hommes qui m'encadrent et par les battements de mon propre cœur qui résonnent dans mes tempes comme un tambour de guerre. J'entends le vent qui siffle entre les cyprès, un bruit aigu et mélancolique que les romantiques associent aux paysages toscans mais qui, dans ce contexte, évoque plutôt les plaintes des âmes prisonnières errant dans les limbes de l'enfer. Et puis il y a les portes. Les portes arrière du fourgon qui s'ouvrent dans un claquement métallique, et soudain la lumière me gifle, une lumière grise et froide chargée d'embruns, une lumière qui porte en elle l'odeur si particulière de la mer tyrrhénienne, ce mélange de sel, d'iode et de végétation marine que je reconnaîtrais entre mille parce qu'il est inscrit dans mes souvenirs les plus anciens, les plus purs, les plus douloureux.

Alors je la sens monter, cette boule de larmes qui s'est formée dans ma poitrine pendant le trajet et que j'ai contenue de toutes mes forces en me répétant que je ne leur donnerais pas ce plaisir. Elle gonfle, elle pulse, elle cherche une issue, et je la ravale avec une détermination farouche en enfonçant mes ongles dans la paume de mes mains jusqu'à ce que la douleur physique prenne le pas sur la détresse émotionnelle. Sers les poings, Ludo. Sers les dents. Ne montre rien. Tu as survécu à la mort de ta mère, tu as survécu à la trahison de ton père, tu survivras à Drago Valenti et à sa haine. Tu survivras parce que tu es une Sarri, et que les Sarri ne plient pas, ne cassent pas, ne pleurent pas devant leurs bourreaux. C'est ce que je me répète en boucle, encore et encore, pendant que les mains gantées des hommes en noir se referment sur mes bras et me tirent sans ménagement hors du fourgon.

L'air du dehors est froid et humide, il s'engouffre dans mes poumons avec une violence presque agressive, et je vacille sur mes talons quand mes pieds touchent le sol irrégulier du chemin de gravier. Des talons, oui. J'ai mis des talons ce matin. Mes plus beaux escarpins, un modèle en cuir verni noir que j'avais acheté avec mes dernières économies pour un entretien d'embauche qui n'a jamais eu lieu parce que Drago Valenti avait déjà décidé de mon avenir bien avant que j'aie la naïveté de postuler à un poste de réceptionniste dans un hôtel du centre-ville. Des talons pour affronter mon bourreau. Comme si l'élégance pouvait être une armure. Comme si la dignité vestimentaire pouvait compenser l'indignité absolue de ma situation. Ridicule. Pathétique. Et pourtant, quand je m'étais habillée ce matin dans l'appartement sinistre que nous occupions depuis la dernière saisie, j'avais eu besoin de cette illusion, de ce dernier sursaut d'orgueil, de ce simulacre de contrôle sur une existence qui m'échappait totalement.

— Avance.

Le mot claque comme un coup de fouet dans l'air humide, et je trébuche en essayant d'obéir parce que mes chevilles ne sont pas habituées à marcher sur des graviers avec des talons aussi fins, et que le fourgon est garé en pente, et que la brume qui colle à mes vêtements me donne l'impression d'évoluer dans un cauchemar cotonneux où chaque mouvement exige un effort démesuré. L'un des hommes me rattrape par le coude, me redresse sans douceur, et je sens ses doigts s'enfoncer dans ma chair avec une indifférence professionnelle qui est presque pire que de la brutalité gratuite. La brutalité gratuite serait humaine, au moins. La brutalité gratuite serait l'expression d'une émotion, si basse soit-elle. Mais cette violence mécanique, dénuée de toute passion, me réduit au rang d'objet qu'on manipule sans y penser, sans même prendre la peine de me haïr. Et ça, c'est peut-être le commencement de ce que Drago Valenti veut m'infliger : la dissolution lente de mon humanité, l'effacement progressif de tout ce qui fait de moi une personne digne d'amour ou de haine, jusqu'à ce que je ne sois plus qu'un meuble parmi les meubles de sa villa maudite.

Je relève la tête malgré la douleur dans mes bras, malgré la fatigue qui alourdit mes paupières, malgré le découragement qui me souffle à l'oreille que ce n'est même pas la peine, que le combat est perdu d'avance, que je ferais mieux de m'effondrer tout de suite et de laisser les choses se faire sans résister. Et c'est là que je la vois. La villa Valenti. Elle surgit de la brume comme une apparition menaçante, silhouette massive et anguleuse accrochée à la falaise avec une arrogance qui défie les lois de l'équilibre et du bon goût architectural. Ce n'est pas une maison, c'est une forteresse, un mausolée, un défi lancé à la mer et au ciel par une famille qui a bâti sa fortune sur le crime et la terreur avant de blanchir son argent dans les circuits opaques de la finance internationale. Les murs de pierre grise sont mangés par le sel et le vent, creusés de rides profondes qui racontent des siècles d'intempéries et de secrets. Les fenêtres, étroites comme des meurtrières, brillent faiblement dans la grisaille ambiante, et je distingue au deuxième étage une lumière plus vive, dorée, presque chaleureuse, qui jure avec le reste de la bâtisse. Mon regard s'arrête sur cette fenêtre, attiré par un mouvement à peine perceptible, et je distingue une silhouette massive qui se découpe derrière la vitre. Un homme. Debout. Parfaitement immobile. Et cette ombre lointaine, cette présence silencieuse qui m'observe de là-haut, est plus terrifiante que tous les gardes armés qui m'entourent.

C'est lui. C'est forcément lui. Drago Valenti est là, derrière cette fenêtre, un verre à la main probablement, en train de contempler sa proie qui arrive, en train de jauger la femme qu'il a achetée comme on jauge un cheval de course ou une œuvre d'art, avec ce mélange de convoitise et de mépris que je lui ai vu dans les yeux tant de fois pendant cette unique nuit où tout a basculé. Mon cœur s'arrête une seconde, repart de plus belle, cognant contre ma poitrine avec une violence qui me coupe le souffle. Je ne devrais pas être surprise. Je sais depuis le début qu'il m'attend, qu'il a organisé chaque détail de mon arrivée avec la précision maniaque qu'il met dans tout ce qu'il entreprend. Mais le savoir n'est pas la même chose que le voir. Voir cette ombre, immobile et patiente, transforme soudain toutes mes peurs abstraites en une terreur concrète, viscérale, qui s'infiltre dans mes os comme un froid polaire et me paralyse sur place.

— Regarde devant toi.

L'ordre fuse, inutilement cruel, et je ravale la boule qui s'est formée dans ma gorge tandis que les gardes me poussent en avant sur le chemin de gravier qui mène au porche monumental. Il n'y a pas de fleurs ici, pas de jardin accueillant, pas de fontaine chantante. Rien que des cyprès sévères plantés en rangées militaires, des haies de buis taillées au cordeau, et cette pierre grise omniprésente qui semble absorber toute la lumière du jour. La villa est à l'image de son propriétaire, froide, austère, impitoyable. Une beauté glacée qui ne tolère aucun ornement superflu, aucune fantaisie, aucune faiblesse. Et moi, je suis la faiblesse incarnée. Moi, je suis la femme qui a osé humilier Drago Valenti en public. Moi, je suis l'incarnation vivante de la seule défaite qu'il n'ait jamais digérée.

La porte d'entrée est massive, en bois sombre clouté de fer forgé, et elle s'ouvre dans un grincement de gonds rouillés qui évoque immédiatement les films d'horreur où les héroïnes imprudentes pénètrent dans des demeures hantées dont elles ne ressortiront jamais. Je franchis le seuil avec l'impression de traverser un miroir, de basculer dans une dimension parallèle où les règles normales de l'existence ne s'appliquent plus, où je ne suis plus une femme libre mais un objet possédé, une créance recouvrée, un trophée de vengeance accroché au mur du vainqueur. Le hall d'entrée est immense, écrasant, avec des plafonds voûtés qui se perdent dans l'obscurité et un dallage de marbre noir et blanc qui dessine un damier glacé sous mes pieds. Un lustre monumental pend au-dessus de ma tête, chargé de cristaux qui tintent doucement dans le courant d'air, et je me demande fugitivement combien de générations de domestiques ont passé leur vie à nettoyer ces pendeloques, à astiquer ces dorures, à entretenir ce luxe arrogant qui se moque de la misère du monde.

Les hommes en noir me lâchent brutalement, et je titube avant de retrouver mon équilibre précaire. Mes talons claquent sur le marbre, résonnant dans le silence comme un défi involontaire, et je sens le regard des gardes posé sur ma nuque tandis que je reste debout, immobile, au centre exact de ce damier géant qui ressemble à un échiquier. Je suis le pion blanc au milieu des cases noires, entourée d'ennemis, cernée de toutes parts, et c'est au roi noir de jouer maintenant. C'est à Drago Valenti de descendre de son perchoir pour venir constater l'étendue de sa victoire.

Je lève les yeux vers l'escalier monumental qui s'élève au fond du hall, un escalier de marbre à double volée qui ondule vers les étages supérieurs avec une majesté théâtrale. Personne. Le silence est oppressant, uniquement troublé par le tic-tac lointain d'une horloge et par le bruissement du vent qui s'engouffre sous les portes. Alors je me répète encore une fois, pour moi-même, pour l'enfant que j'étais, pour la femme que j'aurais pu devenir si les dés du destin n'étaient pas pipés depuis le départ : je ne pleurerai pas. Je ne leur donnerai pas cette satisfaction. Je resterai debout, la tête haute, les yeux secs, même si tout mon être hurle de terreur, même si mes jambes menacent de se dérober, même si la silhouette massive que j'aperçois bouger dans la pénombre du palier est sur le point de descendre vers moi avec toute la haine que cinq années de ressentiment ont accumulée dans son cœur.

Et quand ses pas résonneront dans l'escalier, lourds, lents, calculés, je continuerai à respirer. Inspiration. Expiration. Je continuerai à me souvenir que je suis une Sarri, que ma mère m'a élevée pour être forte, que mon père m'a vendue mais ne m'a pas brisée. Ce qui va suivre sera peut-être pire que tout ce que j'ai imaginé, mais je ne pleurerai pas. Aujourd'hui, je ne pleurerai pas. Les larmes, s'il y en a, viendront plus tard, dans l'obscurité de ma prison, quand personne ne pourra les voir ni s'en repaître. En attendant, je serre les poings. En attendant, je lève le menton. En attendant, j'attends que le monstre descende de son trône pour m'annoncer le prix de sa vengeance.

Et quelque part, tout au fond de moi, une petite voix murmure que le monstre, je l'ai aimé autrefois. Le monstre, j'ai passé une nuit dans ses bras, et cette nuit n'était pas sordide, n'était pas violente, n'était pas ce qu'on racontait de lui dans les salons napolitains. Cette nuit avait été douce, étonnamment douce, avec des gestes maladroits et des regards émerveillés, avec des rires étouffés et des confidences chuchotées à l'oreille comme des secrets volés à l'éternité. Et c'est peut-être ça, le pire. Savoir que l'homme que je vais affronter n'a pas toujours été un ennemi. Savoir que derrière cette armure de haine et de ressentiment, il y a peut-être encore une trace de l'amant que j'ai connu, de l'homme que j'ai perdu, du futur que nous avons sacrifié sur l'autel des ambitions de son père défunt. Savoir tout cela, et ne rien pouvoir en faire. Savoir tout cela, et devoir quand même l'affronter comme l'ennemi qu'il est devenu.

Je ne pleurerai pas.

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