LOGINÀ 32 ans, Nora Voss est une avocate brillante et indépendante… jusqu’au jour où elle perd tout. Acculée par les dettes, elle n’a plus le choix. Lorsqu’un milliardaire froid et magnétique, Caden Rhys, lui propose un contrat irrésistible trois millions de dollars et le sauvetage de son cabinet en échange d’un an de soumission totale —, elle accepte. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’est qu’elle venait de signer son corps, son temps et son plaisir à un homme obsédé par le contrôle. Entre humiliation brûlante, plaisir interdit et une attraction dangereuse qu’elle ne peut plus nier, Nora va découvrir qu’elle adore être utilisée, possédée… par l’homme qui l’a achetée. Une année. Un contrat. Zéro échappatoire. Attention : contenu extrêmement explicite.
View MoreLe marteau du juge Hartwell retentit comme un coup de grâce.
« La cour tranche en faveur de la défense. Affaire classée. »
Un silence lourd s’abattit sur la salle d’audience, puis explosa en murmures étouffés. Je restai debout, les doigts encore crispés sur le bord de la table en bois, le cœur battant si fort que je le sentais dans ma gorge. J’avais gagné. Encore une fois.
Mais cette victoire avait un goût étrange, métallique, presque dangereux.
Je tournai lentement la tête vers le fond de la salle. Il était là.
Caden Rhys.
Adossé contre le mur du fond, les bras croisés, il me fixait avec cette intensité calme qui me donnait toujours l’impression d’être mise à nu. Pas un sourire. Pas même un hochement de tête. Juste ce regard sombre, posé, presque possessif. Comme s’il venait d’assister à quelque chose de beaucoup plus intime qu’un simple procès.
Je l’avais déjà croisé plusieurs fois pendant les médiations. Chaque fois, sa présence avait rempli la pièce sans qu’il ait besoin de hausser la voix. Grand, athlétique sans ostentation, costume noir parfaitement coupé, il dégageait cette aura rare : celle des hommes qui n’ont jamais eu à prouver leur pouvoir parce qu’il leur colle à la peau.
Et moi, Nora Voss, 32 ans, avocate au bord du gouffre, je l’avais battu aujourd’hui.
Du moins… j’avais battu l’une de ses filiales.
Je rassemblai mes documents, les mains légèrement tremblantes. Petra me lança un regard victorieux depuis l’autre bout de la table, mais je ne parvins pas à lui sourire pleinement. La fatigue pesait sur mes épaules comme une cape trempée. Six semaines à dormir quatre heures par nuit, à manger des sandwichs froids sur mon bureau, à relire des milliers de pages de contrats jusqu’à en avoir les yeux qui brûlent.
Tout ça pour un cabinet qui coulait lentement.
Quand je quittai enfin la salle d’audience, l’air froid de Chicago me gifla au visage. Février mordait cruellement. Je serrai mon manteau contre moi et marchai vers le parking souterrain, mes talons claquant sur le béton humide.
Petra me rejoignit quelques minutes plus tard, son écharpe rouge enroulée autour du cou comme un drapeau de victoire.
— Putain, Nora ! T’as été monstrueuse ! Tu as littéralement démonté leur témoin principal. J’ai cru que le type allait pleurer.
Je ris faiblement, glissant mes dossiers dans le coffre de ma vieille Mercedes.
— On a gagné une bataille, Petra. Pas la guerre.
Elle s’appuya contre la voiture, les bras croisés, son sourire s’effaçant peu à peu.
— Combien de temps on peut encore tenir ? demanda-t-elle plus bas.
Je ne répondis pas tout de suite. La vérité était trop lourde.
Trois mois. Peut-être quatre si on repoussait encore les fournisseurs et si je continuais à puiser dans mes économies déjà presque vides. Seth, mon ex-mari, avait tout pris. La moitié de l’épargne, ma confiance, et cette foutue capacité à dormir paisiblement la nuit.
Je montai dans la voiture. Petra s’installa côté passager.
Nous fêtâmes la victoire comme nous le faisions toujours ces derniers temps : une bouteille de vin à douze dollars sur le bureau du cabinet, entourées de piles de dossiers et de factures impayées. Nous trinquâmes.
— À la meilleure avocate de Chicago, déclara Petra en levant son verre.
Je bus une longue gorgée. Le vin était âpre, bon marché. Comme ma victoire.
Plus tard, seule dans mon appartement sombre, je me déshabillai devant le miroir de la salle de bain. Mon corps portait encore les traces de ces dernières semaines : cernes légers, épaules tendues, seins lourds qui semblaient presque douloureux à force de stress. Je passai une main sur ma nuque, là où mes cheveux noirs étaient encore attachés par ce vieux crayon que j’utilisais comme pince.
Je repensai à lui.
À ce regard dans la salle d’audience.
Pourquoi était-il venu en personne ? Pourquoi me fixer ainsi, comme si ce procès n’était qu’un prélude à quelque chose de beaucoup plus grand ?
Je secouai la tête et me glissai sous la douche brûlante. L’eau coulait sur ma peau, mais elle n’effaçait pas cette sensation étrange au creux de mon ventre.
Un mélange de fatigue… et d’autre chose.
Je posai mon sac sur mon bureau et allumai mon ordinateur d’un geste mécanique. Le café que Petra m’avait tendu à l’accueil était déjà tiède, mais je le bus quand même. Tout mon corps était encore lourd, comme si le week-end s’était collé à ma peau et refusait de partir. Les images revenaient par à-coups : l’eau de la piscine, les mains de Caden, les regards des autres, mon propre plaisir mêlé de honte.— Alors ? demanda Petra en s’asseyant sur le bord de mon bureau. Tu vas me raconter ou tu vas continuer à me faire le sourire de façade ?Je forçai un petit rire.— C’était… intense. Beaucoup de réunions, des partenaires potentiels. On a bien avancé sur d’éventuelles collaborations.Elle plissa les yeux, pas convaincue.— Intense, hein ? Tu as l’air d’avoir dormi deux heures. Et tu es… bizarre. Plus calme. Plus absente.— Je suis juste fatiguée, mentis-je. Le trajet en hélicoptère, le rythme… ça m’a un peu vidée.Petra me regarda encore une seconde, puis haussa les épaules.— D’accord.
Le réveil sonna à 6h45, comme tous les matins. Je sursautai dans mon lit, le cœur battant, désorientée. Pendant une fraction de seconde, je crus encore sentir l’odeur du lac, l’eau chaude de la piscine, les mains de Caden sur ma peau. Puis la réalité me frappa de plein fouet.J’étais chez moi.Dans mon petit appartement de Chicago. Dans mon lit. Seule.Je restai allongée un long moment, les yeux fixés au plafond fissuré, essayant de reprendre pied. La veille au soir, l’hélicoptère m’avait déposée sur le toit de l’immeuble. J’étais rentrée comme une somnambule, avais pris une douche brûlante, et m’étais effondrée dans mon lit sans même manger. Maintenant, la lumière grise du matin filtrait à travers les stores, et tout ce qui s’était passé ce week-end me revenait par vagues violentes.Je me redressai lentement, le corps courbaturé. Mes cuisses étaient sensibles, mon cou portait encore la trace légère d’un suçon. Je passai une main sur ma peau, comme pour effacer les preuves. Mais les s
Nous traversâmes la grande demeure en silence, laissant derrière nous la véranda et ses bruits de chair humide, de gémissements et de rires sensuels. Mes pieds nus laissaient des traces humides sur le marbre froid du couloir. Caden marchait à mes côtés, une main posée au creux de mes reins, comme pour me rappeler que j’étais toujours sous sa protection… ou sous son contrôle. Le peignoir en soie noire collait à ma peau mouillée, révélant les courbes de mon corps encore marqué par ses mains et par l’eau de la piscine.Chaque pas me ramenait à la réalité de ce qui venait de se passer. L’homme qui avait osé me toucher. La voix de Caden qui avait claqué comme un fouet. Les regards de tous ces inconnus braqués sur nous. La nausée qui m’avait envahie. Je me sentais sale. Exposée. Vulnérable.Nous montâmes l’escalier monumental sans échanger un mot. La villa semblait soudain trop grande, trop luxueuse, trop étouffante. Quand nous arrivâmes enfin dans la chambre principale, celle avec la vue i
L’eau chaude de la piscine nous enveloppait encore, comme un cocon sensuel et dangereux. Caden me tenait fermement contre lui, mes jambes enroulées autour de sa taille, son sexe toujours enfoui au plus profond de moi. Nos respirations étaient saccadées, nos corps collés, glissants. Je sentais chaque pulsation de sa queue en moi, chaque goutte de son sperme qui coulait lentement le long de mes cuisses sous l’eau. Mon front était appuyé contre son épaule, le cœur battant encore la chamade après l’orgasme violent qui venait de me traverser.Autour de nous, la fete continuait son rythme lent et lascif. Des gémissements étouffés, des claquements de peau humide, des rires sensuels. Je commençais presque à m’habituer à ce décor décadent quand plusieurs personnes sautèrent brusquement dans la piscine, créant de grandes éclaboussures qui nous atteignirent.Deux hommes et une femme plongèrent près de nous en riant. L’eau tourbillonna autour de nos corps. L’un des hommes, grand, musclé, avec un
Le silence entre nous était chargé d’électricité. Mon cœur cognait si fort contre mes côtes que j’étais certaine qu’il l’entendait. Caden me dominait de toute sa hauteur, ses mains toujours posées de chaque côté de mon corps sur le bureau, m’emprisonnant sans me toucher. Son parfum boisé, viril, en
L’ascenseur s’ouvrit directement sur le dernier étage. Pas de hall, pas d’accueil. Juste du marbre noir et ce silence qui pesait sur les oreilles comme en haute montagne. Mes talons frappaient le sol, chaque pas résonnant trop fort dans ce sanctuaire de verre et d’acier.Le bureau de Caden Rhys occ
Le lendemain matin, la lumière grise de Chicago filtrait à travers les stores de mon appartement. Je me réveillai avec une sensation étrange dans la poitrine : un mélange de fierté et d’épuisement profond. La victoire d’hier aurait dû me soulager. Au lieu de cela, elle pesait sur moi comme une prom
Le marteau du juge Hartwell retentit comme un coup de grâce.« La cour tranche en faveur de la défense. Affaire classée. »Un silence lourd s’abattit sur la salle d’audience, puis explosa en murmures étouffés. Je restai debout, les doigts encore crispés sur le bord de la table en bois, le cœur batt






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