LOGIN« Très bien, ma princesse », murmura Corien, saluant sa rapide adaptation.
Ils étaient liés, mais, tout comme une poignée de main, une fusion pouvait être légère ou forte.
En se détendant ainsi, ils renforçaient leur lien.
Une fusion, c’était comme créer un monde pour ceux qui étaient connectés. Bien plus forte qu’un lien psychique qui servait principalement à la communication, une fusion était ce qui se rapprochait le plus d’un contact physique.
On pouvait être av
Il n’avait pas réagi aussi vivement aux ordres aboyés à son encontre et à celle de ses collègues, et il ne s’était pas senti aussi impuissant qu’à son habitude lorsqu’il se contentait d’exister en tant qu’oméga.Mais tout cela s’était évaporé dès l’instant où il avait posé les yeux sur la princesse presque nue, allongée pratiquement dénudée sur son lit, le regard intense rivé sur lui.Par la déesse ! Comment peut-elle rester allongée là comme ça, sans couverture ?! s’était-il dit en contemplant sa silhouette longue et élancée, allongée sur son lit, bandée du cou aux pieds, orteils compris.Et ses yeux… devait-elle le fixer ainsi ? s’était-il dit, déconcerté par son regard vert qui ressemblait tant à celui d’Alpha Corien.Parfois, elle mordait la cuillère avec laquelle il la nourrissait, ou le bord de la tasse dont elle buvait, dès qu’il détournait le regard, et ne lâchait pas l’objet tant qu’il ne la regardait pas, tant
Reyland s’était rendu directement à son lac après avoir parlé avec Jackson, le Gamma de la meute, son garde du corps principal.Alors que Marian se remémorait son passé, Reyland sortit de l’eau, se sentant plus léger que jamais.Depuis son dernier baiser avec Marian, son corps était envahi par une sensation qu’il ne pouvait comparer qu’à de l’électricité.Et cette sensation n’avait cessé de s’intensifier.Grâce à la dernière escapade qu’il avait vécue au bord de son lac, il portait un pantalon léger en coton ; cette fois-ci, il n’était pas nu.Il leva les yeux vers la lune éclatante, l’eau ruisselant sur son imposante silhouette.Il inspira profondément et put sentir l’odeur de chaque plante des environs. Il percevait également la présence des trois gardes postés à différents endroits autour de lui, formant presque un cercle.S'ils avaient été là quand Marian était arrivée il y a deux jours, il préférait ne pas le savoir.Il fe
De nombreux Alphas avaient plus d’une compagne, et beaucoup plus encore possédaient des harems, voire des femelles reproductrices.Ses frasques ne l’avaient pas ébranlée. Ils n’étaient plus des louveteaux.Elle aussi avait eu quelques relations.Mais lorsqu’elle avait pris le temps d’y réfléchir – ce qu’elle n’avait pas fait avant de s’enfuir de la meute –, elle s’était rendu compte que ses frasques n’avaient eu lieu qu’après avoir senti l’odeur d’une autre femelle sur lui.C’était sa vengeance silencieuse.Quoi qu’il en soit, ils n’avaient jamais parlé de leurs autres partenaires, de leurs aventures, ou de quoi que ce soit d’autre.Ils n’avaient jamais cessé de se voir.Elle trouvait encore plus d’excuses lorsqu’elle devait attendre des jours, voire, au fil des années, des semaines, qu’il vienne la voir.Se comportait-elle comme si elle s’en fichait et ne s’intéressait à personne ni à rien ? Bien sûr, elle avait sa fierté.
Allongée dans son lit, elle entendait encore sa voix, brisée par cet homme qu’elle avait tant adoré.« Je serai tout ce dont tu as besoin, ma petite. Je peux même être ton neveu, si tu veux ! » avait répondu Dax en riant.La jeune Marian avait secoué vigoureusement sa petite tête, enfouissant son visage en larmes dans son cou : « Non ! Tu es mon oncle, je veux que tu sois mon oncle ! » s’était-elle exclamée d’une voix déterminée.« Pour toujours ! » s’était-elle écriée en serrant ses petits bras autour de son cou.Dax lui avait tapoté le dos en fredonnant un air amusant qu’il fredonnait toujours quand elle était contrariée.Sa voix grave résonnait dans sa poitrine, et elle l’avait serré très fort contre elle jusqu’à ce que ses larmes s’arrêtent.Elle avait cinq ans à l’époque.Marian retint ses larmes en repensant à l’homme qu’elle croyait être son oncle : gentil mais discret, doux mais farouche, fort et puissant.La vérité ava
À l’évocation de Reyland, Marian avait reniflé et hoché légèrement la tête.Son père sourit lorsqu’on entendit des pas dans le salon.Avant même qu’elle n’ait eu le temps de cligner des yeux, Corien était déjà sorti, refermant doucement la porte derrière lui tandis qu’il entamait la conversation avec l’Alpha de la meute de Lightmoon.Marian plissa les yeux. Elle tendit l’oreille, mais les deux hommes étaient des guerriers ; elle ne pouvait les entendre que s’ils ne craignaient pas d’être entendus.Le silence régnait.Elle ne pouvait même pas les sentir.Leur présence avait été masquée.Quelques minutes plus tard, elle entendit des pas s’éloigner de son dortoir.Deux paires.Elle s’adossa au lit et fixa le plafond, repensant à sa conversation avec son père.Elle avait tout passé en revue, point par point, étape par étape, avec Dinka.Au fur et à mesure qu’elle racontait, certains détails lui sautaient aux ye
Son père pressentait ou croyait qu’un combat susceptible de leur coûter la vie se préparait.Il ne s’était jamais trompé sur ce genre de choses auparavant.Il ne se tromperait pas cette fois-ci non plus.Marian déglutit, s’efforçant de garder son pouls régulier et fort tandis qu’elle puisait dans le calme de son père.« Je pense que oui, père », répondit-elle.Ils sourirent tous les deux, les yeux fermés.« C’est l’heure », dit-il d’un ton neutre.Ils ouvrirent les yeux en même temps.« Merci, papa », dit Marian doucement.« Dax va riposter. Il n’a pas d’autre choix. Mais il n’est plus le seul danger désormais. Tu dois faire attention », répéta Corien d’un ton calme.« Je le ferai, papa. »« Brave fille. Et… », marqua-t-il d’un ton désinvolte, laissant sa phrase en suspens.Marian s’interrompit alors qu’elle s’apprêtait à se lever. Son regard se posa sur son père, qui était toujours assis en tailleur







