Inicio / Fantaisie / La résonance de nos corps / Chapitre 24 - L’étreinte des loges

Compartir

Chapitre 24 - L’étreinte des loges

Autor: A. M. H.
last update Fecha de publicación: 2026-02-18 04:33:27

« Nous devons faire vite, » dis-je en direction de la jeune fille. « Peux-tu me dire comment ils vous choisissent ? Comment ils vous capturent ? »

« Ma sœur… » marmonna-t-elle.

Son esprit était à nouveau inaccessible, perdu dans les limbes de son propre désespoir. Je lâchais un juron entre mes dents. Le temps n’était pas en ma faveur. Alors que j'allais insister, une voix masculine, profonde mais résignée, s’éleva au-dessus des larmoiements de l’adolescente.

« Ils viennent nous chercher direct
Continúa leyendo este libro gratis
Escanea el código para descargar la App
Capítulo bloqueado

Último capítulo

  • La résonance de nos corps   Chapitre 61 - L’estomac du Monde

    L’obscurité ne m’enveloppa pas. Elle me posséda, m'envahissant par chaque pore, chaque blessure, chaque orifice.Le conduit d'entrée était une pente raide, un goulot de terre durcie et de soie fossilisée où la gravité devint instantanément mon ennemie. Dès que je lâchai la racine de l'arbre-ancêtre, je basculai. Je dévalai le boyau dans un fracas étouffé, mon corps heurtant les parois étroites, manquant à chaque seconde de rouler en boule et de me briser la nuque. Mes bottes s'enfonçaient dans une mélasse de débris organiques et de toiles gluantes qui freinaient ma chute de manière erratique. Je m’immobilisai enfin, haletante, les doigts plantés dans une paroi visqueuse qui suintait une humidité fétide.« Comment vais-je remonter cette gueule de loup ? » La pensée traversa mon esprit enfiévré avec un éclair de lucidité. Si je survivais à ce qui tapissait le fond, le retour serait une ascension vers l'impossible, une lutte contre la terre elle-même avec un bras valide et un œ

  • La résonance de nos corps   Chapitre 60 - Le berceau d’Onyxion

    Onyxion ne m’accueillit pas avec des chants, mais avec le son du verre brisé et des hurlements étouffés par la brume. En descendant les dernières pentes rocailleuses, j’eus l’impression de pénétrer dans une plaie ouverte. La cité, que j’avais crue paisible du haut de ma falaise, n’était qu’un théâtre de paranoïa et de deuil. L’air y était saturé d’une humidité poisseuse, une exhalaison de terre remuée et de peur ancienne qui collait à mon bandage comme une main invisible.Ma vision monoculaire transformait les ruelles en un labyrinthe de perspectives tronquées. Chaque ombre projetée par les lanternes vacillantes me semblait être une patte articulée prête à fondre sur moi. Sept. Le chiffre circulait comme un venin sur les lèvres des rares passants que je croisais. Sept enfants arrachés à leurs draps en moins la nuit dernière. La garde de la ville, composée d’hommes aux armures trop lourdes et aux esprits trop lents, errait dans les artères principales, brandissant des torche

  • La résonance de nos corps   Chapitre 59 - L’écho des murmures

    La route que je suivais n’était pas un chemin, c’était une épreuve d’endurance contre la décomposition. Mon corps n’était plus qu’un assemblage de douleurs hétéroclites que je tentais de coordonner par la seule force de ma volonté. Chaque pas résonnait dans ma boîte crânienne comme un coup de marteau sur une enclume chauffée à blanc.Mon œil gauche était désormais prisonnier d’un bandage de fortune, découpé dans le lin de ma propre chemise. Le tissu, jadis blanc, était devenu une croûte rigide de sang séché et de poussière, collant à ma paupière enflée. Il faisait écho au bandage de ma paume gauche, cette marque ancienne que je portais comme un stigmate. J’étais devenue une créature de cuir et de bandes, une silhouette asymétrique dont la vision du monde s’était réduite de moitié.« Je devais faire pitié à voir, » ironisai-je intérieurement.Le monde était plat. Sans la perception de la profondeur, les arbres de la forêt semblaient se presser contre mon visage, les racin

  • La résonance de nos corps   Chapitre 58 - Le crépuscule de l’oracle

    Je n’attendis pas qu’il m’invite. D’un mouvement lent, je m’avançai vers le bois mort du chêne calciné. La Chimère ne se retourna pas, mais ses muscles se tendirent comme des cordes de harpe. Sa peau parcheminée sembla frémir sous l’afflux d’une magie noire et d’une soif de destruction.« Tu es en retard, Écorché, » siffla-t-il. Sa voix n’était pas un son, mais un frottement de roche sur de la soie. « Lilas s’impatiente. Elle n'aime pas que l'on joue avec ses nerfs. »« L'Écorché était censé venir ? » pensai-je. Un frisson remonta le long de mon dos, une sensation d’urgence, d’en finir ici et maintenant avant que l’autre Dominant n’arrive et ne compromette tout mon plan. Je fis un pas ; une branche morte craqua sous ma botte, un son sec comme un os brisé, un avant goût de ce qui allait advenir de lui dans les prochaines minutes.« J’avais à faire sur le chemin, » dis-je, imitant le timbre froid et sans âme de celui que j’avais appris à détester. L’Aveugle

  • La résonance de nos corps   Chapitre 57 - L’envers de la lumière

    Luvia était une cité de verre et de pierre blanche, une ville aérée où l'on sentait encore le passage du vent des plaines, pur et chargé des effluves de l'herbe coupée. En traversant ses larges avenues pavées de calcaire clair, je me sentis comme une tache d'encre sur un parchemin vierge. Ici, la jeunesse était partout, vibrante et bruyante. Des étudiants aux capes brodées de leurs insignes universitaires discutaient en terrasse, leurs voix s'élevant dans un brouhaha joyeux qui me paraissait désormais appartenir à une civilisation disparue, une époque où le mot « futur » n'était pas une menace.Je voyais des livres ouverts sur des tables de bois blond, les pages blanches volant légèrement sous la brise, et j'entendais le tintement cristallin des verres qui s'entrechoquaient. L’insouciance de Luvia était presque agressive. C'était le calme avant la tempête, un interlude ensoleillé dont personne ne semblait percevoir la fin imminente.Mais la Guilde n’était pas dupe. Elle sava

  • La résonance de nos corps   Chapitre 56 - La lisière du carnage

    Thalor ne dormait jamais vraiment. Même à cette heure où la brume s'insinuait dans les artères de pierre de la cité, la ville pulsait d'une activité fiévreuse. Je m'enfonçai dans son ventre, évitant les artères principales où les patrouilles de la garde que je savais plus fréquente à la nuit tombée, lanternes au poing, faisaient tinter leurs armures contre le pavé gras.Je trouvai mon poste d’observation à l’intersection de la Rue des Pendus et du Quai aux Épices. Une ruelle étroite, étranglée entre deux bâtisses dont les étages supérieurs semblaient se rejoindre pour occulter le ciel. Là, derrière un tonneau de saumure dont l'odeur rance m'écœurait à peine, je m'agenouillai. Ma cape se fondait dans la crasse du mur. Capuchon rabattu, tête basse, je ne devenais qu'un tas de loques parmi tant d'autres. Mes articulations protestèrent, une plainte sourde qui s'ajoutait à la pulsation de ma main gauche, mais je les fis taire d'un simple verrouillage mental. J'attendis, devenant une

  • La résonance de nos corps   Chapitre 17 - L’écho de la Guilde

    L'infiltration fut d'une facilité déconcertante, ce qui ne fit qu'accentuer ma paranoïa. À peine avions-nous franchi le seuil, qu’un serviteur, dont le bas du visage était dissimulé par un foulard de soie, tendit un masque au noble : un loup noir aux yeux d'or. Un regard dans ma direction nous ind

    last updateÚltima actualización : 2026-03-20
  • La résonance de nos corps   Chapitre 14 - L’amertume du réveil

    Le Lycan ne nous laissa pas le temps de réfléchir. D'une poussée surhumaine, il fit craquer le tronc du chêne, nous forçant à bondir de notre perchoir. Je touchai terre avec la souplesse d'un chat, mes dagues déjà prêtes à mordre, le cœur battant la chamade contre mes côtes. Mais alors que je m'éla

    last updateÚltima actualización : 2026-03-19
  • La résonance de nos corps   Chapitre 16 - Les masques de la ville close

    « Bernard ? ou alors Louis ? Edgar ? »Son silence était la seule réponse que j’obtenais depuis notre départ. Kaelen nous avait tous deux infantilisés, nous rappelant que nous étions deux adultes capables d’échanger et de nous appeler par nos noms respectifs. Cette remontrance n’avait bien entendu

    last updateÚltima actualización : 2026-03-20
  • La résonance de nos corps   Chapitre 21 - L’émissaire de jais

    Le silence dans la pièce devint si dense qu'on aurait pu le trancher avec l'une de mes dagues. James fit un pas vers moi, sa présence dégageant une onde de froid si brusque qu'elle me fit l’effet d’un courant d’air polaire. Les poils de mes bras se hérissèrent sous le choc thermique, mais je ne cil

    last updateÚltima actualización : 2026-03-21
Más capítulos
Explora y lee buenas novelas gratis
Acceso gratuito a una gran cantidad de buenas novelas en la app GoodNovel. Descarga los libros que te gusten y léelos donde y cuando quieras.
Lee libros gratis en la app
ESCANEA EL CÓDIGO PARA LEER EN LA APP
DMCA.com Protection Status