LOGINDe retour dans sa chambre, Camille trouvait encore cela incroyable. Comment un homme aussi impitoyable que Julien pouvait-il soudain se montrer si prévenant, au point d'envoyer une voiture pour elle ? Était-ce pour Nicole ? Elle ne trouvait aucune autre explication. Après un moment, elle a pris
« Une excuse devrait suffire pour une erreur. Pourquoi signer un accord ? » « Cette nuit, à cause du décalage horaire... » Julien l'a coupée. « Je ne regarde que les résultats, pas les explications. » Épuisée, Camille n'a pas cherché à s'expliquer davantage, résignée à son sort. « Alors dites-
La curiosité de Nicole s'est aussitôt éveillée. « Oncle Morris, d'où vient la jolie tante ? Comment s'appelle-t-elle ? » Morris a ouvert la bouche, mais voyant l'expression glaciale de Julien, il a préféré se taire, pour éviter de finir jeté aux loups dans la montagne cette nuit-là. « Ce ne serait
Pendant ce temps, Julien était assis, impassible, devant l'écran, surveillant chaque geste de Camille. Il n'avait jamais eu cette habitude auparavant, mais depuis qu'il l'avait observée quelques fois sur les caméras du Charme Nocturne, cette sensation lui plaisait étrangement. Il voulait voir à
Mademoiselle Rousseau, veuillez descendre. Monsieur Lambert vous attend dans le bureau, au deuxième étage. » « Merci. » Camille a pris une profonde inspiration, rassemblé son courage, et est entrée seule dans le bâtiment. Debout devant la porte du bureau, ses paumes étaient moites. La porte
Camille est allée déposer sa demande de visa le lendemain matin. Le visa américain était réputé difficile à obtenir, avec un taux de refus atteignant deux tiers des demandes. Elle a soumis ses documents malgré tout, le cœur serré d'angoisse. Cinq minutes plus tard, le résultat est tombé. Refusé. Motif : casier judiciaire. Camille a récupéré ses papiers et a marché dans la rue, engloutie par un désespoir si complet qu'il ressemblait à de la noyade. Sans le vouloir, elle s'est retrouvée à un coin de rue, fixant un immeuble de bureaux de l'autre côté de la route. Si elle se souvenait bien, c'était l'entreprise de Morris. Morris. Une idée audacieuse, presque insensée, a jailli dans son esprit. Ça paraissait absurde, peut-être même honteux, mais c'était la seule option qui lui restait. Si Morris acceptait de l'aider, elle pourrait atteindre l'Amérique en deux jours. Plus elle y pensait, moins elle pouvait arrêter ses pieds. Elle a traversé la rue et est entrée droit dans







