Mag-log in« Tu es démoniaque Geoffroy ».
« Non lucide, si je veux mener mon plan à exécution ! ».
J’ai l’impression qu’on ma giflée. Je recule lentement, me faufile entre les voitures, atteins les portes du garage.
Un homme grand, brun 30-35 ans, beau comme un dieu grec est là stoïque, les mains dans les poches, le visage grave. Il a entendu, il a vu… Son regard me traverse.
Je passe en courant devant lui sans m’arrêter, j’atteins la petite porte donnant sur la sortie latérale du domaine (cette sortie est réservée au personnel) ; il n’y a personne, ils sont tous occupés, je l’ouvre, je la franchis, je me retrouve dans une ruelle qui serpente jusqu’à la route principale et je courre je courre sans m’arrêter.
Il fait beau, chaud, il n’y a personne à cette heure-là, c’est le début d’après-midi, juste après le déjeuner… J’ai l’impression que mon cerveau ne fonctionne plus, je ne sais pas où je vais… sans m’en rendre compte ma course effrénée m’emmène aux rives de la Seine.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis partie, je m’effondre près d’un taillis. Je suis invisible depuis la route… et là je pleure, je pleure encore et encore, je pleure pendant ce qui me semble des heures dans ma robe ruinée par la terre, les larmes, mon maquillage qui coule sur mon corsage, qui laisse d’immenses traces sur mon visage.
Ma robe est déchirée par les épines des taillis, des écorchures apparaissent sur mes bras, mes jambes, mais je ne vois rien, je ne sens rien, je ne suis plus rien.
Le temps passe… les minutes, les heures je ne sais pas… le soleil décline, il se couche… je suis toujours en boule dans le buisson. Mes larmes s’arrêtent, la source se tarie… je n’ai plus de larmes… mais je n’arrive toujours pas à penser… j’ai peut-être fini par m’endormir… je ne sais plus… les bruits extérieurs m’arrivent étouffés.
Au bout de plusieurs heures je retrouve peu à peu mes esprits. Mon mariage ruiné, ma meilleure amie qui m’a trahie, mon fiancé qui est un démon, tout me donne envie de vomir… des spasmes me retournent l’estomac. Mais rien ne vient mon estomac est vide depuis des heures. Une immense fatigue m’assaille, mes mains tremblent.
Que vais-je faire ? Retourner au Domaine pour non seulement me faire conspuer par mes parents pour la cérémonie ratée, la honte devant les invités…
Qui s’enfuit le jour de son mariage ? Je suis la seule à connaître la trahison de mon fiancé et de ma meilleure amie ainsi que leurs plans…
Me retrouver à nouveau dans la même situation dans quelques semaines quand tout ce sera calmé ?
Rien que l’idée me retourne à nouveau l’estomac. Contrainte de me marier à nouveau par ma famille à Geoffroy : impossible. Je refuse… Tout en moi refuse cette option.
Une haine pure m’envahit lorsque je me souviens des paroles dans la voiture.
C’est une vie d’enfer qui m’est promise. Mais… je n’ai pas d’argent, mon art ne me permet pas encore d’en vivre. Je suis partie sans téléphone, sans argent… à qui faire confiance, vers qui me tourner ?
A part Sophie je n’ai pas vraiment d’ami proche. Des connaissances oui mais personne qui oserait se mettre en travers de mes parents et de Geoffroy si je leur demandais de l’aide.
Je n’ai aucune solution. Un désespoir immense m’envahit… la seule chose dont je suis sure c’est que je refuse de revoir Geoffroy, encore plus, ce mariage est devenu impossible. Mes parents ne connaissent rien des plans de Geoffroy et de Sophie, mais je n’ai aucune preuve à leur fournir.
Il était ravi de travailler avec une jeune femme que l’on disait en devenir.Alexandre avait approuvé son choix… Il avait trouvé ce jeune homme franc... son dossier d’embauche parlait aussi pour lui. Il serait un bon choix pour Elise.Elise continuait ses ébauches sur ses carnets de croquis le soir et la journée elle finissait de mettre en place le nécessaire au loft.Le soir Elise et Alexandre dînaient soit sur la terrasse soit dans la salle à manger en fonction de la météo. Les soirées étaient douces, langoureuses, apaisées.Leurs nuits étaient plus agitées. Une fois la porte de la chambre refermée, Alexandre laissait exploser sa passion pour sa jeune femme et Elise répondait à ses étreintes passionnées sans peur ni gêne.Elle apprenait doucement à lâcher prise, à laisser Alexandre lui faire découvrir les points sensibles chez elle. Alexandre était un amant doux, patient, attentif. Il alternait les moments de passion brute aux moments déroutants d’une extrême douceur.Elise sentait
Elise comprit rapidement qu’elle se plairait dans cette maison, certes vaste, mais si bien agencée qu’elle ressemblait à un vrai foyer, loin de l’agitation qui entourait le penthouse ou ils passeraient la semaine.Elise n’aurait pu rêver mieux. Alexandre était doux et tendre, personne ne s’était jamais occupée d’elle comme lui. Quand elle pensait à Geoffroy un frisson d’horreur lui parcourait l’échine.Elle était heureuse qu’Alexandre ait réussit à transformer sa vie. Quelque chose en elle remuait quand elle pensait à lui et ses joues s’échauffaient quand elle pensait à leur nuit passionnée. Le bas de son dos la faisait encore souffrir et elle sentait quelque chose pulser doucement dans son bas ventre depuis que leurs corps s’étaient rencontrés à plusieurs reprises cette nuit-là.Elle n’avait jamais eu d’intimité avec un garçon avant Alexandre. Alexandre était un homme mature. Il avait su éveiller chez sa jeune femme ses sens encore endormis. Elle avait répondu avec volupté à ses atte
« Je savais que ton père aurait du mal à lâcher le partenariat avec Clermont. J’avais préparé un dossier avec Pierre, un partenariat avec mon entreprise en échange de l’abandon du mariage et de la transaction avec Geoffroy. Mais je ne suis pas arrivé assez vite. Je t’ai vue te diriger vers le garage. Je connaissais la liaison de Geoffroy et Sophie, je les avais vus se faufiler dans le garage ».« Je ne voulais pas que tu découvres les choses comme çà. Tu as été plus rapide que moi, quand je suis arrivé il était trop tard, puis tu t’es enfuie. Je pensais que tu retournerais au Domaine, je n’avais pas imaginé que tu prendrais un petit chemin et quitterais Saint Germain en Laye sans être vue ».« Avec Pierre nous t’avons cherchée pendant des heures, j’ai mis mes hommes sur tes traces… Lorsqu’enfin nous t’avons localisée tu enjambais le parapet du pont Napoléon III ».« Je m’en veux de ne pas être arrivé plus tôt ».Sophie avait gardé le silence, tout tournait trop vite dans sa tête. Il l
Alexandre prit la parole. « Après avoir vendu mon ancien appartement j’ai acheté cette maison, j’y viens régulièrement le week-end. Mes parents y séjournent lorsqu’ils viennent me voir. Nous y avons passé notre dernier Noël. Dans cet atelier tu pourras vivre ta passion comme tu le souhaites. Cet endroit t’est entièrement réservé, tu en feras ce que tu voudras ».Elise n’en croyait pas ses yeux. Après le penthouse, le loft professionnel, maintenant cet atelier !!!Il ne lui laissa pas le temps de répondre et l’attira vers le deuxième étage. Trois chambres lumineuses, deux salles de bain s’ouvrirent devant eux.Au premier étage trois autres chambres, et une suite parentale avec salle de bain et une terrasse mansardée donnant sur le jardin luxuriant à double niveaux.Au rez-de-chaussée, une cuisine entièrement équipée avec des armoires et ustensiles de qualité, une table en pierre de lave pyrolave, une chambre d’amis, un bureau avec des portes coulissantes donnant sur la terrasse, une
« Oui… mais attends… avant de faire fuiter l’info j’aimerais savoir si elle va bien, j’aimerais entrer en contact avec elle. J’ai eu beau chercher sur internet je n’ai rien trouvé sur son mari à part que c’est un magnat des affaires, multi milliardaire, mais çà tout le monde est au courant.En fait ce que je voulais c’était localiser son lieu de vie et obtenir son nouveau numéro de téléphone pour la joindre directement. Tu comprends il a du se passer quelque chose de grave pour qu’elle s’enfuit et épouse de Valmont. J’aimerais lui parler avant que cela ne fasse la une des journaux ».« Oui je comprends, mais tu n’as pas appelé sa famille ? Tu les connais bien non ? ».« Oui, mais son père est furieux dès qu’on prononce le nom d’Elise. Après tout le partenariat Mercier-Clermont est tombé à l’eau, et sa mère n’arrête pas de pleurer. Elise ne l’a pas prévenue de son départ à l’autre bout du monde ».« Ecoute, je vais voir au journal, nous avons des moyens d’enquête ».« Oui, mais sois d
Lorsque Vivien arriva le soir tout était parfaitement à sa place. Elle lui annonça que ses meubles et divers objets seraient livrés le lendemain. Il était ravi ! La femme qu’il aimait s’installait doucement dans son monde.Pour fêter son arrivée il l’invita à dîner. Elle lui claqua un bisou sur la joue et alla se changer. Elle choisit dans ses affaires, une robe jaune, mit une paire de boucles d’oreilles dorées, des escarpins noirs et pris une pochette noire. Comme toujours sa silhouette toute en rondeurs douces était parfaitement mise en valeur dans sa très jolie robe au décolleté V devant et dos.Vivien eut un hoquet de désir en la voyant. Elle avait remonté ses cheveux en un chignon lâche, quelques mèches auburn s’échappaient doucement de l’ensemble.Elle était divine. Vivien se sentait chanceux… terriblement chanceux et amoureux.Il lui prit la main, déposa un baiser dans son cou et ils sortirent pour dîner en taxi. Après le dîner ils rentrèrent à pieds, longeant les rues parisien







