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Chapitre 17 : La veuve noire 6

Autor: Déesse
last update Última atualização: 2025-09-07 00:48:48

Prunelle

Une semaine plus tard

J'ai rendez-vous ce soir avec mon amoureux , il est si heureux que j'accepte de le voir ! Ça fait une semaine que je le fais poiroter . Alors quand j'ai accepté son invitation , il a sauté de joie . Il vient me chercher avec sa voiture , mon plan est déjà bien établi . Ce soir , je vais le dévorer . Ce soir , je vais le faire monter au septième ciel . Après ça , me demande de l'épouser direct .

De ma fenêtre , je le vois garer sa voiture . Ce soir , il a changé de voiture , je vois qu'il a sorti la grande artillerie . Cette voiture est une voiture de luxe : une Lamborghini Aventador.... Hum... j'adore !

Je sors pour aller à sa rencontre .

- Bonsoir ma chérie ! Tu es magnifique !

- Bonsoir , merci beaucoup .

Il me tire à lui pour m'embrasser , Wahou , son baiser est... torride . Je vois qu'il est d'attaque pour la suite .

Il m'ouvre la portière , je prends place .

Il me conduit dans le meilleur restaurant de la ville . Pendant tout le dîner , il
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  • MEURTRES    CHAPITRE 69 : LE TEMPS SUSPENDU

    MoreauLa poussière tournoie encore dans le faisceau de ma lampe. L’odeur de moisi et de bois fracturé.Mes doigts, là où ils se sont refermés sur son bras, brûlent d’une sensation étrangère, vive. Une impression de chair, de tendon, de chaleur humaine sous la doublure d’un vêtement sombre. Pas un spectre. Pas une théorie. Une femme. Réelle, forte, et d’une vitesse de décision qui glaçait le sang.Elle m’a regardé. Dans cette obscurité palpable, nos regards se sont croisés. Je n’ai vu ni panique ni haine. J’ai vu une froideur absolue. Une focalisation qui annulait tout le reste, y compris la peur. Un oeil de tempête, parfaitement calme en son centre.Je replace mentalement les fragments. La boîte. Les preuves du chantage de Kerbrat contre Lena. La photo, le billet. C’était ici, la clé. La raison pour laquelle Lena a tiré. La pièce manquante du puzzle conjugal.Mais elle. L’Ombre. Elle était là avant moi. Elle a trouvé la boîte. Elle l’a ouverte. Pourquoi ? Pour s’assurer que les preuv

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    ÉliseLe cœur de Lena. Son remords, sa prison. La pièce manquante.Je l’entends avant de la voir. Un pas léger, prudent, dans le couloir des caves. Un pas qui n’est pas celui d’un voisin venant chercher une bouteille. C’est un pas de chasseur.Moreau.Je n’ai pas le temps de sortir. Je souffle ma lampe. L’obscurité est totale, épaisse, pleine de l’odeur de poussière. Je me recule dans l’angle le plus profond du box, derrière une vieille armoire. La porte, que j’ai laissée entrouverte, grince.La silhouette apparaît dans l’encadrement, se découpant faiblement sur la lumière pâle du couloir. Il n’allume pas. Il écoute. Je retiens mon souffle. Mon corps est un bloc de pierre. Je le vois entrer, lentement. Il sort une petite lampe de poche, en balaie le faisceau. Le rayon passe à quelques centimètres de mes pieds.Il voit la boîte en métal, ouverte sur le sol. Il s’accroupit. Prend la photo, le billet. Il les examine longuement. Son souffle est calme, régulier. Je peux sentir sa concentra

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    ÉliseLe rouge. C’est la première chose que je vois en ouvrant les volets, ce matin-là. Non pas le rouge d’un pigment ou d’un coucher de soleil, mais le rouge vif, agressif, d’un gyrophare qui tourne et se reflète sur les façades grises de l’immeuble d’en face. Deux fourgons de police, une voiture banalisée. Ils sont arrêtés pile devant l’entrée de mon immeuble.Mon cœur, cet organe que je crois si bien maîtriser, fait un seul et unique bond désordonné contre ma cage thoracique. Puis il se calme. Le système reprend le contrôle. L’analyse.Ce n’est pas pour moi. C’est trop voyant, trop brutal. Moreau n’est pas un bulldozer, il est un scalpel. S’il venait pour moi, il viendrait seul, ou avec un seul collègue, à une heure discrète. Ceci est un autre théâtre.Je m’habille avec ma lenteur habituelle, je prépare mon thé. Les bruits montent de la rue : des portières claquent, des pas rapides sur le trottoir. Je me place derrière la vitre, dans l’angle mort. Je les vois faire irruption dans l

  • MEURTRES    Chapitre 65 : Le Vernis et la Fissure

    ÉliseLe trajet de retour depuis Megève est une succession de paysages flous. Le train glisse dans la vallée, mais mon esprit est resté là-haut, sur cette piste forestière. L’échec est un goût métallique au fond de la langue. Une sensation étrangère, dérangeante. Comme une craquelure apparue sur une couche de peinture que l’on croyait parfaite.Thibault vivra. Sa blessure à la tête est sérieuse, mais non mortelle. Une commotion, des côtes fracturées. Une leçon, pas une sentence.Je ferme les yeux, analyse la séquence. Où est l’erreur ? Le calcul de la tension ? L’usure supposée du boulon surestimée ? Une intervention extérieure ? L’homme Moreau. Le lieutenant. Sa présence était une variable non quantifiée, un grain de sable dans le mécanisme huilé. Je l’ai vu, garé dans son véhicule banal, les yeux rivés sur le chalet. Il m’a vue. Nos regards se sont croisés à distance, deux pinceaux s’effleurant sur deux toiles différentes.Cela change la donne.Je n’éprouve pas de peur. La peur est

  • MEURTRES    Chapitre 64 : L’Architecte du Doute 2

    ÉliseJe souris, baisse les yeux.—Vous êtes trop aimable, monsieur Thibault. Mais je crains d’être bien trop craintive pour ces machines.Il rit, plus fort, flatté. Parfait.Plus tard, alors que l’alcool coule à flots, je glisse vers les toilettes. Un couloir secondaire mène à l’arrière de la cuisine, vers la porte du garage. Je la franchis en moins de cinq secondes, laissant la foule derrière moi.Le garage est une cathédrale froide, sentant l’huile et le caoutchouc neuf. Le gros 4x4 noir y trône. Mon cœur bat un peu plus vite, non de peur, mais de concentration extrême. C’est le moment de vulnérabilité maximale. Je sors de mon petit sac un outil spécifique, une clé à douille magnétique modifiée. Je me glisse sous le véhicule, malgré mes vêtements civils. L’espace est étroit, glacé. La lumière de ma lampe frontale miniature balaie les entrailles de la machine.Je ne touche pas aux freins. C’est trop évident, trop vérifiable. Non. Je vise la direction. Un petit boulon de fixation sur

  • MEURTRES    Chapitre 63 : L’Architecte du Doute 1

    ÉliseLe vernis bleu outremer sèche sur les pétales de la fleur que je brode dans la robe du portrait. Ma main est un métronome de précision. Chaque coup de pinceau est une pensée. Chaque pensée efface le bruit du monde extérieur. Sauf un. Un bruit qui s’est insinué depuis une semaine, un grattement à la porte de mon existence ordonnée.Le lieutenant Moreau.Je l’ai vu, hier, en sortant des archives municipales où je consultais des permis de construire pour mon prochain sujet, Marc Thibault. Moreau était de l’autre côté de la rue, en civil, mais sa posture raide, son regard qui balayait la foule sans la voir, le trahissaient. Il n’était pas là par hasard. Il suivait une piste. Une piste qui, selon toute logique, ne devrait pas exister.Je repose le pinceau. L’atelier est silencieux, baigné de la lumière froide de ma lampe de travail. Mais en moi, c’est l’alerte. Rouge et sourde. Kerbrat était parfait. Legrand était impeccable. Vernet était une œuvre close. Pourtant, il sent quelque ch

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