Beranda / Romance / SA CHALEUR 4 / Chapitre 29 — Le peigne

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Chapitre 29 — Le peigne

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-09-12 08:03:10

Yûsuf

Le hammam est chaud, humide, embué. La vapeur monte en volutes lentes, s'accroche aux murs de marbre, ruisselle sur les cuivres, danse dans la lumière des lampes. Le maître est assis sur la banquette de pierre, ruisselant, luisant, parfait. Son corps brille sous l'huile, ses muscles se dessinent dans la pénombre, sa peau semble faite de lumière et d'ombre mêlées.

Je me tiens debout derrière lui, immobile, les mains le long du corps. J'attends. J'attends ses ordres
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  • SA CHALEUR 4   Chapitre 55 — La vapeur trop dense 2

    Les mots sortent de ma bouche, maladroits, tremblants, mais ils sortent. Ils sont là, suspendus dans la vapeur, entre nous. Des mots que je n'avais jamais prononcés devant personne. Des mots qui me terrifient et qui m'exaltent. Des mots qui me damment et qui me sauvent.Il me serre encore. Plus fort. Ses bras m'enveloppent, m'étouffent, m'emprisonnent. Et moi, je me laisse faire. Je me laisse prendre. Je me laisse posséder.Je suis possédé.Et je ne veux pas être exorcisé.Je reste là, contre lui, longtemps. Très longtemps. La vapeur tourne autour de nous, nous enveloppe, nous cache, nous protège. Je sens son cœur qui bat contre le mien. Je sens sa respiration qui se mêle à la mienne. Je sens cette chaleur qui nous unit, qui nous fond, qui nous confond. Et je sais, avec une certitude absolue, que je ne veux plus jamais sortir de cette vapeur. Je ne veux plus jamais retrouver le monde extérieur. Je ne veux plus jamais être seul.

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 54 — La vapeur trop dense

    YûsufOn ne voit plus rien.La vapeur est trop dense. Elle monte du bassin en volutes épaisses, lentes, paresseuses, comme si elle avait tout son temps, comme si elle savait qu'elle allait tout engloutir. Elle envahit la salle. Elle efface les murs. Elle efface les bougies. Elle efface le monde. Elle efface tout ce qui n'est pas nous.Il n'y a plus que cette brume chaude qui colle à la peau, qui entre dans les poumons, qui brouille les repères. Il n'y a plus que les mains. La peau. L'humidité. Il n'y a plus que nous. Il n'y a plus que lui et moi, deux silhouettes floues dans un brouillard de chaleur, deux corps qui se cherchent, deux souffles qui se mêlent.Je ne sais plus où est la porte. Je ne sais plus où est la sortie. Je ne sais plus où est le monde extérieur. Je ne sais plus où sont les murs, les bougies, les flacons, les bassins. Je ne sais plus rien. Je sais seulement que je suis là, debout dans cette vapeur, et que lui, il est l

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 53 — La nuque mordue

    YûsufIl me mord la nuque.Juste sous la ligne des cheveux. Là où la peau est fine. Là où les nerfs affleurent. Là où le sang afflue. Il plante ses dents dans ma chair, et il serre. Pas assez pour déchirer. Assez pour marquer. Assez pour faire mal. Assez pour laisser une empreinte.Je gémis. Un son bas, rauque, qui monte de ma gorge et qui résonne dans la chambre. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer.Il ne lâche pas. Il serre encore. Ses dents s'enfoncent dans ma peau, dans mes muscles, dans mes nerfs. Je sens cette douleur qui monte, cette brûlure qui se répand, cette marque qui se grave. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Et puis il lâche.Je sens sa langue qui passe sur la morsure. Qui lèche. Qui apaise. Qui referme. Je sens sa salive qui se mêle à mon sang, qui se mêle à ma sueur, qui se mêle à ma peau. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.I

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 52 — Le baiser volé

    YûsufJe n'ai pas demandé la permission.C'est la première fois. La première fois que je fais quelque chose sans qu'il me le dise. La première fois que je prends une initiative. La première fois que je vole.Il est debout devant moi. Sa robe de bain est ouverte. Son sexe est dressé. Il me regarde. Il attend. Il attend que je fasse quelque chose. Il attend que je continue. Il attend que je le touche. Mais moi, je fais autre chose.Je me penche. Lentement. Très lentement. Mes lèvres s'approchent des siennes. Je sens son souffle sur ma bouche. Je sens sa chaleur. Je sens son odeur. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Mes lèvres effleurent les siennes.Un contact à peine perceptible. Un effleurement. Un vol. Un péché. Une transgression. Je sens ses lèvres sous les miennes, chaudes, douces, entrouvertes. Je sens son souffle qui se bloque. Je sens son corps qui se raidit.Et puis il me gifle.Pas fort. Une gifle douce, presque tendre, qui me repousse, qui me rappelle

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 51 — « Masse encore »

    Yûsuf— Masse encore.Sa voix est basse. Rauque. Presque un murmure. Mais elle ne souffre aucune contestation. Je suis à genoux devant lui. Ma main est posée sur son sexe. Il vient de la guider, de la placer, de la montrer. Il veut que je continue. Il veut que je le touche. Il veut que je le sente.— Là. Lentement.Sa main repose sur la mienne. Ses doigts guident les miens. Ils me montrent comment il veut être touché. Plus lentement. Plus profondément. Plus fort. Je sens ses doigts qui se crispent sur les miens, qui serrent, qui dirigent. Je sens sa respiration qui s'accélère, qui se bloque, qui s'emballe.Je masse.Ma main glisse sur sa verge. Lentement. Profondément. Je sens la peau tendue, les veines saillantes, la tête luisante. Je sens cette chaleur qui monte, cette dureté, cette vie. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Il se tend. Je sens son corps se raidir, ses cuisses se contracter, ses doigts se crisper sur la pierre. Il gémit. Un son bas, rauque, qui

  • SA CHALEUR 4   Chapitre 50 — Le savon noir

    Il gémit doucement. Un son bas, rauque, qui monte de sa gorge et qui résonne dans la salle. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer. Je sens cette chaleur monter en moi, cette tension, ce désir qui me ronge de l'intérieur. Et le flashback arrive. Les bains rituels du village. Je me revois, enfant, dans les bains rituels du village. Je me revois, nu, tremblant, debout dans l'eau froide de la rivière. Je me revois, les prêtres qui récitaient des prières, qui versaient de l'huile sainte, qui purifiaient les corps. Je me revois, ma mère qui me lavait, qui me frottait avec ce savon noir, qui me purifiait avant les cérémonies. Je me revois, sentant l'eau froide mordre ma peau, sentant le savon brûler mes yeux, sentant cette purification qui était à la fois une torture et une bénédiction. Je me revois, priant pour être pur, priant pour être propre, priant pour être digne. Je me revois, croyant qu

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