LOGINEn voyant la gratitude dans son regard, Gabriel a repensé au baiser de la veille, et une étrange chaleur l'a envahi malgré lui.Il a refoulé ce sentiment étrange et a repris son ton neutre : « Reposez-vous bien. »« D'accord. »Après avoir regardé Gabriel partir, Léa est rentrée chez elle. En ôtant sa veste, elle a senti son odeur sur elle. Repenser à la nuit précédente lui a fait monter le rouge aux joues.Chassant ces images de son esprit, elle s'est tapoté le visage et est allée prendre une douche.À 22 h, son portable a sonné.C'était un message de Gabriel qui ne contenait qu'une seule photo.Florian était allongé sur un lit d'hôpital, le bras et la jambe gauches dans le plâtre.Léa a alors compris que Gabriel s'était vengé pour elle.lle lui était reconnaissante, mais s'inquiétait aussi pour lui : et si Amélie lui en voulait ?Sans comprendre son geste, elle a simplement répondu merci.Un simple merci lui sembla trop peu, alors elle a ajouté : « M. Saint-Clair, si vous êtes libre
Quand Léa s'est réveillée, elle a découvert un inconnu endormi à ses côtés.Le cœur serré, elle a instinctivement donné un coup de pied pour le faire tomber du lit, puis s'est enveloppée dans la couette et a cherché de quoi se défendre.Elle n'a entendu qu'un gémissement étouffé.L'homme s'est lentement relevé du sol.En voyant ce visage beau et fier, Léa est restée pétrifiée.C'était Gabriel.Elle a entrouvert les lèvres, prête à l'insulter, puis s'est retenue.Gabriel s'est massé les tempes, puis la fixait, semblant ne pas savoir quoi faire d'elle.« Mme Garnier, c'est vous qui ne me lâchiez plus, hier soir. »Léa s'est vaguement souvenue qu'elle lui agrippait fermement le bras la veille au soir, et le lobe de ses oreilles est devenu encore plus brûlant.Elle a murmuré : « Je suis désolée, M. Saint-Clair. »Sans rien ajouter, Gabriel a posé les médicaments à côté d'elle : « N'oubliez pas d'en reprendre. »Puis il est entré dans la salle de bain, le pas un peu incertain.Léa regardait
Léa a instinctivement couvert sa poitrine, refusant qu'il la touche.Elle se protégeait instinctivement.Il a retiré la main et a demandé doucement : « Léa, tu vas bien ? »Léa était allongée sur le lit, les lèvres entrouvertes, la voix basse et sensuelle : « Ne me touche pas, je t'en prie. »Gabriel la surplombait, ses yeux noirs fixés sur elle sans ciller.Il ne l'avait jamais vue dans cet état.Elle portait un chemisier en soie rose et une jupe sirène grise. Allongée ainsi, elle mettait toutes ses courbes en valeur.Elle était à la fois digne et provocante.Lui qui pratiquait l'abstinence depuis des années a senti sa gorge se nouer malgré lui.L'odeur de Gabriel lui semblant peut-être familière et rassurante, Léa a retrouvé un instant de lucidité et a murmuré : « Je veux de l'eau. »Gabriel n'a pas pu s'empêcher de caresser doucement sa joue délicate, la voix légèrement enrouée : « Un instant. »Lorsqu'il est revenu avec le verre d'eau, Léa s'était déjà endormie.Son cou fin et d'un
Elle s'apprêtait à partir quand elle a entendu Florian dire d'un ton désinvolte : « Tu voulais aider les Delarive à décrocher un contrat avec le Groupe Tourville, non ? Le dossier de Vincent ne sera pas facile à faire passer. Tu es sûre de vouloir partir maintenant ? »Profitant du fait que Sandrine était aux toilettes, il a pris son portable pour envoyer un message à Léa, puis il a effacé l'historique.Il ne s'attendait pas à ce que Léa vienne vraiment.Léa a serré les dents et n'a eu d'autre choix que de retourner s'asseoir dans le salon privé.Voyant qu'elle était revenue, Florian lui a servi un verre de vin en souriant.« Voilà, c'est mieux. Puisque nous allons collaborer, autant apprendre à nous connaître. »Léa a gardé un air distant et a refusé le verre :« Je ne prends pas d'alcool. »« Quel dommage. » Florian semblait prendre son temps, comme s'il jouait avec un chaton pris au piège : « Si tu ne veux pas boire, laissons tomber. Dîne avec moi, et je ne te bloquerai pas sur le pr
Léa a hoché la tête : « Oui, ça va. »Elle s'est retournée et a vu Amélie tenir la main de Gabriel, la joue contre son bras. Leurs gestes étaient très intimes.Elle n'a plus osé regarder et a précipitamment détourné les yeux.La voix douce d'Amélie s'est de nouveau élevée derrière elle : « Gabriel, il y a une trace de rouge à lèvres sur ta veste. Quand on sera arrivés, donne-la-moi, je l'enverrai au pressing. »« Ce n'est pas la peine. » Le ton de Gabriel était détaché.Amélie : « Mais comment ça ? C'est moi qui ai sali ta veste, je dois m'en occuper. »Léa n'a pas prêté attention à leur conversation et a fermé les yeux pour feindre de dormir.Arrivée au pied de l'immeuble, Léa leur a dit : « Merci beaucoup, au revoir. »Puis, sans même regarder Gabriel ni Amélie, elle a poussé la portière et est descendue de voiture.Une fois Léa partie, Amélie a demandé à Gabriel : « On dirait que Léa ne m'aime pas beaucoup. J'ai pourtant dit à tout le monde que ce n'était pas elle qui m'avait poussé
De retour chez elle, Léa a envoyé un message à Vincent.Mais ce dernier, sans doute trop occupé, ne lui a pas répondu.Léa ne pouvait qu'attendre qu'il soit disponible pour discuter du projet.Le samedi matin, Léa est allée rendre visite à Hélène.Hélène avait un peu plus d'énergie et discutait avec elle, appuyée contre la tête de lit.Léa lui a fait manger un peu de fruit, puis lui a essuyé le visage et les mains.Hélène a de nouveau évoqué la question des enfants.« Léa, Lucas et toi devriez avoir un enfant rapidement. Si j'apprenais ta grossesse avant de partir, je serais tellement heureuse. Et quand je rejoindrai ton père là-bas, je pourrai lui dire que tout va bien. »Léa a répondu en soupirant : « Mamie, ne dis pas de bêtises. La médecine progresse vite, peut-être qu'on trouvera bientôt un remède... »Hélène a secoué la tête : « Je connais mon corps. Je n'ai pas d'autre souhait que de vous voir tous avoir une famille heureuse et comblée. »Léa a baissé la tête, le cœur encore plu







