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3:L'atmosphère

*** Cheikh Aziz Bathilly...

Elle avait finit de parler mais je n'y croyais pas une seconde, je croyais pas à ce qu'elle venait de me raconter donc je lui fixais dans le blanc de l'oeil pour pouvoir détecté un quelconque mensonge mais en voyant bien l'expression de son visage, je me rendais compte qu'elle disait vraiment la vérité.

En voyant les gestes qu'elle faisait, j'en déduisais qu'elle était morte de peur et elle doit vraiment l'être parceque je ne sais pas pourquoi et comment se fait il qu'elle puisse me cacher une telle chose pendant deux mois, mais je décidais de garder mon sang-froid comme je l'avais promis et pour dire vrai, au fond de moi je voulais vraiment péter les plombs.

J'ouvrais la bouche pour parler mais aucun son ne sortais. En fait après la nouvelle que ma femme vient de me dire j'ai l'impression de tombé d'un très haut bâtiment.

97 millions de fcfa ? C'est pas possible, je suis dans un cauchemar...Mountaga ne peut pas nous voler une somme pareille.

- Aziz je...je voulais te le dire je te jure mais je ne savais pas comment. Je pensais que j'allais pouvoir régler vite le problème avec les autres avant ton retour je...

Pour toute réponse je me suis levé du lit avec mon téléphone dans la main puis je suis partis au balcon et j'ai directement appelé Kader mais il n'a pas décroché et donc j'ai fais la même chose avec sa femme.

• salut.

• Cheikh ?

• ça va? Tout va bien?

• oui Alhamdoulila, t'es enfin de retour...

• oui...

• bonne nouvelle parcequ'on vraiment besoin de toi.

• Assia vient de me dire la nouvelle.

Elle est resté trois secondes sans parler.

• attends elle vient de te quoi? Tu...n'étais pas au courant? Elle...

• PUTAIN TU PENSES QUE SI JE SAVAIS J'ALLAIS T'APPELER A CETTE HEURE DE LA NUIT AU LIEU DE CHERCHER CE BATARD DE MOUNTAGA ET LUI CASSÉ LA GUEULE ? ?

• wo calme toi...

Je tremblais de colère et je serrais mon téléphone dans la main,je voulais juste le broyer. Je n'ai plus voulus demander Kader à Binta et j'ai raccroché et au même moment Assia est venue au balcon mais je voulais juste la gifler et pour éviter ça je suis sortis de la chambre et me connaissant elle ne m'a pas suivi...

Je partage mon entreprise avec Kassim mais pourquoi il n'a pas daigné à me dire quelque chose ? Je suis dépassé franchement.

Pendant que j'étais dans mon bureau en train de réfléchir j'ai reçu un appel de mon cousin.

• Aziz...tu m'as appelé...

• BIEN SÛR QUE JE T'AI APPELÉ ET COMMENT SE FAIT IL QU'IL SE PASSE UN PROBLÈME DANS L'ENTREPRISE SANS QUE AUCUN DE VOUS NE M'INFORME ETANT DONNÉ QUE JE SUIS ACTIONNAIRE MAJORITAIRE ? HEIIN? LE DIRIGEANT, REPONDS .

• Cheikh tu deviens fou ou quoi? Tu...

• C'EST ÇA JE DEVIENS FOU KADER...

• D'abord tu te calmes,je voulais t'appeler pour te dire et Kass aussi mais ta femme a dit qu'elle allait elle-même le faire et donc après elle est venue nous dire que tu dis de trouver ensemble une solution avant ton retour. Je pensais que t'etais au courant je te jure.

• et bien ce n'est pas le cas,je suis rentré aujourd'hui et elle vient de me dire il y'a quelques minutes. Kader 97 millions ? C'est pas possible, et aussi que nos deux autres collaborateurs se sont retiré mais ça je m'en fou c'est pas un problème ça.

• on se retrouve au bureau demain...

• vous avez des pistes ? Des nouvelles consernant Mountaga?

• aucun!

Et puis il me dit ça comme ça ?

• j'hallucine, j'ai envie de cassé quelque chose. Comment c'est arrivé Kader? Ta femme elle fait quoi comme travail ? elle gère la fortune de l'entr...et t'es où toi d'abord? C'est quoi ce bruit ?

• quelque part à Bamako.

• à cette heure ? Ne me dis pas que t'as recommencé de boire?

• je ne bois pas je te jure mais actuellement j'ai envie d'oublié mes problèmes avec Binta, elle me saoule depuis l'histoire avec Kati.

• ah...ok...à demain!!!!!

Kati hum,cette fille !

Le lendemain matin je me réveillais avec un mal de tête horrible et pas la peine de vous dire la cause.

Ma femme n'est pas dans le lit,sans doute elle est dans la cuisine,je me leva du lit pour prendre ma douche prié et ensuite enfiler mes vêtements. Malgré que Assia ne veut même pas me voir en peinture, elle prend toujours soin de moi quand je suis ici,elle choisit ma tenue, me fait mon petit déjeuner avant d'aller au boulot...et avec tout son coeur...

En réalité elle m'en veut terriblement d'être loin d'elle et de nos enfants, surtout après l'histoire avec Tessa, j'étais en manque de sexe,Wallace c'était insupportable. Je me battais corps et âme pour ne pas cesser à la tentation mais c'était plus fort que moi,elle m'avait habitué à elle et du jour au lendemain? je pouvais compter les nombres de fois où on faisait l'amour dans le mois..pff, et depuis qu'elle a eu les jumeaux, c'est comme si elle ne voulait plus de sexe avec moi...A chaque fois que j'avais envie d'elle elle me négligeait en disant qu'elle est fatiguée et donc j'ai voulus passer à l'acte avec Tess qui m'avait elle même avoué ses sentiments. En fait on la fait quelques fois mais Assia ne le sait pas et j'ai menacé Hinda de ne pas ouvrir sa bouche pour raconter quoi que se soit à ma femme...La dernière fois elle a appelé Assia et cette dernière a prit le premier vol pour LA et depuis ce jour j'évite largement ma blonde mais Assia aussi doit comprendre que je suis un homme,j'ai des envies que je dois satisfaire et donc si elle me refuse son corps j'irais voir ailleurs. Tessa ne me refuse jamais rien,je dis bien rien...

- bonjour...venait de dire ma femme en entrant dans notre chambre.

Je lui ai regardé un moment avant de répondre.

- bonjour !

C'était très sec.

- le...le petit déjeuner est prêt.

Ensuite elle est sortit.

Ma femme à carrément changée!

Elle n'a que 28ans mais je ne sais pas pourquoi elle se lâche de la sorte. Elle n'utilise même pas la salle de spa que j'ai construis pour elle ici, elle ne porte ni les habits ni les bijoux que j'achète pour elle, en gros Assia ne prend plus soin d'elle, elle ne se rend plus belle,et c'est très rare que je la vois tresser. La plupart du temps ses cheveux sont toujours en bataille et ses yeux sont remplis de cernes et elle a énormément maigris comme si je ne la nourri pas ou que je la maltraite ici alors qu'elle a tout ce qu'elle veut,carrément tout. Elle a tout ce que les autres femmes dehors demandent à leurs époux donc moi je comprends plus rien et ça me décourage tellement pff.

Il y'a quelques années de cela, ma femme était toujours coquette et toujours aux petits soins et quand je partais au bureau ou en voyage j'étais pressée de revenir chez moi mais depuis l'arrivée des jumeaux tout à basculé,comme si une grande tornade à emporté toute la joie de vivre de ma femme en laissant place à une autre personne parceque celle que je vois dans ma maison c'est pas celle que j'ai épousé. On vivait l'amour fou au point où tout le monde disait qu'on était leur couple préféré mais maintenant rien.

Ça fait même pas dix ans bon sang!!

Est-ce le fait qu'on a eu beaucoup d'enfants lui fait penser qu'elle est devenue vieille ?

Non!

Ça ne justifie rien, avec ses enfants qu'elle ma donné elle ne sait pas à quel point je suis comblé.

J'étais enfin à table,deux minutes après...

Aboubacar : bonjour papa !

- bonjour fiston.

Il s'est approché de sa mère pour lui faire une bise avant de s'asseoir, les autres enfants ont fait la même chose en me saluant aussi. On mangeait tous dans le silence mais plus les minutes passaient plus je commençais à m'énerver contre Assia.

- tu peux arrêter ce que tu fais? C'est pas une fille et il peut bien manger seul sans que tu l'aides.

- Aziz...

- TU LE LAISSES MANGER SEUL!!

- pas...devant les enfants...s'il te plaît.

J'ai subitement regretté quand mes enfants m'ont regarder l'air terrifié puisque j'évite toujours de me mettre en colère devant eux. Aussi Assia dit que je suis dur avec Aboubacar pourtant c'est elle qui le chochotte trop à mon goût.

- Bouba?

La voix tremblante...

- oui pa...papapa.

- non tu parles pas comme ça, un homme ne doit pas avoir peur tu dois être sûr de toi sinon si tu deviens un faible certains vont te piétiner,tu dois être un homme,un vrai.

D'une petite voix...

Assia : Cheikh c'est....un enfant.

Je le l'écoutais pas.

- tu ne peux plus manger sans que ta mère t'aide ?

- je...peux...

- bien,et dès aujourd'hui je ne veux pas que tu te comportes comme une fille d'accord ? Ne soi pas mou,tu dois être un dur.

- okay !

Ses mains étaient en train de trembler légèrement quand il mangeait. Quand j'ai levé les yeux pour regarder ma femme,j'ai remarqué que ses yeux étaient pleins de larmes,elle s'est levé pour partir je ne sais où.

Mira: tu es fâché contre maman c'est pourquoi tu as crié ?

Je me sentais très mal.

- non princesse, je ne suis pas fâché.

Soraya: alors pourquoi tu cris?

Je ne savais vraiment pas quoi dire.

- souvent il arrive aux grandes personnes d'avoir des problèmes et donc quand ils ne savent pas comment gérer la situation,ils crient sans vraiment le vouloir.

Yasmina: vous êtes bizarres vous les grandes personnes, moi je ne vais pas grandir, je vais rester comme ça.

Soraya: quand on est petit on a pas de problème,je ne vais pas grandir aussi.

J'ai rigolé un peu et Bouba lui ne disait toujours rien.

Quand les enfants ont fini de manger, je suis partis dans la chambre et Assia était en train de pleurer.

- tu te prépares on part au bureau.

- je ne pars pas à cette heure, je vais laver mes enfants...les jumeaux ils viennent de...de se réveiller et aujourd'hui...en fait Cheikh toi tu peux aller non? Les enfants ne partent pas à l'école...l'école aujourd'hui je veux rester avec eux s'il te plaît Aziz.

- c'est à maman de le faire Assia ne m'énerve pas ce matin.

Comme si c'est la seule chose qu'elle attendait pour éclater...

- DEPUIS QUE TU ES VENU TU AS VUE TA MÈRE ? ELLE EST PARTIT À MOPTI ET...ET AZIZ TU NE CRIS PLUS SUR MON FILS T'AS COMPRIS ? NE TRAUMATISE PAS MES ENFANTS.

Je l'ai regardé de haut en bas.

- tu cherches vraiment un autre problème c'est ça Assia? Déjà avec ce que tu m'as caché pendant deux mois tu...

- ah bon? Et d'habitude toi tu fais combien de mois à Los Angeles ? J'imagine avec qui tu as passer du bon temps hein? Au point d'oublié même tes enfants.

- tu la fermes Assia,je t'ai dis qu'on travaille juste ensemble.

- oui c'est ça même, je vais te croire, surtout après ce que j'ai vue de mes propres yeux je vais te croire Aziz.

- c'est comme tu veux,penses ce que tu veux et tu m'écoutes très attentivement,Bouba c'est mon fils et tu ne te mêles pas de l'éducation que je veux lui donner, on ne chuchote pas un garçon comme si c'était une fille,ensuite wallah si tu me cris dessus encore une fois tu vas le regretter très mal. Maintenant tu laves les jumeaux et je veux que tu finisses dans trente minutes .

-tren...

- DANS UNE HEURE !!!!

Je suis ensuite sortit en claquant fort la porte derrière moi en la laissant en larmes.

Je sais que vous n'aller pas me croire,à la limite vous allez m'insulter mais ça me fait mal de la voir pleurer par ma faute mais elle m'énerve en même temps.

Comme je lui avais dit elle a fini tout son tralala en une heure de temps.

- soyez sage okay ? Pas de bêtises,si vous avez faim dites le à Gafou, j'ai mis tout dans le frigo,je vais appeler dans la journée...avait elle dit. Après les enfants lui ont tous fait la bise à tour de rôle et quand c'était le tour de Bouba fallait seulement voir, elle lui caressé la tête avant de sortir sans plus un regard sur moi.

J'ai dis au revoir à mes enfants pour après sortir à mon tour pour partir dans la voiture et ensuite le chauffeur à conduit.

- dis moi un truc Assia ?

- oui.

- Bouba c'est ton enfant préféré ?

Elle m'a regardé un moment en secouant la tête.

- tu vas me répondre ?

- Aziz je n'ai pas d'enfant préféré, j'aime tout mes enfants de la même manière.

Arriver à l'entreprise tout le monde me regardait mais je faisais tout mon possible pour paraître le plus naturel possible malgré le degré de mon énervement.

Je suis en colère contre tout le monde,en commençant par Kass et Assia.

Au lieu de partir dans mon  bureau,je suis partis dans celui de mon ami, il était au téléphone.

- je te rappelle plus tard...venait il de dire avant de raccrocher.

- bonjour...dis-je.

- comment  vas tu?

- à ton avis? Tu penses que c'est la question que tu devrais me poser en ce moment?

Il a froncé légèrement les sourcils.

- bref,je veux que me tu m'expliques une seule chose?

- oui?

- comment se fait il que tout le monde soit au  courant du vol de mr Diarra sauf moi ?

- pardon? Cheikh ne te fous pas de moi okay? Comment ça tout le monde sauf toi? Assia m'a fait savoir qu'elle allait personnellement te parler tranquillement de ça et ...

- ça ne justifie rien Kass,c'est pas la réponse que je veux. Tout d'abord Assia ne m'a rien dit, ensuite tu ne devrais pas attendre Assia pour m'informer puisque cette entreprise est à moi et toi.

- ok je vois...je comprends mais Cheikh tu dois aussi comprendre une chose. Ton absence ici est l'une des plus grandes causes de ce que Mountaga a fait,tu devrais revenir ici dans un mois au lieu de trois et après au lieu de me jeter la faute,la première personne que tu dois accuser c'est ta femme, c'est elle qui m'a dit que...

- bordel ne me parle pas d'elle Kassim,je t'ai dis que TU NE DEVRAIS PAS ATTENDRE ASSIA ...

- tu te calmes mon frère,la colère ne réglera rien du tout.

Je l'ai regardé un moment avant de sortir en claquant lui aussi la porte de son bureau et arriver devant la porte de la mienne...

- prépare une réunion dans trente minutes, je veux que tout le monde soit présent, même le gardien...

- le..gardien du parking?

- OUI LE GARDIEN ET TU TE DÉPÊCHES!!!!

Quand je suis entré dans mon bureau, là aussi j'ai claqué très fort la porte derrière moi.

Je ne suis pas très en colère du fait que cet idiot de Mountaga nous est volé presque 100 millions non,ce qui me fait mal c'est que personne ne me rien dit sous prétexte que Assia allait le faire, cela ne justifie rien du tout c'est absurde. Je sais que le fait d'avoir fait trois au lieu de un mois à LA n'était pas aussi une bonne idée mais j'arrive pas à comprendre comment et pourquoi Kassim, mon meilleur ami avec qui je partage mon entreprise n'a même pas pensé à me dire quelque chose et surtout Kader...

J'étais dans mes pensées quand soudain je décide d'appeler notre voleur au téléphone même si je sais que l'appel n'allait pas passer. Après j'ai dis à ma secrétaire de faire tout son possible pour me cherché un numéro qu'il utilise.

Quelques minutes après,j'étais en face de tout le personnel mais je voyais pas une personne.

- Kader? Où est Binta ? On a besoin d'elle ici plus que quiconque...

Au même moment que je disais cette phrase, elle entrait presque en désordre.

- excusez moi pour le retard.

Je voyais déjà rouge, si je déteste quelque chose c'est le retard.

- la prochaine fois vous venez en retard,je vous renvoie sur le champ.

- quoiaaa ?

- TU AS TRÈS BIEN COMPRIS!!!!

Tout le monde me regardait sans doute en pensant que leur tour viendra.

- très bien, n'y aura pas de prochaine fois monsieur Cheikh parceque je me barre de votre entreprise dès maintenant et on verra comment vous alliez vous en sortir sans moi.

Elle est sortit en emportant presque la porte avec elle.

C'est un manque de respect ça!

Assia voulait se lever mais je lui ai jeté un regard tellement noir qu'elle n'a plus bougé puis ensuite je pris la parole comme si de rien ne c'était passé. Qu'elle s'en aille, c'est son problème, y'a plus forte qu'elle.

- vous savez déjà tout ce qui se passe dans l'entreprise. On s'est fait volé par mr Mountaga Diarra!! Étant donné que j'ai engagé des gens sensés être compétents et à la hauteur de mes attentes j'arrive pas trop à comprendre comment cela a bien pus se passer sans que vous ne vous doutez de quelque chose...

Au fur et à mesure que je parlais,j'avais l'impression que même les mouches m'écoutaient puis soudain, celui qui travaille à côté de Binta...

- excusez moi monsieur mais vous devez aussi comprendre que nous ne sommes pas les seuls coupables dans cette affaire qui nous concerne tous,vous vous êtes absenté beaucoup trop hors de l'entreprise bien vrai que vous avez des activités à Los Angeles donc je ne pense pas que cela soit uniquement de notre faute si mr Diarra a pus voler des millions.

Attendez j'ai bien entendus ?

Cheikh : bien je vous vous poser une question monsieur.

- je vous ecoute.

Cheikh : vous croyez que si je pouvais diriger cette entreprise seul j'allais engager des personnes ?

Il est resté silencieux.

Cheikh : BORDEL VOUS ME RÉPONDEZ MERDE...

Assia à directement posé sa main sur la mienne puis en chuchotant...

Assia: calme s'il te plaît, doucement je t'en prie,c'est pas bien ce que tu fais.

Cheikh : vous et Binta êtes le cerveau de cette entreprise donc vous devez être les premiers à voir un vol ou même une arnaque à des kilomètres hors moi je ne suis que le dirigeant. Aussi si je vous ai tous appeler ici ce n'est pas pour que vous me donnez des explications mais c'est pour voir comment vous virer tous.

Kader: en fait Cheikh,après le vol des 97 millions, d'après nos recherches Mountaga est en complicité avec quelqu'un ici.

Cheikh : tu as trouvé la personne ?

Kader: non malheureusement mais je ne vais pas tarder à mettre la main sur la personne...

Quelques minutes après les autres employés sont tous retournés à leurs postes et il ne restait que moi Kader et Kassim qui n'avait pas parlé depuis le début de la réunion, je me demande bien pourquoi.

Cheikh : Kass tu peux m'expliquer ton silence ?

Kassim: c'est-à-dire ?

Cheikh : tu n'as pas parlé depuis que nous sommes venus ici.

Kassim : si j'ai bonne mémoire c'est toi qui disais tout à l'heure que tu ne voulais l'avis de personne.

Kader: c'était sans doute parcequ'il était...

Kassim: non Kader,qu'on se dise la vérité okay ? Cheikh ne peux pas faire des mois hors de la boite et venir tous nous crié dessus comme si nous sommes des enfants ou que nous ne foutons rien ici.

Cheikh : ah bon? Parceque je t'ai dis que je jouais ?

Kassim: je n'en ai rien à foutre,c'est à toi de voir mais n'essai pas de venir me faire la morale comme si t'étais mon père.

J'ai froncé les sourcils puisqu'il commençait vraiment à me taper vraiment sur le système.

Assia: qu'est-ce qui vous arrive...

Kassim: je veux juste que ton mari ne me traite pas comme un bon à rien...

On criait presque.

Cheikh : je n'ai pas dis que t'etais un bon a rien Kass mais si tu le dis toi-même c'est que tu l'es déjà que en ta présence un salaud nous a volé des millions et depuis deux mois maintenant tu n'as pus rien faire...en grosso modo t'es un incapable.

Assia : Cheikh tu...

Kassim: d'accord si je suis un incapable ,de la même manière que tu te sers bien de ta queue sert toi de ton cerveau pour régler cette affaire.

Kader: vous croyez que c'est en vous disputant que tout sera remis dans l'ordre ?

Il n'a rien dit, il est sortit en laissant Assia avec sa main sur sa bouche et sans me laisser le temps de répliqué.

Non je n'y crois pas,qu'est-ce qui l'arrive? Non cette discussion n'est pas fini.

Je suis sortis à mon tour et au moment où j'entrais dans mon bureau,ma secrétaire m'arrêtait quelques secondes pour me remettre le numéro fixe de la maison de Mountaga, faut vraiment que je le vois,il va me remettre mon argent.

J'avais lancé l'appel mais ça sonnait seulement dans le vide.

Une heure après j'avais décidé d'aller chez mon voleur,je connais déjà le coin où il habitait donc c'était facile pour moi d'arriver vite.

Il a une très belle maison, mais en pensant qu'il l'a construit avec de l'argent volé, ma colère était au summum mais moi mon fric il va me le remettre.

Toute ma vie je l'ai consacré à cette boîte, j'ai tout investi dedans et Dieu seul sait comment j'ai galéré avant d'en arriver là donc je ne peux pas accepter qu'on me vole facilement comme ça,en le faisant,c'était comme si on m'arrachait le fruit de mes efforts.

Je ne l'accepterais jamais.

Ma boite à los Angeles, je l'ai hérité de mon père, même si elle me procure beaucoup d'argent, mon entreprise ici à Bamako c'est elle qui fait ma fierté, parceque c'est elle le fruit de mes années de souffrances, de mes années de tortures et d'humiliations. C'est elle qui fait de moi ce que je suis aujourd'hui, c'est elle qui fait que tout le m'appelle aujourd'hui monsieur Cheikh au lieu de Aziz l'enfoiré,le bon a rien.

J'étais enfin devant la porte de mon voleur, j'avais sonné à la porte donc le gardien est venu m'ouvrir.

- bonjour, je suis un ami de ton patron, je l'avais appelé pour lui dire que j'allais venir lui rendre visite.

- aujourd'hui ?

- oui oui.

- j'vois mais monsieur a voyagé il y'a de cela un mois déjà.

Merde!

- oh j'vois, il y'a sans doute une erreur mais vous pouvez me laisser entrer non? Il doit y avoir un membre de sa famille.

Il me regarda un moment sans perdre le temps de jeter un coup d'oeil à ma caisse genre pour vérifié si j'ai la tête de fréquenter son idiot de patron mais si seulement il savait que je suis plus riche que lui mdrr,c'est sans doute pour ça qu'il m'a volé.

Il m'avait laissé entrer en m'accompagnant dans le salon, je m'étais assis très confortablement comme si j'étais chez-moi en attendant celle qu'une fille est partit appeler, la femme de Mountaga. Quelques minutes après,j'entendais une voix féminine derrière moi et quand je me suis retourné, j'étais un peu étonnée de voir le genre de femme de mon voleur,c'était tout le contraire de mon imagination et on dirait qu'elle est souffrante vu qu'elle a un cathéter à la main.

- bonjour monsieur, j'espère que vous allez bien ?

- oui ça va Alhamdoulila...

Elle était très gentille et à voir sa tête j'ai directement deviné qu'elle n'avait aucune idée de ce que son mari a fait.

- vous pouvez rester pour le déjeuner, c'est déjà près.

- merci mais une autre fois, je dois rentrer,quand votre mari sera de retour dites lui que je suis passé.

- je n'y manquerai pas Insha'Allah, votre nom s'il vous plaît ? Et vous pouvez me tutoyer.

- Cheikh Aziz Bathilly.

- d'accord,moi c'est Fatima...

Dès l'instant où elle me disait son prénom, une femme assez âgée est entré dans le salon.

- choubaga musso( sorcière)qu'est...non ne me dis pas que tu emmènes maintenant tes amants dans la maison de mon fils? Fatima tu n'as pas d'honneur, iter sé ka den wolo(tu es stériles)et...

Fatima: belle maman s'il vous plaît, c'est pas mon amant et j'en ai pas c'est un ami à Mountaga.

Directement belle maman avait changé l'expression de son visage et quand elle a voulut s'approcher de moi pour me salué,vu que j'aime pas les hypocrites...

- Bonne journée Fatima,ça a été un plaisir de te rencontrer.

Puis je suis sortis en vitesse.

La jeune fille avait déjà les yeux rouges et je sais qu'elle attendait juste que je sorte pour qu'elle laisse libre cour à ses larmes.

Ce mot "stérile" m'a rendu vraiment bizarre.

Dire à une femme qu'elle est stérile même si c'est vraiment le cas c'est comme si on lui disait qu'elle n'avait pas le droit de ce marier. Bien vrai que l'enfant est une bénédiction et qu'elle apporte toujours un bonheur incommensurable, nous devons aussi connaître une chose...APPRENDRE À ÊTRE HEUREUX SANS UN ENFANT. C'est pas parceque j'ai eu des enfants que je dis ça non,nous devons comprendre que Dieu ne donne pas à tout le monde d'avoir son propre enfant, c'est les lois de la nature et personne n'y peut contre donc pourquoi faire souffrir une femme alors que c'est Dieu lui-même qui n'a pas voulut lui donner un enfant ?

Combien d'hommes divorcent de leur femmes chaque jour juste parcequ'elle sont stériles ? Combien de femmes subitement des atrocités uniquement parcequ'elles n'ont pas eu la chance de mettre au monde un enfant ?

Si les orphelinats sont remplis de nouveaux nés abandonnés et des gamins(es) qui ont perdus leur deux parents,ce n'est pas pour rien...( j'espère que vous comprenez)

Bref!

Actuellement je suis vraiment épuisée physiquement comme mentalement ,je suis plus que irrité à cause de ce que vous savez déjà donc en ce moment je sais que la seule chose qui pourrait me faire du bien c'est mes enfants.

Les enfants que Assia m'a donné!

Donc je suis rentré chez moi puis après je suis sortis avec eux tous,même les jumeaux qui n'ont que deux ans ainsi que la nounou puis direction le centre commercial. J'ai acheté tout ce qu'ils voulaient...après je l'ai est emmené au parc et pour finir on se trouvait dans un restaurant.

C'est fou comment ces enfants peuvent changer mon humeur, en seulement quelques heurs je ne pensais à rien d'autre que ce sentiment indescriptible qu'ils me procuraient et à un moment donner je me suis dis que pour mes enfants et ma femme,je devais récupérer ce qui me revient de droit.

Pendant que je discutais avec mon fils aîné comme si c'était déjà un grand parceque je veux qu'il soit un grand homme plus tard...

- Cheikh ?

Quand je relève la tête, je me voyais en face de cette beauté Sénégalaise mélanger à la Malienne.

- Ndeye Hawa !

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