Masuk
7h20 - Lundi 23 août 2000
Lycée Vue Belle-La Saline les hauts Dans la cour - Lycéenne POV de Juliette Enfin, j'y suis. Le lycée. Je suis trop contente, même si j'appréhende un peu de vivre à l'internat. Mais pour l'instant, l'excitation prend le dessus - et puis, je serai avec ma meilleure amie... du moins, j'espère qu'on partagera la même chambre ! Le plus important, c'est que je réussisse mes études : obtenir mon BEP, poursuivre avec UN BAC, et ensuite... on verra bien. La surveillante de l'internat me tire de mes pensées en appelant mon nom. Elle fait l'appel et distribue les numéros de chambre. -Chambre 16... Juliette PAYET... avec Victoria HOAREAU, annonce-t-elle. Yes ! Si j'ai bien entendu, je suis avec Vicky, ma best friend ! -Vicky : Ah ma bichounette ! C'est trop bien, on est ensemble ! Je suis trop contente ! Vicky arrive accompagnée de son grand frère Jonathan, qui l'aide à monter ses affaires. -Jonathan : Évidemment... Les chipies sont dans la même chambre ! Bon courage aux surveillants, ils vont en baver avec vous deux... On se regarde avec Vicky, puis on éclate de rire en tapant dans nos mains, totalement en accord avec ce que son Dada vient de dire. -Jonathan : Bon, les filles, je vous laisse vous installer. Au moindre souci, appelez-moi. Mais pas de blagues bidons, hein ! Si vous me faites venir pour rien, gare à vos fesses ! Il rigole et embrasse tendrement sa sœur sur le front, la prenant dans ses bras avec tout l'amour d'un grand frère. Il s'approche ensuite de moi, me serre dans ses bras et m'embrasse aussi sur le front. Mais là... je ne sais pas ce qui s'est passé. Une drôle de sensation. Une fraction de seconde. Comme une décharge. On s'est détachés presque brusquement. Il me fixe. Je baisse la tête, rougissante. Ce n'est pourtant pas la première fois qu'il me prend dans ses bras, mais là... il s'est passé un truc, c'est sûr. Jonathan serre encore sa sœur une dernière fois, mais ses yeux restent posés sur moi. Son regard me déstabilise. Je ne comprends pas... ou peut-être que si, un peu. Vicky et moi reprenons notre installation. On déballe nos affaires en se déhanchant sur du ragga bien rythmé, en rigolant comme des folles. La coloc de rêve commence bien. 🕗 Le lendemain matin L'heure des premiers cours a sonné. Après avoir repéré la liste pour connaître notre classe, sans surprise, Vicky et moi sommes ensemble : même filière, même groupe. Notre prof principale, Mme CHICOIS, aussi prof de biologie, nous accueille dans une salle. Nous sommes 25 élèves : 21 filles et 4 garçons. Vicky et moi nous installons côte à côte. La prof parle... beaucoup. Et je sens que ça ne va pas toujours passer crème avec elle. Vicky pense pareil, je le vois à son visage. Quand elle est agacée, elle soupire... longuement, bruyamment. Je lui donne un petit coup de coude et je rigole discrètement. Faut pas se faire remarquer dès le premier jour, hein. À la récréation, on file à la vie scolaire pour régler quelques petits détails, puis on profite pour faire connaissance avec quelques élèves. Larissa, Éloïse, Cécilia et Nadine sont des filles super sympas. On discute de tout et de rien, très vite à l'aise. Les quatre garçons - Célio, Laurent, Davis et Éddy- sont trop cool aussi. Je sens que les bêtises ne vont pas tarder avec eux... Rien qu'à y penser, je jubile. Avec les filles Célio et Laurent, on est tous dans le groupe 2. Les autres garçons sont dans le groupe 1, répartis par ordre alphabétique. Une chose est sûre : cette année promet d'être inoubliable. "On croit toujours qu’une rentrée, c’est juste des cours, des emplois du temps et des copines de chambre. Mais en réalité, c’est bien plus : c’est l’amitié qui se renforce, des rencontres qui marquent, et parfois même des émotions inattendues qui viennent tout bousculer. La vie commence souvent là où on ne l’attend pas."03h00 – Samedi 7 août 2004New York – Chalet au bord d’un lacDans la chambre de Liam – La passionPOV JulietteLa soirée dans ce chalet est incroyable. L’air est doux, l’ambiance électrique, et j’ai l’impression d’être loin de tout : de mes doutes, de mes hésitations. Apryle et Léa sont en folie, elles rigolent, dansent, m’entraînent avec elles. On se défoule, on rit, on saute, et ça fait du bien de sentir la vie pulser dans mes veines.Puis le DJ baisse le tempo. Une musique douce, sensuelle. J’ai besoin de souffler et je m’écarte un peu. C’est là que Liam arrive vers moi, sourire malicieux aux lèvres.—« Une danse, Juliette ? »Je ne résiste pas. Je prends sa main. Il danse bien, avec fluidité et douceur, sans jamais me brusquer. Son regard sur moi est apaisant, sincère. Sur cette musique, je me laisse aller. Tout le reste disparaît. La lumière tamisée dessine des ombres douces sur nos visages, il rapproche légèrement son corps du mien, toujours en respectant mes limites. So
2h00 – Samedi 7 août 2004New-York – Dans un pub branchéPub à Brooklyn – Une ambiance de foliePOV de JonathanLe pub est bondé, vibrant, bruyant. On passe la porte et direct, tous les regards se tournent vers nous. Surtout vers les filles. Faut dire qu’elles envoient ce soir. Et Juliette… putain. Juliette, elle capte la lumière. Sa robe, son sourire, sa démarche. Elle irradie sans faire exprès.On repère notre table dans un coin un peu plus au fond. Paul, Ryan et deux autres gars qu’on connaît de leur fac sont déjà là, bières à la main. Même Sandy et deux autres filles du campus sont présentes, bien installées, en train de papoter. Sandy nous fait signe de venir, le sourire large, un peu trop content de nous voir débarquer.On se fraie un chemin, je me retourne pour voir si Juliette suit… Elle est juste derrière moi, en train de rire avec Apryle. Je sens déjà que la soirée va me mettre à rude épreuve.À peine arrivé, Ryan lève les yeux et scanne Juliette de haut en bas, sans
17h00 – Vendredi 6 août 2004New York- Appartement J&VVisite guidée – Croquer la vie a pleine dentPOV JulietteDepuis qu’il m’a sorti son “j’ai envie de te faire l’amour sur la terrasse” avec son air sérieux, intense et brûlant, je l’évite. Carrément. Genre stratégie d’évitement niveau expert. Je fuis son regard, je me déplace à l’opposé de la pièce dès qu’il entre. Bref, j’essaie de sauver ma peau.Sauf que mon corps, lui, n’est clairement pas d’accord avec ce plan. À chaque fois que je le frôle, c’est comme une décharge électrique. Mes bras frissonnent, mon ventre se contracte, et j’ai chaud. Trop chaud. Le pire dans tout ça ? C’est que monsieur a compris. Et il en joue. Le salopard. Il se penche trop près quand il me parle, il me frôle « sans faire exprès », il me regarde comme s’il pouvait lire dans ma tête… et ça me rend folle.Là, on est de sortie avec Apryle et Léa, ses potes. L’ambiance est bonne, elles sont cool. On est en train de visiter la ville, direction la statue
18h00 – Vendredi 30 juillet 2004New York- Appartement J&VDans le salon – Soirée avec des colocataires fousPOV JonathanDepuis notre conversation à cœur ouvert, les choses entre Juliette et moi se sont doucement apaisées. On peut enfin se parler sans crier, sans se déchirer. C’est fragile, mais c’est déjà ça.Elle me regarde parfois. Me sourit. Mais il y a toujours cette distance, cette frontière invisible qu’elle garde entre nous. Et je n’ai pas encore le droit de la franchir. Pas de baiser, pas de gestes tendres, pas même de main effleurée sans que ce soit mesuré, retenu. Et pourtant, mon corps tout entier la réclame.Juliette me rend fou. D’envie. De frustration. D’amour aussi.Je la frôle parfois. Un contact léger, innocent en apparence : une main sur son épaule, un frôlement dans son dos, un regard qui traîne trop longtemps. Et chaque fois, je capte un frisson, un souffle retenu, un battement de cils. Elle n’est pas indifférente. Elle résiste, mais je le sens : une part
14h00 – Mercredi 28 juillet 2004Appartement – New YorkSalon – Fou moi la paixPOV JulietteAprès le petit-déjeuner, je suis remontée dans la chambre pour me reposer. Vicky et Vincent sont sortis déjeuner tous les deux. Jonathan ? Je ne sais pas où il est, et honnêtement… je ne veux pas le savoir. Pas maintenant.J’ai passé un moment au téléphone avec mes parents. J’ai mis mon masque de « tout va bien », comme une pro. Un ton enjoué, des réponses brèves, rien de suspect. Mais quand j’ai raccroché, le silence est revenu. Et avec lui, le vide.Une heure plus tard, mon ventre me rappelle à l’ordre. Je descends me faire un sandwich. Quand je passe dans le salon, je vois Jonathan. Il regarde la télé, mais dès qu’il m’aperçoit, il coupe le son, puis l’écran. Je l’ignore. Je trace vers la cuisine.Il finit par me suivre. Je le sens dans mon dos pendant que je prépare à manger. Pas un mot. Je m’installe, je mange. Lentement. Il ne bouge pas. Puis, alors que je me lève pour nettoyer, il
10h00 – Mercredi 28 juillet 2004 New York - Appartement des garçons Cuisine – Un réveil difficile 3h12 du matinPOV Vicky Je suis restée plantée là, dans cette cuisine silencieuse, pendant que Juliette s’est enfermée dans la chambre aménagée pour elle, et que Jonathan s’est éclipsé sans un mot.La lumière du frigo éclaire faiblement la pièce. Mes mains tremblent autour du verre d’eau que je n’arrive même pas à porter à ma bouche. Je suis en colère. Contre lui. Contre moi aussi, un peu. J’aurais dû voir venir cette connerie. J’aurais dû insister pour qu’elle ne vienne pas. Ou au moins lui dire. Mais elle était tellement heureuse, tellement impatiente… Et lui, il savait. Il savait qu’elle allait venir. Et malgré ça, il a ramené cette fille dans son lit ?Putain, mais qu’est-ce qu’il lui a pris ?Je m’appuie contre le plan de travail, dos à l’évier. Le silence me pèse. J’entends les bruits étouffés dans la chambre. Les pas de Vincent qui va voir Juliette. Le grincement de la p







