Beranda / Romance / Tome 1 : Quand le désir défie l'amour / 5-Le goût amer des révélations

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5-Le goût amer des révélations

Penulis: Sikala
last update Terakhir Diperbarui: 2025-09-20 19:53:52

22h30 - Lundi 9 juillet 2002

Plaine des Palmistes- La *kaz mémé

La véranda de Mémé Anya - Nous 4

POV de Juliette

Les plus jeunes décident d'aller dormir. Nous, on reste autour du feu, chacun avec un plaid sur les jambes.

Les garçons profitent de l'absence des enfants pour rouler et fumer leur cannabis. Vincent mélange : cigarette + cannabis, Jouns prépare la feuille slim avec le filtre en carton. Vincent roule le joint.

Jouns commence à fumer, Vincent me regarde et me propose d'essayer, mais je refuse immédiatement, je ne fume pas.

- Vincent : Allez Juliette, ne fais pas ta petite bouche !

- Moi : Laisse-moi tranquille, Vince, j'ai dit que je ne fume pas !

Jouns ne dit rien, mais me fixe avec un sourire qui me fait craquer. Oulala, qu'est-ce que je raconte ? Il est vrai qu'il est ultra sexy quand il sourit comme ça, ce tombeur.

- Moi : Vicky, aide-moi, non ?

- Jouns : Ce n'est pas la peine, sœurette. Juliette, arrête de mentir, je t'ai déjà surprise plusieurs fois en train de fumer en cachette.

- Moi : Vous me faites chier, oui, c'est vrai que je fume. C'est bon, vous êtes contents ?

Je boude et ne leur parle plus. Ma choupinette me prend dans ses bras et m'embrasse sur la joue en me disant :

- Ne les écoute pas, ma chérie, je suis là. Ça suffit, laisse ma copine d'amour tranquille.

Finalement, je prends le joint dans la main de Vince et fume tranquillement. Punaise, c'est bon, qualité pays, avec un goût mangue-carotte. Pow pow, c'est de la bombe. Je ne dirai rien, ils seront trop fiers.

Vicky me chuchote qu'elle doit se trouver un moment seule pour câliner son mec. Eh oui, Vince est son copain depuis six mois. Les deux tourtereaux se voient en cachette, et je suis la seule à le savoir.

- Moi : Vicky pupuce, tu peux nous faire ton merveilleux cocktail, stp stp, ma choupinette ?

- Vicky : Ne me fais pas tes yeux de biche, je vais les faire, mais il faudra quelqu'un pour m'aider à couper les fruits.

- Vincent : Je viens avec toi, parce que je crois que ta copine est défoncée, regarde, elle n'arrive même plus à faire ses yeux de biche !

Je les envoie balader en lui montrant un doigt d'honneur.

- Moi : Ta gueule, connard !

- Vicky : Allez, viens, Vincent, avant que Juju te saute dessus. Alors, 3 mojitos citron et 1 virgin mojito pour ma belle.

Oui, je ne bois pas d'alcool quand je fume du cannabis.

Du coup, je me retrouve toute seule avec le beau caf sexy, alias Mister Jonathan.

- Moi : Jouns ?

- Jouns : Oui, cafrine de miel.

- Moi : Tu recommences avec ce surnom ?

Je rougis. Heureusement, il fait nuit, il ne voit pas à quel point il me fait de l'effet quand il m'appelle comme ça.

- Jouns : Avoue, je sais que tu aimes ce surnom, mon cafrine de miel. Je le vois, tu rougis.

- Moi : Bon, ça suffit avec tes belles paroles, ta merveilleuse copine Lorenza ne sera pas contente si elle t'entend me parler comme ça.

- Jouns (souriant) : Je ne pense pas que ça la dérange.

- Moi : Ah bon ? Je croyais qu'elle ne partageait pas sa propriété.

- Jouns : Je vais te dire quelque chose que même Vincent ne sait pas.

Je reste attentive et surprise.

- Jouns : Lorenza me trompe depuis plus d'un an, avec plusieurs mecs.

- Moi : Quoi ? C'est une blague ? La connasse ! Je vais lui refaire son portrait, elle ne va rien comprendre, cette petite sainte-nitouche.

- Jouns (souriant) : Non, ne t'inquiète pas, elle n'en vaut pas la peine.

- Moi : Je ne comprends pas. Jonathan, comment tu peux accepter ça ? Je suis choquée par cette révélation.

*kaz = maison

POV Inconscient

Parfois, la nuit devient le théâtre des vérités qu’on n’ose pas dire le jour. Entre rires, provocations et confidences, Juliette découvre que grandir, ce n’est pas seulement savoir dire non à ce qu’on ne veut pas, mais aussi affronter les vérités qui dérangent. Derrière les regards et les surnoms qui troublent son cœur, elle comprend que même les plus sûrs d’eux, comme Jonathan, portent des blessures invisibles. Les apparences trompent : un sourire peut cacher une trahison, une relation peut être bâtie sur un mensonge, et un surnom affectueux peut être plus sincère qu’un “je t’aime” prononcé ailleurs. Cette soirée lui rappelle que les liens se tissent dans la complicité, mais aussi dans la vérité partagée. Et qu’au fond, ce n’est pas la fumée qui étourdit le plus, mais bien ce frisson étrange qu’on ressent quand deux âmes commencent, malgré elles, à se rapprocher.

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