Mag-log in
POV Amélia
Bip, Bip, Bip
Je tendis la main vers le réveil posé à côté de mon matelas. Une nouvelle journée de labeur commençait. Je m’étirai en grimassent, bon sens que n’aurais-je pas donnés pour pouvoir dormir encore un peu comme tous les autres membres de la meute, mais en ma qualité de servante, je devais préparer le petit déjeuner pour l’Alpha, sa compagne et leurs deux fils, les jumeaux qui demain deviendraient à leur tour Alpha de la meute.
Demain était aussi mon anniversaire, j’aurais enfin dix-huit ans et pourrai choisir de rester ou de quitter la meute et vivre comme une vagabonde. Mais à quoi bon, qu’est-ce qu’une orpheline pourrait faire. Je ne possédais rien à part quelques vêtement usagés et rapiécés.
J’ai perdu mon père lorsque j’avais huit ans, il était le Bêta de l’Alpha actuel et a donné sa vie pour sauver les jumeaux. Ma mère, elle est décédée en me donnant naissance. J’ai donc naturellement été accueilli par l’Alpha Logan et sa famille, mais ils m’ont fait travailler pour gagner mon logis et ma nourriture.
Je suis souvent maltraitée et ont me rappelle souvent que je suis une œuvre de charité. On paye mes frais de scolarité à condition que j’aie de bons résultats, mais cela n’était pas un problème pour moi, j’étais naturellement doué à l’école.
Demain donc, ce sera mon anniversaire et je me transformerai pour la première fois et cela me terrifiait, mais je n’avais personne à qui en parler. J’avais entendu dire que c’était très douloureux, que c’était comme si tous les os de mon corps allaient se briser en même temps pour se reconstruire par la suite, que tous mes muscles allaient se déchirer d’un seul coup, bref que c’était très souffrant. Mais à qui pouvais-je en parler ? L’Alpha et la Luna ne se souciaient pas vraiment de moi et les jumeaux ? Pour eux j’étais un souffre-douleur qu’ils prenaient plaisir à tourmenter. Et j’avais beau avoir fait des recherches, je devais l’avouer, je n’avais rien trouvé.
Je me suis levé et me suis dirigé vers le miroir de ma chambre. Ma chambre était un bien grand mot, c’est une petite pièce, surement un ancien placard de rangement dans lequel on avait mis un matelas sur le sol, une petite commode et un miroir pour que je puisse voir à quel point je suis affreuse me disait les jumeaux.
Je me suis regardé dans le miroir cherchant à voir une fois de plus ce qu’ils voyaient en moi qui les rebutaient tant. J’ai grimacé en regardant l’hématome encore présent du côté gauche de ma joue, cadeau des jumeaux lorsque j’avais eu le malheur de ne pas baisser les yeux assez vite à leur goût.
Mes yeux verts avaient l’air trop grand pour mon visage mince, mes lèvres rose pâle étaient fines et lisse, mon nez petit et étroit ne défigurait pas mon visage. Je ne me trouvais pas belle, mais je savais que je ne suis pas laide non plus. Mon visage était fin et pâle, à l’exception de ma joue bleutée, mais au moins, je n’avais les taches de rousseur qu’ont les rousses habituellement. J’étais de petite taille pour un garou, à peine un mètre soixante-quinze, mais j’étais mince et athlétique. Ma poitrine était plate, à mon grand désespoir et mes hanches étaient mince. J’aurais aimé parfois avoir des courbes plantureuses comme les autres filles de mon âge, mais je devais me résoudre au fait que ce ne serais jamais le cas.
J’attrapai mon dernier élastique et me mis en frais d’attacher ma lourde chevelure rebelle. Je devrais vraiment me risquer à nouveau de les couper malgré ma dernière tentative désastreuse. La Luna Anne avait été en colère contre moi, car cela, c'était avéré un désastre et elle avait dû payer quelqu’un pour arranger mes dégâts.
Je sortis ensuite de ma chambre et me suis dirigé vers la cuisine. Ma première tâche du jour était de faire le déjeuner que la famille de l’Alpha engloutirait sans un merci à mon égard. Pourquoi le feraient-ils, n’étais-je pas à leurs services ! Je devais préparer des montagnes de nourriture, des œufs brouillés, des gaufres, des crêpes, du bacon, de la saucisse, des pains perdus, du jambon, de la crème fouetté maison, des toasts et rien ne seraient laissés dans les assiettes. Je n’avais pas le droit de manger avant eux et je devais me contenter des restes, mais malgré la quantité phénoménale de nourriture que je faisais, il ne restait jamais rien, alors, j’avais pris l’habitude de manger en cuisinant en faisant bien attention de ne pas me faire prendre. Mais les jumeaux avaient bien failli me surprendre un jour et ils arrivaient maintenant de plus en plus tôt en cuisine, me privant par le fait même de mon déjeuner. J’allais tendre la main vers une crêpe lorsqu’ils pénétrèrent dans la cuisine ce matin
Zach : Hey l’affreuse, tu fais quoi là ?
Je me suis figée avant de me retourner vers eux, Zach et Alex. Les jumeaux, aussi beau que des anges tombés du ciel avec leurs yeux bleu acier, leurs cheveux noirs de jais qui tombaient en boucle sur leurs nuques, leurs musculatures parfaites, leurs épaules larges, leurs tailles étroites et surtout leur mètre quatre-vingt-quinze. Mais malgré leurs physiques avantageux, ils étaient mon pire cauchemar, toujours à me tourmenter, me ridiculisé, me dénigré… ou pire encore, me blesser.
Alex : Alors l’affreuse, tu as perdue ta langue ou quoi ?
Amélia : Non je…. Je… replaçais une crêpe qui voulait tomber.
Zach me regarda d’un air septique alors qu’Alex s’approchait de moi. Il plaça une main sur mon cou et sera légèrement me privant lentement d’oxygène.
Alex : Ne nous ment pas petite
Sa voix était pleine de dédain comme si me toucher lui était répugnant. Je déglutis difficilement et pris le risque de le regarder dans les yeux.
Amélia : Non Alex, je ne mens pas
Il relâcha la pression sur ma gorge et je pris une grande goulée d’air douloureuse en toussant difficilement. C’est alors que je sentis Zach tirer sur mon élastique libérant mes cheveux.
Amélia : Non s’il te plait Zach ne le brise pas, s’il te plait, c’est mon seul élastique
Zach parti d’un rire sans joie et cassa l’élastique. Puis sans un mot de plus, ils se dirigèrent vers la table et débutèrent à engloutir la nourriture.
Alex : Tu sais l’affreuse, demain est un jour important…
J’ai baissé la tête, essayant de cacher mon mal-être, c’était certain qu’Alex ne parlait pas de mon anniversaire, en dix ans, personne ne s’en était souvenu. Il parlait de leurs ascensions en tant qu’Alpha.
Zach : Tu devrais être très gentille avec nous si tu veux rester avec nous…
Alex : Oui, tu devras être très, très gentille avec nous
Zach : Car si on le veut, on peux t’obliger à vivre comme une vagabonde,
Alex : Oui, c'est vrai, et comme tu n’as pas ton loup, tu risques de ne pas survivre…
Zach : Et tu n’as pas non plus de compagnon qui pourrait prendre soins de toi…
Je pris une grande inspiration, je savais que je commettais surement une erreur, mais je répondis
Amélia : Je ne veux pas de compagnon…
Amélia : Venez avec moi je vais vous montrerJ’entrainai mes deux compagnons vers la clairière. En son centre, je leur ai demandé de fermer les yeux. Ils s’exécutèrent en bougonnant légèrement. Je me dévêtis alors et me transformai en loup. Cette fois, la transition ne fut pas douloureuse, c’était comme enfilé un vêtement confortable. Une fois sur ma forme de loup, je m’approchai d’eux et leur donnai un coup de museau sur le ventre. Ils ouvrirent les yeux et me regardèrent avec stupeur. Zach : Amélia, tu es magnifiqueAlex : Tu es blanche et tellement belle, c’est incroyable.Je m’assis devant eux et attendis. Alex : Est-ce que nous pouvons te toucher? Comment leur faire savoir que j’acceptais? Je m’approchai d’eux et glissai mon corps entre eux de façon à ce que leur main me touche et attendis.Zach : Je crois que c’est un oui AlexAlors mes compagnons caressèrent ma tête et mes flans doucementZach : Maintenant mon Cœur, nous allons fermer les yeux pour que tu puisses redevenir
On discuta de mon retour à l’école, pour eux c’étaient importants que je poursuive mes études, mais moi, cela m’effrayait, j’étais aussi victime d’intimidation à l’école. Bon ok, peut-être que les choses allaient changer maintenant mais…Employé : Mes Alphas, Tobias est de retour avec sa fille et demande à vous voirZach et Alex me tendirent la main et m’entrainèrent avec eux. Nous nous sommes dirigés vers la salle d’audience. Je me souvenais être déjà entré ici sous le règne des parents des jumeaux. À l’époque, il n’y avait qu’une chaise sur l’estrade, mais aujourd’hui, il y en avait trois. Je me suis figé et je les ai regardées sans comprendreZach : Nous voulons que notre compagne puisse assister aux audiences si elle en a envie, nous t’avons donc fait installer un siègeAmélia : Je ne sais pas quoi dire… merci Alors chaqu’un leur tour, mes Alphas m’embrassèrent sur le front. Un toussotement gêner vint de la porte. Tobias était là avec sa fille, une jeune femme d’une beauté saisis
Amélia : C’est vraiment pour moi?Alex : Oui mon cœur, nous l’avons acheté pour ton anniversaireAmélia : Mais il y en a beaucoup trop…Elle fondit en larme devant nous. Mal à l’aise, nous nous dandinâmes d’un pied à l’autre à côté d’elle. Avions-nous fait une erreur en achetant tant de chose. Puis à notre surprise, elle se tourna vers nous et nous enserra dans ses bras en même temps.Amélia : Merci, je…. Je n’ai jamais eu quelques choses de neuf pour moi depuis…Zach : Nous savons, nous sommes désolés pour cela aussi alors, nous voulons te gâter à partir de maintenant.Elle choisit un pantalon simple noir avec un polo du même merveilleux vert que ses yeux. À contre cœur, nous l’avons laissé seule pour qu’elle puisse se changer et nous l’avons attendu dans le salon. Lorsqu’elle est sortie de la chambre, elle sentait le savon et ses cheveux foncés d’humidité tombait en cascade sur ses reins, mais jamais, je n’avais vu une si belle femme.Amélia : Je n’ai plus d’élastique…Zach : Dans t
Le médecin nous regarda en souriant doucementDocteur : Je la paie cent dollars par jour de travail. J’ai regardé Zach alors qu’il calculait dans sa tête ce que nous devions à Amélia. En dix ans, elle n’avait pris aucun jour de congé. Nous lui devions donc trois-cent-soixante-cinq-mille dollars, plus les intérêts. POV ZachAmélia ouvrit des yeux paniqués et son regard passait d’Alex à moi sans relâche. Elle tenta de se relever, mais retomba en arrière sur le lit. Je m’assis doucement à côté d’elle. J’avançai timidement une main vers son visage pour en dégager les cheveux collés à sa joue, mais elle me regarda effrayer. Dépiter, je laissai tomber ma main, mais j’ai décidé de lui parler doucementZach : Je sais que tu ne nous fais pas confiance, nous le comprenons, nous comprenons aussi que tu as peur de nous…Alex : Nous le méritons. Nous avons été odieux, méchant, même brutal avec toi, et….Zach : Nous en sommes vraiment désolés. S’il te plait Amélia, ne nous rejette pas…Alex : Don
Mon père blêmi devant nous.Logan : Non! Impossible!Zach : Pourquoi c’est impossible?Il regarda notre mère avec colère et elle a blêmi devant nous.Anne : Parce que la mère de… d’Amélia est la première compagne de votre père, mais il l’a rejeté pour être seulement une Oméga. Il ne s’attendait pas à la voir jumelée à son Bêta! Alors, il a développé de la colère envers son Bêta et moi, envers elle, car elle ressemble à sa mère! Il est hors de question que mes fils lui soient lié!Alex : Vous avez maltraité Amélia parce qu’elle est la fille de la compagne que tu as rejetée!Zach : Est-ce que… est-ce que le père d’Amélia savait? Logan : Oui, il savait qu’il était le compagnon de deuxième chance et il savait que j’étais le premier. Il me narguait toujours avec sa parfaite compagne, et ensuite, avec sa parfaite petite fille!Anne : Alors, comment aurais-je pu ouvrir mon cœur à une gamine qui ressemblait autant à la femme qui hantait l’esprit de votre père? Elle méritait ce qui lui est ar
Zach : Je n’ai jamais… jamais ordonné cela… qui t’a frappé?Alex me regardait avec de la douleur dans le regardAmélia : Ashton… il m’a dit, à chaque coup, que c’était vous qui aviez ordonné cela… en punition pour mon retard. Elza gémissait de tristesse dans mon esprit. Elle aussi se souvenait de cet évènement et de tous ceux qui ont suivi. Amélia : J’ai cru mourir ce jour-là… mais votre mère est venue me chercher et m'a poussé sur le plancher pour que je nettoie alors que vous aviez jeté votre déjeuner au sol, il n’était pas à votre goût… vous m’avez regardé avec tellement de dégoût… vous m’avez dit que c’était justifié comme punition pour avoir osé être en retard pour votre déjeuner d’anniversaire. J’ai enroulé mes bras autour de moi pour me réconforter. Amélia : Pas un jour, depuis que mon père est mort, pas un seul jour n’a passé sans que vous me faisiez sentir à quel point je n’étais pas désiré dans votre maison. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter cela? Qu’est-ce que je vou







