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chapitre 5 le Seuil de la Rébellion

ผู้เขียน: Zas
last update วันที่เผยแพร่: 2026-08-25 15:44:14

Chapitre 5 : Le Seuil de la Rébellion

Ces mots m'ont totalement perturbé l'esprit. Un frisson incontrôlable a parcouru toute ma colonne vertébrale tandis que la pièce entière semblait vaciller sous le poids de la menace. La prise de ses doigts sur mon menton était ferme, brûlante, m'obligeant à maintenir cet échange visuel suffocant. Mes pensées s'embrouillaient, partagées entre le vertige de l'alcool et cette certitude intime que je venais de franchir une ligne rouge irrattrapable.

Dans un effort désespéré pour reprendre le contrôle, j'ai détourné ma tête en secouant le visage vers la gauche pour m'arracher à son emprise.

« Qu'est-ce que tu racontes ? » ai-je craché, la voix altérée par une fausse assurance. « Je t'ai déjà dit de ne plus me toucher ! Sors de ma chambre ! »

Ma tentative de défiance n'a fait qu'attiser les flammes. La colère monta rapidement en Félix, balayant les derniers vestiges de sa patience calculée. Ses yeux sombres se sont ancrés dans les miens avec une intensité presque carnassière, et la veine de son cou s'est tendue sous l'effet de la rage contenue.

Il répéta : « Paul chéri... » d'un ton terrifiant. La raillerie glaciale et la violence contenue dans sa voix m'ont fait dresser les cheveux sur la tête. Ce n'était plus l'homme d'affaires distant ou le nouveau mari poli que ma mère étalait fièrement ; c'était un prédateur qu'on venait de défier sur son propre territoire.

Sans quitter mon regard du sien, il se mit à déboutonner sa chemise d'un geste lent, méthodique et impitoyable. Le tissu blanc s'est ouvert sur son torse puissant, dévoilant la silhouette imposante qui me dominait de toute sa hauteur. Le bruit sec des boutons qui se défaisaient un à un résonnait dans le silence de la chambre comme un décompte macabre.

« Anna... il est temps pour toi d'avoir une bonne punition », a-t-il affirmé d'une voix basse, sourde et sans la moindre hésitation.

Avant que mon cerveau embrumé ne puisse réagir pour fuir le lit, il s'est penché sur moi et il se mit à m'embrasser. C'était un baiser brutal, autoritaire, une prise de possession visant à étouffer toute protestation dans ma gorge. L'odeur de son eau de toilette boisée et la chaleur de sa peau ont envahi mes sens en un instant.

Mais la panique a ravivé mon instinct de survie. Dans une réaction éperdue, j'ai refermé brutalement mes dents sur sa lèvre inférieure.

Un goût métallique de sang a imprégné ma bouche. Félix s'est reculé d'un centimètre, surpris par la douleur, ce qui m'a laissé l'espace nécessaire pour armer mon bras droit. De toutes mes forces, je lui ai administré une gifle magistrale. Le claquement sec de ma paume contre sa joue a retenti comme un coup de feu dans la pièce.

Sa tête a légèrement dévié sous l'impact. Il me regarda l'espace d'une seconde.

Ce court instant de silence était d'une lourdeur insoutenable. Sa joue rougissait sous le coup, une goutte de sang perlait au coin de sa lèvre, mais ses yeux ne trahaient aucune douleur—seulement une détermination obscure et implacable.

Avant même que j'aie pu armer mon autre bras ou ramener mes jambes contre moi, la réplique de Félix a été d'une rapidité fulgurante. Poussant un grognement imperceptible, il s'est abattu sur moi, écrasant de tout son poids mon corps contre le matelas. Puis, utilisant l'une de ses mains pour sceller mes deux poignets dans un verrou d'acier au-dessus de ma tête, il m'a totalement immobilisée. Mes bras étaient bloqués, mes mouvements réduits à néant sous sa poigne invincible.

Assurant sa domination absolue, sans me laisser la moindre chance de protester ou de respirer, il s'est remis à m'embrasser avec une intensité décuplée qui a balayé toute ma résistance.

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