Je crie. La douleur est blanche, aveuglante, totale. Elle n'est pas dans ma bouche. Elle est partout. Dans ma tête, dans ma poitrine, dans mon ventre, dans mes os. Mes mains montent à ma bouche, touchent ma langue, sentent la brûlure qui s'inscrit, qui se grave, qui reste. Une marque. Comme la sienne. Comme celle qu'Aurora porte. Une marque qui ne partira jamais.Les vies se taisent. La vision disparaît. La salle, les piliers, la pierre, tout s'efface. Je suis de nouveau dans ma tente, seule, tremblante, ma bouche en feu, mes mains qui tremblent, mes jambes qui ne me portent plus.— Vor, je murmure encore. Vor.Le mot est plus doux maintenant. La brûlure s'apaise, se transforme en chaleur, en lumière, en quelque chose que je ne connais pas. Mais la marque reste. Je la sens sous mes doigts, gravée dans ma chair, dans ma langue, dans mon âme. Le premier fragment. Le début du nom qui peut
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