Adeline :Le champagne m’était monté directement à la tête, ou peut-être était-ce la chaleur de trop de corps pressés les uns contre les autres dans la salle de bal, le quatuor à cordes désormais remplacé par un DJ set sourd et pulsant qui faisait trembler les lustres. Je dansais avec Raymond et il était poli, très prudent avec moi, comme si j’allais me briser ou quelque chose comme ça.Une de ses mains reposait au creux de mes reins, l’autre tenait la mienne. Nous bougions lentement ensemble, nos voix basses se mêlant à la musique.— Tu n’es pas obligée de faire ça, murmura-t-il près de mon oreille. Rester ici pendant qu’elle agit comme si elle possédait les lieux ; fiancée ou non. Tu peux avoir ton propre endroit et être libre, m’exhorta-t-il.— Je sais, répondis-je. Mais je ne fuis pas.— Ce n’est pas fuir, Addy, c’est te donner de l’espace et te libérer des maux de tête, me rappela-t-il.Son pouce effleura la peau nue juste au-dessus de la fente de ma robe. Pas volontaire. Juste l
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