Ce soir-là, c’était Adrien qui l’a raccompagnée.Ces derniers temps, Théo s’occupait habituellement de ses trajets, et il était resté « en veille » pendant toute la durée du spectacle. Mais à la fin, le téléphone d’Adrien comme celui de Jeanne avaient rendu l’âme, faute de batterie.Refusant de la laisser rentrer seule à une heure si tardive, Adrien l’a accompagnée dans le dernier bus. Le tintement des pièces dans le monnayeur est devenu le seul rythme de la nuit silencieuse.Lorsque le bus s’est arrêté, Jeanne a aperçu de loin sa grand-mère et sa tante, qui scrutaient anxieusement l’entrée de la maison.« Enfin ! », a soupiré Hélène, soulagée, « Ton téléphone était éteint, Théo était mort d’inquiétude, il t’a cherchée partout. »Jeanne a baissé les yeux, pleine de remords : « Désolée, il n’y avait plus de batterie. »« Ce n’est rien », a répondu Béatrice en agitant la main, mais son regard acéré s’est attardé aussitôt sur le jeune homme derrière sa nièce.Adrien a salué avec ai
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